12/12/17 : Philippe Martinez,le secrétaire général de la CGT se rendra ce jeudi en Dordogne. Il visitera les ateliers SNCF du Toulon avant de rencontrer le syndicat cheminot. L'après midi, il participera à une assemblée avec tous les syndicats CGT du département.

11/12/17 : Catherine Seguin, 45ans, fille de Philippe Seguin qui était sous-préfète de Bayonne depuis 2016 a pris du galon et sera la nouvelle préfète du Gers en remplacement de Pierre Ory nommé dans les Vosges. Deuxième femme à occuper ce poste dans le Gers

11/12/17 : La Charente-Maritime est passée ce matin en vigilance "jaune" vents violents : la circulation est coupée sur le pont de l'île d'Oléron et les liaisons maritimes coupées avec l'île d'Aix, en raison d'une forte houle.

10/12/17 : A Orthez la liste menée par le socialiste Emmanuel Hanon remporte l'élection municipale (49,69%) devançant celle du maire sortant Yves Darrigrand (39,87%) et de Hélène Marest (Lrem -Modem 10,44%

10/12/17 : Philippe Mahé préfet de Meurthe-et-Moselle depuis août 2015 est le nouveau directeur général des services de la Gironde. Il a occupé plusieurs postes similaires depuis 1995 en Côtes d'Armor Finistère aux communautés urbaines de Nantes et de Toulouse.

10/12/17 : Dans un communiqué du 9/12, le président de la Charente-Maritime Dominique Bussereau annonce que l'instauration d'un péage à l'entrée d'Oléron ne sera finalement pas soumis au vote lors de la session du Département du 18 décembre comme annoncé.

10/12/17 : Charente-Maritime : Météo France annonce une tempête ce lundi, avec de violentes rafales pouvant atteindre localement 120 à 130 Km/h sur le littoral et 100 à 110 Km/h à l'intérieur des terres.

09/12/17 : Après l'annonce de la présence du groupe NTM, les Francofolies ont annoncé cette semaine leurs prochaines têtes d'affiches de l'édition 2018, qui se tiendra du 11 au 15 juillet : Orelsan, Jain, Véronique Sanson, Mc Solaar, Calogero et Shaka Ponk.

08/12/17 : Les maires de Port-au-Prince et de La Rochelle ont signé un accord mardi à l’occasion des 2e Assises de la coopération franco-haïtienne à Port-au-Prince. Une aide nouvelle sera apportée pour la construction d’un lieu d’accueil en cas de catastrophe.

07/12/17 : Le maire de Saint-Jean-de-Luz et premier vice-président de la Communauté Pays basque, Peyuco Duhart, 70 ans, est mort ce vendredi matin à 10 heures au Centre hospitalier de la Côte basque à Bayonne. Il avait été victime d'un AVC la semaine dernière.

06/12/17 : L’innovation au service des entreprises. Jeudi 14 décembre, la CCI47 organise un a-m de table ronde autour du « design, levier d’innovation dans les entreprises ». Pour en parler des entrepreneurs seront présents pour témoigner de leur expérience.

06/12/17 : Mi novembre, le centre national pour le développement du sport a attribué un total 5,7M€ à 16 projets néo-aquitains visant la création d’équipements structurants, l’accès à la pratique sportive des personnes handicapées et à la rénovation des CREPS

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  • 11/12/17 | Péage d'Oléron : la déception des élus départementaux

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    Alors que le président de la Charente-Maritime Dominique Bussereau a annoncé samedi dans un communiqué, annuler la mise au vote de la création d'un péage au pont de l'île d'Oléron, la grogne monte parmi les élus. Deux vice-présidents de la majorité départementale LR, Dominique Rabelle et Michel Parent (aussi maire de Le Chateau d'Oléron), ont exprimé ce lundi via un communiqué leur "grande déception" : "Ce désaccord de fond met en question la pertinence de ce territoire", préviennent-ils.

  • 11/12/17 | Bordeaux : Deux tramways en plus aux heures de pointe sur la ligne A

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    Afin d’accompagner la fermeture du pont de pierre à la circulation automobile, et à la demande d’Alain Juppé, TBM renforce le service tramway de la ligne A en heures de pointe, sur la rive droite, à compter du lundi 11 décembre. Deux tramways supplémentaires seront mis en place entre 7 h et 8 h, aux départs de « La Gardette » et « Dravemont » et entre 17h et 18h, du centre de Bordeaux vers la Rive Droite.

  • 09/12/17 | Pierre Dartout décoré en quittant Bordeaux

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    Pierre Dartout, préfet de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine a vécu un moment singulier lors de la réception marquant son départ de Bordeaux: il a reçu des mains d'Alain Juppé la décoration de commandeur dans l'Ordre national du mérite en présence d'élus, de personnalités, de sa famille venue de son Limousin natal moment chaleureux ponctué d'un très bel hommage du maire de Bordeaux retraçant une carrière fournie au service de l'Etat et remerciement appuyé du récipiendaire à Bordeaux où il sera "très heureux de revenir". M.Dartout, le préfet de l'installation de la réforme territoriale a loué sa relation avec Alain Rousset.

