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26/05/20 : Le Conseil municipal de Libourne a réélu à sa tête Philippe Buisson. Laurence Rouède se voit confier la délégation de 1ere adjointe, déléguée à la coordination des activités municipales, aux ressources humaines, à l’urbanisme et au foncier.

25/05/20 : Le secrétaire d'État en charge du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, a assuré que l'exécutif réfléchissait à un "élargissement significatif" de la limite de déplacement (100 km autour du domicile), qui pourrait entrer en vigueur la semaine prochaine.

25/05/20 : Les hospitaliers du CHU Pellegrin à Bordeaux sont en grève illimitée depuis le 22 mai sur préavis de SUD Santé. Un rassemblement de soutien est organisé le 26 mai devant l'hôpital.

22/05/20 : Dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale des Oiseaux Migrateurs, les 24 et 31 mai 2020 à Vitrezay, BioSphère Environnement propose 2 sorties de découverte des oiseaux des marais de Gironde, de 8h30 à 10h30. Réservations: 05 46 49 89 89.

19/05/20 : Allant dans le sens de la déclaration du Premier Ministre ce matin, le préfet des Pyrénées Atlantiques Eric Spitz déclare que les Bordelais et les Toulousains en zone verte pourraient venir en vacances en juillet et août dans les Pyrénées Atlantiques

18/05/20 : L’incertitude de l’évolution sanitaire, et l’impossibilité de mettre en œuvre les mesures barrières, entrainent l’annulation de l’opération de sensibilisation des jeunes à la nage, Objectif Nage, pour l’été 2020, annonce le Département de la Gironde.

15/05/20 : Initialement prévu le samedi 12 septembre prochain, la 36ème édition du marathon des Châteaux du Médoc est reportée au samedi 11 septembre 2021.

14/05/20 : L'activité partielle pour les entreprises du tourisme et de l'évènementiel sera maintenue jusqu'à fin 2020 et que l'accès au fonds de solidarité est prolongé jusqu'à fin septembre. En revanche, pas de baisse prévue pour la TVA.

12/05/20 : La Compagnie aérienne Chalair annonce la reprise progressive de ses vols entre Bordeaux, Brest et Montpellier. Au rythme de 2 vols hebdomadaires, rdv le 8 juin, pour la reprise des liaisons Bordeaux-Brest puis le 15 juin, pour Bordeaux-Montpellier

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  • 27/05/20 | Un outil pour pallier le manque de paille

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    La pluviométrie particulièrement excédentaire de l’automne dernier a perturbé les semis de céréales et de prairies en Charente. Pour pallier à un manque de paille et de fourrage pour les exploitations d’élevage la Chambre d’Agriculture de la Charente vient de mettre en place une plateforme pour faciliter les échanges entre céréaliers et éleveurs où chacun peut y déposer son offre et consulter les offres disponibles. Pour consulter ou déposer son offre

  • 27/05/20 | Réouverture échelonnée des musées à Bordeaux

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    Bordeaux vient de programmer une réouverture échelonnée de ses musées municipaux, en respectant les mesures barrières, notamment le port du masque obligatoire pour les visiteurs. Ainsi, le 13 juin pour le Muséum de Bordeaux-Sciences et nature, ainsi que les serres et les espaces d’expositions du Jardin Botanique. Le 20 juin pour le Musée des arts décoratifs et du design et Musée d’Aquitaine, le 27 juin pour le CAPC-musée d’art contemporain et le 4 juillet pour le Musée des Beaux-arts. Le Musée Mer Marine a rouvert le samedi 23 mai.

  • 27/05/20 | Oloron-Sainte-Marie, nouvelle capitale des arts de la marionnette ?

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    Située à Oloron-Sainte-Marie (64), l'espace Jéliote, structure professionnelle du spectacle vivant, propose une programmation de type pluridisciplinaire, tout en développant un axe fort autour des arts de la marionnette. Le projet de la scène conventionnée, porté par la Communauté de communes du Haut-Béarn et soutenu par la Région, prévoit notamment l'aménagement d'un atelier de fabrication pour les artistes constructeurs de marionnettes et le portage d'un projet de réseau départemental et régional de production et diffusion des arts de la marionnette. En jeu aussi l'obtention du label de Centre National de la Marionnette.

  • 27/05/20 | Une course digitale pour les resto-bistrots

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    Du 6 au 21 juin, la CCI de La Rochelle propose une course digitale afin de soutenir la réouverture des cafés, bars, brasseries et restaurants. Pour participer, il suffit d’acheter un dossard virtuel, de parcourir 500 mètres, chronométrés avec un plateau garni de 2 verres, une carafe et une tasse de cafés remplis et de poster la vidéo sur la page Facebook de la Course des Garçons de Café. Chaque dossard acheté donnera droit à 5€ de consommation dans l’établissement choisi !

