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Métropole

Pessac : Un chantier éducatif dans la forêt du Bourgailh

Franck Raynal, maire de Pessac, qui inaugure la mare de la forêt du Bourgailh

La ville de Pessac a inauguré, mardi 13 octobre, sa première mare à la forêt du Bourgailh. Un chantier qui a eu lieu du 28 septembre au 2 octobre 2020. Ce travail a associé l’écosite du Bourgailh, Action jeunesse (association de prévention spécialisée), l’Aipac (structure d’insertion), la Ville et Bordeaux Métropole.

Commençons par le commencement ! Cette mare a été initiée par un plan de gestion écologique de la foret du Bourgailh. « Parmi les actions de ce plan de gestion, il y avait la réalisation de plusieurs mares, 5 au total. Le but était aussi de travailler avec les acteurs locaux, c’est pour ça que l’écosite, avait été fléché comme acteur principal », explique Jérémie Landreau, adjoint au Maire délégué à la transition écologique et président de l’association de l’écosite. Le but de ces mares est de restaurer et maintenir la fonctionnalité des habitats favorables à la conservation des espèces remarquables. Cette mare de 20-30m2 a été conçue uniquement à la main, made in Pessac. Le chantier a été financé par la DDSU (Direction du Développement Social et Urbain) à hauteur de 4403 euros (encadrement technique, matériel, contrat jeunes).

 La mare de la salamandre

La mare de la salamandre 

Après une petite traversée de la forêt du Bourgailh, entre deux nuages de pluie, Franck Raynal, maire de Pessac, coupe symboliquement le ruban d’inauguration de la mare. Qu’en est-il de ce projet? La mare est faite sur plusieurs niveaux, pour accueillir différents types de végétation. Il est important de souligner que la mare sera uniquement alimentée en eau de pluie et le ruissellement. Pendant la première année, aucune introduction végétale ne sera faite par l’association de l’écosite. « Il s’agira dans un premier temps d’observer comment la nature va réagir », souligne Antony Phan, initiateur et coordinateur du projet. Pour la petite anecdote, la mare porte le nom de « mare de la salamandre » parce que Mohammed Aribi, éducateur spécialisé, en a trouvé une lors des travaux.

Un chantier éducatif

Linda Zaidi, éducatrice spécialisée AJP, Philippe Roux directeur d'AJP et Mohammed Aribi éducateur spécialisé AJP

La création de la mare a en effet été réalisée dans le cadre d’un chantier éducatif coordonné par le CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) en lien avec l’écosite du Bourgailh. « L’un des objectifs du CLSPD est de favoriser l’articulation entre la politique de prévention de la délinquance et de tranquillité publique et la politique d’insertion et d’emploi. Un certain nombre d’outils sont ainsi mis à la disposition des travailleurs sociaux de proximité (éducateurs, animateurs) afin de favoriser l’inscription des jeunes et jeunes adultes dans un parcours en amont et vers l’insertion », explique Stéphane Bellet, coordinateur du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance. Deux jeunes ont participé à ce chantier, âgés de 16 et 18 ans, venant des quartiers de Châtaigneraie et Haut-Livrac, ills ont fait l’objet d’un double encadrement tant technique qu’éducatif. 

« Réapprendre à travailler en équipe, se lever »

Un travail qui s’est fait dans la bonne humeur et avec une bonne cohésion d’équipe. « Ce que les jeunes ont retenu, c’est sortir de leurs quartiers et surtout réapprendre à travailler en équipe, se lever », souligne Linda Zaidi, éducatrice spécialisée en prévention spécialisée à action jeunesse Pessac (AJP).« Ils ont pris énormément de plaisir à se rendre utile, et nous ça nous a permis de redécouvrir ces jeunes », poursuit-elle. Les deux adolescents retiennent leur contribution apportée à la nature. Pourtant bien loin de cela, parce que leurs difficultés les en éloignent, ce chantier les a marqué. « En fin de journée, l’un des deux jeunes s’est levé avant que l’on parte, il a regardé et je vous promets qu’à ses mots et à son regard, il n'en revenait pas. Il s’est dit « c’est pas moi qui aie participé à ça », ça voulait tout dire », rapporte Mohammed Aribi, éducateur spécialisé.

Mélanie Philips

Photo: Aqui.fr

Publié le 14/10/2020

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