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19/11/18 : Gironde: le préfet de Gironde et Nouvelle-Aquitaine annonçait la réouverture du Pont d'Aquitaine dans les deux sens de circulation à 19h15

19/11/18 : Charente-Maritime : grosse mobilisation des gilets jaunes encore aujourd'hui, avec des barrages filtrants renouvelés à La Rochelle, Royan et Saintes aux entrées et en sorties de villes.

19/11/18 : Le Château Smith Haut Lafitte a été sacré International Best Of Wine Tourism 2019 à Adélaïde (Australie). Sur 393 candidats au plan mondial, seuls 10 ont reçu ce trophée venant récompenser les propriétés les plus remarquables en matière d’œnotourisme

19/11/18 : Dordogne : lundi après midi, ils subsistaient encore une dizaine de points rassemblement organisés par les Gilets jaunes : à Thiviers, Mussidan, Montpon, Sarlat, Terrasson, Port de Couze, Eymet, St Laurent s/Manoire, Bergerac, Chancelade et Trélissac.

19/11/18 : Charente-Maritime : les communes de Marennes et de Hiers-Brouage, près de l'île d'Oléron, s'apprêtent à fusionner. Une charte commune a été adoptée par les élus lors du dernier conseil municipal du 15 novembre au soir.

19/11/18 : Charente-Maritime : Ce lundi matin, des manifestants bloquaient les accès sur la voie publique aux dépôts pétroliers de La Pallice à La Rochelle. Les forces de sécurité sont intervenues afin de rétablir la libre circulation - opération sans incident.

19/11/18 : Une subvention de 50 000 euros a été votée en faveur de l’association « SOS Méditerranée » lors de la commission permanente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine qui s’est tenue le vendredi 16 novembre à Bordeaux.

17/11/18 : Lors de l'ouverture des Rencontres littéraires "les Idées mènent le monde" à Pau, François Bayrou a annoncé le désistement du penseur Edgar Morin, pour des raisons de santé. Il devait initialement intervenir ce 17 novembre dans la matinée.

15/11/18 : Une nouvelle invitée vient rejoindre les 21 personnalités des Idées mènent le Monde (Pau): Christine Ockrent interviendra sur "Europe : évitons la marginalisation", samedi 17 novembre à 16h30.

15/11/18 : L'auteur palois David Diop, lauréat ce 15 novembre du prix Goncourt des lycéens pour son ouvrage Frère d'âme (Editions du Seuil), participera au Grand débat de Lettres du monde – Welcome ! vendredi 23 novembre, 18h30 à la cour d'appel de Bordeaux

15/11/18 : Journée nationale d’action samedi 17 novembre. En Lot-et-Garonne, les accès aux supermarchés, stations-service, centres-villes et à l’A62 risquent d’être perturbés. Plus d'infos sur http://www.lot-et-garonne.gouv.fr/

14/11/18 : Rencontre/débat avec les parlementaires du 47 autour de la réforme des retraites et des nouvelles revendications de l'ADRA 47 le vendredi 16 novembre à 14 H 30 à la Salle de l'Orangerie du Conseil Départemental d'Agen.

14/11/18 : Dans la continuité de la réflexion d’Agen 2030, des tables rondes autour du handicap et de l’accessibilité de la Ville d’Agen sont proposées le lundi 19 novembre de 14 h à 16 h 30, Salle des Illustres à l’Hôtel de ville d’Agen.

14/11/18 : Dans le cadre de la Journée international des droits de l’enfant, le centre social Maison pour Tous de la Masse (Agen) présentera le 20 nov dans son local à 17 h 30 les travaux des enfants inscrits au CLAS autour de la charte nationale.

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  • 19/11/18 | Gilets jaunes : l'après 17 novembre en région

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    Le mouvement des gilets jaunes a continué dimanche, avec des opérations péages gratuits en Charente-Maritime, deux gardes à vues et la RN10 perturbée en Charente et le péage de Virsac toujours occupé en Gironde. Ce dernier a fait l'objet de dégradations "sur plus de 800 mètres" note la préfecture, notamment des glissières de sécurité arrachées et une chaussée "très abimée". Evacués par les forces de l'ordre ce lundi matin, les manifestants ont rapidement libéré les lieux. Ce lundi, le pont d'Aquitaine était toujours fermé (évacué à 11h)et un barrage filtrant installé sur le pont François Mitterrand, perturbant le trafic.

