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Agriculture

La Coop Cerno, un opérateur sur le marché de la noix qui compte

Francis Landat, ancien président de la coop cerno et Fabien Joffre font découvrir l'entreprise à la préfète

La noix est l'une des rares productions qui ne connait pas la crise, malgré le gel de l'an passé. Illustration avec la coopérative Coop Cerno, installée à Cénac et-Saint Julien et qui vient de fêter ses 35 ans. Cette entreprise compte aujourd'hui avec ses filiales une cinquantaine de salariés pour un chiffre d'affaires de 36 millions d'euros (2017) dont 80 % sont réalisés à l'export. La coop Cerno récolte actuellement 3500 tonnes de noix chaque année, ce qui représente près de 30 % de la production départementale. Le bio représente 25 % et connait une forte progression des surfaces.

Cette semaine, la coopérative Coop cerno était à la fête à l'occasion de son 35e anniversaire. Yves Sardan, Francis Landat et Fabien Joffre, les trois présidents successifs ont fêté cette réussite jeudi autour de la préfète, du président du conseil départemental, des administrateurs et salariés. Cette aventure, qui est avant tout humaine, a débuté avec la grosse récolte de 1982. Il restait entre 40 et 60 tonnes de noix invendues aux producteurs. Au printemps 1983, neuf agriculteurs souhaitaient valoriser ce surplus. A l'époque, la noix n'intéressait pas grand monde et se vendait très mal. Les négociants n'en voulaient pas. Ils décident en juin 1983 de créer la coopérative avec un capital de 7500 francs.
En 35 ans, la coop Cerno est devenue une belle entreprise de près de 50 salariés pour un chiffre d'affaires de 36 millions d'euros. La direction table sur un chiffre d'affaires  pour 2018, de 38 millions d'euros dont 80 % sont destinés aux marchés étrangers. Coop cerno récolte actuellement 3 500 tonnes de noix chaque année, ce qui represente près de 30% de la production départementale dont 1 500 tonnes qui peuvent prétendre à l’Appellation d'origine contrôlée "noix du Périgord", créée en 2002. 

Forte demande du marché

Aujourd'hui, c'est une production principale pour de nombreuses exploitations du Sarladais qui se sont peu à peu spécialisées, grâce à un prix d'achat au producteur d'environ 3 euros par kilo. La plus-value de l'AOC est minime (environ 2 centimes du kilo) mais elle protégera les producteurs périgourdins en cas de crise. Actuellement, le marché est dopé par une forte demande, notamment des pays du Sud de l'Europe. Sur 500 producteurs que compte la coopérative, 85 % sont périgourdins. Les surfaces en bio représentent 25 % du total et enregistrent une forte progression grâce aux aides au conversion. Engagée  dans la démarche bio depuis 1997, Coop Cerno est le leader national de la noix bio. Le groupe s'articule autour de trois unités : une usine dédiée à la noix en coques à Cénac, une usine dédiée au cerneaux à Cénac et une unité de cassage de noix en Moldavie.  Depuis l'origine, Coop Cerno participe à la relance et au développement de la filière noix en Périgord noir et plus largement dans le Sud Ouest de la France. Plus de 80% des noix de Coop-Cerno sont exportées, notamment vers l'Espagne, le Portugal, l'Italie et l'Allemagne. Ce sont des pays gros consommateurs de noix. En Sarladais, bon nombre d'agriculteurs ont abandonné le tabac au profit des vergers de noyers avec la variété Franquette ou granjean. De nouvelles variétés apparaissent, plus productives, comme la Fernor, une création de l'Inra de Bordeaux. 

La Coop cerno est spécialiste européen du cerneauSpécialiste du cerneau

 La filiale Cerno SAS commercialise près de 3000 tonnes de  noix sèche issue des producteurs adhérents et expédie 4000 tonnes de cerneaux de noix dont une partie est importée. "Au fil des ans, nous avons acquis un véritable savoir-faire sur le cerneau. C'est devenu un métier spécifique.  Nous sommes devenus le premier faiseur du cerneau européen. La demande du marché est en forte croissance. Nos clients sont l'industrie agroalimentaire, des grossistes, des acteurs de la patisserie industrielle. On travaille à la demande du client industriel. Ce sont des gros marchés. On ne peut pas se louper," explique Jean-Pierre Tuneau, le directeur général qui fut le premier salarié.  Il cherche à diversifier ses approvisionnements Les perspectives sont bonnes : la noix est un produit végétal à la mode, riche en oméga 3. Le groupe espère dépasser 4000 tonnes de collecte d'ici quelques années. Chaque année, de nouvelles plantations viennent s'ajouter aux anciennes, mais il faut attendre en moyenne 7 à 8 ans pour que les nouveaux vergers entrent en production.

Claude-Hélène Yvard

Photo: Yvard Claude-Hélène

Publié le 17/06/2018

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