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Agriculture

Maïsadour : résultat net en hausse et cession des magasins Gamm'Vert

Maïsadour

Après trois années difficiles dues à la crise aviaire dont une année de convalescence, et malgré une baisse du chiffre d'affaires à 1,312 Mds€ (-1,8%), le groupe coopératif landais aux 8.000 agriculteurs et 5.439 salariés, a renoué, sur cet exercice, avec un résultat net frôlant les 10 millions d'euros (9,3M€, +94% par rapport à 2017. Il était de -22M€ en 2015-2016). Désormais, « nous voyons l'avenir avec plus de confiance », selon le DG Philippe Carré qui repense croissance et développement avec une feuille de route à 2026, année des 90 ans de la Coopérative Blé des Landes (devenu Maïsadour en 1975).

« On est à une période charnière après avoir éteint pas mal d'incendies », a souligné M. Carré devant la presse avant l'Assemblée générale à Saint-Pierre-du-Mont (Landes) : des foyers de perte ont été éliminés (avec notamment la cession d'une activité de poissons frais à Boulogne-sur-Mer), et « on s'est renforcé sur nos cœurs de métier, semences et gastronomie ».
La grosse nouvelle de la journée a été l'annonce de la cession effective au printemps 2019 de 80% des magasins Gamm'Vert (29 sur 35) à son masterfranchiseur Invivo, une opération qui, assure Maïsadour, « garantit le maintien de la totalité des emplois et la préservation du maillage territorial ». En parallèle, un projet de fusion avec la coopérative Périgord Aviculture (120 éleveurs, 18,5M€ de CA en 2017-2018) devait être acté par l'AG afin de renforcer la position de numéro 2 français en volailles label (15 millions de têtes), a annoncé Michel Prugue, président de Maïsadour.
Circuits-courts et développement à l'international« Ces deux opérations parachèvent le redressement du groupe », a fait valoir M. Carré. De quoi repasser à une phase de développement, avec, entre autres, 13,5M€ investis à Condom pour améliorer l'unité d'abattage et de conditionnement de poulets standards, et des perspectives à l'international : sur le poulet et le jambon en Allemagne, ou les semences en Ukraine, Russie, en Afrique (création d'une filiale au Burkina Faso) ou en Asie.
Maïsadour, qui vient de modifier son logo pour « porter les ambitions du groupe », poursuit aussi son tournant bio, dédiant notamment deux usines de nutrition animale à ce secteur en forte croissance. Le groupe continue également à s'adapter aux attentes des consommateurs, sur plus de bio (saumon fumé...), de traçabilité et de circuits-courts. Ainsi, devrait se décliner au premier trimestre 2019 à Paris intra muros, son concept de magasin « En direct de nos producteurs » (déjà présent à Aire-sur-Adour, Saint-Sever et Saint-Pierre-du-Mont), amené à se lancer aussi sur internet avec livraison à domicile pour Noël. Une période festive que Maïsadour ne peut pas se permettre de rater. Or, la crise autour des Gilets Jaunes dont les blocages l'ont déjà contraint à interrompre de façon temporaire la production, l'inquiète pour le transport de ses produits. Le 7 décembre, date de la prochaine manifestation prévue, « c'est le pic de la saison pour nous, relève M. Prugue, il faut arriver à livrer et que les gens aient les foies gras et volailles de fêtes dans les magasins ». « Encore un week-end de barrages et nous perdrons des débouchés », prévient M. Carré.

Julie Ducourau

Photo: JD

Publié le 04/12/2018

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