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20/06/18 : Ce 19 juin, l’état de catastrophe naturelle, a été reconnu pour les communes de Salies-de-Béarn et des Eaux-Bonnes (Gourette) pour les inondations des 12 et 13 juin 2018. Les autres demandes seront examinées le 3 juillet prochain.

19/06/18 : La Rochelle : Raphaël Glucksmann, Directeur du Nouveau magazine littéraire, sera au Musée maritime samedi 23 juin à 14h30 pour une rencontre avec le public sur le thème des relations entre océan et climat et les impacts du changement climatique.

18/06/18 : En raison de travaux de maintenance et d’entretien du pont d’Aquitaine, la rocade sera fermée entre les échangeurs 2 et 4, dans le sens extérieur, les nuits du 20 au 22 juin de 21h à 6h, et dans les 2 sens de circulation du 23 au 24 juin 22h à 18h

18/06/18 : Avec 28,1 M de touristes dont 24,7 M de touristes français accueillis et 175 M de nuitées dont 152 M par des voyageurs hexagonaux, la Nouvelle-Aquitaine est en tête des destinations les plus fréquentées des Français en 2017.

15/06/18 : Charente-Maritime : la reproduction de la frégate L'Hermione revient dimanche dans son port d'attache à Rochefort vers 7h du matin.

11/06/18 : La Ville de La Rochelle a reçu le 2e Prix dans la catégorie Participation citoyenne aux Prix européens de l'innovation urbaine Le Monde-Smart Cities décernés à Lyon le 17 mai 2018.

10/06/18 : Après sa 9e place qu’elle a obtenue samedi avec ses partenaires du K4 français, la kayakiste périgourdine Manon Hostens a décroché ce dimanche le titre de championne d’Europe de course en ligne sur 500 mètres associée à la Tourangelle Sarah Guyot.

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  • 20/06/18 | Carte judiciaire : échappée Paloise

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    La Cour d'appel de Pau échappera visiblement au recalibrage de la carte des cours d'appel sur celles des régions administratives prévues dans le projet de loi de programmation pour la justice, examiné au Sénat en octobre, selon une information délivrée par une délégation du ministère de la Justice. Traduction : elle continuera à traiter les affaires des Hautes Pyrénées, des Landes et des Pyrénées Atlantiques. Le tribunal d'instance d'Oloron, lui, fusionnera et deviendra une chambre délocalisée de Pau, perdant ainsi l'autonomie de sa juridiction.

  • 20/06/18 | Marché et pique-nique de producteurs à Lormont

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    Dimanche 24 juin de 10h à 17h les producteurs du Drive Fermier Gironde organisent leur 2ème marché au Château de Valmont: vente directe de produits fermiers locaux, restauration dans un esprit pique-nique, baptêmes de poneys (10h-12h) et animaux de la ferme (14h-16h)! Au menu : canard ou burgers de la Ferme Gauvry, assiettes de légumes et samoussas du Jardin des Demoiselles, salades de pâtes et sandwiches de la Ferme de Fontaud, pâtisseries de la Ferme de Martineaux, cerises et jus de fruits des Coteaux des Fargues, bières et limonades de la Brasserie Saint-Léon et les vins du Château Marceaux.

  • 20/06/18 | Un nouveau topoguide de randonnée pour la Charente-Maritime

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    Charente Maritime Tourisme vient d'éditer une nouvelle version de son topoguide de randonnée. Avec la Fédération française de randonnée, elle a sélectionné 37 chemins les plus emblématiques du département, sur les 350 circuits existants (soit 3500 km balisés). Le territoire est notamment traversé par 5 itinéraires de Grandes Randonnées (GR), les GR36, 360, 4 et 655, ce dernier étant une chemin de Compostelle. Le GR8, de l'Estonie au Portugal, y sera bientôt prolongé.

