L'autre façon de partager l'information en Aquitaine
Et si c'était lui ? Surprenante interrogation qui a cours, ces derniers jours, et pas seulement entre Bordères et Nay, à propos de la remontée progressive de François Bayrou dans les sondages. Surprenante en effet, si l'on veut bien se souvenir qu'il y à peine un mois l'ironie condescendante, venue tout autant de l'UMP que du PS, accompagnait les certitudes affichées par le Béarnais.
La seule question qui valait alors, et singulièrement parmi les médias, était d'arracher à Bayrou la réponse attendue : à qui vous rallierez vous au second tour ? A la droite, bien entendu car cela devait aller de soi... et Alain Juppé de rappeler lors de ses vœux, qu'il lui faisait confiance pour ne pas se tromper de camp. Peine perdue et ce, d'autant plus, qu'un phénomène de premier ordre était en train de s'installer dans le paysage de cette campagne présidentielle, décidément pas comme les autres. En effet, le scepticisme allait en grandissant, de jour en jour, à propos des chances du président sortant, à l'évidence fortement démonétisé aux yeux des Français. Un Nicolas Sarkozy, toujours pas disposé à se présenter officiellement et inquiétant les militants UMP, au contact du terrain, par une propension supplémentaire à l'activisme, dont il a donné une représentation inédite sous la V° République, ce dimanche 29 janvier. Car, il faut croire en son étoile, disposer d'une sacrée dose de conviction - ou d'inconscience, c'est selon - pour annoncer aux Français 85 jours avant l'élection que le taux de TVA va passer de 19,6 % à 21,6%. Et même s'il s'agit de camper le rôle de capitaine à la barre dans la tempête. Singulière stratégie à moins qu'il ne s'agisse d'abattre sa dernière carte pour faire oublier les zigzags d'un quinquennat acrobatique.
Cette situation et le contexte général aidant, on rencontre de plus en plus de gens qui sont tentés de donner enfin sa chance à François Bayrou et ils ne se reconnaissent pas tous dans la vieille famille centriste ; ils sont bien de droite et font, au moins, crédit à Bayrou d'avoir vu juste avant d'autres et de l'avoir dit. Ils pensent, aussi, que l'homme a une certaine stature et qu'elle vaut bien...celle de celui qui occupe l'Elysée.
Voici donc qu'apparaît dans la campagne une hypothèse, jusqu'à il y a peu tout à fait invraisemblable : celle qui envisage un Bayrou venant coiffer Sarkozy sur le poteau au premier tour. D'ores et déjà, notons que la progression régulière de l'homme du Béarn, parti de fort bas dans les sondages le rapproche de son score de 2007. En outre, il se trouve selon des études récentes un bon tiers de Français qui l'imaginent dans la peau d'un président. Autant de signes qui confortent le patron du Modem dans l'idée qu'il a toutes ses chances. Du coup, il aurait sans doute tendance à oublier qu'il doit donner corps, au-delà de sa personne, à un programme et dire ce qu'il adviendrait d'un président dont le mouvement, le Modem, ne dispose pas d'une implantation suffisante pour qu'il réunisse, seul, une majorité de gouvernement à l'Assemblée.
L'exercice de pure politique fiction, l'est d'autant plus que François Hollande vient, lui aussi, d'endosser le costume de président. Un rassemblement populaire de haute volée avec un discours bien ancré à gauche et les grandes lignes d'un programme recentré et, pour tout dire, de facture social-démocrate prêt à être adapté aux nécessités budgétaires. Hollande a réussi, ainsi, à susciter ce qu'il fallait d'émotion pour mobiliser la gauche qui l'attendait avec quelque appréhension et à donner à sa candidature le relief qui allait désarmer les critiques les plus véhémentes de la droite à son égard. Comme Bayrou il pouvait donc briguer la magistrature suprême et faire mieux que résister à Alain Juppé, le temps d'un face à face. En ces dernières heures de janvier et alors que la candidature de Nicolas Sarkozy ne fait plus aucun doute après son show télévisuel de ce 29 janvier, le jeu na jamais semblé aussi ouvert. Encore n'évoque t-on pas le parcours de Marine Le Pen qui attend ses parrainages et dont personne n'imagine, sérieusement, qu'elle pourrait être absente de la course.
