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31/03/20 : La ville de La Rochelle a déposé une plainte lundi suite à un grave cambriolage de l’un de ses équipements de services publics. Du matériel d'entretien et de l’alimentation destinées aux écoles ont été volés. La Police national enquête.

30/03/20 : Transport. Suite à l'interpellation du Conseil Régional par la FNAUT Nouvelle Aquitaine, les prélèvement bancaires des abonnements TER annuels sont suspendus jusqu'à nouvel ordre.

30/03/20 : Covid-19. 19 professionnels de santé de NA répartis en 2 équipes - 9 et 10 personnes - sont partis en mission de 4 jours au CHR de Metz-Thionville et au CHU de Nancy en lien avec la SNCF et la Mairie de Paris qui coordonnent leur transport.

30/03/20 : L'Université de Bordeaux et la RoboCup Federation, au nom du comité local d'organisation, annoncent le report de la 24ème édition de la RoboCup en France du 22 au 28 juin 2021. L'évènement est donc décalé d'une année.

27/03/20 : Confinement prolongé jusqu'au 15 avril annonce Edouard Philippe: "Avec l'accord du président de la République, j'annonce aujourd'hui le renouvellement de la période de confinement pour deux semaines supplémentaires à compter de mardi prochain"

27/03/20 : En raison de l’accueil prévu ce week-end de 6 patients des hôpitaux du Grand Est au service de réanimation du Centre Hospitalier de Bayonne, le niveau 1 du plan blanc système de santé pour répondre aux situations sanitaires exceptionnelles a été déclenché

26/03/20 : Charente-Maritime : A Rochefort, le marché reste ouvert les mardi et samedi (fermeture les jeudis), avec les conditions de sécurité sanitaire renforcées et un nombre maximum de personnes : 100 avenue De Gaulle et 40 sous la Halle.

26/03/20 : Michel Hidalgo qui fut pendant neuf ans l'entraîneur de l'équipe de France de football des Platini, Giresse et Tigana vainqueurs du championnat d'Europe de 1984 et un familier de la Gironde est décédé à l'âge de 87 ans

26/03/20 : Covid-19. Compte-tenu des incertitudes liées au confinement sanitaire, les organisateurs de Forexpo ont décidé de reporter la 26ème édition du salon européen de la sylviculture et de l'exploitation forestière au 16, 17 et 18 juin 2021 à Mimizan (40).

26/03/20 : E.Macron annonce une prime exceptionnelle pour les soignants. La crise passée "un plan massif d'investissement pour l'hôpital". Une opération Résilience de l'armée lancée en soutien aux populations et aux services publics en métropole et en Outre-mer

25/03/20 : La Rochelle : suite à une dérogation préfectorale, le Marché central se tiendra le mercredi et le samedi matin, dans la halle intérieure (pas de marché extérieur). Idem pour le marché de La Pallice le dimanche matin.

25/03/20 : Dès aujourd'hui 7 psychologues de la Ville de St-Médard-en-Jalles (33) proposent des permanences téléphoniques gratuites aux familles fragilisées ou en difficulté psychologique face au confinement. Du lundi au vendredi de 13h à 18h: 06 32 59 53 82

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  • 31/03/20 | Ouverture d'un centre d'hébergement spécial à Limoges

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    Un premier centre d'hébergement temporaire spécialisé COVID-19 a été mis en place en Haute-Vienne. 30 personnes malades sans gravité, qui sont sans domicile ou hébergées dans un centre qui ne permettrait pas de respecter les mesures de confinement pourront ainsi être accueillies et suivies médicalement. L'ouverture de ce centre est le fruit d'une coopération entre les services de l'Etat, l'ARS et le centre hospitalier Esquirol, qui met ses locaux à disposition et fournit les repas.

