Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

19/05/19 : Le gros incendie qui s'est déclaré samedi à Bordeaux dans le parking des Salinières a mobilisé plus de 100 pompiers et 50 véhicules, nécessité l'évacuation des riverains et va avoir pour conséquence l'interruption de trafic sur la ligne C du tramway

19/05/19 : Vienne : avec les problèmes informatiques rencontrés par Parcours'sup, l'université de Poitiers assure que tous les postulants dans les filières qui ne sont pas en tension seront acceptés à la rentrée prochaine.

18/05/19 : Vinexpo Bordeaux fait le bilan : 650 participants à son symposium d'experts sur le climat, 2300 "rendez-vous qualifiés" pendant le salon mais une forte baisse du nombre de visiteurs, "de l'ordre de 30%".

17/05/19 : Venue en éclaireuse à Espelette en ce jeudi, Brigitte Macron devrait précéder le chef de l’État, Emmanuel Macron en visite à Biarritz ce vendredi où il rencontrera le préfet et des élus dont Michel Veunac, le maire de Biarritz en préparation du G7.

16/05/19 : Un comité de lignes TER ouvert aux usagers se tient le 20 mai à 18h à la mairie de La Réole. La ligne Bordeaux-Agen y sera étudiée à la loupe: trafic, régularité, qualité des services, travaux, etc.+ d'info

16/05/19 : À quelques jours des élections européennes, l'association Voix Publique(s) et le CRIJ Nouvelle-Aquitaine mettent l'Europe en procès pour une soirée ludique le 21 mai à 18h30 au CRIJ de Bordeaux. "Pour ou contre l'Europe, venez témoigner!" + d'info

16/05/19 : Le candidat LR aux Élections Européennes François-Xavier Bellamy sera présent le 23 mai prochain 19h à Marans (17) en compagnie du député LR Christian Jacob, et de deux autres candidats LR aux Européennes, Christina Soroni et David Labiche.

15/05/19 : Niort : l'agglomération vient d'inaugurer de la nouvelle Pépinière d’Entreprises du Niortais située dans des anciens locaux du Credit Agricole, plus de 300m2 dédiés au coworking, 20 bureaux et des possibilités d’accueil événements sur 1000m2.

15/05/19 : Le 24 Mai, 180 choristes interpréteront le Magnificat de Jean-Emmanuel Filet, et le Credo pour 6 voix d’Alexis Duffaure, écrits pour chœur, orgue, cuivres et cloches. Deux créations mondiales, commandes de la Maîtrise de Bordeaux.+ d'info

14/05/19 : Le Conservatoires des Espaces Naturels organise en ce moment des inventaires d'amphibiens dans les mares de communes du nord de la Gironde. Pour l'aider dans sa mission, il lance un appel à bénévoles ayant des compétences naturalistes... ou non!+ d'info

13/05/19 : La sprinteuse talençaise Maroussia Paré est devenue Championne du Monde de relais 4 x 200m ce dimanche 12 mai avec l'Équipe de France d'athlétisme. La Coupe du Monde des Relais se déroulait à Yokohama, au Japon.

09/05/19 : Le musée Despiau-Wlérick à Mont-de-Marsan accueille une sculpture d'Aristide Maillol, La Méditerranée, prêtée pour 5 mois par le Musée d'Orsay. Première sculpture moderne de l'art statuaire du 20e siècle, cette œuvre sera visible jusqu'au 31 août.

09/05/19 : Du 14 au 25 mai, la médiathèque Les Étoiles, avec l'école municipale de musique de Villenave d'Ornon et les éditions Épilobe, organise l'expo Pop pop up autour des livres animés. L'artiste Bookigamiste exposera ses créations de livres pliés découpés.

- Publicité -
S’abonner ici !
proprietes-rurales.com
- Publicité -
  • 18/05/19 | Préparation du sommet Youth7 à l'Hôtel de Région à Bordeaux 

    Lire

    Ce samedi 18 mai à 14h, Alain Rousset (président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine) et Nathalie Lanzi (vice-présidente en charge de la jeunesse) accueillent le Youth7 (G7 des jeunes) pour un atelier de concertation afin de préparer le sommet, qui aura lieu le 9 au 14 juin à Paris. Ce sommet rassemblera une délégation de jeunes leaders de chaque pays du G7 et de l'Union européenne. Ils veulent attirer l’attention des chefs d’État et du gouvernement sur les préoccupations de leur génération.

