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08/04/20 : Charente-Maritime : la Ville de Royan a pris un arrêté municipal ce 8 avril pour obliger le port du masque ou d'un "dispositif nasal et buccal" lors des déplacements dans l'espace public, "pour les personnes de plus de 10 ans", jusqu'au 15 avril.

08/04/20 : L’épidémie poursuit sa progression dans notre région avec 101 nouveaux cas recensés par l'ARS, ce qui porte le total à 2 539 cas confirmés depuis le début de l’épidémie (hors personnes non testées Covid-19 identifiées par la médecine de ville).

07/04/20 : Un décret de la Ville de Biarritz a interdit aux promeneurs, la station assise d’une durée de plus de deux minutes sur un banc ou sur un espace assimilable. Une disposition qui a tellement fait rire jaune et le buzz que le maire l'a annulée dans l'après-m

07/04/20 : Charente-Maritime : Le site internet de la ville de La Rochelle www.larochelle.fr a ouvert une page spéciale Entraide et solidarité dans la rubrique "Toutes les informations relatives au COVID-19" pour ceux qui veulent apporter leur aide.

07/04/20 : Suite à la demande du ministère de la Santé, le Département de Charente-Maritime s'est engagé à dépister "dans les meilleurs délais" ses 8 500 résidents et 5 000 employés d'EHPAD, en coordination avec l'ARS et le laboratoire Qualyse.

07/04/20 : Charente-Maritime : à la date du 6 avril, plus de 8 000 entreprises ont fait une demande d’activité partielle, soit près de la moitié des entreprises du département. Plus de 57 000 salariés sont concernés. 14 agents travaillent sur les dossiers.

07/04/20 : Déjà présente sur Facebook et Twitter, l’Agence Régionale de Santé ouvre sa page LInked-In afin de relayer au monde professionnel ses communiqués de presse quotidien ainsi que des informations et actualités autour de la crise sanitaire coronavirus.

06/04/20 : Coronavirus : 833 décès en France en 24 heures, 8911 morts au total, selon le ministre de la santé ce soir. Soit 65 nouveaux cas confirmés recensés en Nouvelle-Aquitaine, ce qui porte le total à 2 426 cas confirmés depuis le début de la crise.

03/04/20 : Charente-Maritime : le festival Stereoparc, qui doit se tenir du 17 au 18 juillet à Rochefort, est pour l'instant maintenu, fait savoir aujourd'hui l'organisation.

03/04/20 : Le sommet Afrique-France, prévu les 4,5 et 6 juin prochain, a été reporté à une date ultérieure. Emmanuel Macron devrait proposer "dans les jours qui viennent" une nouvelle thématique, en lien avec la situation sanitaire et économique.

03/04/20 : Charente-Maritime : les maires de l'île Oléron ont pris des arrêtés hier soir pour interdire la venue sur le territoire de vacanciers ou de résidents secondaires, renforçant les pouvoirs de gendarmeries. Les contrevenants devront faire demi-tour.

03/04/20 : Charente : la préfète a autorisé l’ouverture de 47 marchés : 17 pour l’arrondissement d’Angoulême; 12 pour l’arrondissement de Cognac; 18 pour l’arrondissement de Confolens.

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  • 10/04/20 | 2 projets solidaires néo-aquitains sélectionnés par la Fondation EDF

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    Dans le cadre des initiatives solidaires du groupe EDF et de sa Fondation via son fonds d’urgence Covid 2019, 2 projets néo-aquitains sont pour l'heure sélectionnés. D'abord un don 15 000 € à la Fondation Université de Bordeaux pour aider les étudiants en situation de précarité isolés sur le campus, l'achat d’ordinateurs pour suivre les cours à distance avec connexion internet, et aide au service de santé. Ensuite, un don de 5000€ au CCAS Bordeaux Métropole pour le financement de "paniers alimentaires à prix coûtant" issus de l'agriculture locale, distribués par les épiceries solidaires dans les quartiers populaires.