  • 19/11/18 | Vienne: 2.9M€ en soutien aux FPF

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    Les "Fonderies du Poitou Fonte" (FPF) qui font l'objet d'un plan de redressement industriel de 12 M€, vont bénéficier de 2 aides du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine: une subvention d'investissements de 1,2 M€ et un prêt public de 1,7 M€ pour aider à la restructuration financière de l'entreprise. Les dispositifs régionaux de formations sont aussi mobilisés à destination des salariés. Le projet subventionné consiste notamment à consacrer une ligne de production à de nouveaux produits. Une diversification qui vise à sortir de la dépendance aux pièces du véhicule diesel vue la chute rapide des volumes de ce marché.

  • 19/11/18 | A Limoges, « La lavandière et le Tommy »

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    Le musée de la Résistance de Limoges présente dans le cadre du Centenaire de la Guerre une exposition pédagogique du 19 novembre au 17 février 2019. Au travers d’une quinzaine de panneaux et de nombreux objets d’époque, l’exposition rend hommage aux troupes britanniques. Elle met aussi en avant le devoir de reconnaissance et de mémoire grâce à la construction des monuments aux morts notamment.

  • 19/11/18 | Bordeaux : l'histoire de l'antisémitisme en expo

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    C'est une première à Bordeaux: l'exposition "L'Antisémitisme du Moyen Âge à nos jours", conçue par la LICRA, présente en 36 panneaux les origines et la montée de l'antisémitisme à travers le temps. Ayant pour but de sensibiliser à la lutte contre l'antisémitisme, cette exposition illustre l'histoire des attitudes hostiles aux juifs et de l'antisémitisme actuel qui durant le XXème siècle a causé la mort de millions de personnes. Une exposition qui permet aussi de mieux appréhender certains faits de l'actualité, en Europe ou au Moyen Orient. A voir jusqu'au 23 novembre dans le hall d'entrée de Bordeaux Métropole.

  • 16/11/18 | Libourne et le dessin...180 ans d’amour

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    Du 19 au 23 novembre, pour fêter les 180 ans de l’Ecole de Dessin de Libourne, l’école municipale se délocalise au sein de l’Hôtel de Ville pour proposer de nombreuses séances de dessins gratuites et ouvertes à tous : dessin d’observation dans l’Hôtel de Ville, dessin d’après des sculptures au musée, workshop arts graphiques, exposition...Mais attention le nombre de places est limitée. Inscription : 05 57 25 02 58

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Politique | Isabelle Sorente : « Il y a urgence à être de nouveau humain »

11/08/2011 |

Isabelle Sorente : « Il y a urgence à être de nouveau humain »

Elle est polytechnicienne, physicienne et essayiste. Mais aussi cofondatrice de la revue Ravages, qui donne la parole à des philosophes, écrivains et scientifiques pour exprimer « des idées qui nous dérangent mais nous poussent dans les reins ». A 40 ans, Isabelle Sorente affiche un parcours pour le moins atypique. Elle sera l'une des invités de la 17e université hommes-entreprises, organisée les 24 et 25 août prochains par le Centre entreprise et communication avancée (Ceca) au Château Smith Haut-Lafitte à Martillac (1). L'objectif de ses rencontres est de réfléchir sur les valeurs de l'entreprise à travers les interventions de personnalités issues de tous les domaines. Cette année, l'université se penche sur « la valeur du temps ». Voici, en avant-première, les réflexions que ce thème inspire à Isabelle Sorente.

@qui! : Pourquoi avez-vous accepté l'invitation du Ceca à sa 17e université hommes-entreprises sur le thème du temps ?
Isabelle Sorente :
Parce que ce thème est intriguant. Il met en avant un paradoxe : la volonté de parler de l'importance du temps alors que nous vivons dans un monde d'accélération dominé par des logiques de vitesse. Dans un tel contexte, évoquer positivement le temps semble être un pari fou, donc attirant. Mais la démarche me plaît aussi parce qu'elle introduit deux autres éléments, l'entreprise, régie par l'exigence de rentabilité, et l'université, centrée sur le travail de fond. Ces deux univers entretiennent chacun un rapport différent avec le temps. Il va être intéressant de les confronter et même de tenter de concilier.