  • 17/05/19 | 300 000 euros pour le commerce bordelais

    Lire

    La ville de Bordeaux, qui avait candidaté à un appel à projet lancé par le gouvernement à destination des centre-villes désertés depuis le début du mouvement des gilets jaunes recevra 300 000 euros sur une enveloppe totale d'environ cinq millions. Plusieurs actions seront engagées : une campagne de communication autour du slogan "Envie de Bordeaux", des tickets de tramway et des tarifs en baisse dans les parkings et des animations prévues par la Ronde des Quartiers, qui va rajouter 40 000 euros (70 000 euros pour la ville et 30 000 euros pour la CMA, la CCI, Keolis et Parcub).

  • 17/05/19 | Hossegor : lectures sur la vague !

    Lire

    La 5° édition du festival Lire sur la vague d'Hossegor se déroule du 22 au 25 mai prochains au Sporting Casino. L'évènement littéraire rassemble éditeurs et auteurs de la lecture jeunesse. Ainsi, les maisons Albin Michel, Actes Sud et l'École des Loisirs sont représentées, aux côtés d'une vingtaine d'auteurs. Au delà de rencontres avec les représentants du livres, diverses animations sont prévues, à l'image de courses d'orientation, théâtre ou autres ateliers d'illustration.

  • 17/05/19 | SEPANSO Aquitaine: Pierre Davant passe le relais

    Lire

    Le nouveau Conseil d'administration de la SEPANSO Aquitaine, vient d'élire un nouveau Président. Daniel Delestre, Président de la SEPANSO Gironde, ingénieur chimiste de formation, prend ainsi la suite de Pierre Davant qui, après avoir été l’initiateur de l'association, en avoir été Secrétaire général, puis l’avoir présidée, a souhaité passer la main en cette année qui fête les 50 ans de la création de l'association. Pierre Davant devient Président d'honneur et restera actif au sein du Conseil d'administration sur les Réserves Naturelles Nationales.

  • 17/05/19 | Pros : un premier salon d'achats "inversé" à Bordeaux !

    Lire

    Le Groupe CEVA Santé Animale organise le 21 mai la première édition du Salon ACHAT[S] au Hangar 14 à Bordeaux de 8h30 à 21h30. Pour ce salon d'achats "inversé", les exposants ne sont pas les fournisseurs, mais les acheteurs. Le groupe CEVA, basé à Libourne, veut créer une dynamique régionale innovante, en décidant de mettre les acheteurs au cœur du salon, qui rassemble 450 exposants et une quarantaine d'annonceurs. La vocation du salon ACHAT[S] est de favoriser le business local.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Politique | Fiscalité et Grand Débat : entre révolte(s) et espoir(s)

08/03/2019 | Une réunion publique sur la fiscalité était organisée ce mercredi 6 mars à Bordeaux dans le cadre du grand débat national. On fait le point.

Débat Bordeaux

Le sentiment d'injustice fiscale (et sociale) est l'un des principaux moteurs du mouvement des gilets jaunes apparu en novembre dernier. Au niveau du grand débat national, il est aussi le sujet ayant recueilli le plus de contributions. Et c'est justement sur ce thème que deux députées girondines (LREM) Dominique David et Catherine Fabre ont organisé leur troisième et dernier débat ce mercredi 6 mars à Bordeaux, après avoir fait deux focus sur la transition écologique et la démocratie/citoyenneté. On fait le bilan à froid de ce qu'on y a entendu, quelque part entre le désir profond et le symbole.

