Politique | Le Conseil général de la Gironde signe un protocole d'accord pour financer la LGV, mais sous conditions
14/04/2010 |
Le président PS du conseil général de la Gironde, Philippe Madrelle, a signé lundi 12 avril un protocole d'accord avec l'Etat pour le financement de la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Sud-Europe-Atlantique. Et, contrairement aux autres collectivités, le Département a demandé et obtenu des compensations en échange de son accord. L'Etat, représenté par Dominique Bussereau, a accordé sur un certain nombre de points (dessertes, protections phoniques, création d'une gare, restauration d'un ouvrage). Gilles Savary vice-président du Conseil Général les juge bienvenues.
"Le plan de financement de la LGV Tours-Bordeaux est extravagant. Sur les 58 communes qui payent, plus d'une trentaine ne verront jamais le moindre train", rappelle Gilles Savary, vice-président du Conseil général de Gironde. Par conséquent, "il aurait été anormal que le Conseil général de la Gironde ne finance pas ce projet d'intérêt général, alors que d'ici 40 à 50 ans, cela pourrait contribuer à redonner à son économie un certain leadership", poursuit-il. Ce qui n'a pas empêché la collectivité de "négocier" sa participation, car "cette compétence relève de l'Etat".
"On ne pouvait pas faire mieux"
Parmi les contreparties obtenues, il y a notamment l'assurance que la "gare de Libourne aura les mêmes dessertes en TGV qu'aujourd'hui", la création d'une gare TER à Captieux, "un territoire marqué par une hémorragie au niveau de l'emploi", et la restauration du pont Eiffel à Cubzac-les-ponts (l'Etat financera 16 des 21 millions des travaux). Sans oublier des protections phoniques dans les quartiers de Sainte-Eulalie, Lormont et Cenon, sur la rive droite de la Garonne, mais aussi sur la rive gauche, à Talence, Pessac, Bègles et Villenave-d'Ornon, concernés par le tracé de la future LGV vers l'Espagne. "Compte tenu du nombre de compensations que nous avons obtenues, vous comprenez que nous ayons attendu avant de signer. On ne pouvait pas faire mieux", souligne Gilles Savary. "Si certains, au moment de la réforme des collectivités territoriales, se demandent à quoi sert le Département, voici un bon exemple", conclut-il. Le conseil général de Gironde soumettra à l'assemblée départementale dans un délai de deux mois, le protocole d'intention pour la réalisation de la LGV.
Nicolas César











