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16/02/20 : Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a démissionné et conduira finalement la liste LREM aux municipales de Paris sur décision évidente d'Emmanuel Macron; le député Olivier Véran lui succède au ministère.

12/02/20 : Louis Bodin, Monsieur Météo sur TF1, a décidé de se lancer dans les Municipales à Biarritz aux côtés de Maïder Arosteguy, tête de liste des Républi-cains. Il souhaite s'investir dans la ville de sa compagne Sylvie, notamment en matière d'environnement

11/02/20 : Charente-Maritime: Marie GROSGEORGE, 35 ans, a pris ce lundi la fonction de sous-préfète, directrice de cabinet du préfet de la Charente-Maritime. Cette diplômée de l'ENA et de l'ENS était précédemment chargée de mission au ministère de l’Intérieur.

10/02/20 : Chantal Castelnot a été nommée nouvelle préfète de la Vienne, le 3 février. Depuis 2017, elle était préfète de L'Orne. La préfète a fait sa première apparition publique ce 10 février pour un dépôt de gerbe au monument aux morts bd Verdun à Poitiers.

10/02/20 : Charente-Maritime : le festival electro Stereoparc a dévoilé les premiers noms de la programmation de la soirée Coco Coast du samedi 18 juillet 2020 : Martin Solveig, Bakermat et Bellecour.

04/02/20 : Le 44ème Challenge International du Vin se tiendra les 24 & 25 avril à Bordeaux et mettra à l'honneur les vins moldaves! Près de 4 000 vins d'une quarantaine de pays seront en compétition, et 700 dégustateurs viendront récompenser près de 1 400 vins

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  • 18/02/20 | La Communauté d’agglomération Rochefort Océan inaugure « La Boite »

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    Un nouvel élan artistique se dessine dans l’agglomération de Rochefort. Mercredi 19 février, aura lieu l’inauguration d’une salle dédiée à la création artistique. Son petit nom ? La Boite ! La collectivité a transformé l’ancien cinéma de l’École des Fourriers en plateau technique de 220 m² au sol sous un plafond de 5,50 mètres. Un lieu qui accueillera des artistes en résidence et où toutes les formes d’arts seront les bienvenues.

  • 18/02/20 | A Bruges (33) Aérospline veut robotiser les tâches de désamiantage

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    Aérospline, à Bruges, est une PME d'ingénierie industrielle qui développe des solutions robotiques collaboratives innovantes, principalement pour la construction aéronautique. Ces nouveaux robots collaboratifs (dits cobots) permettent de réduire la toxicité ou la pénibilité des métiers, sans se passer des opérateurs. La société travaille sur un projet de cobots dans le cadre de travaux de désamiantage, permettant de réduire les risques d'exposition des salariés. Un projet, baptisé "Exelite", auquel s'associe la région Nouvelle-Aquitaine à hauteur de 410 449 €.

  • 18/02/20 | Il fait bon vivre en Charente-Martime !

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    94% heureux de vivre en Charente-Maritime. C’est un des chiffres issu de l'enquête 2019, de l’institut BVA, auprès des Charentais. Les habitants ont par exemple, le sentiment d’être écoutés par le département dans leurs actions. L’occasion, aussi, de recueillir les préoccupations de la population. Au sujet, des routes départementales ou encore de l’environnement. Les résultats sont globalement très positifs, par rapport à l’enquête 2018, impactée par le mouvement gilets jaunes. Voir l’enquête au complet.

  • 18/02/20 | Menace sur l'abattoir de Ribérac en Dordogne

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    La société Arcadie Sud-Ouest, qui représente la moitié de l’activité de l'abattoir de Ribérac a annoncé qu’elle allait transférer son activité à Thiviers à partir de mai. C’est la pérennité du site employant 18 personnes qui est menacée. La Ville détient 55% des parts. La décision d’Arcadie est la conséquence des difficultés du groupe. Une rencontre est prévue dans les jours prochains entre la direction d'Arcadie, le maire de Ribérac et le préfet. Le député Jean-Pierre Cubertafon suivra aussi attentivement le dossier.

  • 17/02/20 | BOOST’CAMP : un concours qui s'adresse aux entrepreneurs

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    Bonne nouvelle pour les entrepreneurs engagés dans le développement durable, l’économie sociale et solidaire ou l’innovation d’usage ! Un concours organisé par Le Campement, pépinière de la Ville de Bordeaux installée à Darwin, va être lancé. Le principe ? Présenter un projet innovant et créateur d'emplois. A la clé du concours : 6 mois d'hébergement gratuit au Campement dès le 27 mars 2020. La réception des candidatures se fait du 3 mars au 13 mars prochain.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Environnement | Programme REGARD : constatations et actions sur les micropolluants dans la métropole bordelaise

26/06/2019 | D'où proviennent les micropolluants et comment les réduire ? Collectivités et acteurs de l'eau répondent à ces questions et proposent des actions pour l'avenir.

programme regard eau métropole

Initié par un appel à projet lancé en 2013 par le Ministère de l'Ecologie, l'Agence Française de l'eau pour la biodiversité et les Agences de l'eau ; le projet REGARD (REduction et Gestion des micropolluAnts sur la métRopole borDelaise) présentait ses premières conclusions à la Cité du Vin. L'objectif de ce projet : identifier la présence de substances dans l'eau de la métropole bordelaise depuis les sources émettrices (pluviale, domestique, industrielle et hospitalière) et leur impact sur le milieu aquatique du bassin.

