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09/08/17 : Sécurité routière 4 personnes ont perdu la vie sur les routes lot-et-garonnaises fin juillet. La mobilisation des policiers et des gendarmes demeure à un niveau élevé et aucune tolérance ne sera admise en cas d’infractions, assure la préfecture du 47

09/08/17 : Le girondin Pierre-Ambroise Bosse, 25 ans, qui est né à l'athlétisme au club de Gujan-Mestras a remporté l'épreuve du 800 mètres aux championnats du monde de Londres en 1'44''67 ce mardi 8 août.

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  • 18/08/17 | La Rochelle renforce sa sécurité

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    Afin d’améliorer la sécurité dans sa ville, le Maire de La Rochelle a sollicité dès ce vendredi le renforcement de La présence des forces de l’ordre - Police nationale et opération sentinelle - dans les lieux les plus fréquentés et en particulier autour du Vieux-Port et a pris un arrêté pour installer un nouveau dispositif anti-bélier aux abords du Vieux-Port. Sous la forme de chicanes placées sur les voies d’accès, ces équipements sont destinés à ralentir les véhicules qui arriveraient trop rapidement, tout en autorisant le passage des bus et des véhicules de secours.

  • 18/08/17 | Emploi : #Recrutemoisitupeux pour faire se rencontrer l’offre et la demande

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    Site d'offres d'emploi du Lot-et-Garonne, Emploi47.fr lance l’évènement #Recrutemoisitupeux, l’après-midi du 14 septembre, au Centre des Congrès d’Agen. C’est une rencontre directe sans CV, entre candidats et employeurs, au cours de laquelle les employeurs échangeront avec 2 ou 3 candidats en même temps pendant une durée limitée.

  • 18/08/17 | Rochefort honore La Fayette

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    C'est joliment annoncé dans ce communiqué: "tout au long de l'été, Rochefort invite La Fayette à présider l'ensemble de ses manifestations culturelles. Avec l'exposition au musée Hèbre des pièces exceptionnelles qui retracent sa vie, les conférences, les noctambulations et les nombreuses animations organisées tout l'été, c'est une toute autre ambiance qui vous attend le dernier week-end d'août. Les 26 et 27, vous serez alors plongé dans la vie de ce héros des deux mondes, vous côtoierez le siècle des Lumières et croiserez des personnages costumés dans les rues de la ville."

  • 09/08/17 | En Lot-et-Garonne, un soutien aux entreprises en difficulté

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    Pour faire face aux complexités de leurs fonctions (difficultés organisationnelles ou économiques), les chefs d'entreprise peuvent être conseillés et aidés grâce au Centre d’Information sur la Prévention des difficultés des entreprises (CIP) de Marmande - Villeneuve-sur-Lot. Ce service est gratuit et apporte un accompagnement personnalisé aux chefs d’entreprises, en l’absence de Tribunal de Commerce.

  • 04/08/17 | Annulation de 300 M€ de dotations de l’Etat aux collectivités locales. Pierre Camani réagit

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    Pierre Camani, président du CD47, sénateur et membre du groupe de travail sur les difficultés des Départements ruraux estime que cette annonce est « un nouveau coup dur. C'est une décision inattendue et incompréhensible, alors même que le Président de la république s’était montré rassurant envers les élus locaux lors du lancement de la Conférence nationale des Territoires. (…) Pour autant, ce mauvais signal envoyé aux collectivités locales n'entache pas ma détermination à poursuivre le combat. »

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Environnement | Pyrénées-Atlantiques : les semeurs de montagne

30/07/2017 | Des agriculteurs béarnais produisent des semences de plantes de montagne. Le projet initié par le Conservatoire botanique national des Pyrénées peut intéresser les stations de ski

Les agriculteurs réunis au sein de l'association "Indigraines" cultivent en plaine leurs semences de montagne

Il n’y a rien de tel que des plantes de montagne pour pousser en montagne. Cette lapalissade pourrait prêter à sourire si elle ne renvoyait pas à un casse-tête auquel bien des aménageurs se heurtent en altitude. Lorsque des pistes de skis se créent, que des lignes électriques sont posées, des routes tracées ou des terrassements réalisés, d’importantes surfaces de terrain se retrouvent remuées et mises à nu. Ce qui pose le problème de leur réensemencement. Or les graminées et légumineuses utilisées habituellement pour couvrir les pentes viennent de la plaine et elles ont du mal à résister. Après avoir pris le relais d’un long travail de recherche animé par le Conservatoire botanique national des Pyrénées, cinq agriculteurs béarnais ont décidé de relever le défi. Ils veulent produire des semences indigènes de montagne en grandes quantités afin de les proposer aux professionnels intéressés. L’initiative est unique en son genre dans les Pyrénées.

