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21/07/19 : Canicule:Le département de Gironde active dès ce lundi 22 juillet une cellule de crise et un numéro d'information et d'orientation [05 56 99 66 99] afin d’apporter un soutien aux personnes âgées et aux personnes handicapées, ainsi qu’aux professionnels.

21/07/19 : La Gironde en alerte canicule ORANGE - niveau 3 - à compter de ce lundi 22 juillet à 6h00 et ce jusqu’à nouvel ordre. Les températures devraient dépasser les 35°C dès demain, les 40°C la journée de mardi et ne pas descendre en dessous de 21°C la nuit

19/07/19 : Un nouveau cas de dengue diagnostiqué en Lot-et-Garonne suite au retour d’une personne ayant séjourné sur l’île de la Réunion. Le traitement de démoustication interviendra dans la nuit du 22 au 23 juillet à Bajamont, Foulayronnes et Castelculier.

19/07/19 : Épisode de fortes chaleurs ce week-end dans le 47. Le risque de feux de forêt devrait basculer en niveau sévère dès lundi, avec un renforcement des effectifs et des moyens sapeurs-pompiers. Le SDIS active dés à présent sa vidéosurveillance.

19/07/19 : Le Château de Bonaguil en Lot-et-Garonne vient de recevoir le label « Sécuri-Site ». Délivré par la Préfète du Département, ce label certifie la mise en place d’un dispositif de sécurité complet, à l’intérieur comme aux abords d’un site touristique.

18/07/19 : Suite à l’interruption à mi-spectacle du traditionnel feu d'artifice du 14 juillet sur les quais de Bordeaux, pour cause d'incendie sur la barge de tir, Nicolas Florian a décidé d'en proposer un nouveau le samedi 7 septembre pour marquer la rentrée.

18/07/19 : Le 2 Juillet dernier, la Fondation Poitiers Université a élu Marc Bonassies, directeur départemental de la Banque Populaire Val de France, comme Président. Il succède à Roger Belot, président de la Fondation depuis juillet 2015.

18/07/19 : La ville de Biarritz vient d’être condamnée par le tribunal de Pau à verser 1730 € au Comité de Liaison du Camping-car. En cause: 15 panneaux d’interdiction de stationnement pour les camping-cars. Déjà désavouée, elle avait un mois pour les retirer

18/07/19 : Nouvelle mesure de restriction d’irrigation sur le bassin du Clain. En effet, les prélèvements d’eau en rivière destinés à l’irrigation agricole, rattachés à la borne de Vouneuil-sous-Biard, seront interdits à partir de 8 h, ce vendredi 19 juillet.

17/07/19 : CAN 2019. Dans le cadre de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, qui verra s'opposer vendredi soir le Sénégal à l'Algérie, et afin d'éviter tout débordement, la Ville d'Agen fermera les principaux axes de circulation entre 20h et 2h du matin.

17/07/19 : La Cité du Vin réduit ses tarifs! Les porteurs de la Carte Jeune de Bordeaux Métropole bénéficient dorénavant de 20 % de réduction pour le porteur de la carte, et également pour l'accompagnant adulte quand le porteur a moins de 16 ans.

17/07/19 : Marc Médeville, succéde à Bernard Farges à la tête des Bordeaux et Bordeaux supérieurs avec 2 priorités de mandat: la reconquête des parts de marché auprès des professionnels et l'inscription de 100% des AOC dans des démarches environnementales.

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  • 22/07/19 | Villenave d'Ornon s'arme contre les moustiques-tigres

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    Le moustique-tigre est présent dans 25 des 28 communes de la métropole bordelaise. Afin de contribuer à la lutte contre cette prolifération, la Ville de Villenave d'Ornon a acquis 1000 pièges pondoirs, et, à titre de test, les a proposés à tarif préférentiel aux Villenavais intéressés à expérimenter leur efficacité (sur inscription). Ces pièges attirent et emprisonnent les femelles prêtes à pondre, ce qui élimine l'insecte piqueur et sa descendance. Si les retours s'avèrent concluants, la Ville renouvellera cet achat en plus grand nombre à la saison prochaine.