  • 31/03/20 | Une écoute téléphonique pour les jeunes du Pays basque

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    Dans le contexte exceptionnel actuel, la Maison des Ados du Pays Basque, AdoEnia (structure du Centre Hospitalier de la Côte Basque), propose un service téléphonique et numérique minimum, pour les jeunes de 11 à 21 ans et leurs parents. Il leur suffit d’appeler le 05.59.64.22.52 de 14h et 17h. En dehors de ces horaires, ils peuvent également envoyer un mail avec leur prénom (ou un pseudo) et leur contact téléphonique ou numérique à l’adresse contact@adoenia.fr, ou contacter le promeneur du net 64 via Instagram : « gillespdn64adoEnia».

  • 31/03/20 | Charente-Maritime : 22 000 salariés en chômage partiel

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    Depuis le confinement, près de 2 900 entreprises ont demandé à bénéficier du chômage partiel, sur les 17 000 de Charente-Maritime. Toutes les activités sont concernées, et majoritairement les activités de l'hôtellerie-restauration. La DGFIP a accordé 650 mesures d'étalements des charges et d'impôts directs. Après la Gironde et les Pyrénées-Atlantiques, la Charente-Maritime est le 3e département de la région à enregistrer le plus de demandes de chômage partiel.

  • 31/03/20 | Les militaires déployés à La Rochelle

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    Un détachement de l’armée de Terre sera déployé à La Rochelle dans le cadre de l’opération Résilience à compter du 1er avril. Selon la préfecture, ce déploiement n'aurait pas vocation au maintien de l’ordre ou du contrôle des mesures de confinement, mais d'assurer la protection des sites sensibles, ainsi que des missions de surveillance et de présence dissuasive, en liaison avec les forces de sécurité intérieure. Ce déploiement est un dispositif national placé sous l’autorité du Premier ministre.

  • 31/03/20 | La filière cognac participe à "l'effort de guerre" sanitaire

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    Après l'initiative de certaines maisons de cognac de fournir du gel hydroalcoolique, l'interprofession du cognac (BNiC) a décidé d'aller plus loin en fédérant ses adhérents autour d'une opération régionale pour produire, embouteiller et distribuer des solutions hydroalcooliques. Les viticulteurs fournissent l'alcool au labo Qualyse qui fabrique. Objectif à court terme : produire 8 000 flacons de 50 cl. Ils seront distribués à des médecins de villes, des pharmacies et des EHPAD des deux Charentes.

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Métropole | Pessac veut son urbanisme "raisonné"

12/09/2018 | La traditionnelle conférence de rentrée a été l'occasion pour Franck Raynal, de justifier sa volonté de freiner le développement de l'urbanisme à Pessac et la construction de logements.

Franck Raynal maire de Pessac

Lors d'une conférence de presse de rentrée, le maire de Pessac, Franck Raynal, a dressé, en guise d'exercice traditionnel, un bilan des actions importantes menées dans sa ville, et surtout parlé de celles à venir. Dans son discours se dessine une tendance très forte des maires de la métropole depuis l'explosion de l'attractivité de la zone : lutter contre l'urbanisme qui s'étale et faire en sorte de garder sa ville à la même échelle. Entre enjeux politiques, économiques, démographiques et écologiques, petit point sur les priorités de cette commune emblématique dans le clan des 28.

Innocampus, le nouveau poumon économique

La conférence de rentrée est toujours un exercice intéressant pour le maire d'une commune comme Pessac. D'abord parce que les projets y sont multiples : aménagement de la forêt du Bourgailh, nouveau complexe sportif à Bellegrave, maison du vélo, projets issus du premier budget participatif... Les actions ne manquent pas, y compris à une échelle bien plus large comme la future Opération d'Intérêt Métropolitain Innocampus. Sur ce territoire de 1350 hectares répartis entre Pessac, Talence et Gradignan, l'objectif ambitieux de la création de 10 000 emplois dans la santé et la recherche semble ambitieux. Et pourtant, les premières opérations sont déjà lancées où en phase de l'être, comme l'a dévoilé le maire de Pessac depuis 2014, Franck Raynal.