  • 09/04/20 | L'épidémie de Coronavirus progresse en Dordogne

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    94 cas confirmées lundi 6, 102 au 8 avril… L’épidémie de coronavirus progresse en Dordogne même si le département reste l’un des moins touchés, a indiqué le préfet lors d'un point presse. Et encore, "ces chiffres ne comprennent pas toutes les personnes non testées Covid-19 identifiées par la médecine de ville. 23 personnes sont hospitalisées, dont 6 en réanimation et 23 ont rejoint leur domicile. Sur les EPHAD, 30 cas sont confirmés. La Dordogne enregistre 5 décès dont 3 en structures médico-sociales et 1 en EPHAD.

  • 09/04/20 | Covid-19 : de nouveaux transferts de patients en Nouvelle-Aquitaine

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    Ce vendredi, plusieurs transferts de malades atteints de coronavirus, hospitalisés en Île-de-France, seront transférés par train depuis la gare d'Austerlitz vers Bordeaux, Angoulême et Poitiers. En région, les derniers chiffres de l'ARS confirment que la Gironde est le département le plus touché, mais aussi celui où les hospitalisations sont le plus en baisse (-25 en 24 heures). Le dernier bilan fait état de 2663 cas confirmés en Nouvelle-Aquitaine et 165 décès, ce qui en fait, avec la Bretagne, l'une des régions les moins touchées.

  • 09/04/20 | Tous les événements de mai de l'Odyssée à Périgueux annulés

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    En application des dispositions destinées à freiner l'épidémie, les événements du mois de mai à L'Odyssée sont annulés. La billetterie reste fermée au public. L'Odyssée propose deux formules pour les places déjà réglées : soit le remboursement total pour cela, rendez-vous en billetterie dès la réouverture du Théâtre ou renoncement au remboursement. Pour cela il faut envoyer un mail à : billetterie@odyssee.perigueux.fr. Ce choix permet de contribuer à la solidarité que L'Odyssée déploie envers les équipes artistiques et techniques.

  • 09/04/20 | Près de 3 000 volontaires néo-aquitains inscrits sur Renforts-Covid

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    Le 30 mars, l’ARS a lancé l’opération #Renforts-Covid pour mettre en relation des professionnels de santé volontaires avec des établissements de santé néo-aquitains en besoin de renfort dans le cadre de la gestion de l’épidémie de Covid-19. En 10 jours: 2 985 professionnels de santé se sont portés volontaires en s’inscrivant sur la plateforme, 336 demandes de missions ont été postées par les établissements de santé, 91 volontaires ont déjà été mis à disposition des établissements en demande de renfort avec majoritairement des aides-soignants (48%) et des agents des services hospitaliers (23%).

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Politique | Nicolas Hulot : Bien plus qu'une démission spectaculaire...

28/08/2018 | Nicolas Hulot : "Je ne peux plus me mentir à moi-même".

Nicolas Hulot lors de sa participation au Festival Ocean Climax 2016

Ce sont les bergers des Pyrénées occidentales et centrales qui doivent être contents. Nicolas Hulot n'aura pas mieux réussi à obtenir le lâcher de deux ourses qu'une certaine Ségolène Royal. Bien sûr ils se méfieront quand même du remplaçant ou de la remplaçante...On ne sait jamais, le président en vacance à La Mongie pourrait demander à survoler les oursons... On nous pardonnera cette accroche à propos d'un débat qui semble ne devoir jamais finir, alors que la démission du ministre d'Etat, annoncée sans souci du protocole, à la radio, nous semble à bien des égards très lourde de sens.

D'abord parce qu'il l'accompagne d'une phrase terrible pour l'homme politique qu'il n'était pas ; «  je ne peux plus me mentir à moi-même ». Quand Alain Juppé salue sa « hauteur de vue et sa noblesse » son propos nous renvoie à ce qui, plus que jamais, discrédite l'action politique et, pas seulement aux yeux des jeunes générations : le mensonge.