  • 22/07/19 | Un agro-parc urbain des Jalles, la Métropole y pense

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    La Métropole projette la création d’un parc naturel et agricole métropolitain dénommé « Parc des Jalles ». Bordeaux Métropole et les 10 communes concernées ont déjà initié le processus de création de cette Opération d’Aménagement d’Intérêt Métropolitain qui s’étendra sur 6000ha à l’horizon 2020. Objectifs de ce futur agro-parc urbain, riche de nombreux sites écologiques remarquables, bois, marais et prairies: préserver les espaces naturels et agricoles mais aussi définir des lignes de conduite en matière de protection, de valorisation et d’aménagement. Consultation préalable du grand public prévue pour septembre 2019.

  • 22/07/19 | « Un, Deux, Toit » cherche des propriétaires pour loger les jeunes

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    Le dispositif « Un, Deux, Toit » de la Région Nouvelle-Aquitaine tente d’offrir l'opportunité de trouver un logement aux jeunes en formation ou employés. Avec plus de 389 propriétaires volontaires à ce jour, le dispositif ne permet pas encore de répondre à la demande croissante dans un marché immobilier onéreux et saturé notamment dans les territoires en tension tels que Bordeaux, Bayonne,Poitiers, La Rochelle, Périgueux ou Limoges. De ce fait, elle recherche de nouveaux volontaires propriétaires ou locataires. www.operationundeuxtoit.fr

  • 21/07/19 | Santé: Un budget participatif sur le plateau de Millevaches (23)

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    L'Agence Régionale de Santé lance une démarche expérimentale de budget participatif santé sur le Plateau de Millevaches. Les citoyens proposent et votent pour des actions de santé qu’ils souhaitent voir mises en œuvre dans leur territoire, à partir d’une enveloppe financière dédiée de 40 000 €. Les projets présentés doivent servir l’intérêt général et porter sur l’éducation à la santé, la prévention et promotion de la santé ou l’accès aux soins. Dans un 2nd temps, les habitants et travailleurs du territoire voteront pour leurs projets préférés qui seront mis en œuvre en 2020. Infos: www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr

  • 21/07/19 | Chaque dimanche de l'été, rendez-vous promenade Sainte-Catherine pour des cours de sport gratuit

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    La troisième édition des PSC Summer Challenge vous donne rendez-vous chaque dimanche de 11h à 12h30, à Promenade Sainte-Catherine, pour des cours de sports gratuits. Animés par les créatrices de ACE-ACE-Athletic Class&Exercice, le rendez-vous dominical est l'occasion de se dépenser en plein air dans un cadre convivial. Les personnes intéressées sont priées de s'inscrire, au plus tard le vendredi précédant le cour. www.facebook.com/promenadesaintecatherine

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Métropole | Portrait - Marie Kerouedan, l'écolo du crackers

20/08/2018 | Marie Kerouedan a été lobbyiste agricole, serveuse, anthropologiste-essayiste et enfin fabricante de crackers. Et puis comme l'idée avait l'air bonne, depuis, elle s'accroche.

Marie Kerouedan, fondatrice d'Intelligence Culinaire

Ils ont un très fort goût de céréales, une petite odeur de châtaigne, une forme carrée et très fine, une couleur brunâtre et un aspect "recycling" très à la mode. Ils sont 100% bio, 100% végétal et fabriqués à partir de résidus de céréales ayant servi à faire de la bière artisanale. Ils sont fabriqués à la main dans un petit atelier parisien, mais c'est en Nouvelle-Aquitaine qu'on leur cherche de futurs frères et soeurs. Ces crackers là (baptisés Résurrection) sont singuliers, mais pas autant que l'histoire de Marie, l'une des femmes qui se cache derrière leur fabrication. Où comment faire naître un militantisme écologique dans un bol de biscuits apéritif.

Entre boulot et conscience

Il existe mille et une façons de devenir militant. Des idées issues d'un héritage familial, un déclic face à un drame personnel, ou simplement une envie, à son niveau, de changer les choses. Pourtant, lier un paquet de crackers à l'engagement écologique de leur créatrice ne semble pas, au premier abord, l'exercice le plus facile à faire. C'est qu'avant d'arriver dans leur paquet, ces recettes très particulières confectionnées à partir de drêches de brasserie (des résidus de céréales obtenues lors de la fabricaton de la bière), façonnées dans un marketing simple comme une "recette des faims heureuses" ont bien dû arriver à maturité. Marie Kerouedan, bordelaise d'origine bretonne, mère de deux enfants, est plutôt stricte lorsqu'il s'agit de l'écologie : chez elle, vous ne trouverez que très peu de plastique, vous la croiserez plus souvent en vélo qu'en voiture, et pour aller dans une épicerie bio plutôt que dans le Carrefour (même bio) du coin. "Le militantisme, ça se construit sur du long terme, c'est un cheminement personnel. Il y a encore plein de choses à améliorer dans ma vie pour aller vers plus d'engagement écologique", avoue-t-elle. Sa petite société de crackers, elle l'a montée en janvier 2016, certainement parce qu'elle a jugé l'idée prometteuse. Mais avant de se lancer dans cet artisanat très particulier, elle a un peu vadrouillé, jouant parfois le rôle de quelqu'un d'autre dans des mises en scène plutôt surprenante.


