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11/12/18 : 70 ans après l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme la Ligue des Droits de l'Homme organise une conférence-débat avec Henri Leclerc pdt d’honneur de la LDH France, le mardi 18 déc à 19h30 à l’Athénée municipal à Bordeaux.

11/12/18 : Vendredi 14 décembre à 20h30, concert de fin d'année de l'Orchestre universitaire de Bordeaux, dans l'amphi 700 de l'Université Bordeaux Montaigne, avec au programme : Wolfgang Amadeus Mozart, Vincenzo Bellini et Antonín Dvořák.

11/12/18 : Ouverture des Halles de Talence ! Après 9 mois de travaux et 18 mois d’élaboration cet équipement a fait peau neuve. Prochainement, il accueillera 16 commerces de bouche dans l’hypercentre.

11/12/18 : 3ème « Partage - Groove for Food », dimanche 16 déc, où 12 des meilleurs DJs bordelais se mobiliseront en faveur des plus démunis de 12 h à 19 h, en se relayant aux platines du restaurant L’Épicerie Bordelaise, 14 rue Ravez.

11/12/18 : Charente-Maritime : à compter du 1er janvier 2019, deux nouvelles communes vont voir le jour : Marennes-Hiers-Brouage et Saint-Hilaire-de-Villefranche (près de St Jean d'Angély). Les nouveaux maires et adjoints seront élus lors des prochaines séances de c

11/12/18 : Les oeuvres de trois artistes amatrices des Beaux-Arts de Grand Poitiers proposent du 12 décembre 2018 au 6 février 2019 l'exposition "A Trois c'est mieux" aux Beaux-Arts de Buxerolles

11/12/18 : Le Président de la République a fait plusieurs annonces importantes. D'abord, l'augmentation du SMIC de 100 euros par mois par le biais de la prime d'activité, dès 2019, avec des heures supplémentaires versées "sans impôts ni charges, dès 2019".

10/12/18 : Enfin, le Président a souligné l'importance d'élargir le débat national qui s'annonce et a exprimé son intention de rencontrer les maires "région par région, pour bâtir le socle de notre nouveau contrat pour la nation".

10/12/18 : Emmanuel Macron a également précisé qu'il ne reviendrait pas sur l'ISF. "Pendant près de quarante ans, il a existé, vivions-nous mieux pendant cette période ? Les plus riches partaient".

10/12/18 : "Je demanderai à tous les employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d'année, qui n'aura ni impôts ni charges" a poursuivi Emmanuel Macron. Enfin, annulation de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2000 euros par mois.

10/12/18 : Emmanuel Macron s'est adressé aux français ce lundi 10 décembre, en évoquant les gilets jaunes et une "colère profonde, je la ressens comme juste à bien des égards. Il a condamné les violences en marge du mouvement des gilets jaunes.

10/12/18 : Mobilisation mardi matin dès 9h00 aux trois péages autoroutiers du Lot-et-Garonne orchestrée par la Coordination rurale 47 pour protester contre les taxes "Trop de taxes tue l'agriculture et les agriculteurs!" dixit la CR47.

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  • 11/12/18 | L’État à la rencontre des commerçants impactés par les manifestations

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    Depuis hier, la DIRECCTE se rend chez les commerçants du centre-ville de Bordeaux qui ont subi des dégradations en marge de la manifestation du 8 déc. La délégation a notamment dialogué avec les dirigeants de l’Apple Store et les commerçants de la place Pey-Berland, des cours Victor Hugo et Alsace-et-Lorraine et de la rue Cheverus. Le but étant de connaître leurs besoins immédiats, les informer sur les aides de l’État et étudier les éventuelles demandes d’autorisation d’ouverture exceptionnelle.

  • 11/12/18 | Allocution du Président Macron : Jean-Luc Gleyze mécontent

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    Jean-Luc Gleyze, le président du CD 33, estime que les annonces de Président Macron « ne sont pas à la hauteur des attentes exprimées par la population. Après 4 semaines de silence absolu sur un conflit qui a partiellement bloqué notre pays, ce dernier a enfin daigné s’adresser à nos concitoyens. Au-delà du mea culpa attendu, ses annonces, si elles vont dans le bon sens, ne répondent que très partiellement aux revendications légitimes exprimées par les gilets jaunes. »

  • 11/12/18 | Réseau de chaleur: Limoges labellisée pour la 4ème fois

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    La Ville de Limoges obtient pour la 4ème année consécutive le label « Ecoréseau de chaleur ». Ce prix, décerné par l’association AMORCE, a été remis le 4 décembre à Paris lors de la semaine de la chaleur renouvelable pour ses 2 réseaux de chaleur du Val de l’Aurence, source d’énergie renouvelable (biomasse constituée de plaquettes forestières provenant de la filière bois locale) et de Beaubreuil, source d’énergie de récupération (combustion de déchets).