Une année pour échapper au mensonge

Nicolas Hulot aura donc mis une bonne année pour échapper au mensonge, encore qu'il ait sans doute cru pouvoir infléchir une ligne où l'écologie, et plus simplement encore l'environnement, comptaient pour bien peu de choses. Evidemment séduit par ce jeune président qui avait imaginé pouvoir tirer le meilleur parti de cette entrée spectaculaire dans le gouvernement Philippe, Nicolas Hulot a déçu celles et ceux qui pensaient que la transition énergétique allait connaître un coup d'accélérateur, que le nucléaire allait devoir baisser pavillon ou que les Etats généraux de l'alimentation allaient donner le tempo d'une nouvelle donne pour l'agriculture française. Peine perdue avec ce débat surréaliste autour du glyphosate où le ministre était condamné à laisser accroire que sa suppression n'était plus qu'une affaire de calendrier...

Et, c'est là qu'il convient une bonne fois pour toute de faire table rase d'une manière de croyance selon laquelle l'environnement serait vraiment considéré comme une des composantes majeures de l'action d'une équipe au pouvoir. Au-delà des beaux discours qui ne durent pas bien longtemps et des COP 21 que l'on réchauffe pour faire croire que ce sujet peut devenir central dans la définition d'une politique de développement qui ne nie pas le réel, en l'occurrence le défi climatique majeur dont l'actualité planétaire est un inquiétant spectacle, il n'existe pas de vraie volonté d'aller de l'avant. Pire encore, le plus souvent la contrainte économique est immédiatement requise pour interdire de véritables débats et progrès. En outre les écologistes eux-mêmes n'ont jamais osé affronter, avec vigueur mais réalisme, des questions aussi cruciales que l'est celle du nucléaire. Au nom de quoi un personnage comme Nicolas Hulot, quand il tentait de faire avancer le sujet sans hurler à la fermeture sans condition des centrales, s'est fait traiter de tous les noms..

 En attente d'un projet

D'ailleurs, cette démission-événement pourrait être utile si elle permettait, au-delà du cercle stricto-sensu étroit des écologistes, que naisse un courant politique qui comprenne que la société française est en attente d'autre chose qu'une politique alibi. D'une approche ouverte et transversale qui fasse émerger un projet qui ne céderait pas à la démagogie et ne succomberait pas au diktat du marché, essayant au contraire de l'amener à se remettre, ici et là, en question.

Remaniement ?...

Et puis, enfin, comment ne pas mettre l'accent sur l'opportunité pour le tandem actuel de l'exécutif de redonner un peu de souffle à l'équipe gouvernementale. Un remaniement qui n'a pas été envisagé, alors que le château était secoué par l'affaire Benalla et se montrait incapable de faire face à court terme, pourrait l'être au lendemain de la démission de Nicolas Hulot. Et, ne serait-ce que pour redonner des couleurs à certains ministères en déshérence et corriger l'inquiétante image d'une action qui ne semble guidée que par la recherche du rétablissement des comptes publics, certes nécessaire, mais oubliant le besoin d'écoute véritable et d'explication que le pays attend plus que jamais;

De nombreuses réactions

Suite à l'annonce de l'ancien Ministre de la Transition écologique et solidaire, les réactions ne se sont pas faites attendre.

Alain Juppé, Maire de Bordeaux, LR, ancien Premier Ministre, commentant en direct l'annonce de Nicolas Hulot sur Twitter s'est dit « impressionné par sa hauteur de vue et la noblesse de sa démarche. J'espère qu'au delà du Buzz politique inévitable, cette décision nous incitera tous à réfléchir et à changer. »
Virginie Calmels, adjointe au Maire de Bordeaux, Conseillère régionale, LR (sur Twitter) : « Quand on est sincère dans son engagement toute instrumentalisation de ses propres convictions devient insupportable et vite intenable... la sortie s’imposait ! »