Le lobbying pour la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs après son master en Sciences Politiques, elle a connu. Et elle en est revenue : "j'ai rapidement démissionné parce que c'était intenable en termes de position. C'est par ce prisme que j'ai découvert le monde agricole et je me suis dit que quelque chose n'allait pas. C'était quand même très orienté pro-pesticide, pro OGM. Intuitivement, ça ne collait pas". Elle a aussi eu sa phase "voyage" : l'Amérique latine où, en free lance, elle fait plusieurs reportages et commence à écrire et à donner des lettres de noblesse toujours plus affirmées à son militantisme écologique. En découvrant les ravages de la culture du soja, la déforestation, le business de l'huile de palme, elle se construit une opinion très personelle de l'assiette mondialisée. Vous avouerez que pour une ancienne étudiante en école de commerce, ça détonne. Quelques posts de blog plus tard (des récits de voyage et des recettes, puis des articles plus engagés sur des "systèmes alimentaires plus durables"), cette fan de cuisine se découvre une vocation sur le tard en rédigeant un premier essai sur les concepts alimentaires contemporains : ses pages sont remplies de bio, de local et de commerce équitable, entre "plaisir et conscience alimentaire".

Touche personnelle
Le chapitre suivant est plus naturellement logique que les débuts. Marie monte un bureau d'étude en conseil, formation, gestion et montage de projets dans la filière durable dans une coopérative d'activité et d'emploi. Elle y recontre celle qui deviendra plus tard son associée du crackers, alors conseillère en communication culinaire. Ensemble, elles tâtonnent un peu avant de trouver leur pré carré. "Avant Résurrection, on a commencé à travailler sur différents sujets ensemble : on a répondu à des appels d'offre, on a monté une marque sur des ateliers d'intelligence culinaire zéro déchets. Quand on a découvert les drêches à l'occasion d'un stage en brassage, on s'est dit qu'il fallait qu'on en fasse quelque chose". Sans doute est-ce venu d'une impression d'avoir entre les mains un produit censé servir à l'alimentation animale où à la méthanisation, pas à être mis dans un petit bol et servi à l'apéritif. Mais avant de fourrer un peu plus notre nez dans ce petit paquet en papier cartonné, il faut préciser une dernière chose : entre temps, Marie est devenue une diplômée en anthropologie, spécialisée en alimentation. Dans un second bouquin écrit en 2012 ("Magrets and Co - quelques réalités alimentaires contemporaines du Sud Ouest"), elle a "essayé de comprendre, par le prismes de recettes très classiques, limite stéréotypées comme le magret de canard, la morue ou les pruneaux à l'armagnac, ce qui s'exprimait derrière en termes de discours, de représentation et de construction sociale". Surprenant de voir de l'anthropologie dans un morceau de viande, encore plus pour une végétarienne, non ? Attendez la suite.


"Je n'ai pas de culture militante, mes parents n'étaient pas du tout tournés vers le bio mais j'ai converti une partie de ma famille. C'est venu au gré des apprentissages et de la découverte", confirme donc Marie, qui nous dévoile par ailleurs que c'est en fabriquant sa propre bière qu'elle en a appris un peu plus sur ces fameux résidus de fabrication dans lesquels elle a senti à la fois  des odeurs de "tartine grillée, de caramel et de torréfaction. Je suis repartie avec un sac de déchets sur l'épaule. J'ai fait des tests en cuisine le soir même. (...) Ce n'est pas intéressant juste parce que c'est un déchet, c'est un bon produit, c'est ce qu'on a découvert quand on a commencé à le travailler". Les drêches, c'est le petit secret de ces crackers au goût très prononcé de céréales. Pour 1000 litres de bière fabriquée, on obtient 300 kilos de malt avec lesquels la jeune SAS Intelligence Culinaire, pour l'instant installée au sein de la pépinière de Darwin, à Bordeaux, produit 400 kilos de crackers. "En sachant que Les Brasseurs de la Lune produisent environ une tonne de drêches par semaine, il y a du potentiel". La singularité du produit final (il y a bien une société californienne qui incorpore des drêches dans ses barres de céréales, mais à des doses bien moins importantes) n'a d'égal que l'engagement de ses méthodes de fabrication : "de l'artisanat à grande échelle".