  • 11/12/18 | Easyjet teste la desserte paloise

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    Entre le 4 février et le 3 mars 2019, EasyJet reliera Pau à Paris Charles-de-Gaulle à raison de 7 à 10 vols par semaine ( A320 de 186 sièges). Avec 1 à 2 vols par jour, les horaires se veulent adapter aux besoins des clientèles de loisirs et d’affaires, l’aller-retour dans la même journée étant possible les lundis, jeudis et vendredis. « Cette desserte permettra à EasyJet de tester le marché palois. Elle revêt ainsi une grande importance stratégique pour l’attractivité et l’accessibilité de Pau et du Béarn », selon les représentants de l'aéroport. Billets sur le site internet de la compagnie aérienne et en agences de voyages.

  • 10/12/18 | Banques Alimentaires en Gironde, une collecte à la hausse

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    Pour la 2ème année consécutive, la Banque Alimentaire de Bordeaux et de la Gironde (BABG) enregistre "une belle augmentation" du résultat de la collecte nationale: les 30 novembre, 1er et 2 décembre, la collecte de produits secs progresse de 10,84% avec 409t contre 369 en 2017. Et cela, dans "un contexte difficile de baisse des dons et de mouvements faisant craindre pour l’accès aux magasins" rappelle la BABG. Selon les 300 collecteurs présents dans près de 300 magasins girondins, "les donateurs étaient peut-être moins nombreux mais plus généreux". L'étape du tri (en cours) par près de 1000 bénévoles devrait être achevée à Noël.

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Politique | Interview : Henri Emmanuelli : La réforme territoriale veut stériliser l'action des collectivités locales.

07/04/2010 |

Henri Emmanuelli

Au lendemain des élections régionales la grogne des collectivités locales, sous le coup de subir les conséquences de la réforme territoriale, prend de l'ampleur. Et pas seulement parmi les présidents de gauche des assemblées. Des désaccords s'accusent entre départements et Etat sur la réalité des transferts financiers et l'encadrement des futures ressources fiscales des collectivités. La fin de la compétence générale que la centralisation leur avait reconnue équivaut, pour beaucoup, à remettre en question leur action, y compris dans le domaine social où elles jouent un rôle prépondérant. Henri Emmanuelli, président du conseil général des Landes exprime, ici, la plus vive critique à l'endroit d'une réforme qui aura, à ses yeux, des conséquences économiques et sociales graves.

@qui! - Cette réforme territoriale qui bouleverse l'organisation descollectivités locales est-ce que vous n'en avez pas sous-estimé la portée, dès la mise en place de la commission Balladur ?
Henri Emmanuelli -
Je ne l'ai pas vue venir car je ne pensais pas, je ne subodorais pas à quel point Sarkozy et Fillon avaient de mauvaises intentions. En réalité, c'est ce que je viens de dire devant le groupe socialiste ; ça va très loin ; ce sont de vrais conservateurs, ils sont persuadés qu'il faut qu'il y ait moins d'Etat, moins de prélèvements obligatoires, plus de dérégulation. Ils se sont aperçus que quand on réduisait le périmètre de l'action de l'Etat, il était repris au fur et à mesure, par les collectivités. Et là, ils ont décidé de contraindre.

On dit c'est une recentralisation ? C'est une recentralisation qui aboutit à reprendre le pouvoir et, en même temps, à empêcher l'expansion du périmètre d'action des collectivités locales, région et département. Grâce à la compétence générale, celles-ci, souvent, reprenaient ce que l'Etat ne faisait plus, qu'il s'agisse des services publics, des infrastructures...

Les fonctionnaires s'installent dans le déni

@! - A vous entendre on voit un vrai projet politique ?
H.E . - Ce n'est pas, en effet, que recentraliser, c'est aussi rendre inopérante, stériliser ou contraindre les collectivités locales dont ils se sont aperçus qu'elles étaient le vase d'expansion de l'action publique. Et dont l ‘action était un amortisseur social, à la fois par les services publics locaux aux personnes et aussi l'investissement public : 75%émane aujourd'hui des collectivités locales.
Comme l'Etat n'a plus les moyens d'agir, les fonctionnaires sont en train de s'installer dans une position de refus et de déni. Les quatre grands chantiers d'infrastructures qu'on pourrait mettre en œuvre, dans les Landes, cette année vont être bloqués pour des raisons règlementaires. Je dis, attention, alerte ! Si on bloquetous les projetspour respecter les directives de Mme Jouanno ou de la Diren vous allez voir ce que va devenir la croissance dans ce pays.

@! -Et la suppression de la taxe professionnelle ?
H.E. - La taxe professionnelle, quand on disait au ministre du budget: qu'est ce qui vous a prisd'annoncer la suppression de la taxe professionnelle, sans avoir trouvé les ressources de substitution ? Il nous répondait c'est une décision du président.
C'est facile de dire :bravo ! La droite a enfin supprimé la taxe professionnelle c'est un cadeau aux entreprises. Mais la gauche avait fait mieux ; elle avait sorti la base salaire de la taxe professionnelle qui représentait, à l époque, 75 milliards de francs c'est à dire plus de 11 milliards d'euros,c'est à dire plus que l'allégement annoncé aujourd'hui.
Mais le discours officiel, c'est officiellement «ils n'avaient rien fait. Et donc il fallait y aller comme des sauvages !... Je pense que c'est une erreur : il va y avoir la contribution foncière, la contribution sur la valeur ajoutée mais le lienavec les entreprises est rompu. On a menti en disant qu'il n'y a qu'en France qu'existe la taxe professionnelle ; c'est faux il y en a dans chaque pays, en Allemagne, par exemple, cela s'appelle l'impôt économique. Avec sa disparition la course aux entreprises, l'émulation, vont disparaître.