Anne-Lise Jacquet vice-présidente de Bordeaux Métropole en charge de l’Eau et de l’Assainissement, Mélodie Chambolle, coordinatrice scientifique du consortium REGARD- LyRE Suez et Guillaume Choisy, directeur général de l'Agence de l'eau Adour-Garonne étaient présents ce mardi 25 juin au premier étage de la Cité du Vin pour conclure ce projet de quatre ans. S'achevant en 2019, REGARD s'intègre dans le Plan National Micropolluants 2016-2021. Après un diagnostic global sur l'eau de la métropole, le but de ce dernier est également d'aiguiller les collectivités dans leurs choix pour lutter contre cette polution. 

Caféine, aspirine, produits ménagers...
Les micropolluants, infimes rejets de différentes natures, se retrouvent dans les eaux usées et contaminent la biodiversité du bassin Adour-Garonne. Selon la réglementation, plus de 110 000 molécules sont considérées comme micropolluantes. Ces dernières comme le plastique, les détergeants et autres solvants et produits pétroliers sont présents dans les eaux usées d'origine industrielles. Mise en lumière également, la présence de traceurs de vie humaine prononcée au niveau des émetteurs d'eau brute : caféine et rejets de médicaments tels que l'acide salicylique, plus connu sous le nom d'aspirine. Les effluants hospitaliers sont également à souligner avec la présence d'antibiotiques spécifiques, d'anti-cancéreux et d'agents de contraste utilisés lors d'examens au sein des hopitaux et rejettés sur place par les patients. Pour ce qui est des eaux domestiques, ces dernières révèlent parabènes issus de produits cosmétiques, détergeants et produits ménagers mais également du fipronil, pesticide utilisé pour traiter les animaux domestiques. 

programme regard eau métropole

Couvrant un cinquième du territoire du Grand-Ouest, l'Agence de l'eau Adour-Garonne se penche depuis 1970 sur les enjeux environnementaux et sanitaires des bassins de l'Adour, de la Garonne, de la Dordogne et de la Charente. "Les projets sur un territoire de cette envergure ne peuvent se faire dans la rapidité, même si nous sommes tous d'accord sur le caractère urgent d'éveil des consciences. Des produits chimiques interdits depuis vingt ans se trouvent encore dans les eaux du bassin. Il faut vingt ou vingt-cinq ans pour constater l'effet d'un produit sur la bio-diversité et il faut aussi du temps pour la reconquérir. Ne pas se précipiter, envisager le problème plus en amont et continuer la prise de conscience, l'objectif est là." explique Guillaume Choisy, directeur de l'Agence de l'eau Adour-Garonne. 

Certains médicaments, pesticides ou encore composants plastiques restent toutefois réfractaires aux traitements en station d'épuration et polluent la biodiversité après le rejet de ces eaux dans la nature. Ne présentant pas tous les mêmes risques pour l'environnement, une hiérarchisation a été mise en place. Les molécules dérivées du glyphosate, le bisphénol A, le fipronil et le diclonéfac entres autres ; mais également les micropolluants métalliques tels que le cuivre, le cobalt, le chrome ou encore le zinc, se classent dans la trentaine de molécules à prioriser.

Expérimentation Familles Eau Défi

En parralèle des tests effectués durant le projet REGARD, l'expérimentation "Famille Eau Défi" a été mise en place. Près d'une cinquantaine de familles de la metropole bordelaise ont accepté de changer leurs habitudes pour mesurer l'impact que ce changement induisait sur leurs rejets quotidiens de micropolluants dans l'eau. "Chaque famille choississait de changer un de ses produits utilisés dans la maison pour laver les sols ou encore pour les lessives, contre un produit écolabellisé, en changeant les doses ou encore en confectionnant des produits faits maison. Tout cela a été très bien accepté et on a assisté à un vrai engouement de la part des familles. La réduction à la source des micropolluants est significatif quand les habitudes de vie sont modifiées, même peu, et le changement entraîne le changement puisque la plupart des familles continuent encore aujourd'hui." se félicite Mélodie Chambolle, coordinatrice du programme REGARD et directrice du centre innovation LyRE-Suez. 

Des gestes simples pour des actions croncrètes

Ce sont, en moyenne 7,4 produits d'hygiène par personne qui sont utilisés dans les familles françaises. Réduire leur nombre, choisir des produits écolabellisés ou encore faits maisons sont de petits gestes simples à mettre en place au quotidien au sein du foyer. Les collectivités mènent des actions comme, par exemple, la gestion des espaces verts sans pesticide ou, expérimentée récemment, la dératisation mécanique. Anne-Lise Jacquet est maire d'Artigues-près-Bordeaux : "nous sommes à 30% de produits bios dans ma commune et nous voulons tendre vers les 50%. Les cantines fonctionnent en circuit court et cette politique va se généraliser à l'ensemble des établissements scolaires. La dynamique passe en priorité grâce à l'éducation des enfants et aux actions pédagogiques mises en place sur le territoire. Nous nous devons de regarder ce que l'on achète en toute conscience de manière à avoir un geste éco-citoyen, c'est comme cela que le changement sera impulsé auprès des laboratoires de recherche médicale et des industriels". 

Aussi, il reste encore des solutions à planifier, comme un traitement alternatif des terrains de sport ou encore la modernisation des stations d'épuration. Mais les actions impulsées aujourd'hui se veulent motivantes pour la fin du programme REGARD : traitement des eaux pluviales à la source, filtre sur la rocade pour réduire les pollutions rejettées dans les cours d'eau avoisinants, souhait d' "écologisation" des pratiques des hôpitaux entendus par le CHU, livret de bonnes pratiques et conseils sur le site de Bordeaux Métropole... Si le bilan des micropolluants trouble les eaux de la région, l'avenir est prometteur sur le bassin. 

Sabine Taverdet
Par Sabine Taverdet

Crédit Photo : Sabine T

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