Ma petite entreprise
Quand un industriel du crackers produit quatre à cinq cent kilos de biscuit par heure, la petite ligne de production "faite main" et certifiée sans machines de Noisy Le Sec (pour des biscuits apéro, ça ne s'invente pas...) en conçoit entre cinquante et cent kilos par jour. Mais le fait de les vendre dans des épiceries fines, des magasins bio, des cavistes ou des brasseries comme un biscuit haut-de-gamme n'est pas uniquement dû à cette capacité de production réduite (en cours d'augmentation puisque la jeune société veut en produire une tonne par mois d'ici la fin de l'année, contre une demi-tonne actuellement) : les ingrédients justifient une bonne part du prix final (entre 5 euros 40 et six euros le paquet de cent grammes). "On est très exigeantes sur le sourcing de matières premières, d'autant qu'on est le premier produit agro-alientaire fabriqué à partir de déchets certifiés bio. On essaie d'aller chercher les matières premières le plus près possible : notre graine de courge est européenne et pas chinoise, notre farine de chataîgne est fabriquée en France. Notre huile d'olive est espagnole, pas tunisienne. On met le prix en termes de matières premières pour avoir le meilleur produit possible. On essaie d'être jusqu'au-boutiste, c'est principalement ce qui nous positionne sur du haut-de-gamme".


Résurrection a bien essayé la sous-traitance, mais s'y est un peu cassée les dents. Le processus de fabrication est totalement internalisé, et bientôt, il deviendra local. En effet, dans le courant de l'année 2019, Intelligence Culinaire va ouvrir un nouveau site de production en Nouvelle-Aquitaine, à une date et dans un lieu encore inconnus. Elle va y développer une nouvelle gamme de recettes, dont une sans gluten, notamment à partir de drêches mais aussi d'autres produits transformés pour leur trouver une "seconde vie". Le fabricant local de crackers bio et sains est aujourd'hui identifié : soutenu par la Région, l'ADI, la BPI mais aussi des donateurs privés (en juillet 2017, la société de Marie Kerouedan et Nathalie Golliet a récolté un peu plus de 19 000 euros via une campagne de financement participatif sur Ulule), Intelligence Culinaire s'apprête, dans les mois qui viennent, à organiser une levée de fonds pour accompagner son développement. Et, peut-être, renforcer leur présence sur les étals ? Car si l'on trouve leurs produits dans une soixantaine de boutiques en France (dans les lieux déjà cités mais aussi des endroits plus insolites comme l'Abbaye de Saint-Vendry en Seine Maritime où hors de France comme à Lisbonne, à la Réunion où en Angleterre), il faut encore les chercher pour les connaître, et inversement. Là aussi, c'est un choix délibéré. "On a refusé plusieurs grandes chaînes de grande distribution. On va chercher de beaux ingrédients, ce n'est pas pour être référencé dans un linéaire de Carrefour ou de Monoprix. Aujourd'hui, ça n'aurait pas de sens pour nous".

Quant à leur processus de fabrication, "Il restera artisanal, mais à quel niveau, on ne sait pas encore. Il y a des tâches qui sont pénibles à certains moments : c'est répétitif, il y a un process très rigoureux. Quand on aura les moyens d'automatiser une partie pour réduire la pénibilité du travail, augmenter les rendements et baisser les coûts de production, on n'aura pas d'états d'âme à le faire". En attendant, Marie est toujours végétarienne, milite pour le zéro déchets, a le souhait de développer sa nouvelle activité et circule le plus possible à vélo, on l'a dit. Elle semble pourtant croire très fort en son projet et ne regrette, à coup sûr, pas une seconde d'avoir posé sa petite casquette de lobbyiste agricole dans un carton au fond du grenier. Elle est en tout cas, de notre point de vue, la preuve par A+B qu'un engagement militant, ça se construit parfois avec pas grand-chose et qu'il y a mille et une façons de le faire fructifier. Bref, son truc à elle, c'est les crackers. Et le vôtre ?

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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