Gilets blancs

Les têtes étaient plutôt chenues et les profils bien définis, d'anciens directeurs des impôts aux spécialistes de la fiscalité en passant par les professions libérales ou agents de la fonction publique. Ce mercredi 6 mars, dans une salle du quartier Bordeaux Maritime, la députée de la deuxième circonscription de la Gironde, Catherine Fabre (LREM), a convié les citoyens à un troisième et dernier temps d'échanges dans le cadre du "grand débat national", organisé en parallèle avec la député (LREM) de la première circonscription Dominique David. Après la transition écologique et les questions de démocratie et de citoyenneté, c'est autour du grand chantier de la fiscalité , facilement interprété comme un casse-tête même au sein du gouvernement, que se sont orientés tous les regards. Cette fiscalité et ce sentiment d'inégalité de répartition des richesses et de justice sociale, on s'en souvient, est l'une des raisons principales ayant repeint les samedis nationaux en jaune fluo. "Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?", avait questionné Emmanuel Macron dans sa lettre aux français le 13 janvier dernier, sans pour autant trancher pour une solution ou pour une autre. Les idées et propositions sorties de ce débat bordelais ont été, comme dans tous les autres débats organisés jusqu'au 15 mars, riches en contributions de toutes sortes, certaines portant sur des domaines précis, d'autres beaucoup moins. Quelques grandes tendances ont tout de même émergé de ce flot aux allures parfois symboliques, comme l'a d'ailleurs aisément souligné la députée au sortir de la séance. "Il y a, c'est vrai, beaucoup de symbolique dans les revendications, qui ont trait aux avantages", a-t-elle notamment reconnu. "Derrière ça , on retrouve l'idée qu'il y a beaucoup d'avantages illégitimes. On a fait une loi sur la moralisation de la vie publique qui, pour une bonne part, enlève ces avantages illégitimes. Il va sans doute falloir prendre quelques mesures symboliques qui vont encore plus loin pour apaiser ce sentiment de défiance". 

Trancher dans les dépenses

Alors même que des économistes se questionnent sur la manière d'améliorer la progressivité de l'impôt, les questionnements et les réflexions de la salle ce mercredi ont surtout porté sur l'identification claire et précise de leur utilité fondamentale. Bien sûr, cela n'a pas été sans le désir de certain de couper quelques têtes, le Sénat en premier lieu. Dans la loi de finances 2019, les dépenses le concernant se chiffrent à 354 millions d'euros (contre 51,9 millions pour l'Assemblée Nationale), dont 323 millions provenant d'une dotation de l'État. Si l'idée de la suppression de cette institution n'est pas nouvelle, le Président de la République avait questionné indirectement sa légitimité avec des points d'interrogation ("Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental, doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?"). Le débat bordelais, lui, a été l'occasion d'entendre plusieurs sons de cloche. "Peut-être que cette mesure symbolique frapperait les esprits", a auguré un participant. En face, on oppose à l'idée un besoin de transparence évident. "Il manque une information du citoyen sur ce que représente la dépense publique. On est à 1350 milliards d'euros de dépenses publiques par an, une grande partie de la population n'a aucune idée de ce que représentent les affectations de ces sommes. Quand on additionne le coût des institutions comme le Sénat, l'Assemblée Nationale, le Conseil Constitutionnel, on arrive à un coût d'environ 1,4 milliards d'euros par an, soit 0,1% des dépenses. Quand on met au regard les économies que représenterait la suppression des institutions alors que l'équilibre de la Constitution française a été difficile à trouver et à sortir de crises politiques, il faudrait peut-être d'abord comprendre les proportions", ce à quoi un autre intervenant répond que "le Sénat pourrait avoir son intérêt si on modifiait son mode de scrutin". Encore une fois, le débat autour de la représentativité n'a pas manqué de s'inviter à la fête.

Derrière ce que Le Point dénonce comme une antienne (à savoir la rémunération des élus), on retrouve surtout l'idée d'une accentuation de la décentralisation des collectivités, mais pas à toutes les échelles. "Il faut se désintoxiquer de l'État, la sphère publique prend des proportions beaucoup trop importantes". Les parlementaires ? "peut-être y en a-t-il trop mais on enlève pas une assemblée sans que ça ne déséquilibre les institutions. Ce qu'il faudrait davantage regarder, c'est le coût de l'organisation territoriale. En Allemagne, l'équivalent d'une intercommunalité, c'est une commune. J'habite un canton du côté de La Brède, il y a plein de petites communes qui ne peuvent pas vivre. La pertinence, c'est l'intercommunalité. On a mutualisé à Bordeaux Métropole les services de ressources humaines, mais on a créé un poste pour faire l'interface avec les communes... La fraude sociale, c'est 600 millions d'euros par an. La fraude fiscale, c'est 60 milliards d'euros. Il faut savoir où sont les priorités", a-t-on notamment pu entendre. L'ensemble de ce discours, radical aux premiers instants et plus mesuré au fil du déroulé des opinions, n'a pas fait lever la députée de son siège, un choix qui est selon elle délibéré. "J'ai hésité à expliquer des choses notamment sur les frais des députés, par exemple. Je ne l'ai pas fait, c'est un parti-pris qui vaut ce qu'il vaut mais je crois au fait qu'entre pairs on arrive mieux à s'en convaincre que quand quelqu'un d'en haut donne sa propre vérité". 