Joël Aubert

Les 700 irrigants de Dordogne étaient conviés à participer à l'assemblée générale de leur association, ce jeudi 2 février, au centre de la communication de Périgueux. L'année 2011, marquée par une sécheresse hors du commun a été au centre des débats. Et ce sont les systèmes d'exploitation qui maîtrisent le mieux la gestion de l'eau qui sont parvenus à tirer leur épingle du jeu. Les autres ont beaucoup souffert et ont vu leurs rendements agricoles chuter fortement. L'association des irrigants de la Dordogne se donne pour objectif de négocier au mieux les volumes pouvant être prélevés et de créer davantage de réserves d'eau sur les bassins déficitaires.
L'année 2011 a été marquée par une sécheresse hors du commun : le printemps très sec a freiné le développement des céréales, la pousse d'herbe et le débit des cours d'eau. «Les pluies de juillet, et les températures fraîches ont permis de limiter les dégâts notamment pour les cultures fourragères, mais les systèmes d'exploitation qui ne maîtrisent pas l'eau ont été très fragilisés,» souligne Eric Sourbé, président de l'association des irrigants de la Dordogne, qui compte 700 agriculteurs.Ils étaient réunis en assemblée générale ce jeudi 2 février à Périgueux. Les agriculteurs périgourdins irriguent 32 000 hectares de terres. Au cours de l'année 2011, les irrigants ont du multiplier les réunions sécheresse en préfecture afin d'ajuster les prélèvements et les mesures de restriction. "La situation aurait pu être plus dramatique, poursuit Eric Sourbé, agriculteur au Lardin, les pluies de juillet ont été salvatrices." Les mesures de restriction ont concerné principalement des petits cours d'eau, ce qu'on appelle des petits chevelus : la loue, , l'énéa, la conne.«Nos objectifs de négocier aux mieux les volumes prélevables et de créer des réserves d'eau sur les bassins en déséquilibre. Nous souhaitons maintenir les volumes prélevés à leur niveau actuel sur les bassins non déficitaires : Dordogne, Vézère, Isle, Dronne et Auvézère.
Mobiliser des aidespour créer des stockages en eau
La création de ces réserves d'eau nécessite de mobiliser le maximum d'aides, ce qui ne va pas sans difficulté. Plusieurs obstacles se présentent : disponibilité foncière, espaces agricoles classés en zones humides, Natura 2000, manque de finances. Malgré toutes ces difficultés, 2011 a vu la réalisation des réserves du Bandiat. Il aura fallu douze ans de procédures, 12 mois de travaux et au final 290 000 m3 seront stockés.
Au cours de cette assemblée, les irrigants ont réaffirmé leur détermination dans la poursuite de leurs objectifs, l'accès à la ressource en eau et la maîtrise de la gestion de l'eau faisant partie plus que jamais des priorités.
A partir de 2013, une nouvelle organisation, devrait mettre en place: les premières discussions sont en cours. Il s'agit des futurs organismes uniques. "Ce sont eux, souligne le président Sourbé, qui prendront en charge à l'avenir la gestion de l'eau , qui décidront des volumes prélevables et des mesures de restriction. Nous souhaitons travailler par bassin." La Chambre d'agriculture de la Dordogne est d'ores et déjà candidate.
