Environnement | Pour les producteurs d'électricité indépendants, le photovoltaïque n'a plus le vent en poupe
11/09/2010 |
Le 23 août, le ministère de l'économie et de l'environnement annonçait une diminution de 12% des tarifs d'achat de l'électricité solaire photovoltaïque excepté pour les particuliers. Le 1er septembre, un arrêté a confirmé cette mesure. Pourtant, un an auparavant, Nicolas Sarkozy soutenait l'énergie solaire et affirmait « Là où on dépense un euro pour le nucléaire, on dépensera un euro pour les énergies propres » aujourd'hui le discours n'est plus le même. Ce changement soudain provoque pour l'APESI (Association des Producteurs d'Electricité Solaire Indépendant) un sentiment d'injustice et d'abandon.
Les 5.400 MW définis par le Grenelle de l'environnement deviennent une limite à ne pas dépasser souligne-t-elle. Pour le gouvernement produire de l'électricité propre qu'elle soit solaire ou éolienne ça coûte cher. Le photovoltaïque n'a plus la côte; les pouvoirs publics mènent envers l'énergie solaire une politique de réglementation (baisse de tarif d'achat d'électricité solaire) plutôt que de stabiliser la situation avecdes règles juridiques bien définies.
Pourtant, le secteur le plus durement touché en ce moment en France est bien celui des toitures industrielles et des centrales aux sol de petites puissances (jusqu'à -40% depuis le début de l'année) sur lequel opèrent une multitude d'acteurs indépendants « Le gouvernement va leur faire mettre la clé sous la porte » selon l'APESI. « Il n'y a toujours pas de politique française du photovoltaïque » déplore Christian CACHAT, président de l'APESI.
En agissant ainsi, le gouvernement selon elle ne favorise pas du tout le développement des emplois verts.Un climat de méfiance vis-à-vis du photovoltaïque s'insatlle même, du côté des investisseurs et des acteurs. Le gouvernement leur reproche, à présent, d'avoir trop investi dans le photovoltaïque. Mais selon le Président de l'APESI « Sans les PME-PMI comme les nôtres qui ont investi dans ce secteur, il n'y aurait pas aujourd'hui de solaire en France. Le gouvernement devrait avancer avec nous et non contre nous ! ». En automne, le gouvernementdevrait se concerter avec les professionnels; l'APESI compte bien y faire entendre sa voix et parlementer pour une véritable politique française du solaire.
Photo : Dirvish