  • 08/12/17 | Les événements nautiques de La Rochelle annoncés au salon Nautic de Paris

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    Le salon Nautic a été l'occasion pour La Rochelle d'annoncer les événements de 2018. En avril, la ville accueillera L'Hermione avant son départ en méditerranée. En mai, ce sera la première édition des Assises de la plaisance et du nautisme. A partir de juillet, 4 championnats européens de sport de glisse vont se succéder (catamaran, dériveur et forty-niners). Sans oublier les traditionnels rendez-vous de la Semaine du Nautisme ou du Grand Pavois, qui se tiendra du 26 septembre au 1 octobre.

  • 08/12/17 | L'ambassadeur de Chine annoncé à la prochaine fête de la truffe

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    La prochaine fête de la truffe a lieu à Sarlat, les 20 et 21 janvier 2018. Cet événement culinaire accueillera l'assemblée générale de l’association des Bocuse d’Or Winners. Pour l’occasion, 17 lauréats du célèbre concours de cuisine du monde seront présents. Zhai Jun, l'ambassadeur de la République populaire de Chine, accompagné d'une vingtaine de personnes à la prochaine Académie culinaire du foie gras et de la truffe, a répondu favorablement à l'invitation de la municipalité.

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Politique | L'école : le bilan un brin désabusé de François Dubet

01/10/2008 |

François Dubet

François Dubet se penche depuis trente ans sur cette école que l'on éreinte mais dont on attend tout - et souvent son contraire. Il a aimé le film "Entre les murs" de Bertrand Cantet. Il publie "Faits d'école", une reprise de ses travaux, ne cache pas un sentiment "tristounet", quelque chose d'un peu "désabusé". Changer l'école demanderait aux plus riches, riches de par leur fortune mais aussi et surtout de par leur position dans la hiérarchie sociale, la courtoisie de laisser un peu de places aux plus pauvres. Il sent, Dubet, que l'on n'y est pas vraiment prêt. "On demande trop à l'école" mais surtout, au fond, on n'a pas trop envie d'y toucher.

« Pour savoir ce que fait véritablement l'école, il faut savoir ce qu'elle fait aux élèves et aux enseignants et ce que, à leur tour, les élèves et les enseignants font à l'école. » Comment on apprend, comment on stresse, comment on se sent respecté ou au contraire méprisé. Florilège de paroles entendues chez Mollat où François Dubet présentait son dernier livre "Faits d'école"

Le mérite est une fiction dont on ne peut se dispenser.
Est-ce que vraiment le mérite, ça existe? Suis-je plus responsable de mon goût pour les mathématiques que de mon goût pour la sieste? Je crois que le mérite est une fiction dont on ne peut pas se dispenser. Il faut des fictions; mais tout construire sur une fiction comme le mérite, c'est dangereux. Il y a des élèves qui travaillent beaucoup pour peu de résultats et inversement. Et dans un système très méritocratique, tout le monde est en guerre contre tout le monde.

Est-il juste que le talent scolaire détermine les positions sociales?
Est-ce que je dois être mieux payé parce que j'étais bon à l'école? J'ai envie de dire " oui" ... mais pas trop! Bourdieu disait que les diplomes sont des biens de salut. Des sacrements. L'école est notre église! Dieu a fait une première distribution des cartes, l'école en fait une autre; elle fabrique une deuxième hiérarchie dont on considère qu'elle est plus juste. Oui mais... Il serait encore plus juste de faire une troisième, une quatrième distribution, pouvoir travailler, revenir se former. Comme au poker: plus il y a de parties, plus il y a de répartition.

L'école en France est affaire de religion
L'école française a été construite comme une contre-église afin que la République arrache les enfants - les filles notamment - à l'influence de l'Eglise anti-républicaine. Du coup, l'école au eu d'emblée le même statut que l'église. Durkheim - dont par parenthèse aucune rue ne porte le nom à Bordeaux et je trouve ça assez minable - il disait, donc, que l'instituteur est aussi sacré que le prêtre. Ce sont des sanctuaires, qui affirment l'un et l'autre: si tu veux te libérer, il faut te soumettre. Prie et tu obtiendras le salut. Apprends tes leçons, et tu réussiras. L'école a donc eu une incroyable légitimité. Prenez le bac: si vous touchez au bac, vous touchez au symbole de l'unité de la nation. Donc on n'y touche pas! Prenez les études supérieures dont on dit qu'elles sont gratuites. Tout le monde sait qu'elles ont un coût, ce n'est pas gratuit. Mais on est là encore dans le religieux!

