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Spécial

« Pour s’installer, faut pas lâcher ! » Benjamin Rode jeune agriculteur nouvellement installé

Benjamin Rode

Du 1er au 11 juin prochain, le Parc des Expositions de Bordeaux accueille le salon de l’agriculture Nouvelle-Aquitaine. Dans ce cadre-là, le vendredi 7 juin, la Chambre d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine en partenariat avec Aqui.fr organise une Journée Transmission-Installation. A ce titre, des agriculteurs viendront témoigner de leur expérience. Parmi les nouveaux installés en Nouvelle-Aquitaine figure Benjamin Rode, 22 ans, éleveur et producteur en grandes cultures au sein du GAEC L’Unité Verte en cogérance avec Adrien Teyssedou à Gavaudun en Lot-et-Garonne… Rencontre…

Tout petit déjà, Benjamin Rode savait qu’il deviendrait éleveur. « A la maison, j’ai grandi avec les vaches mon père étant propriétaire d’un troupeau à Blanquefort-sur-Briolance ». Logiquement donc à l’adolescence, il suit un enseignement au lycée agricole de Sainte-Livrade-sur-Lot. Son CAP en poche, il continue vers un BAC Pro. Durant ces cinq années, il réalise son apprentissage au sein de l’EARL La Garenne au lieu-dit « La Grange » à Gavaudun auprès d’Adrien Teyssedou. Et c’est en 2ème année de Bac Pro que ce dernier lui propose de s’installer avec lui en GAEC. « C’est vrai que je me voyais bien m’installer en élevage, mais plutôt seul. En fin de compte, c’est pas mal d’être à deux, le travail est moins fatigant, nous pouvons nous relayer et, ainsi, profiter un peu de nos week-ends et de nos congés », avoue le jeune éleveur.

La motivation, la clé pour s’installer
Afin d’accueillir Benjamin Rode, l’EARL La Garenne s’est transformée en GAEC forte d’un capital de 131 100 €. Par l’assemblée générale du 28 février dernier, les associés de l'EARL La Garenne ont décidé à l'unanimité l'agrément et la nomination en qualité de cogérant de Benjamin Rode, la modification de la dénomination sociale de la société devenue L’Unité Verte puis la transformation de l'EARL en GAEC, dotée donc de nouveaux statuts à compter du 1er mars. C’est ainsi qu’Adrien Teyssedou et Benjamin Rode ont été nommés cogérants pour une durée non limitée.
Mais avant d’épouser cette fonction, Benjamin Rode a dû se former. « C’est vrai qu’il faut s’accrocher car il y a beaucoup de papiers à faire et à remplir. Pour s’installer faut pas lâcher ! Mais quand la motivation est là, le reste suit naturellement ! » Ce dernier a ainsi suivi une formation de deux jours et demi au sein de la Chambre d’agriculture de Lot-et-Garonne en novembre. Une formation qualifiée de « pertinente » par ce néo-installé car « des acteurs comme le Crédit agricole et la SAFER sont présents afin de nous aiguiller sur les démarches à entreprendre. Egalement, j’ai pu échanger avec d’autres agriculteurs ce qui permet d’enrichir les réflexions sur sa propre installation ».

Vers un agrandissement de l’exploitation
Au sein du GAEC L’Unité Verte, les deux agriculteurs élèvent donc cent mères Blondes d’Aquitaine, et commercialisent différentes catégories de viandes : du broutard au veau rosé, en passant par le veau sous la mère, la génisse et la vache de réforme. Des produits vendus par exemple pour les veaux rosés en Intermarché et pour les vaches de réforme auprès d’un boucher local chez qui « nous pouvons mieux maîtriser nos prix, car avec les coopératives c’est plus compliqué ! » Mais ils cultivent également du blé, du maïs, du tournesol et du soja sur 170 hectares de SAU situés sur des terres de Salles, Monségur et Gavaudun. Un atelier fruits et légumes est également érigé avec notamment la production de melons l’été. Aujourd’hui, Benjamin Rode se dit épanoui même s’il n’exclut pas de s’agrandir un jour. « L’intervention de la SAFER lors de ma formation à la Chambre fut très intéressante dans ce sens-là car elle nous a parlé de foncier et des possibilités d’acquisition ». A l’heure actuelle, ce dernier n’a pas trouvé de terre mais compte bien en acquérir. A l’heure où nombre de ses homologues éleveurs mettent la clé sous la porte, lui, à 22 ans, croit en l’avenir. Optimiste, malgré la concurrence étrangère, il croit en « la clientèle française [qui] prend de plus en plus conscience de l’importance de la qualité du produit. »

Sybille Rousseau

Photo: BR

Publié le 15/05/2019

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