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Métropole

Bordeaux : une panne informatique stoppe le tramway

De g. à d., Hervé Lefèvre, directeur général de Kéolis, Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole et Christophe Duprat, vice-président en charge des transports ont fait un point sur la panne informatique qui a immobilisé le réseau

Une panne informatique majeure paralyse le réseau de tram de la métropole bordelaise depuis, ce lundi 3 décembre, aux environs de 19h15. Elle a été identifiée par les équipes de Kéolis, l’exploitant du réseau, dans le courant de la nuit. Il s’agirait d’un commutateur défaillant, qui empêcherait la transmission de données pour l’exploitation du tram. Une panne rare, c'est la première fois qu'elle se produit depuis la mise en place du réseau de tramway à Bordeaux en 2003. Elle a obligé tous les trams à rentrer vide et à petit vitesse dans leurs dépôts respectifs. Ce matin, Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, Christophe Duprat, vice-président de BM en charge des transports, Hervé Lefèvre, directeur général de Kéolis ont organisé un point d’information pour éclaircir la situation. La circulation du tram reprenait en fin de matinée rive droite avant un retour vers une exploitation totale d’ici le début d’après-midi.

A l’arrêt. C'est la situation dans laquelle se trouve le réseau de tramway de la métropole bordelaise. C’est le cas depuis, lundi 3 décembre à 19h15. Ce qui a bien évidemment rendu difficile les déplacements et la circulation des voitures aussi bien en centre ville qu’en périphérie. Tout cela est dû à une panne informatique géante. « Concrètement les conducteurs de tramway conduisaienit à l’aveugle. Il n’y avait plus de communication possible entre le poste de commande centralisé et les conducteurs. Les trams n’étaient plus visibles. Il n’y avait plus de signalisation, plus aucune supervision de l’alimentation du réseau. Voilà pourquoi il a fallu arrêter complètement l'exploitation du réseau », explique Hervé Lefèvre, directeur général de Kéolis, l’exploitant du réseau de tramway dans la Métropole. 
Les arrêts de tramway étaient déserts ce mardi 4 décembre. La reprise du trafic devrait se faire progressivement d'ici le début d'après-midi.
 
Le tram ne circule plus mais des bus de substitution ont été mis en route avec une fréquence de tous les quarts d’heure. Une panne qui a également un impact sur le réseau du bus. Les véhicules ont été prélevés sur les lianes, donc il y a moins de dessertes à prévoir sur ces lignes également. « Il n’y a plus un bus au dépôt, confie Christophe Duprat, vice-président de la Bordeaux Métropole en charge des transports. Je suis allé au PC de Kéolis, ce matin, certaines équipes et techniciens n’ont pas dormi de la nuit pour tout remettre en marche. »
 
Une reprise progressive
Quant à la panne, elle a été identifiée vers 3 heures du matin par les équipes techniques sur le pied de guerre durant toute la nuit. « Il a fallu reprogrammer et restabiliser le réseaux vers 5 heures du matin. Relancer un tel système d’exploitation ça prend du temps. Il faut le faire progressivement car vous imaginez bien qu’il tourne 24h/24 et qu'il y a énormément d’informations à reprogrammer. » C’est un boîtier de jonction fibre optique qui est défaillant. La pièce sera changée dans la semaine. En attendant, Kéolis relance peu à peu les tramways. Tout d’abord il a fallut effectuer des premiers essais sur la ligne A, entre Galin vers Buttinière. « Si tout se passe bien, la reprise devrait se faire progressivement sur l’ensemble du réseau. » Un retour à la normale est espéré du côté de Kéolis d’ici le début d’après-midi. « Cette panne est informatique, elle n’est pas liée à l’usure du réseau. » conclut Hervé Lefèvre.
 
 " Au mauvais moment"
« Cette panne technique arrive au plus mauvais moment, commente Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole. Mais c’est la première fois qu'elle se produit en 15 ans de fonctionnement du réseau. Je remercie M. Lefèvre et les équipes qui sont parvenus à trouver la solution et qui se sont mobilisés toute la nuit. » Le maire en a profité pour commenter l’actualité. «  Pour ma part, je suis prêt à écouter et à recevoir une délégation de gilets jaunes. Il faut que le président de la République et que le gouvernement réagissent à ce malaise qui résulte d’inégalités. » Il est prêt à écouter mais condamne les rassemblements qui dégénèrent et espère qu’il n’y en aura pas le week-end prochain, dans ce climat de tension. 

Julien Privat

Photo: Aqui.fr

Publié le 04/12/2018

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