  • 26/05/20 | Bordeaux : le milieu hospitalier manifeste

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    Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à la mi-journée ce mardi devant l'hôpital Pellegrin à Bordeaux pour répondre à l'appel d'une intersyndicale (CGT, Sud Santé, FO, CNI) face à la grogne du milieu hospitalier, "envoyé au front sans armes". Leur demande ? Une prime de 1500 euros pour les hospitaliers qui ont travaillé sur le site pendant la crise et une augmentation de 300 euros mensuels pour l'ensemble du personnel. Un second rassemblement doit se tenir le 28 mai à l'hôpital Haut-Lévêque.

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Environnement | Le carbone bleu : la réduction d’émission de gaz par les plantes étudiée à La Rochelle

01/03/2019 | A l’université de La Rochelle, un groupe de chercheurs étudie le carbone bleu, dans le but de trouver un moyen écologique de réduire notre impact carbone.

la réduction d’émission de gaz par les plantes étudiée à La Rochelle

« Carbone bleu ». Le terme pourrait sembler antinomique au premier abord, tant il rassemble deux notions a priori contradictoires : « carbone », qui fait immédiatement référence à nos émissions de gaz carbonique, et « bleu », qui ramène à la fois à l’océan, au ciel et à une certaine forme de pureté. Il n’est pourtant pas si contradictoire lorsque l’on en connaît sa définition scientifique, encore aujourd’hui mal connue du grand public.

« Le carbone bleu, c’est la capacité de l’écosystème marin, via sa végétation, à capter du CO2, à le transformer et à le stocker dans le sédiment marin sous une autre forme de matière, comme le glucose ou le saccarose, que l’on retrouve par exemple dans la composition de la tourbe », explique Christine Dupuy, professeur en écologie microbienne et directrice de recherche au laboratoire LIENSs à l’université de La Rochelle. « Etudier le carbone bleu, c’est donc étudier les capacités de l’écosystème marin à séquestrer du CO2 ». Et son intérêt est loin d’être négligeable : « Les zones marines végétalisées ont un super pouvoir de captation par rapport aux surfaces qu’elles occupent. Ces véritables « puits de carbone » représentent 0,2% de la surface côtière mais absorbent 50% du carbone de leur environnement », poursuit la chercheuse. « Or, après la mangrove outre Atlantique, ce sont les marais de nos territoires qui ont le plus de capacité de stockage à l’hectare ».

Le laboratoire LIENSs étudie depuis une dizaine d’années le fonctionnement des marais, de ses vertus épuratrices  à l’habitat qu’il représente pour la faune et la flore. Les nouvelles problématiques environnementales, et le programme « territoire littorale urbain zéro carbone » porté par l’agglomération de La Rochelle, ont incité les scientifiques du laboratoire à orienter leurs recherches sur le carbone bleu depuis un an. Un recensement des zones humides  est d’ailleurs en cours depuis plusieurs mois avec l’agglomération, pour identifier tous les sites avec un potentiel de captation : marais salés ou doux, vasières, herbiers, estrans.

Zone de marais dans l'agglomération de La RochelleLa sélection de l’agglomération de La Rochelle à la première étape de l’appel à projet de l’Etat pour créer des « Territoires d'innovation de grande ambition » (Tiga) a permis de financer un premier recensement de la biodiversité (faune et flore) des zones humides du territoire rochelais. Une autre partie de cette enveloppe sert à financer l’étude sur le fonctionnement du milieu. 

Evaluer le potentiel de recyclage du carbone par les plantes

Articulées en 5 volets d’études, les recherches du laboratoire Liens ne sont encore qu’à leurs débuts mais s’annoncent déjà riches d’enseignements.  Après avoir mené des recherches bibliographiques sur tout ce qui a pu être mené sur le sujet précédemment, l’heure est à l’étude de terrain. « En premier lieu, notre objectif est d’établir un bilan carbone de toutes les zones humides de notre territoire, c’est-à-dire d’identifier leur capacité de stockage », explique la chercheuse, « Il faut savoir que certains végétaux ne piègent pas le carbone mais le transforment en d’autres substances qu’ils relâchent dans l’atmosphère,  par exemple sous forme de méthane. » Or, une plante qui relâche du méthane va faire baisser le bilan « carbone bleu » d’une zone humide. Pour les chercheurs, il s’agit donc d’identifier les zones avec les meilleures capacités d’absorption et d’épuration.