 

 
Untitled dashboard
Infogram

Organisation "à revoir"

Ce quelqu'un d'en haut, justement, encore une fois à la symbolique forte, tournait toujours autour de l'organisation territoriale. Alors qu'un récent sondage place les maires en fort indice de confiance de la part des français, les autres fauteuils plus élevés marquent clairement le pas. "Les maires ruraux ont joué un rôle considérable pour relayer le mécontentement des gilets jaunes... Étaient-ils neutres ou défendaient-ils leur paroisse ? L'intercommunalité devrait, par des mutualisations judicieuses, permettre de faire des économies très importantes, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui parce que la fonction publique territoriale ne cesse d'augmenter ses effectifs. Quand une métropole s'agrandit, elle recrute, mais les communes qui l'intègrent ne réduisent pas forcément leur personnel", commente un participant. Comme le diable est dans les détails, précisons que selon les derniers chiffres du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) dans sa dernière enquête publiée fin 2018, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 1,1% en 2014 mais, en effet, ce sont dans les structures intercommunales que la hausse est la plus importante (+3,9%), notamment dans les communautés de communes et les communautés d'agglomération (+5 et +7,5%), tandis que la hausse est bien plus minime (+0,6%) dans les organismes communaux.

Pourtant, cette question du nombre d'élus semble revenir comme un mantra parmi les débatteurs. "Il crève tous les plafonds en France. On peut trouver une convergence européenne et un taux d'élus convenable par habitant qui assure le fonctionnement des institutions et de la démocratie. En créant une région immense comme l'est la Nouvelle-Aquitaine, on a raté une occasion avec la réforme territoriale. On a consolidé l'existence des départements. Il aurait été plus pertinent de garder des régions à taille humaine et de supprimer les départements". Dans le contexte d'une fusion avortée entre Bordeaux Métropole et le département de la Gironde, non sans la fronde assumée du président du Conseil départemental (PS) et face aux économies d'échelles pas si importantes de la grande région pointées du doigt, l'idée n'est pas surprenante. Pourtant, la question de la réduction du nombre de parlementaires agite les rangs depuis qu'elle a été annoncée par Edouard Philippe dans le cadre d'une réforme institutionnelle qui prend, pour certains, des allures de "grande moisson". Comme toujours, la question du nombre de parlementaires et celle du nombre d'élus sont deux débats bien distincts. En France, selon les chiffres de la fondation Ifrap (2014), on comptait un élu pour 104 habitants, un électeur sur cent étant conseiller municipal, soit un taux de représentativité plus de quatre fois supérieur à celui des États-Unis. "Si on en diminue pas le nombre, au moins pourrait-on revoir leur rémunération", tranche-t-on dans la salle. Du point de vue des rémunérations des élus et des hauts fonctionnaires, la France se situe au neuvième rang au sein de l'Union Européenne, notamment derrière l'Allemagne ou la Belgique. Si les différentes familles politiques se sont montrées plutôt discrètes sur le sujet ces derniers temps, les propositions pour rendre cette rémunération plus transparente, en revanche ne manque pas (par exemple, celle du directeur général de l'Observatoire de l'éthique publique).