  • 20/06/18 | Pyrénées-Atlantiques: des mesures pour les agriculteurs sinistrés

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    Suite aux intempéries dans les Pyrénées-Atlantiques, plusieurs mesures sont mises en œuvre à destination des agriculteurs: ouverture des démarches de reconnaissance de calamité agricole et catastrophe naturelle, numéro vert pour permettre aux agriculteurs en grande difficulté de se faire connaître (0 800 620 069), évaluation des sinistres auprès des 7 500 éleveurs du département et des organismes de défense des signes officiels de qualité, ou encore organisation de missions d’enquête pour établir et reconnaître les sinistres. Infos : www.pa.chambagri.fr

  • 19/06/18 | Thalys : de nouvelles lignes au départ de Bordeaux

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    C'est la compagnie ferroviaire Thalys qui l'a annoncé directement ce mardi 19 juin : un aller-retour par semaine, sans arrêt, entre Bordeaux et Bruxelles tous les samedi sera proposé à partir du mois de juin 2019. Deux autres allers-retours quotidiens ont aussi été annoncés à des échéances plus courtes. À compter d'avril 2019, vous pourrez donc voyager en Thalys au départ de Bordeaux vers Amsterdam, Rotterdam, Anvers, Bruxelles, Roissy et Marne-la-Vallée. Enfin, Thalys a annoncer la révision de ses 26 rames à horizon 2022.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Politique | Interview: Chantal Séguillon, responsable de la nouvelle mission régionale viticulture, veut bâtir un véritable plan d'action

18/05/2010 |

Chantal Séguillon, à la tête de la mission viticulture de la région Aquitaine

Annoncée officiellement lors du Salon de l'Agriculture par Alain Rousset, une mission viticulture a été lancée à l'initiative de la Région avec à sa tête la dynamique Chantal Séguillon, viticultrice au Château Maine Reynaud à Saint-Pey-d'Armens. Cette jeune femme qui faisait partie de la liste girondine d'Alain Rousset lors des élections régionales n'a rien perdu de sa franchise et affiche beaucoup de détermination à se mobiliser pour aider le secteur viticole auquel elle appartient. Aqui.fr l'a rencontrée à l'occasion du Salon de l'Agriculture, pour une présentation de sa nouvelle mission régionale. Interview, entre passion et conviction.

@qui! : Pouvez-vous nous rappeler dans quel contexte est née cette Mission Vin, et avec quelles motivations ?
Chantal Séguillon :
Alain Rousset qui m'a confié la responsabilité de cette mission, met l'accent sur le besoin de proximité de cette filière viticole. Avec ses moyens, la Région peut répondre aux préoccupations des viticulteurs à travers un accompagnement vers une mutation inévitable, un renfort de moyens pour restructurer la filière, pour les jeunes désireux de s'implanter... Et ce n'est pas nouveau: cette motivation de la Région à agir pour la viticulture d'Aquitaine était déjà présente avant les élections régionales. Puis, pendant la campagne, Alain Rousset et son équipe électorale, à laquelle j'appartenais, sont allés sur le terrain, prendre le pouls économique de la viticulture régionale. Nous en sommes ressortis assez inquiets de voir que la situation est dans une impasse qu'il n'existe pas de stratégie à court terme ni de vision, de lisibilité pour demain. De ce constat est née la mission : mettre tous les acteurs autour d'une table ; « une grand messe » vitivinicole rassemblant les viticulteurs mais aussi, le CIVB, les chambres consulaires, l'enseignement, la recherche, l'innovation, les grandes surfaces, les consommateurs, etc.... C'est seulement à partir de cette réflexion commune que nous pourrons mettre les moyens en place. Un vrai plan d'actions concret destiné à retrouver le consommateur et le faire adhérer à l'offre Bordeaux Aquitaine. Parce qu'après tout, que risque-t-on à chausser des lunettes, excepté d'être aveuglée par la réalité ?

@! : Quels vont être les objectifs et méthodes de travail de cette mission ?
C.S. :
Aujourd'hui Bordeaux est un vin AOC, qui répond à un véritable label, avec qui plus est un millésime 2009 magnifique... Alors, pourquoi Bordeaux reste à quai ? Ce sera à la mission de le découvrir, et d'être force de proposition pour que ce ne soit plus le cas. Il nous faudra établir un constat objectif du positionnement actuel des vins de Bordeaux et de leurs évolutions prévisibles, à court et moyen terme, en recueillant une analyse de terrain des responsables.
Beaucoup de questions doivent trouver réponses : est-ce que ce produit correspond toujours aux consommateurs ? L'image de Bordeaux a-t-elle changé depuis ces dernières années ? Avec un prix au tonneau (900 litres) de 600 à 800 €, Bordeaux est en "chute libre" en sortie chai et en valeur, pourquoi ?...Et qu'on ne mette pas ça sur le seul dos de la crise. Le vin de Bordeaux a commencé à perdre des marchés après 2000, c'est-à-dire bien avant la crise. Autres questions, vers le consommateur cette fois : quelles sont ses attentes ? Comment "redonner" l'envie aux consommateurs de choisir Bordeaux ? Qu'est-ce qui fait que demain il choisira un Bordeaux plutôt qu'un autre ? Si l'on excépte les grands crus, est-ce un manque de communication sur Bordeaux, un manque de lisibilité du produit ? Ce qui est sûr, ce n'est pas le prix qui fait que Bordeaux reste à quai. On le voit sur le terrain, le consommateur est prêt à payer plus, et paradoxalement les ventes ne se font pas.

