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Métropole

Bordeaux: Face à la crise, l’IBoat se réinvente

L'IBoat est installé dans le Bassin n°1 des Bassins à Flot

Le quartier des Bassins à Flots n’est pas le seul à changer de peau. L’IBoat, institution bordelaise de la musique électronique et acteur culturel majeur du territoire, a bien l’intention de se transformer, lui aussi. N’ayant pu fêter son neuvième anniversaire en septembre, à cause de la crise sanitaire, la direction de l’IBoat a décidé de diversifier un peu plus son activité, à l’image d’un nouvel espace qui verra le jour le 15 octobre prochain.

Edit post annonce du confinement : l'IBoat et Blonde Vénus ont fermé leurs portes au minimum jusqu'au 2 décembre.

« Plutôt que nous enfermer dans un tourbillon de pessimisme, nous avons préféré créer un nouveau lieu ». Le directeur artistique de l’IBoat Benoît Guérinault résume ainsi le premier projet pour un « Iboat 2.0 ». Fermé pendant plusieurs mois, Covid oblige, et face à un écosystème culturel français dans une situation critique, la direction du bateau a passé la période de confinement à chercher des solutions pour se relancer.

L’établissement bordelais a donc fait le choix d’évoluer avec un mot d'ordre : transformation. « En arrivant en 2011, nous avons pris un engagement en faveur de la réhabilitation », reprend Benoît Guérinault. Ainsi, après quarante années de services comme ferry de Fromentine à l’Île d’Yeu (85), le Vendée est devenu l’IBoat en 2011. Aujourd’hui, d’autres chantiers arrivent à leur terme.

Blonde Venus : le petit cabaret étonnant

Parmi ces travaux, la réhabilitation d’un monument de la culture populaire des dernières décennies : le bal monté. Nés dans les années 30, ces petits chapiteaux forains ont petit à petit évolué pour devenir les premières discothèques dans la décennie 70 avant de laisser leur place aux boîtes de nuit en dur. « Aujourd’hui, très peu de bals montés sont en activité », reprend Benoit Guérinault. Justement, l’IBoat vient d’en installer un à une trentaine de mètres du bateau. Il s’appelle Blonde Venus et ouvre du mercredi au dimanche à partir du 15 octobre.

Dans les grandes lignes, Blonde Venus est un bâtiment hybride, qui tire son nom du film éponyme de 1932 avec Marlene Dietrich. Le cinéma justement y aura la part belle, avec des programmations ciné-club et ciné-concerts – projections de films dont la bande originale est réalisée en direct dans la salle. Des concerts sont également prévus. Le premier se déroulera le vendredi 16 octobre avec l’homme orchestre espagnol Hombre Lobo Internacional.

Un concept saisonnier pensé avec les normes sanitaires

Blonde Venus abritera également des bals, quand la situation sanitaire le permettra, ainsi que plusieurs projets de vie de quartier (lotos, jeux de cartes, quizz…) ou associative avec un espace de restauration et de bar à l’intérieur. « La programmation et la jauge (une centaine de personnes assises) ont été adaptées aux contraintes sanitaires. Nous ouvrons ce lieu dans une période complexe mais nous avons besoin de retrouver de la convivialité », explicite Benoît Guérinault.

L'intérieur de Blonde VénusL'intérieur du bal monté Blonde Venus ©Iboat

 

Autre aspect de Blonde Venus : la saisonnalité. De septembre à mai, le bâtiment sera dédié à la scène et au spectacle vivant. Pendant la période estivale, les murs du chapiteau seront retirés pour faire de l’établissement une guinguette. « Nous voulons faire de Blonde Vénus un environnement particulier où on aime se retrouver », précise le directeur artistique de l’Iboat. Le chapiteau est accessible sans réservation dans les limites de la jauge et hors programmation.

Du neuf également à bord

Ce premier projet de « l’IBoat 2.0 » est un gage de renouvellement de l’offre culturelle de l’établissement, mais il n’est pas le seul. Autre engagement de ce chantier : réinventer le bateau. Ainsi, le pont principal et le pont supérieur de l’IBoat vont également faire peau neuve. Le pont supérieur deviendra « Le Vogue » : un espace de restauration aux fortes influences années 30, ouvert la journée en service continu de 10h à minuit.

Pour marquer ce changement, la direction de l’IBoat a recruté une cheffe de cuisine. « On retrouvera sur la carte des consommés de bouillons, produits marins, locaux et quelques plats anciens remis au goût du jour », précise Corinne Bauer, directrice d’exploitation de l’IBoat. Du côté du pont principal, la cantine de l’IBoat va devenir un bar, « à l’ambiance très différente du restaurant », éclaire Corinne Bauer. Les espaces restauration et bar du bateau ouvriront à la mi-novembre.

Yoan Denéchau

Photo: IBoat

Publié le 14/10/2020

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