 

 
Untitled dashboard
Infogram

Impôt commun

En dehors de ce symbole fort de représentativité et d'organisation territoriale, les participants au débat ont eu quelques rares occasions de rentrer dans des débats fiscaux plus concrets. Pour un chef d'entreprise, c'est le changement constant de règles qui pose problème. "On a une fiscalité qui évolue tout le temps. On a tous les ans plusieurs lois de finances, directes ou rectificatives. Il faudrait instaurer un principe simple qui serait de geler dans le temps une nouvelle mesure fiscale qui vient d'être votée pour avoir une stabilité sans détricoter tout ce qu'on a fait l'année précédente". Pas sûr que les grandes orientations pour les entreprises dans la loi de finances 2019 ne le rassurent, ni non plus les positions divergentes au sein du gouvernement (y compris au sujet de l'ISF chez une vingtaine de députés de la majorité), interprêtée ça et là comme une "surenchère"...

"On a quatre taux de TVA sur la culture, pareil sur un sandwich. N'est-ce pas un peu trop compliqué ?" questionne-t-on dans la salle. "On devrait pouvoir simplifier ça. "C'est une taxe injuste, un smicard paye la même chose qu'un millionnaire quand il va acheter une baguette de pain", entend-t-on d'un côté. "C'est une des taxes les plus efficaces à imposer et à collecter tant qu'on en respecte les limites, mais il faut plus de moyens pour policer ça", témoigne un autre. Selon les derniers calculs de la Commission européenne, l'État français ne percevrait pas 12% des recettes de TVA chaque année : si elle est l'une des niches fiscales qui rapporte le plus à l'État (154,6 milliards d'euros en 2018), l'écart de TVA représenterait 20,9 milliards d'euros en France, montant plutôt stable depuis 2012, et 147,1 milliards en 2016 au niveau européen. La dernière loi sur la fraude fiscale, votée à l'automne dernier, compte bien y remédier, notamment en créant une police fiscale et un nouvel observatoire chargé de constater de manière plus fine ces données. En tout cas, le ministre de l'Action et des Comptes Publics a réaffirmé que la fraude fiscale était une priorité...

Attendu au tournant

Meilleure connaissance des portefeuilles de financements, représentativité et dépenses des élus, niches et fraude fiscale... Beaucoup de sujets déjà dénoncés autour des ronds-points et dans les manifestations de ces derniers mois ont donc semblé émergé de cette séquence bordelaise de plus de deux heures. Au sortir de ce melting-pot de propositions, Catherine Fabre avoue en avoir retenu environ une vingtaine, dont un très aigu désir de "conscience de la valeur du service public et un questionnement sur la réorganisation des différents niveaux de collectivités". Pour autant, l'élue, en "fin de séance", est largement interrogée sur l'après : que va-ton faire ? Lors d'un point effectué à la mi-février sur les contributions apportées au grand débat national, on comptabilisait 900 000 contributions dont 650 000 sous format de questions-réponses et 250 000 ouvertes (avec toutefois des disparités entre territoires). Parmi elles, 34% concernaient la fiscalité et les dépenses publiques (contre 25% pour la transition écologique 21% sur l'organisation de l'État et des services publics et 19% sur la démocratie et la citoyenneté). Lors de ce débat à Bordeaux, on l'a dit, pas vraiment de gilets jaunes affichés, plutôt des spécialistes... et plutôt d'anciens actifs.

"J'ai vu chez d'autres collègues parlementaires beaucoup de gilets jaunes, parfois majoritaires dans les débats", répond Catherine Fabre. "Est-ce qu'il va y avoir une décision providentielle ? On veut débattre et prendre part à la décision, je pense que ce serait une erreur que le Président pioche parmi les bonnes réponses. Tout l'engagement qu'on a pris, c'est de respecter cette démarche du collectif. Le débat doit être mis au pot commun, il va continuer à vivre". En effet, les week-end du 15-16 et 22-23 mars se tiendront dix-huit conférences régionales (dont treize en métropoles) avec une centaine de personnes tirées au sort dans chacune d'entre elles (via des numéros de téléphone générés aléatoirement). Une dernière conférence citoyenne, consacrée aux jeunes, se tiendra en avril. Emmanuel Macron, de son côté, a annoncé vouloir poursuire ses rencontres en région après le 15 mars, jusqu'au début du mois d'avril (selon France Info). La grande phase de synthèse et la manière dont les mesures futures vont être décidées, elles, sont largement redoutées, y compris par la députée bordelaise de la majorité, qui affirme pourtant y croire. "J'en suis convaincue. Ca change l'optique des gens qui viennent participer. Je crois dans le travail participatif. Au début, j'avais peur que tout le monde n'ait pas bien compris l'importance de la crise sociale et la mesure des promesses qu'on a créées avec ce grand débat. Il faut être bien conscient qu'il faudra y aller, avoir des mesures fortes. Je trouve que les premières mesures d'urgences l'ont été, je n'ai pas peur des mesures qui vont sortir de ce grand débat".  Comme on dit : "y'a plus qu'à". 