Crédit photo : aqui.fr
Claude-Hélène Yvard
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Jean-Louis David, adjoint au maire de Bordeaux chargé de la coordination de la politique de proximité, a déclaré le 1° février, lors d'une réunion traitant de l'actualité des politiques de proximité, « l'ouverture de la chasse aux incivilités ». Une « chasse » qui concernera principalement le domaine de la propreté, où la Mairie constate que de nombreux Bordelais, notamment en centre ville, n'ont pas encore les bons réflexes en matière de tri et ne rentrent pas leurs poubelles. Pour lutter contre cette situation, une « dernière action pédagogique de sensibilisation » va être menée et pourrait être suivie de sanctions. Autres domaines abordés, les nuisances sonores, la circulation ou encore l'implication des Bordelais dans la vie citoyenne.
« La mairie n'est pas satisfaite du tout du service rendu en termes de collecte des déchets ». Voilà qui a le mérite d'être clair de la part de Jean-Louis David et de planter d'entrée le décor sur le sujet de la propreté, enjeu important pour l'adjoint d'Alain Juppé. « Dans les trois mois qui viennent, nous allons convaincre les habitants que le tri des déchets est une nécessité absolue et que rentrer son bac chez soi est une obligation. » annonce l'élu, « Une brigade de proximité composée d'élus viendra faire du porte à porte pour, une nouvelle fois, sensibiliser les habitants et rappeler les bonnes pratiques. C'est notre dernière cartouche pour essayer d'améliorer la situation » prévient-il.
Le tri sélectif remis en question ?
Chargée elle de la collecte des déchets, la Communauté Urbaine de Bordeaux, tente également de remédier au problème et recherche de nouveaux emplacements possibles pour installer d'autres locaux poubelles. « Le système actuel ne fonctionne pas » avoue Jean-Louis David « Mais avant de le condamner nous voulons nous assurer que tout a été mis en œuvre pour sa réussite. Dernière étape avant d'envisager, avec la CUB, un autre système ». Un bilan sera effectué d'ici à cet été et pourrait, s'il s'avère négatif, marquer l'arrêt du tri sélectif dans certains quartiers comme ceux de Saint-Pierre et de Saint-Eloi.
« Un équilibre entre fête et tranquillité »
Deuxième sujet préoccupant pour la vie locale, celui des nuisances nocturnes. « Un inventaire complet sera fait pour essayer d'améliorer la situation » explique Jean-Louis David « Un pas important a déjà été fait avec le travail de la "mission hibou" menée par la police municipale pour appeler au civisme nocturne, maintenant il nous faut trouver un équilibre entre l'activité et la fête propre à la ville et la tranquillité pour les habitants ». En partie liée à ce problème, la question du stationnement est aussi évoquée, d'autant que le Maire-adjoint du quartier Victor Hugo - Saint Augustin sort d'une réunion tumultueuse sur ce sujet la veille, « Nous allons ré-ouvrir le dossier du stationnement et de la circulation » promet-il.
Entretenir la dynamique citoyenne
Enfin, pour finir sur un point positif, Mr David rappelle que « 2012 sera l'année de l'appui à la participation citoyenne ». Pour cela, l'accent sera mis sur l'implication des Bordelais dans la construction de la vie démocratique. « Depuis mars dernier, certains conseils de quartiers réunissent un tiers de personnes tirées au sort sur les listes électorales, un tiers d'élus qualifiés et un tiers de volontaires. Au vu du succès de cette démarche, nous allons poursuivre sur cette voie, tout comme sur celle de la formation des conseillers de quartier ». Une dynamique citoyenne que la ville compte bien entretenir pour conserver sa vitalité actuelle et répondre du mieux possible aux attentes de Bordelais toujours plus exigeants.
Images : tibo chardin
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En visite à Bordeaux sur le thème des investissements d'avenir
ce vendredi 3 février, le Premier ministre, François Fillon, a affiché sa bonne entente et son amitié avec le maire et ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Il s'est rendu à Saft, où sont fabriquées des batteries de nouvelle génération, et a déjeuné en tête-à-tête avec Alain Juppé. Un déplacement très politique à quelques mois des présidentielles, destiné à donner l'image d'un gouvernement uni.
