Politique | Alain Juppé appelle la droite à ne pas se désunir
31/03/2011 |
Après la défaite d'Anne-Marie Cazalet dimanche soir sur le canton de Bordeaux II face à Michèle Delaunay et la montée du PS... et du FN à l'issue de ces cantonales, la réaction d'Alain Juppé, maire de Bordeaux et numéro 2 du gouvernement était très attendue. D'autant, qu'à l'heure où Nicolas Sarkozy est de plus en plus contesté à l'UMP, il incarne l'alternance gaulliste, avec François Fillon.
Alain Juppé a commencé la conférence de presse en début d'après-midi à la mairie en commentant les résultats des élections cantonales au niveau local. "En Gironde, c'est le statut quo", a souligné le patron de l'UMP en Gironde. "Anne-Marie Cazalet a failli créer la suprise face à une parlementaire soutenue par l'ensemble de l'appareil socialiste dans un secteur difficile", a-t-il ajouté. Le PS girondin estime, pour sa part, que cette défaite sur le canton de Bordeaux II est aussi en quelque sorte son échec, puisqu'il s'était lui-même fortement engagé pour soutenir sa candidate. Mais, c'est surtout le plan national qu'Alain Juppé était attendu. Le numéro 2 du gouvernement a lancé un appel au rassemblement à droite. "On sait où les dissensions entre le RPR et l'UDF nous ont menés en 1981 et 1988", a rappelé le fondateur de l'UMP. Le ministre des Affaires étrangères a mis en garde contre une division de l'UMP qui selon lui "serait porteuse d'échec". "J'appelle tous les amis de la famille majoritaire à faire prévaloir l'intérêt général", a-t-il déclaré.
L'UMP doit mieux répondre aux préoccupations de nos concitoyens
Par ailleurs, Alain Juppé a insisté sur le besoin "d'accentuer nos efforts pour mieux répondre aux préoccupations de nos concitoyens". "Il est incontestable que dans l'opinion les questions de sécurité se posent. Peut-être pas dans notre département et dans notre ville, mais elles restent une préoccupation dominante dans beaucoup de villes. Cependant, ces deux sujets n'épuisent pas les préoccupations des français". "Les questions d'emploi, des enfants qui arrivent en âge de travailler, du pouvoir d'achat doivent être prioritaires dans les préoccupations nationales. C'est ce que nous nous emploierons à faire dans les prochains mois et les prochaines semaines", a-t-il ajouté. En outre, selon Alain Juppé, "le taux d'absention qui a battu des records historiques montre d'une part le désintérêt pour les institutions départementales" et "justifie la modification du mode de scrutin" avec en 2014 l'élection de conseillers territoriaux qui retiendraient "davantage l'intérêt de nos concitoyens". Cette forte abstention (55,15%) "manifeste aussi une insatisfaction populaire dont il faut tenir compte", a-t-il ajouté reconnaissant "une percée incontestable" du Front national.
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