Politique | Henri Emmanuelli, Président du Conseil général pense « aux Landes » pour 2012 et dénonce "les oublis" de Sarkozy
10/01/2012 |
« Faire pour le mieux dans une année chahutée ». Voilà l'engagement emprunt de réalisme, pris ce lundi 9 janvier 2012 par Henri Emmanuelli, à l'occasion de la présentation de ses voeux aux forces vives du département. Une formule à l'attention des Maires notamment, qui risquent de voir leurs subventions diminuées en 2012. Pour autant, pas question d'abandonner l'emploi, ni de laisser passer en cette année d'élections présidentielles la moindre place à la communication gouvernementale. Henri Emmanuelli a donc tenu à rappeler que le principe d'une taxe sur les transactions financières (taxe Tobin), actuel cheval de de bataille du Président Sarkozy, existe déjà dans la loi française.
Henri Emmanuelli aura prévenu, « sur certains sujets, il faudra faire un peu marche arrière ». Au regard des finances, de « la baisse des subventions de l'Etat », « les règlements d'aides aux communes et aux associations vont devoir être revus ». Pas sur les projets déjà engagés, rassure-t-il, mais bien tout de même sur les demandes de subvention à venir.Ses priorités pour 2012 : se recentrer sur le maintien du service public et « agir le mieux possible en faveur de l'emploi, le vrai » ; comprendre ici l'emploi durable, « pas celui qui est en partie soutenu pendant 3 ans avant d'être abandonné à la charge entière de l'employeur ».
"Le principe de la taxe Tobin existe déjà ! "
Quant aux échéances électorales, elles n'ont bien sûr pas été oubliées par l'élu qui a choisi de prendre pour cible l'attitude du Président de la République à propos de la Taxe Tobin. « Ca fait dix jours qu'il fait le pitre chez Madame Merkel ! » ironise-t-il. « Pourtant, le principe de cette taxe sur les transactions financières existe déjà dans le Code général des Impôts depuis la loi du 19 novembre 2001 ! » Et il l'affirme avec force et aplomb, puisqu'il était à l'époque le Président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale.Le principe de cette taxe, également inscrite dans la loi de finances pour 2002, « peut être activé dès lors qu'un décret en Conseil d'Etat en fixera précisément le taux », indique-t-il avant de préciser que celui-ci a été fixé à 0,1% maximum. « Proposer de créer quelque chose qui existe déjà, on est chez les fous ! » s'agace-t-il.Pourtant pas de quoi perdre le sens de l'humour, suggérant malicieusement à son auditoire à la fin de son discours, que lorsque ils seront dans l'isoloir « il faut penser « aux Landes » ! ».
Photo: Aqui.fr
Solène Méric











