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21/02/18 : Charente-Maritime: Dominique Bussereau a annoncé sur twitter qu'il quittait Les Républicains. "Je reste attaché aux militants, aux amis. Le faux pas grave d'un chef ne me permet pas de rester dans l'équipe du chef",s'est-il justifié sur Public Sénat.

20/02/18 : Pont d'Aquitaine fermé et la section de la rocade A630 comprise entre les échangeurs 2 (Lormont - Croix Rouge) et 4 (Bordeaux – Labarde), les nuits du mercredi 21 février à 21h00 au jeudi 22 à 6h00 et du 22 à 21h00 au 23 février 6h00

16/02/18 : Suite au décès de Joan Taris, les élus MoDem & Apparentés du Conseil régional néo-aquitain ont choisi Pascale Requenna, tête de liste du département des Landes lors des élections régionales de 2015, pour incarner la Présidence de leur groupe.

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  • 22/02/18 | Bordeaux: Anne Walryck démissionne à son tour après les propos de Wauquiez

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    Anne Walryck, adjointe au maire de Bordeaux, vice-présidente de la métropole, annonce ce jour sa démission des Républicains « devant les propos assumés et calomnieux de Laurent Wauquiez sur Alain Juppé », rejoignant ainsi d'autres conseillers démissionnaires: Elizabeth Touton, Anne Brézillon, Jean-Louis David, Stéphane Delaux, Joël Solari, Laetitia Jarty-Roi.

  • 22/02/18 | Pic de pollution en Gironde: réduction des vitesses maximales autorisées

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    En conséquence du déclenchement d'une alerte de pollution aux particules fines émise par Atmo Nouvelle-Aquitaine pour jeudi 22 et vendredi 23 février sur le département de la Gironde, Didier Lallement, préfet du département, a pris un arrêté qui réduit de 20km/h les vitesses maximales autorisées sur l’ensemble du réseau routier du département (hors voiries urbaines) jusqu’à la fin de l’épisode de pollution.

  • 22/02/18 | La Gironde déclenche le niveau 2 du plan Grand Froid

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    Compte tenu de la vague de froid attendue cette semaine sur la Gironde, le préfet Didier Lallement a décidé, dans le cadre du niveau 2 du plan Grand froid, de renforcer la capacité d’accueil en hébergement d’urgence. 66 places supplémentaires sont ainsi ouvertes dont 34 pour les familles et 32 pour les personnes isolées. Au total, ce sont 1 576 places qui sont mobilisées pour l’accueil des sans-abri en Gironde dont 365 places au titre du dispositif hivernal.

  • 21/02/18 | Du mouvement au sein de la Gauche régionale

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    Des élus du conseil régional ayant quitté le groupe (et le parti) socialiste en début d'année (dont son ex-président Stéphane Delpeyrat-Vincent) un nouveau groupe annonce sa création au sein de l'assemblée régionale : le « Groupe Génération.s », issu du mouvement de Benoît Hamon. Créer par Naïma Charaï, Stéphane Delpeyrat-Vincent, Mathieu Bergé et William Jacquillard, il ambitionne "d'alimenter la Gauche d’idées nouvelles en adéquation avec les valeurs que nous avons toujours portées, notamment au sein de l’assemblée régionale, dans la perspective de la voir gagner les prochaines élections régionales de 2021"

  • 20/02/18 | Logement : la flambée bordelaise confirmée

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    Le nouveau baromètre des prix moyens de l'immobilier dans les villes de plus de 100 000 habitants est riche en enseignements. On y apprend, sans grande surprise, que Bordeaux figure dans le top 3 des dix villes les plus chères de France : 266 124 euros en moyenne (juste derrière Lyon et ses 279 524 euros), soit une hausse de 13,2%. En comparaison, la ville de Toulouse se situe loin derrière en douzième position (175 609 euros). Enfin, le baromètre d'LPI-Se Loger affirme que le prix moyen d'un logement dépasse les 200 000 euros dans sept villes (sur 34) de plus de 100 000 habitants.

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Politique | Journée historique pour un Pays basque réuni pour la paix

09/04/2017 | Cette journée de samedi d'accompagnement pour le désarmement d'ETA, le groupe indépendantiste basque créé en 1959 est un tournant dans les Pays basques français et espagnol

déarmement ETA 8 avril 2017

Ce samedi 8 mars, le rassemblement de la place Paul-Bert à Bayonne restera un jour gravé dans la mémoire de la population basque. Qu'elle soit du Nord ou du Sud, outre Bidassoa.Ce processus de paix, si souvent annoncé,longtemps espéré après quarante années de conflits l'organisation Euskadi Ta Askatasuna (ETA qui se traduit par "Pays basque et liberté")l'a confirmé par une lettre remise dans la nuit de jeudi à vendredi à la chaine de télévision anglaise BBC. C'est à dire la veille de la "Journée du désarmement", annoncée le 11 mars dans "Le Monde". Conférences, documentaires ont été couronnées par le rassemblement de la place Paul-Bert où près de 20 000 personnes se sont entassées.

