Politique | Le Conseil général de Gironde va réduire de 15% ses dépenses de fonctionnement
05/09/2012 | Ce mercredi 5 septembre, Philippe Madrelle, le président PS du Conseil général de Gironde, a annoncé un resserrement de son budget.
C'est la crise. Le mot est sur toutes les lèvres, des chefs d'entreprises, des politiques et des citoyens. Lors de sa rentrée, Philippe Madrelle, le président du Conseil général de Gironde n'a pas dérogé à la règle. Il a annoncé que sa collectivité va réduire de 15% ses dépenses de fonctionnement. Mais, selon lui, c'est surtout la conséquence de la politique de Nicolas Sarkozy qui a "asséché les ressources financières des collectivités locales". Au passage, il a aussi donné sa position sur le cumul des mandats et la candidature non officielle de Vincent Feltesse à la mairie de Bordeaux.
Nous sommes à peine sortis des présidentielles et des législatives, qu'à Bordeaux, on pense déjà aux municipales. Alain Juppé a déjà confirmé la semaine dernière qu'il serait candidat à sa succession. Au PS girondin, les récentes victoires laissent penser que la mairie est "prenable". Vincent Feltesse, l'actuel président de la CUB, serait candidat. "Une très bonne chose" pour Philippe Madrelle, même si sa candidature n'est pas encore déclarée.
Un budget serré en attendant une nouvelle réforme fiscaleMais, en cette rentrée, le président du Conseil général de Gironde a surtout parlé finances et du budget 2013. Il a demandé à ses vice-présidents de réduire de 15% les dépenses de fonctionnement des différents services. En outre, l’emprunt sera modéré à deux-tiers des investissements. Ceci étant, "le Conseil général continue d'investir ", a-t-il souligné. Notamment pour les collèges, la "priorité de son nouveau mandat". Deux nouveaux établissements à Hourtin et Bruges vont ouvrir leurs portes en cette rentrée. D'autre part, le nouveau collège de Lacanau et la reconstruction complète du collège Montaigne à Lormont seront achevés l'an prochain. Par ailleurs, il a souligné l'intérêt public de la tarification unique à 2,5 € pour tous les voyageurs de Transgironde. Un investissement de 3 M€ par an, qui a stimulé la demande. Pour cette rentrée, les abonnements ont augmenté de 60 % par rapport à l'an passé. Toutefois, il n'en demeure pas moins que "les conseils généraux ont été affaiblis par la réforme fiscale de Sarkozy". Une manière aussi de rappeler qu'il attend avec impatience une réforme fiscale du gouvernement, désormais de gauche.

Nicolas César
Crédit Photo : NC