Nicolas Thierry, Vice-président du Conseil régional en charge de la biodiversité (EELV) :
« C'est une décision surprise ! Selon moi, c'est un acte courageux, parce qu'il permet de dénoncer qu'il n'avait pas les moyens de mener une politique telle qu'il le souhaitait. Son action, même si elle était réelle au sein de son Ministère, ne pouvait suffire, il n'y a pas de transversalité sur les enjeux environnementaux et climatiques dans ce Gouvernement, on le voit notamment sur l'agriculture ou l'industrie. Face à l'urgence de la situation, on ne peut pas se satisfaire des seuls actions du Ministère de l'environnement. C'est une décision utile qui met le Premier Ministre et le Président de la République face à leur responsabilité. Le cap n'est pas le bon, la situation s'aggrave et on n'y met pas les moyens pour agir. S'il reste c'est masquer les choses. La priorité du Gouvernement n'est pas l'écologie, ou en tout cas l'écologie n'est pas assez prioritaire pour lui.
C'est triste, car c'est une personne qui a une vraie force de conviction. Personnellement, j'étais sceptique lors de son entrée au Gouvernement. Non pas sur sa sincérité et son esprit constructif, mais parce que la politique c'est aussi un rapport de force ; et quand on n'a pas de parti structuré et organisé sur lequel s'appuyer, pas de députés, pas de sénateurs, mais la seule influence de sa personne ou son rayonnement médiatique, même très important, ça ne suffit pas face aux lobbies.

Beaucoup de gens vont s'affliger de cette décision mais sans doute beaucoup après ça, ne vont pas se poser de questions ou se déplacer aux urnes. Or, le seul moyen de réorienter l'argent public, c'est de mettre au pouvoir des gens qui ont une conscience forte de ces enjeux... ça passe par les bulletins de votes. Je ne veux pas faire de politique politicienne, mais il faut avoir une cohérence entre son indignation et son action dans l'isoloir, parce que l'écologie est avant tout un enjeu politique.
Je souhaite bon courage au suivant car il n'y a pas d'autres personnalités écologistes avec une telle image médiatique et une telle influence. Toute personne qui lui succédera ne pourra pas faire mieux que lui. Donc, soit le Gouvernement réoriente sa politique et procède à un changement radical de cap, soit on sera dans la continuité et on ira droit vers le gouffre en chantant, malgré des indicateurs qui sont dans le rouge vif et des dégradations qui sont de plus en plus palpables. Depuis 2 ou 3 ans, on commence vraiment à sentir l'effet de ces dégradations climatiques et environnementales, et face à cela, il faut être à la hauteur. C'est ça, je crois, le sens du message de Nicolas Hulot. Nous n'avons plus le temps d'attendre. »

Jean Lissar, Secrétaire régional d'EELV Aquitaine : « Pour les écologistes la démission de Nicolas Hulot n'est pas vraiment une surprise. Pour ma part, j'avais parié qu'il ne tiendrait pas plus d'un an, je me suis trompé de quelques mois...  Les écologistes d'Aquitaine comprennent et approuvent cette décision. Le pari de Nicolas Hulot, homme de conviction était risqué, car un ministre isolé, même très motivé, même populaire, ne peut contre balancer le poids d'un gouvernement libéral productiviste. Son départ n'est pas son échec mais bien celui d'Emmanuel Macron.
Le Ministre de l'environnement devait venir cette semaine en Béarn pour aborder la question de l'ours dans les Pyrénées. Espérons que malgré les avantages scandaleux accordés hier aux lobbies de la chasse, que le programme de réintroduction des ourses sera maintenu. »
Pierre Hurmic, élu Bordeaux et Bordeaux Métropole EELV : « Après avoir tenté de peser sur les choix gouvernementaux, Nicolas Hulot réalise, en démissionnant, qu’ils ne sont pas à la hauteur de la tragédie écologique et climatique en cours. Cette attitude invite tous les écologistes à ne jamais baisser leur seuil d’exigence face à l’urgence du combat à mener. »

