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Politique

Contournement de Marans : enfin un coup d’accélérateur déterminant

Sylvie Marcilly aux côtés de Catherine Desprez, maire de Surgères et première vice-présidente du Conseil départemental de Charente-Maritime

A peine élus à la tête de leur département respectif il y a un an : Sylvie Marcilly en Charente-Maritime et Alain Leboeuf en Vendée se mettaient d’accord pour concrétiser, enfin, le contournement de Marans avec la création, non pas d’une autoroute, mais d’une route départementale de deux fois deux voies. Sylvie Marcilly franchit un pas supplémentaire vers cette réalisation avec une déclaration d’intention de travaux qui a été saluée par l’ensemble de l’assemblée départementale fin juin.

Le contournement de Marans, c’était l’Arlésienne. Une Arlésienne qui durait depuis 50 ans. Explications : la commune de Marans située en Charente-Maritime est le passage obligé entre la Charente-Maritime et la Vendée. Aujourd’hui, la commune est traversée par 15 000 véhicules par jour, dont une majorité de poids lourds qui circulent et traversent la petite commune même la nuit. Entre le bruit permanent, la pollution, la dangerosité et les fréquents bouchons en été, c’est peu dire que les Marandais ont pris leur mal en patience. Longtemps, Dominique Bussereau, ex ministre et ancien président du Conseil départemental de Charente-Maritime a défendu le projet de création d’une autoroute pour contourner la petite ville, mais l’Etat ne lui a jamais emboité le pas, alors que le projet a pourtant été près d’aboutir à plusieurs reprises.

Une départementale de deux fois deux voies

Faute d’autoroute, Dominique Bussereau avait mis sur les rails un projet de route départementale de deux fois deux voies, avant de prendre sa retraite politique en juin 2021. Et c’est un des premiers dossiers auquel sa successeuse Sylvie Marcilly s’est attelée pour marquer d’emblée sa détermination et sa volonté d’action dans le début d’exercice de son mandat. En rencontrant et en se mettant d’accord avec son homologue vendéen Alain Leboeuf à l’automne 2021, la présidente de la Charente-Maritime marquait rapidement des points. Les deux élus se sont assurés qu’ils auraient le soutien notamment financier de l’Etat sur cet épineux dossier. Au moins sur le papier…

Lors de la session d’été du Conseil départemental de Charente-Maritime, Sylvie Marcilly a présenté à l’assemblée départementale une déclaration d’intention de travaux. « Pour le moment je n’ai aucun retour de l’Etat par rapport à son engagement mais cette déclaration d’intention, c’est aussi pour dire que nous sommes prêts, que nous y allons, que nous n’attendrons pas plus longtemps ».

Un chantier de 60 millions d’euros au total

Une première étude sera confiée à un cabinet à l’automne 2022, pour un montant de 4 millions d’euros. « Il y a les aspects paysagers, les aspects techniques, hydrauliques, environnementaux, les franchissements de cours d’eau et les études archéologiques qu’il faudra réaliser avant le début du chantier ». Les premiers coups de pioche, une fois ces étapes franchies, pourraient être envisagés en 2026. Le coût total des travaux s’éléverait à un peu plus de 60 millions d’euros.

Cette déclaration d’intention de travaux a été présentée aux conseillers départementaux lors de la session d’été de l’assemblée pour obtention de leur approbation. Elle a été unanimement saluée, à gauche comme à droite, au centre et chez les élus écologiques.  Le projet fait consensus. Il est même plébiscité.

Virginie Valadas

Photo: Virginie Valadas

Publié le 05/07/2022

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