"C'est un très grand honneur pour la ville et pour moi un très grand plaisir de t'accueillir aujourd'hui", a lancé Alain Juppé, le maire de Bordeaux, dans les salons de l'hôtel de ville. "Je voudrais dire combien je suis heureux de travailler à tes côtés dans le gouvernement que tu diriges depuis bientôt cinq ans", a poursuivi le ministre des Affaires étrangères. "Bordeaux a un très grand et un très bon maire et mon gouvernement a un très grand et un très bon ministre des Affaires étrangères", lui a répondu François Fillon. "Nous nous connaissons depuis fort longtemps et nous ne nous sommes pratiquement jamais disputés, je n'en ai pas le souvenir en tout cas", a déclaré, sous forme de confidence, Alain Juppé. Si ces échanges d'amabilités sont rarement relayés par les journalistes, aujourd'hui, elles avaient un caractère particulier : faire passer le message que le gouvernement, et notamment ses leaders, est uni face à la crise et malgré les sondages donnant Nicolas Sarkozy battu au second tour des présidentielles. Ce n'est pas pour rien si le numéro 2 du gouvernement a vanté les mérites du Premier ministre : "le sérieux bien sûr, la rigueur intellectuelle et morale, la ténacité dans l'accomplissement de ta tâche, et puis aussi ton attachement à la République". "Dans les circonstances extrêmement difficiles que nous connaissons, la voix de la France, c'est la voix d'Alain Juppé", a avancé, quant à lui François Fillon.
Une visite de campagne électorale
Les observateurs de la vie politique se souviennent que la solidarité avait joué un grand rôle dans la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007. L'unité affichée entre François Fillon et Alain Juppé est aussi un signal envoyé aux troupes de l'UMP. Mais, les politologues n'ont pas la mémoire courte. Les relations entre le numéro 2 du gouvernement et le Premier ministre n'ont pas toujours été aussi "douces". Juste après le dernier remaniement, François Fillon n'avait pas hésité à exprimer ses doutes publiquement sur les capacités d'Alain Juppé à assumer en même temps ses fonctions de maire de Bordeaux et son poste de ministre. Au final, même si le Premier ministre a annoncé les lauréats de l'appel d'offre IDEX (initiative d'excellence), c'était surtout une visite de campagne électorale. La preuve que les choses s'accélèrent à quelques mois du 1er tour des présidentielles. "Et si les accolades Fillon-Juppé étaient en réalité destinées à jouer le coup d'après ? Rien de tel alors qu'une petite visite en terre bordelaise pour montrer que les deux hommes s'entendent bien, au grand dam de Jean-François Coppé qui ne sera pas en mesure de résister à l'axe Fillon-Juppé", analyse, pour sa part, Fabien Robert, maire adjoint de Bordeaux et élu Modem.
Nicolas César
Crédit photo : NC
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La création contemporaine jeune public semble avoir de beaux jours devant elle. Après le théâtre, la musique et la marionnette, c'est à la danse de s'intéresser aux spectateurs en herbe et de développer un répertoire spécifique. Une tendance que souligne ce nouveau festival Pouce!, jolie initiative qui s'adresse aux enfants dès 4 ans pour les mener dans les pas des grands. Imaginé par le Cuvier CDC d'Artigues, le Pole Evasion à Ambarès, le Champ de Foire à St-André de Cubzac et la M270 à Floirac, ce parcours chorégraphique poursuit son exploration du monde de l'enfance jusqu'au 10 février. Une pause dans le temps de l'enfance avec son lot d'imaginaire et de moments moins naïfs mais tout aussi instructifs.