"On a déjà flêché la localisation de Serma Technologies au sein des anciens entrepôts de Thalès, onze hectares qui ont été rachetés par la métropole et la SEML Route des Lasers. Nous devons pouvoir concilier les efforts d'innovation, la formation et exploiter les talents situés sur le campus, c'est la raison pour laquelle nous prenons en charge cet important projet de développement", a ainsi souligné l'élu. Côté aménagement, la grande opération économique a déjà l'air de vouloir démarrer  : des aménagements provisoires (trottoirs sécurisées, voies vertes protégées, cheminements pour les piétons) de septembre à janvier sur la zone de Bersol, avant une "requalification complète" des axes de ce futur Innocampus "à plus long terme". Un futur BHNS sur le tracé aéroport/Bersol devrait dans quelques semaines démarrer son enquête publique, et les premiers travaux du côté de Haut-Lévêque sont déjà planifiés pour 2019. Bref, Innocampus, c'est l'Aéroparc de Pessac. Et les ambitions ont l'air d'être là.

Le développement en mode "slow"

Elles interviennent évidemment dans un contexte très particulier de forte attractivité, à la fois économique et démographique, pour la métropole bordelaise. Une dynamique qui se poursuit et a des effets collatéraux dont nous nous faisons régulièrement l'écho. En premier lieu, on trouve la spéculation foncière et la hausse des prix de l'immobilier. Si Mérignac figurait dernièrement en tête des villes où il faut investir selon le baromètre immobilier Se Loger, on constate tout de même une flambée des prix. En face, ce qui pourrait paraître comme une certaine forme de frilosité dans la livraison des permis de construire et des opérations immobilières s'est emparée de la municipalité. Le maire de la commune, Alain Anziani, n'a ces derniers mois pas caché sa volonté de concentrer les nouvelles opérations immobilières le long des axes de transports (dans le cadre de l'opération 50 000 logements) et d'avoir recours à un "urbanisme raisonné". Pour la commune de Pessac, qui compte environ 9000 habitants de moins que celle de Mérignac, le même son de cloche se dégage. Le développement, oui, mais en mode "slow".

"Nous ne pourrions pas consentir une trop forte augmentation de la population si nous voulions garantir la qualité du cadre de vie et la réponse en termes de services publics", insiste Franck Raynal. "Pessac, c'est 24 classes nouvelles ouvertes depuis le début du mandat et une population scolaire qui a augmenté de 15% alors que la population, elle, a augmenté de 1,5%. Si on avait complètement lâché la bride en termes d'urbanisme, on n'aurait pas pu suivre. En plus, c'est quelque chose qui n'est pas souhaité par nos concitoyens, nous devons donc accompagner le développement de l'urbanisme, mais doucement. La ville ne doit pas rester figée, elle doit se rénover, se transformer. Mais cela doit se faire à un rythme acceptable pour les citoyens. Nous admettons la densification le long de la ligne de tram, le long de la liane et en centre-ville, mais c'est tout".

Au risque de favoriser l'étalement urbain et de repousser les nouveaux arrivants de la cinquième métropole la plus peuplée de France ? "Au terme de la dernière révision du Plan Local d'Urbanisme, on a constaté que nous avions légèrement diminué la tâche urbaine. Lors de sa prochaine révision, nous allons accentuer un certain nombre de protections, en particulier sur des zones pavillonnaires pour que nous puissions garder cette qualité de paysage". Et l'exception pessacaise de brandir ses chiffres pour appuyer ce cap politique du "slow building" : +1,5% d'habitants depuis 2014 mais une perte d'environ 250 habitants en 2017. Un chiffre anecdotique mais qui prouve, selon l'élu, que la volonté politique de ralentir la cadence prouve déjà ses premiers effets. 

Armes de dissuasion

Ses armes sont les mêmes que les nombreux autres maires de la métropole bordelaise qui partagent cette frilosité à la surenchère immobilière, dont Bordeaux semble être l'une des seules épargnées. Car malgré la mutualisation de l'urbanisme de la ville de Pessac à la métropole, c'est encore elle qui décide de donner les clefs. "En 2016 323 logements neufs ont été livrés, contre 828 logements à Mérignac. Si je cherche une autre ville à proximité qui a livré aussi peu de logements que Pessac, je tombe sur Bègles, qui est une ville de 28 000 habitants et en a livré 322. Nous sommes une ville de 62 000 habitants, donc ça prouve qu'on remet la pédale douce. En 2016, nous avons institué la commission métropolitaine des avant-projets. C'est une commission qui, pour tout projet à partir de dix logements (immeubles ou lotissements), examine les dossiers en y associant l'ensemble des services métropolitains et municipaux, un architecte conseil, les élus et deux présidents de quartier. Sur 37 projets collectifs présentés en 2016, nous en avons accepté sept". 