Un coeur de gamme identifiable par le cépage

@! : Les questions étant clairement posées, et nombreuses, quelles sont les premières pistes à explorer ?
C.S. :
Il ne faut pas craindre une réelle remise en question. Une définition du goût Bordeaux s'impose, mais il faudra savoir intégrer des variantes. J'ai fait hurler le CIVB lorsque j'ai dit que Bordeaux était « has been »... et pourtant j'ai bien quelques exemples en tête. On n'a pas su s'adapter à la demande, notamment sur l'étiquette et la communication. Déjà, dans les années 80 les pays de l'UE étaient tous en demande de nom de cépages sur l'étiquette. Or il n'y a pas eu de réponse, ou alors négative, de nos instances ; et nous avons perdu rapidement des marchés, du fait de cette non identification du cépage ! Ce qu'il faudrait c'est un cœur de gamme de Bordeaux qui réponde à cette demande, qui soit tout de suite identifiable par la couleur et le cépage. Les marchés du nouveau monde l'ont bien compris eux... Sur les marchés extérieurs, le consommateur achète un nom de cépage, il boit du merlot, du cabernet, du sauvignon. Bref, il déguste un cépage, il commande un cépage...

Donner de l'âme à la bouteille

En outre, sur ces marchés l'étiquette renseigne et accroche par un symbole qui signale bien souvent une histoire en rapport avec le domaine : le chien de la maison, l'arbre que la tempête vient d'arracher... Et ça marche parce que ce détail donne de l'âme à la bouteille. Mais ce n'est pas encore dans « l'esprit Bordeaux » tout cela ! L'interprofession reste figée sur des notes de « traditionalisme », on peut se demander pourquoi d'ailleurs... Les vins de Château au nom prestigieux n'ont pas besoin de marque, car bien souvent ils l'ont : Margaux est une marque, comme Pomerol, Saint-Emilion... Mais pour tous les autres, qui n'ont pas ce « prestige », faut-il faire semblant de ne pas voir... ou bien ont-ils déjà disparu du décor ? L'Etat se fait fort de montrer que les agriculteurs sont des assistés et qu'il leur donne assez de subventions... Mais ce n'est pas ce que veulent ces agriculteurs; eux ils veulent vivre de leur travail. Il faut désormais savoir le mettre en valeur.

@! : Pourquoi cette mission est-elle si importante pour vous qui travaillez, justement, sur une exploitation en Saint-Emilion ? N'avez-vous pas peur des critiques ?
C.S. : Sur ma situation, il faut que les choses soient claires. En fait, je suis en phase avec tous les viticulteurs qui ne sont pas des grands crus classés parce que je suis dans une situation semblable à la leur. Je ne suis pas riche. Sur « mon » exploitation, je paie un fermage, je fais tout moi-même. Pour compléter, j'ai 1 ha32 de Bordeaux dont la moitié appartient encore à la banque. Je suis au carrefour des « sans grade » qui n'ont pas de marque, je peux dire que je sais de quoi je parle.
Quant à l'importance de la mission... Le vin, est une culture ancestrale et dont on ne peut pas imaginer qu'elle disparaisse au profit d'un outil financier. Il est la seule chose où l'on peut mettre le temps en bouteille. Il est convivial et créateur de lien, et s'adapte à toutes les situations, de la grillade d'été au moment le plus solennel... Mais le vin, c'est aussi tout un pan socio/économique de la région, qui draine des milliers d'emplois. Cette mission doit aussi permettre de faire que la voix des filières monte au niveau européen, car même si on peut régler certaines choses ici, il manque un maillon aussi à l'échelon européen.

Propos recuelllis par Solène Méric 

Photo: Simon Cassol

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