Force est de le constater. Les flancs de montagne ne sont guère accueillants pour les plantes venues d’en bas. « Ces dernières présentent plusieurs défauts » explique Pascal Bourguinat qui, comme ses collègues paysans, possède une longue expérience de semencier.

« D’abord, il leur est difficile de résister à plusieurs mois de neige. Il existe également un risque de croisement de pollens entre certaines espèces cousines, notamment les fétuques. Ce qui peut modifier les capacités génétiques des plantes de montagne ».

Des terrains à recoloniser

Cette réalité a amené le Conservatoire botanique national des Pyrénées à réfléchir depuis 15 ans à la manière dont les terrains abimés en altitude pourraient être préservés et régénérés par des plantes locales.

 De nombreux organismes ont participé à ce programme baptisé Ecovars et placé sous sa houlette.

« La première étape a consisté à identifier les espèces les plus à même de recoloniser un terrain vierge. Une douzaine d’entre elles, à cultiver en priorité, ont été repérées ».

« On s’est ensuite intéressé à la manière de récolter les semences de plantes sauvages en montagne. Ce qui représente un énorme travail. Pour obtenir un seul kilo de graines, il est nécessaire de mobiliser deux personnes pendant toute une journée, en travaillant épi par épi, espèce par espèce ».

 Ce n’est pas tout. Les graines trouvées sur les pentes doivent être mises à germer et récoltées afin d’en donner de nouvelles. Cette seconde étape du projet a été confiée aux jeunes accompagnés par une association de réinsertion, Estivade, qui est soutenue par le Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques.

Mais, là encore, après quelques années d’efforts, les quantités obtenues se sont avérées modestes et insuffisantes pour répondre à tous les besoins.

 « Une piste de ski exige à elle seule 300 kilos de semences de plaine, ou 150 kilos de graines de montagne. Or, d’après le Département, 15 à 30 hectares de terrain doivent être réensemencés chaque année. Il faut donc de la masse, près de 3 tonnes ». 

Le chaînon qui manquait

C’est là que l’association « Indigraine » est intervenue.

Celle-ci réunit plusieurs agriculteurs béarnais qu’épaule un technicien gersois. Les exploitants ont été contactés par la société coopérative d’intérêt collectif ADER.Tous sont  spécialisés dans les légumes bios et vivent sur de petites exploitations, au coeur d’une région connue pour être l’une des principales productrices françaises de semences de graminées.

« Nous avons décidé de produire à nos frais, en plaine, des semences de plantes de montagne » indique Pascal Bourguinat.

Cette culture menée sur une dizaine d’hectares commence à donner des résultats. Une tonne de semences a déjà été récoltée. Après une expérimentation menée l’année dernière au Tourmalet, les premiers sacs de graines viennent ainsi d’être expédiés vers l’Andorre, sur la station du Pas de la Case. En attendant que d’autres commandes suivent.

 « Ordino et Ax-les-thermes sont également intéréssés. Nous avons de même été contactés par ERDF qui gère des travaux d’enfouissement de lignes.

Alpins, Auvergnats et « savants » viennent voir

Les graines proposées sont celles de fétuque noirâtre, de fétuque du mont Cagir, d’Achillée millefeuilles, de brize moyenne et de paturin alpin. D’autres, comme l’Antyllide des Pyrénées et le plantin lancéolé pourraient s’y ajouter.

« Nous attendons d’avoir d’autres réponses positives pour déclencher de nouveaux semis » dit Pascal Bourguinat. Tout en faisant preuve de prudence. Car le projet soulève encore beaucoup d’inconnues et, en attendant, il faut vivre. « Nous sommes un peu suspendus au succès commercial des premières ventes ».

Même si elle est vouée à s’enraciner dans les Pyrénées, l’initiative n’en pas moins attisé l’intérêt des Alpins et des Auvergnats, tout comme celui des botanistes du Muséum d’Histoire Naturelle. « Ils vont venir voir ce que l’on fait ici ». La curiosité est une clé qui ouvre bien des portes.

Contact : association « Indigraine », 11 le bourg, 64 330 Tadousse-Ussau, tel 05 59 04 07 85 , 06 86 79 77 94

Programme Ecovars : http://www.ecovars.fr/

Jean-Jacques Nicomette
Par Jean-Jacques Nicomette

Crédit Photo : Aqui

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