Italie, Bénin, Congo, France, Japon...la danse contemporaine s'exprime dans toutes les langues et explore des territoires souvent insoupçonnés. Les corps dansent et racontent, pour certains un monde rêvé (Momentari, Kindur), pour d'autres des réalités plus abruptes (Congo My Body, Le Petit Chaperon Rouge). Entre compagnies locales et internationales, le champ du dialogue est vaste et rend l'expérience d'autant plus riche : pourquoi ne pas confronter un paysage féérique en Islande à la dure vie des enfants soldats en République Démocratique du Congo ? Après le Petit Chaperon Rouge et Momentari, il reste 4 occasions d'éveiller la curiosité. Congo my body convoque le chant, la danse et la marionnette pour évoquer le souvenir de 3 enfants soldats dont les corps tordus et brisés vont peu à peu se libérer. Bal(l)ade au Maroc est inspiré d'un voyage familial au cœur du désert marocain. Ici la tradition et les rencontres en pays Amazigh appuient une danse virevoltante, rappelant l'art du derviche tourneur. Dans Quelque part sur la planète terre, le koto de la japonaise Mieko Myazaki rencontre le chant et la danse de la béninoise Perrine Fifadji et créent ensemble une fable écologique en alertant sur les maux de l'environnement. En clôture du festival, la désormais bien connue Cie TPO revient au Cuvier de Feydeau avec une fable fantastique et numérique contée par des moutons islandais...Sur la scène sensitive, le kindur (mouton) rappelle cette nature qui semble habitée par des forces mystérieuses dans laquelle les enfants peuvent pénétrer grâce aux nouvelles technologies digitales. Pouce! est un éveil supplémentaire au monde, une évasion ludique, poétique ou piquante qui rappelle entre les lignes que les enfants d'aujourd'hui sont les citoyens de demain.
Visuel Kindur ©Davide Venturini
Renseignements et locations : Le Cuvier CDC d'Aquitaine, www.lecuvier-artigues.com, 05 57 54 10 40
Congo my Body, Vendredi 3 février, 20H30, Le Champ de Foire à St-André de Cubzac
Bal(l)ade au Maroc, Mercredi 8 février, 15H et 19H, Le Cuvier à Artigues-près-Bordeaux
Quelque part sur la planète terre, Jeudi 9 février, 20H, M270, Maison des savoirs partagés à Floirac
Kindur, Vendredi 10 février, 14H30 et 19H, Le Cuvier à Artigues-près-Bordeaux
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Ce jeudi 2 février, la Chambre de métiers et de l'artisanat de la région Aquitaine, en partenariat avec le Conseil Régional, organisait la seconde édition des Assises régionales de l'artisanat en Aquitaine. Près de 300 professionnels ont répondu présent à ce rendez-vous, qui se déroule tous les deux ans. Au programme : table-rondes, conférences de personnalités, telles Luc Ferry, discours du préfet... Et, surtout des propositions, des idées pour sortir de la crise, destinées aux candidats aux présidentielles en cette année électorale.
"Le monde bouge, il est en pleine mutation. Mais des valeurs sûres, refuge, restent, comme celles de l'artisanat, axé sur la proximité", a déclaré Yves Petitjean, président de la Chambre régionale de métiers ce matin, en introduction des assises. "Dans un contexte pré-électoral, nous allons aussi faire passer des messages", a-t-il poursuivi, en rappelant que l'artisanat est la première entreprise de France. Ne serait-ce qu'en Aquitaine, l'artisanat représente 174 000 emplois directs et plus de 250 métiers. Mais, paradoxalement, si l'artisanat a une bonne image auprès des français, ces métiers ne sont pas valorisés et souvent considérés comme des voies de garage notamment au sein de l'Education nationale, a expliqué Antoine Monnin, directeur du Fonds national de promotion et de communication de l'artisanat. Un comble, alors que si l'on en croit une enquête TNS Sofres réalisé à l'été 2011, 75% des français se disent prêts à conseiller le métier d'artisan à leurs enfants. En outre, 47% des jeunes se disent prêts à travailler dans ce secteur. Autre problème, selon la même enquête, l'avenir de l'artisanat est jugé incertain par les professionnels du secteur eux-mêmes.