Entre élus locaux et préfets ça va mal finir

@! - Mais vous, à gauche départements et régions, quelle alternative pouvez vous proposer ? Vous ne l'avez pas fait au moment du rapport Balladur; maintenant vous avez l'obligation de le faire, y compris en pensant aux présidentielles.
H.E. - C'est le sens de ce qui vient de se dire au sein du groupe socialiste. Attention, il faut, cette fois-ci, que les choses soient claires car elles ne l'ont pas toujours été; les enjeux sont en effet très importants. Regardez, par ailleurs, les rapports entre les élus locaux et les préfets ; ça va mal finir ! Les préfets, en particulier au niveau des régions, sont très politisés, labellisés. Ils essaient de reprendre avec arrogance le pouvoir ; la fonction publique s'installe dans le refus, le blocage. C'est à contre époque, à contre sens ; il faudra remettre les pendules à l'heure mais aussi, au passage, mettre un terme à quelques défauts

Des règles de rémunération plus sévères pour les élus

@! - Lesquels ?
H.E. - La répartition des compétences mérite d'être clarifiée, les collèges, les lycées, l'école ? Les gens ne comprennent pas toujours qui fait quoi, entre le département, la région, la commune.Tout ça peut être revu, et l'homogénéisation des compétences recherchée.
Sur le plan éthique et moral on parle beaucoup du coût des élus. Eh bien, il faut mettre en place des règles assez sévères. Si on est rémunéré sur un mandat élu on ne peut pas cumuler cela avec je ne sais combien de présidences de structures annexes.
Aujourd'hui, je vois des gens qui maintiennent des structures, non pas parce que telle ou telle structure est utile mais parce qu'elle représente une ressource ; il vaut mieux dire à un conseiller général ou régional vous avez 500 ou 1000 euros de plus mais vous abandonnez tout le reste ; le reste n'est pas rémunéré.Ici, je travaille quatre jours par semaine pour 2400 euros nets ; comme je suis parlementaire je n'ai pas le droit de percevoir plus et c'est très bien comme ça.

Il faut rétablir la clause de compétence générale

@! - Qu'est ce qui peut remettre en question cette réforme territoriale ?
H.E. - C'est l'engagement politique de clarifier les compétences mais il faut rétablir la clause de compétence générale pour les collectivités, d'abord parce qu'elles représentent un potentiel d'innovation important  et aussi parce qu'elle a un indispensable coté rustine.Quand quelque chose n'allait pas on pouvait corriger le tir. Quand, pour les classes de découverte, l'Etat mettait 50.000 euros, le département en mettait 500.000 ;pourtant la pédagogie ce n'est pas de sa compétence. On n'aurait, par exemple,jamais pu équiper les collèges d'ordinateurs, si nous n'avions pas disposé de laclause de compétence générale.
Il n'y pas que ça :pour les services publics locaux, le portage à la personne, on n'a pas besoin d'attendre chaque fois le décret ou la loi qui l'autorisent expressément. On a le droit dans de nombreux secteurs, d'aller de l'avant.
C'est bien la démocratie locale et l'action publique qui sont dans le collimateur.
Prenons l'exemple des services à la personne: c'est un des grands débats avec le pouvoir actuel et l'Europe qui a fait une directive pour ouvrir ce secteur à la concurrence. La concurrence dans le service aux personnes vous pouvez imaginer ce que ça va donner... Dans les Landes nous sommes en train de réussir :il existe une communauté de communes par canton; on a fait le travail cartésien que l'Etat n'a pas été capable de faire. Les centres d'action sociale s'organisent déjà au niveau des communautés d'agglomération. La gestion des portages de repas aux personnes, la gestion des aides ménagères ou autres petites services permettent de maintenir les gens à domicile. Le pouvoir actuel est favorable à ce que des sociétés privées qui fassent cela. Que constate-t-on ? D'emblée, ça fabrique des travailleurs pauvres, deux heures par ici, quatre heures par là, aucune formation des gens, aucun contrôle. C'est gravissime parce quelaisser les personnesles plus fragilisées, le troisième âge avancé, entre les mains du profit ça me parait très dangereux.Limiter l'action publique au profit du privé : c'est une double erreur. D'abord conceptuelle, mais aussi économique. Tous ceux quiessaieront de gagner de l'argent, via le social, se casseront la figure ou finirontdevant les tribunaux.Ou ils gagneront beaucoup d'argent et, un jour, ils seront devant le juge d'instruction ; ou ils ferontbien le métier et ils ne gagneront pas d'argent.
Le social, si vous le faites bien, ce n‘est pas rentable !

Photo de Sébastien Zambon 

Propos recueillis par Joël Aubert

 

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