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Métropole

Future piscine du Pinsan : le grand plongeon prévu pour mai 2019

Future piscine du Pinsan

L’ouverture est donc prévue pour le printemps prochain. Commencé en octobre 2017, le chantier de la future piscine du Pinsan à Eysines, dessine déjà les contours de ce nouvel équipement moderne, qui comprendra deux bassins, une pataugeoire et un espace bien être. Situé dans l’espace naturel du Pinsan, ce projet a été réalisé en partenariat avec la ville voisine du Haillan et vise à accueillir 200 000 personnes par an à terme, contre 50 000 cette année. Un choix de gestion intercommunale qui a séduit les principaux intéressés, notamment le comité départemental de natation qui devrait organiser prochainement des compétitions dans le nouveau bassin.

C’est un fait, l’agglomération de Bordeaux Métropole manque encore de piscines, notamment pour accueillir les compétions sportives de natation. Sur le territoire métropolitain, on comptabilise en moyenne une seule piscine pour 38 277 habitants (soit 20 piscines pour 28 communes). Pour Christian Pierrat, président du BEC de natation et membre du comité départemental de natation, « il est difficile de trouver des équipements adaptés aux compétitions sur le territoire et cela devient impossible lorsque qu’il y a des délégations de service public ». Ici, pas de délégation. La future piscine du Pinsan continuera d’être gérée, à la fois par la commune d’Eysines, et la commune du Haillan. « C’est une bonne chose, d’autant plus que nous avons besoin de piscines dans l’agglomération pour organiser des compétitions ». Une entente et un partenariat public donc, qui a facilité l’adhésion de l’ensemble des utilisateurs : associations, clubs et nageurs.

Des tarifs inchangés à l’ouverture

Le budget total de l’opération s’élève à 10,9 millions d’euros. Il sera financé par la commune d’Eysines à hauteur de 2 millions d’euros et par la commune du Haillan à 1 million d’euros. Pour l’instant, les tarifs d’entrée seront les mêmes qu’aujourd’hui. Si revalorisation il y a, la maire d’Eysines, Christine Bost, confirme sa volonté « de rester parmi les piscines les moins chères de la métropole ». Le prix d’entrée pour les résidents est fixé à 2,40€ en plein tarif, 1,30€ pour les moins de 18 ans et à 3,60€ pour les non-résidents. En comparaison, le prix d’entrée des piscines sur Bordeaux-Centre s’élève à 3,45€ pour les résidents et 4,95€ pour les extérieurs. Si cette nouvelle piscine se veut accessible, elle devrait ainsi accueillir plus de classes scolaires. Selon les estimations, elle pourrait accueillir 36 classes haillanaises au lieu de 12 actuellement et 76 classes eysinaises au lieu de 44.  

Le nouveau bassin principal, disposera de 6 lignes de 25x15m (4 lignes de 25x10m pour le bassin actuel) et sera orienté vers la pratique sportive et ludique. Un autre bassin de 150m² servira à l’apprentissage (modulable en 3 couloirs) et sera principalement utilisé pour les écoles et l’entraînement. Enfin, une pataugeoire de 40m² sera mise à disposition des plus petits. L’espace bien-être comprendra un sauna, des banquettes chauffantes ou encore des jets massant.  Autres caractéristiques de cette restructuration, des locaux plus modernes pour le personnel et les associations, un accès aux vestiaires repensé, des gradins démontables pour les compétitions, des plages minérales autour des bassins pour faciliter la circulation des usagers et une mezzanine offrant une vue panoramique sur les bassins et le parc naturel du Pinsan. L’accessibilité aux piscines sera aménagé pour les personnes handicapés et à mobilité réduite.

Quid de la question écologique ?

Atteignant une surface totale d’environ 2500 m², le nouveau complexe disposera d’une capacité de stockage plus élevée, essentielle pour la récupération d’énergies renouvelables. Toujours en service malgré le chantier, la piscine actuelle, vieille de 41 ans, sera utilisée pour le traitement des eaux réutilisables (usages techniques comme le lavage de filtres, arrosages, toilettes…). L’objectif est de récupérer la plus grosse quantité d’eau possible pour minimiser les coûts et l’impact environnemental. Entièrement vitré à l’est et au sud, le nouveau bâtiment profitera de la lumière extérieure pour éclairer et réchauffer l’intérieur. 80% de la chaleur sera produite par une chaufferie biomasse au bois. Toutefois, ce projet a été réalisé selon une démarche HQE (Haute qualité environnementale), qui n’est pas un label public français, mais plutôt un ensemble d’objectifs environnementaux à respecter. Cette démarche HQE est parfois critiquée pour son manque de lisibilité et sa proximité avec l’AIMCC, le syndicat des fabricants des produits de construction.

Nicolas Laplume

Photo: Sébastien Ladeuix

Publié le 04/07/2018

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