La récente "charte du bien construire" adoptée par Bordeaux Métropole, censée diminuer la pression de la spéculation foncière, a depuis fait des petits. Mérignac et Bruges ont été parmi les premières a dégainer leur propre charte. Pessac s'y mettra très bientôt, comme l'a révélé Franck Raynal. "Nous ajouterons à la charte de l'urbanisme de Bordeaux métropole, lors du prochain conseil municipal, une charte urbaine architecturale et paysagère pour la ville de Pessac. Elle va accentuer et sécuriser l'ensemble des mouvements de construction sur Pessac. Cette charte permettra aussi d'emblée au promoteurs d'être dans l'épure que nous souhaitons favoriser. La modération fait qu'il n'y a pas de surenchère faite par les promoteurs sur les différents terrains, ils savent qu'à partir d'une certaine capacité, on dira non". L'objectif de ce texte, toutefois sans valeur juridique propre, est davantage destiné à préciser clairement les souhaits de la commune en matière d'urbanisme, à savoir "la préservation du couvert végétal et de l'identité des quartiers".

Contradictions

Et l'élu de renvoyer la balle à la capitale régionale. "C'est à Bordeaux de densifier son territoire et d'accueillir les nouveaux arrivants Aujourd'hui, Bordeaux est sous-dense. Elle occupe la même surface que le Grand Lyon avec deux fois moins de population". L'intérêt communal avant le général, diront certains : selon un baromètre SeLoger.com établi en juillet dernier, Pessac et Mérignac figurent parmi le top 5 national des communes ayant connu les plus fortes hausses de prix des appartements anciens sur un an (+16,6% à Mérignac, +12,2% à Pessac). Tout ce qui est rare est cher, et apparemment, vu le virage serré pris dans l'entonnoir des permis de construire, la tendance n'a pas prévu de changer. "La ville n'est pas exemplaire parce qu'elle est très étalée. Mais je ne l'étendrai pas plus. Il faudra densifier de manière régionalisée sur des axes où l'on pourra accueillir des transports".

Pourtant, ce n'est pas les projets municipaux qui manquent. L'un des projets les plus emblématiques en termes d'urbanisme à Pessac (et quasiment le seul évoqué) est peut-être la transformation souhaitée, et déjà annoncée, du quartier de Saige. En discussion avec Domofrance, la commune de Pessac a terminé un premier comité de pilotage en juillet pour planifier un calendrier de la totalité de la rénovation des tours d'immeubles qui s'y trouvent. L'idée est déjà là : transformer l'une des huit tours de Saige en tour d'activité économique (dans la partie basse, la partie haute servant à loger les nouveaux actifs), en réhabiliter quatre et raser les trois autres, tout en assurant que "les logements sociaux qui s'y trouvent seront redispatchés sur la ville (qui en compte 31%, soit "l'un des pourcentages les plus importants sur la rive gauche"). Ce qu'on veut, c'est que les logements sociaux soient moins concentrés parce qu'on y constate une précarité de plus en plus marquée. Or ces populations là ont besoin d'être dans la ville et pas forcément regroupées entre elles. Quand nous avons présenté le dossier au péfet de région, il a fait la proposition de raccrocher le quartier de Saige à L'ANRU, ce qui pourrait nous permettre d'avoir quelques aides supplémentaires et d'en améliorer la rénovation". Reste que les équipements municipaux poussent plus vite que les projets de logements (nouvelle maison des associations à la Villa Clément V, nouvelle salle de spectacle Le Royal, rénovation du COSEC de Saige...). Jusqu'à quand ? C'est toute la question.

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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