C'est donc une lettre remise à la chaîne britanique BBC, émanant du groupe ETA annonçant qu'elle n'était plus une organisation armée qui aura libéré "les artisans de la paix" pour célébrer en présence de près de 20 000 personnes, place Paul Bert, dans un Petit Bayonne, fief du nationalisme basque et de drames, le désarmement d'ETA. Dès ce samedi matin, ETA indiquait huit caches en Pays basque français, dont une à Saint-Pée-sur-Nivelle. Dans la seule journée de ce samedi, 1,5 tonnes d'armes et explosifs allaient être dénichées.

"C'est un grand pas", a déclaré le nouveau ministre de l'intérieur, Mathias Fekl ce matin, en commentant cette démarche  tout en rappelant les 900 victimes causées par ce conflit dont la première, le 7 juillet 1968, fut un garde civil espagnol. Ce groupe créé en 1959, constitué  de jeunes dissidents du PNV (Parti national basque) voulait en pleine période franquiste, défendre l'identité basque. S'en suivront un enchaînement d'assassinats en Espagne (837) dont deux en France à Capbreton. 94 membres d'ETA seront abattus par les forces de sécurité espagnole. 

Le Pays basque français, considéré comme le sanctuaire d'ETA va alors devenir le théatre de représailles sanglantes menées par des commandos parapoliciers  ou des milices d'exrême droite comme le Bataillon basque espagnol et, en 1982, les commandos du GAL (Goupes antiterroristes de libération), pour contrer, de la part du gouvernement de Felipe Gonzales, l'apathie du gouvernement français pour éradiquer les ETA qui s'étaient réfugiés en Pays basque français. Cela se soldera par une quarantaine d'attentats dont 24 assassinats jusqu'en 1987, notamment dans le Petit Bayonne.

 La liste des caches remises en mairie de Bayonne

Le président de la Commission internationale de vérification Ram Manikkalingam a indiqué avoir remis la localisation des caches d’armes d’ETA aux autorités françaises ce samedi matin à Bayonne. Selon des sources judiciaires, ces caches seraient au nombre de huit. Cette liste lui a été remise par un représentant des "artisans de la paix" Txetx Etcheverry, à la mairie de Bayonne, en présence de Jean-René Etchegaray, président de la nouvelle Communauté Pays basque et maire de Bayonne. Il a également salué le rôle d'Iñigo Urkullu, président du Gouvernement basque, dans le processus. Tetx faisait partie de  de ces militants non violents interceptés dans une villa du village de Louhossoa.

Des satisfactions et des réserves...dont celles de Jean Grenet

Outre "les artisans de la paix", pris en flagrant délit d'entame du processus de désarmement à Louhossoa l'hiver dernier, dont nous nous en sommes fait l'écho, des élus se sont investis afin de défendre cette procédure inédite. Et alors dénoncée par le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux. Entre temps, Jean-René Etchegaray, le nouveau président de l'Agglomération Pays basque et maire de Bayonne, s'était fait l'avocat -notamment auprès du premier Ministre Bernard Caseneuve- de la bonne volonté de cette initiative, quand les états espagnol et français faisaient de l'obstruction, du bien fondé de cette démarche. Un rôle auquel s'oppose son prédecesseur à la mairie de Bayonne Jean Grenet dans les colonnes du quotidien régional. "Pour moi l'élu n'est pas un militant, dit-il On peut aimer le Pays basque sans participer aux manifestations ou courir la Korrika (au bénéfice des écoles en langue basque). Ne devenons pas plus militant que les militants. L'élu peut agir sans avoir sa place auprès des militants (NDLR.-basques). N'oublions jamais que ces armes ont servi à tuer des gens. Ce n'est pas à la société civile de gérer ces affaires mais à la France et à l'Espagne."

 Près de 20 000 personnes place Paul-Bert

Les organisateurs de ce rassemblement espéraient entre 10 et 15 000 personnes. Elles auront été près de 20 000, en grande partie venues d'Outre Bidassoa. Sous un chaleur de près de 30° en cette place Paul-Bert qui pendant les Fêtes de Bayonne accueille les courses de vaches. "On a largement explosé l'affluence des Fêtes", lancait en souriant un habitué des lieux. Place de ce quartier du Petit-Bayonne, à l'ombre de l'église Sainte-André, âme de Bayonne,  avec ses maisons couleur Pays Basque, aux facades blanches et aux volets vert et rouge basque. Quartier qui fut témoin aussi des expéditions du GAL dans les années noires.

Le 17 décembre, après l'arrestation de membres du collectif de militants non violents, 4000 personnes étaient descendues dans la rue pour expliquer leur démarche de paix. Ce samedi elles étaient près de 20 000 du nord et du sud. Avec quelques points de suspension pour la suite: le rapprochemeht des prisonniers basques lancée depuis Bayonne comme une clameur avant les prises de parole dont, en premier, de l’un des "artisans de paix", l’agriculteur Michel Berhocoirigoin.

Madrid résumait ce samedi soir cette journée historique comme une vaste opération de communication. Peut-être qu'en venant sur le terrain, le gouvernement espagnol aurait compris que cette journée avait une réelle signification. Pour les Basques d'origine, certes. Pour les Basques de coeur, assurément aussi...

 

 

 

 

 

 

 

 

Félix Dufour
Par Félix Dufour

Crédit Photo : F.D.

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