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : Grand Débat

Partager sur Facebook
Vu par vous
2313
Aimé par vous
0 J'aime
Les réaction
0 réaction
Envoyer par email
Email
Convertir en PDF
PDF
Imprimer cet article
Imprimer
Politique
Politique
Retour à la page d'accueil
Accueil
Aucune réaction à cet article pour le moment. A vous de jouer !

Nom * :
Email * :
Texte :
Combien font 22 + 11 ?*

Toutes les réactions sont soumises à validation de la rédaction d'Aqui avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à la rédaction d'aqui.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

* champs obligatoires

J'aime aqui, je le soutiens ! Aqui!Presse - Professionnels des contenus ! J'aime aqui, je le soutiens !
Emmanuel Macron avec Michel Veunac et le préfet sPITZ Politique | 18/05/2019

Emmanuel Macron aime Biarritz... et la campagne

convention région TER Politique | 18/05/2019

TER : le "tour de vis" régional

Sophie Borderie siégeant pour la première fois en ce 17 mai en qualité de présidente du Département de Lot-et-Garonne Politique | 17/05/2019

Sophie Borderie : « Je serai une présidente de terrain à l’écoute des Lot-et-Garonnais »

Emmanuelle Ajon Politique | 10/05/2019

« C’est l’incompréhension qui règne aujourd’hui ! » Emmanuelle Ajon, vice-présidente du CD33 chargée de la Promotion de la santé et de la protection de l'enfance

Alazin Lamassoure Politique | 09/05/2019

Le Grand Entretien: Alain Lamassoure, l'élu aquitain qui avait la passion de l'Europe

Assemblée plénière du 12 avril 2019 Politique | 08/05/2019

Aménagement du territoire: un premier projet de schéma régional adopté

meeting europennes ps Politique | 03/05/2019

Européennes: à Bordeaux, ce 2 mai, politique rimait avec écologie

Alain Rousset président de la Région Nouvelle Aquitaine Politique | 02/05/2019

Le SRADDET, pour un aménagement efficient en Nouvelle-Aquitaine

François Bayrou, Président de la CAPBP et Eric Jammarron, Président de la Fibre paloise, ont mis en service le Nœud de Raccordement Optique de Buros Politique | 30/04/2019

Le cœur de l'agglomération paloise 100% fibre en décembre !

Le pôle d'échanges multimodal du Grand Périgueux a ouvert ce 29 avril Politique | 29/04/2019

Sur l'Agglomération périgourdine, un vaste plan pour mieux se déplacer

Isabelle Boudineau Politique | 28/04/2019

Le Grand Entretien - Isabelle Boudineau face aux défis européens

Elisabeth Borne,Ministre chargée des Transports en visite à Pau Politique | 26/04/2019

Elisabeth Borne à Pau: du Fébus à l'Intercité mais sans passer par Canfranc

Laurence Rouede, conseillère régionale déléguée à l'urbanisme et au foncier Politique | 25/04/2019

Interview: Laurence Rouède présente la stratégie foncière de Nouvelle-Aquitaine

Toutes les juridictions de Poitiers sont rassemblées dans l'ancien bâtiment du lycée des Feuillants Politique | 20/04/2019

Nouvelle cité judiciaire de Poitiers : le maire écarte la polémique 

De gauche à droite : Pascale ROUX (Coordinatrice Gironde du Mouvement des Progressistes), Sylvie JUSTOME (Génération Ecologie), Stéphane MERIAU (Génération Ecologie), Gérard BUNEL (Génération Ecologie), Dominique BOURG (Tête de liste d'URGENCE ECOLOGIE), Politique | 19/04/2019

D'un livre, aux élections européennes, les ambitions de Delphine Batho