Le modèle de l'artisanat, une solution à la crise
En cette période de crise, pour assurer sa stabilité, l'artisanat met en avant son modèle de développement "durable" et plus humaniste. L'artisanat est un vecteur d'équilibre des agglomérations, des villes moyennes et des bourgs et constitue un élément de dynamisation du territoire rural. 31% de ses entreprises sont implantées en communes rurales. Un point de vue, appuyé dans l'après-midi par le philosophe, Luc Ferry, qui a prôné le "cercle vertueux de l'économie réelle et du modèle économique". En sept ans, en France, l'artisanat a créé 430 000 emplois salariés, soit 25% du total des emplois créés dans l'hexagone durant cette période. 200 000 apprentis sont formés aux métiers de l'artisanat chaque année. 80% d'entre eux ont un travail à l'issue de leur formation. A méditer pour les candidats aux présidentielles.
Nicolas César
Crédit photo : NC
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Organisé depuis plus de 15 ans à Paris, « Blaye au Comptoir » est l'évènement phare de l'Appellation d'Origine Contrôlée Blaye Côtes de Bordeaux. Le principe : s'associer avec les restaurants, bistrots et bars à vin pour amener les viticulteurs à la rencontre des clients et promouvoir leurs vins à travers des rencontres, dégustations et initiations. Pour les 5 ans de l'édition bordelaise de la manifestation, les jeudi 2 et vendredi 3 février, la formule ne change pas et permettra aux amateurs comme aux néophytes de (re)découvrir la richesse viticole du vignoble de Blaye tout en s'initiant à la dégustation. Un concept simple, basé sur la convivialité et le partage, qui met en valeur la qualité et la diversité des vins d'une AOC qui monte.
Petit ville située à 45 km au nord de Bordeaux et grande citadelle classée, Blaye demeure réputée pour son vaste domaine viticole de 6000 hectares et pour ses cépages uniques, en rouge comme en blanc, dont le Merlot, le Sauvignon blanc ou le Cabernet Sauvignon sont les plus fameux représentants. Membre de l'Union des Côtes de Bordeaux, l'AOC Blaye Côtes de Bordeaux est aujourd'hui la 7ème AOC la plus vendue de France. « Nos vins et notre appellation s'imposent de plus en plus comme le grand Bordeaux accessible » souligne Jean Lissague, Directeur des vins de Blaye.
Plus de 50 établissements associésSurfant sur le succès de sa production, Blaye Côtes de Bordeaux voit, chaque année, de nouveaux viticulteurs et restaurateurs s'associer à son évènement majeur, permettant aujourd'hui à « Blaye au comptoir Bordeaux » 5ème du nom de bénéficier d'un réseau de pl

us de 50 établissements partenaires. Restaurants, bistrots et bars à vins bordelais se mobilisent en effet pour montrer leur attachement et leur soutien à l'activité viticole de la région, très appréciée des girondins mais également des touristes. Ainsi, 4 nouveaux restaurateurs (Le Caillou du Jardin Botanique, La Bouch'en Rie, Alice Média Store et l'Hôtel Mercure) et 3 nouveaux viticulteurs (Château Frédignac, Château Coutril et Domaine du Cassard) se joignent cette année à la fête.
Le vin en s'amusantPour faciliter le travail pédagogique des viticulteurs et susciter l'intérêt du public, des sets de tables ludiques présentant les gestes, les termes et les codes de la bonne dégustation seront mis à disposition des clients en plus de l'expertise des viticulteurs présents dans les établissements. L'évènement la joue aussi « High Tech » grâce à un flash code présent sur tous les supports de communication (affiches, flyers) et invitant les Bordelais à se connecter à un site mobile pour savoir notamment quel est l'établissement partenaire le plus proche et comment y réserver une table. Avec ce dispositif, plus d'excuses pour bouder son plaisir et passer à côté de l'évènement en se privant d'un tel moment !
Informations sur l'évènement et liste des établissements associés sur :
www.blaye-au-comptoir.comImages : Blaye Côtes de Bordeaux
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