Nous avons trop tendance à croire que l'école est éternelle
Elle aurait atteint sa perfection sous Jules Ferry et depuis serait envahie par des gens qui n'ont rien à y faire, nuls, sauvages, barbares. Quand vous passez de 6% de bacheliers dans les années 50, à 15% en 65, puis 35% en 85 puis 70% aujourd'hui, ce n'est plus un pique-nique familial, c'est une cantine.
L'école s'est massifiée et ça change tout. Elle était perçue comme un monde assez juste dans une société très injuste; ceux qui n'y entraient pas critiquaient le fait de ne pouvoir y accéder; alors qu'aujourd'hui,elle est critiquée de l'intérieur. L'injustice était en dehors de l'école, elle est aussi maintenant dans l'école.La massification a en quelque sorte désenchanté l'école. Que disent les jeunes qui brûlent l'école? Cette machine nous intégre pour nous dire qu'on est nuls et qu'on n'y a pas notre place.

Que serait une école juste?
Tous ces changements ne constituent pas une crise de l'école. On dit, l'école pourrait fonctionner mieux. Que serait une école juste? Une école, ça fabrique des inégalités, ça classe, ça range, ça hiérarchise. La question est de savoir dans quelle mesure ces inégalités sont justes. On dénonce les inégalités soclaires qui reproduisent les inégalités sociales. On se rend compte que la promesse d'égalité soclaire est une blague. L'école ne parvient pas à neutraliser l'origine sociale. On se rend compte aujourd'hui que les sociétés qui ont l'école la moins inéglitaire sont celles qui sont, globalement, les moins inégalitaires. Demander à l'école de compenser les inégalités sociales , c'est très difficile. Moi je pense qu'l faut un système qui traite mieux les faibles que les bons. Aujourd'hui, c'est le contraire qui se passe. Les profs les plus expérimentés sont dans les établissements socialement favorisés. Les pauvres paient pour les riches.
Si nous n'avons pas la capacité politique à organiser le jeu, les lois de la nature sociale s'en chargeront. Et ces lois sont celles du libéralisme et de la concurrence. Le discours républicain devient alors une sorte de décors dans lequel personne, véritablement, ne croit.

Je suis inquiet de certaines dérives
Les propos de Xavier Darcos sur la maternelle? Ce n'est pas malin et je serais plus nuancé. Mais je suis aussi inquiet d'une dérive qui consiste à scolariser trop tôt. Un enfant de deux ans, c'est un bébé. Laissons les enfants être des enfants, ils seront bien assez tôt des élèves. Les propos de Darcos ont soulevé un tollé, moi j'aurais aimé que le monde enseignant s'indigne beaucoup plus sur la semaine de quatre jours. Il a pris le cadeau sans broncher. On concentre les apprentissages sur 140 jours de classe. Ceux auxquels on va coller deux heures supplémentaires de soutien vont se trouver étiquetés. C'est indigne. Je suis également très inquiet de cette évolution qui prétendrepérer dès la maternelle, voire avant, les comportements asociaux. Moi j'étais un bagarreur, un teigneux, un asocial; il aurait fallu me piquer! Je suis inquiet de cette tendance.
Quant à l'ancienne "y'a du laisser aller" à la manière de mon ennemi intime Alain Finkelkraut, je dis non. Du laisser aller? Mais il n'y a jamais eu une telle pression sur les élèves. La réussite scolaire! Une famille sur deux a recours à de l'aide scolaire en s'adressant au secteur privé pour ceux qui peuvent, aux mairies et associations pour ceux qui n'ont pas les moyens de payer.

Au fond, on ne veut pas toucher à l'école
Le fait que l'école soit plus favorable aux favorisés fait que ceux qui y réussissent n'ont pas intérêt à ce que ça bouge.La courtoisie des gens d'en haut à faire de la place à ceux d'en bas n'existe pas. Et ceci tout au long de la chaîne. La France est un pays qui dit aux gens: ce qui fait que vous serez employés, ou ouvriers, c'est que vous êtes intellectuellement nuls. Alors on bourre des filières générales - au lycée - d'élèves moyens dont on sait qu'ils ne vont pas trouvger leur voie. Mais on est persuadé qu'on sauve leur dignité! Si ce n'est pas de la religion, ça...Ce monde est compétitif, cruel, vachard; les vaincus de l'école , qui ne méritent pas le sort que leur fait la société, ont intériorisé leur infériorité, et ils considèrent souvent qu'ils n'ont pas leur mot à dire.
Alors tout le monde est d'accord pour dire que le système ne va pas. Mais lorsque vous voulez changer, tout le monde est d'accord pour ne pas toucher au Mikado! C'est là un bilan, j'en conviens, un peu tristounet sur le système scolaire".

Photos MPMémy
Faits d'école, collection Cas de Figure, aux éditions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales;16 euros

Recueilli par Marie-Paule Mémy

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Trento | 02/10/2008

Voilà un constat bien lucide; mais doit on pour cela se résigner ?
Les enjeux sont énormes et les risques de voir une partie des classes moyennes se "désespérer" du système éducatif, me parait destabilisateur pour la société et donc indirectement pour les élites.
Face à ce danger peût être que des esprits éclairés faciliteront une réforme de fond de notre système scolaire qui met de plus en plus la pression sur les élèves sans avoir de solutions alternatives à proposer.
Un parent d'élève de terminale.

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