« Comme il existe une variation importante des flux de carbone selon les zones mais aussi selon les saisons, la météo et les marées, nous avons sélectionné 5 sites pilotes, représentant les divers types de zones humides de notre territoire, afin d’analyser leur évolution au gré des saisons. L’objectif étant de réaliser un bilan carbone annuel pour chacun », poursuit Christine Dupuy. La baie de l’Aiguillon, l’entrée du port de plaisance de La Rochelle, le marais de Tasdon (La Rochelle), le marais doux de Châtelaillon et les herbiers du marais d’Yves font ainsi l’objet d’une attention particulière. La capacité d'absorption de la végétation sous-marine est également à l'étude, grâce au suivi d'une zone située au large des îles de Ré et d'Oléron, appelé point SOMLIT (pour "Service d'observation en milieu littoral"), point de référence d'échantillonnages pour tous les chercheurs du milieu marin. « L’idée générale, c’est de comprendre comment ça fonctionne pour voir sur quels leviers interagir pour soit augmenter la capacité de stockage d’un milieu, s’il a été altéré, et lui rendre 100% de ses capacités ; soit recréer des pièges à carbone artificiel, c’est-dire réimplanter des zones de lagunages là où il y en avait historiquement », explique la directrice de recherches. Le marais de Tasdon, objet à lui seul d’un des 5 volets de recherches, va d’ailleurs faire l’objet d’une campagne de réhabilitation, à partir de mai 2019.

Créer des produits innovants absorbeurs de carbone et protecteurs des côtes

Quatrième volet des études menées par le laboratoire LIENSs dans le cadre du projet « territoire littoral urbain zéro carbone », la compréhension du fonctionnement des « pièges à carbone » ne va pas servir uniquement à récréer des zones naturelles. L’étude prévoit de trouver des solutions innovantes pour intégrer de la biomasse végétale dans les constructions, comme les bâtiments, le mobilier urbain ou les routes, pour faire office de pièges à carbone en milieux urbains. Pour l’instant tenues secrètes, certaines de ces futures innovations sont en cours de développement avec des entreprises privées françaises. A terme, l’agglomération rochelaise pourrait donc devenir territoire test de ces nouveautés.

De son bassin versant jusqu'à l'océan, l'agglomération rochelaise fait l'objet d'une recherche sur le cycle de l'eauRecycleurs de carbone, protections contre les submersions, le milieu naturel offre une foule de potentiels à condition d'être accompagné par des gestes écologiques, à commencer par l'usage de l'eau par les habitants et les agriculteurs du territoire, site test sur l'impact des intrants de la source à l'océan.

L’ultime volet de ces recherches consiste à analyser la vulnérabilité des sites pilotes face aux submersions marines. Car ces puits carbones végétaux sont aussi appelés à faire office de zone tampon en cas d’inondations. Un travail va donc être mené pour inventer des nouvelles protections « douces » des côtes. Sachant que les digues seront obsolètes d’ici quarante ans, « il va falloir penser à des protections autres que les digues, notamment par l’aménagement de la nature », explique Christine Dupuy. Le laboratoire LIENSs étudie les dépôts calco-magnésiens, dans le but de les utiliser comme matériaux pour renforcement (de digue ou du de pied de falaise, par exemple) ou en remplacement de protections existantes. Une expérimentation est d’ailleurs en cours sur la plage de Chatelaillon. Là aussi, le laboratoire LIENSs travaille en partenariat avec trois entreprises, dont la société rochelaise Ovive, spécialisée dans le recyclage des coquilles d’huîtres et autres coquillages.

Impliquer les agriculteurs et le grand public

Si l’objectif final est de trouver des solutions naturelles pour aider à réduire l’impact carbone de nos villes,  elles ne pourront fonctionner à elles seules et devront s’accompagner de nouveaux gestes éco-citoyens de la part des habitants. A commencer par la préservation de la ressource en eau. A la problématique du carbone bleu, la CdA de La Rochelle et le laboratoire Liens ont décidé d’adjoindre une étude sur l’impact des intrants sur tout le cycle de l’eau, du bassin versant jusqu’à l’océan. La CdA cherche actuellement des agriculteurs dans l’agglomération qui accepteraient de jouer le jeu de la transparence et de la réduction des intrants, pour observer l’impact de ces derniers le long de la chaîne de l’eau.

 Christine Dupuy

Objectif pour Christine Dupuy : faire des milieux humides du territoire « une zone visible et utile »

 

La recherche sur le carbone bleu, une opération mobilisant une foule de partenaires

Dans ses recherches sur le carbone bleu, le laboratoire LIENSs est aidé par une quarantaine de scientifiques issus de son université mais également de laboratoires de Brest, de Bordeaux et de Montpellier, ainsi que de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de L'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer), dans différentes spécialités. Les expérimentations sur les sites pilotes sont également co-construites avec l’union des marais de la Charente-Maritime (Unima), qui apporte notamment son expertise en génie végétal et biologique, ainsi que les services techniques de la CdA de La Rochelle.

Anne-Lise Durif
Par Anne-Lise Durif

Crédit Photo : Laboratoire LIENSs

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