@! : Chaque invité apporte un éclairage sur un point spécifique, le temps de l'altruisme pour Matthieu Ricard, moine bouddhiste interprète pour le français du Dalaï-lama, ou le temps du théâtre avec le metteur en scène Jacques Weber. Vous allez explorer le temps de l'humain, qu'est-ce que cela veut dire ?
I.S. : Cela signifie prendre le temps d'être humain, c'est-à-dire apprendre à penser sans compter. Nous vivons dans une société accro aux chiffres. Nous ne parlons qu'à travers eux : le nombre de kilos qu'il faut perdre avec son régime pour être belle, le nombre d'entrées qu'un film doit faire pour être un succès, les résultats qu'une entreprise doit enregistrer pour restercompétitive. Je montre dans mon dernier essai, Addiction générale (2), que cette obsession des chiffres cache un fantasme d'une maîtrise parfaite des événements et d'une réussite infaillible, digne d'une action mécanique. Nous voudrions être aussi performants que des machines ! Cet état d'esprit est dangereux car il déplace l'attention de l'humain vers les chiffres, en finissant par oublier ou tuer l'homme. Pour moi, il y a urgence à être de nouveau humain. C'est le message que je souhaite faire passer.


@! :Concrètement, quels changements cela implique au quotidien ?
I.S. :
C'est être beaucoup plus lié aux autres qu'actuellement. C'est être capable d'intégrer le rapport aux autres dans sa conception du temps. Prenons l'exemple de la crise grecque. La lecture des journaux m'apprend le montant colossal de la dette du pays, la chute drastique du pouvoir d'achat et l'ampleur des manifestations dans les rues. Avec cela, je pense comprendre l'acuité de la crise vécue par les Grecs. Il n'en est rien. Je ne peux saisir exactement la réalité, à savoir qu'il s'agit d'une crise de la même ampleur que celle de 1929, que lorsque je pense à un cas particulier auquel je peux m'identifier. Me concernant, il s'agit d'un professeur de philosophie, qui n'étant plus payé depuis quatre mois, a été obligé de devenir cultivateur sur une vieille terre de sa mère pour survivre. Ce n'est qu'à ce moment là que je conçois ce que cela fait d'avoir un travail qu'on aime mais qui ne permet pas de subvenir à ses besoins. Il nous faut déplacer notre attention, captée par l'emploi marketing de la technologie, pour la focaliser sur les autres ou sur un autre. Cela rend notre esprit plus pertinent. Surtout, c'est la seule façon de restaurer notre raison et notre intelligence.


@ ! : Est-ce que vous prônez une sorte de nouvelle philosophie de vie, plus cool ou plus zen ?
I.S. :
Non, c'est bien plus radical. Notre aliénation à la performance nous conduit dans une situation de tension extrême face à l'ensemble des incertitudes du monde. Comme au bord de l'implosion. Nous ne pouvons plus continuer à nous comporter comme s'il suffisait de se lancer dans une course au profit pour atteindre le bonheur. Des économistes comme Joseph Stiglitz ou Muhammad Yunus, mais aussi des philosophes, ont montré que cela ne fonctionnait pas. Ce qu'on nous présente comme rationnel - la rentabilité, le profit fait le bonheur - ne l'est pas, et, s'entêter à y croire devient alors irrationnel. Nous arrivons au bout de notre modèle. Il faut en changer et passer à la compassion, cette attention aux autres dont je parlais. Mais que les choses soient claires, il ne s'agit pas de prendre soin d'autrui parce que c'est bien ou parce que le contraire serait mal. Il faut le faire car ce choix là est rationnel : c'est celui qui va assurer notre avenir. La compassion n'est pas une valeur sentimentale ou morale mais rationnelle et humaine. La perdre, c'est perdre la raison.


@! : Cette idée de la compassion a-t-elle une chance de convaincre et de se diffuser ?
I.S. :
Certains se la sont déjà appropriés et la défendent. Les hommes politiques partisans de la théorie du « care », Barack Obama aux Etats-Unis, Martine Aubry en France, développent cette idée. L'écologie industrielle, qui conduit à construire un écosystème (une ville ou une entreprise) dans lequel les déchets des uns sont la matière première des autres pour se développer durablement, participe de cette idée. Plus globalement, je suis convaincue qu'elle est en train de germer en nous et qu'elle va bientôt s'imposer. Une fois lancée, je suis optimiste sur sa vitesse de propagation. Mais la question est de savoir si elle sera plus forte que les incertitudes de notre monde actuel.
Photo : Edition Jean-Claude Lattes - Tous droits réservés

Recueilli par Estelle Maussion

(1) Le programme de l'université hommes-entreprises sur www.universitehommes-entreprises.com.
(2) Addiction générale, Isabelle Sorente, JC Lattès, février 2011, 200 p., 17 euros.

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