Michèle Delaunay, élue Bordeaux et Bordeaux Métropole PS, ancienne Ministre : « On ne peut que saluer la hauteur de vue de la déclaration de Nicolas Hulot. Sa démission sonne comme un vigoureux rappel de notre responsabilité collective dans les enjeux environnementaux et, partant, dans les enjeux de santé. » 


Philippe Dorthe, Conseiller départemental (Bordeaux 4) et Conseiller régional de la Nouvelle Aquitaine a réagi à la démission de Nicolas Hulot sur son blog, dans un article intitulé « Nicolas Hulot: Un départ très politique ! » : « Nicolas Hulot a choisi son moment pour partir. Il aurait pu le faire au cœur des vacances d’été, là il a choisi la rentrée politique. Sa décision est donc très politique et dépasse certainement les problématiques de l’écologie. Nicolas Hulot, connu pour son inclination à gauche doit être également taraudé par la politique d’injustice sociale du gouvernement. La date et la manière est donc un acte fort et réfléchi contre le pouvoir en place. En ce qui concerne la manière qui offusque certaines personnalités de LREM, je leur rappelle celle avec laquelle E. Macron a trahi  avec méthode François Hollande. A côté la façon Hulot est presque polie ! »


Boris Vallaud, Député PS des Landes : « Nul ne peut se réjouir du constat d'échec d'un homme sincèrement engagé : Nicolas Hulot est courageux et lucide au sein d'un gouvernement coincé entre un président tout puissant et des lobbys influants. Nous sommes tous convoqués fae à l'urgence environnementales.
Le nouveau monde nous promettait « Make our planet great again », la démission de Nicolas Hulot confirme que ce n'était là qu'un slogan. Un gouvernement en échec sur la question environnementale comme sur celles éco et sociales, une majorité ni progressiste ni écologique. Fin de l’illusion »

Aziz Skalli (référent Gironde de La République En Marche) : « Je suis évidemment déçu mais cela faisait quelques temps que ça lui trottait dans l'esprit. C'est un choix personnel vis à vis du gouvernement et l'expression d'un mal être. On peut reconnaître son bilan et même s'il aurait voulu aller plus vite, plus loin, il y avait des questions de temporalité politique et de contraintes budgétaires à prendre en compte. Son engagement pour l'écologie reste intact et ce sera certainement difficile de retrouver une personnalité qui incarne l'écologie, pas forcément une personnalité technocratique d'ailleurs. »
Benoît Simian député girondin LReM (sur Twitter) : « Je respecte la décision de Nicolas Hulot. J'ai travaillé avec lui sur plusieurs dossiers et il m'a bien soutenu lorsque c'était nécessaire. Bon vent à lui »

Florent Boudié, député LReM Libourne, (sur Twitter) : « Le choix de Nicolas Hulot n'est certes pas une surprise mais un avertissement adressé à tous les responsables politiques français. Si beaucoup a été accompli depuis le début du quinquennat, l'extrême urgence écologique impose des choix de rupture dont la France et l'Europe sont encore loin. »

Jean-Michel Clément, député de la Vienne : "Nicolas Hulot, lucide et las de prêcher trop souvent seul dans le désert, dresse le constat cruel des limites de l'action politique quand le pouvoir s'accommode des petits pas, alors que les périls fondent sur nous à grandes enjambées et qu'il ne sait pas "porter, incarner, proposer" une société alternative. Il ne veut plus cautionner des orientations économiques et politiques qui ne sont pas à la hauteur du défi contemporain - "le pire auquel l'humanité a jamais été confrontée" et qui sont soumises à la pression des lobbies  et du court terme. "

Réaction en Béarn, avec ou contre les ours
Dans le département le Ministre de la transition énergétique était attendu ce mercredi 29 août sur le dossier de la réintroduction de 2 ourses en Béarn.

David Habib (député PS Pyrénées-Atlantiques) sur Facebook : " Je veux saluer la personnalité très attachante de Nicolas Hulot. Inutile de dire que mes convictions sont à l'opposé des siennes. Je m'honore d'être un productiviste. Pour autant, j'ai pu vérifier, dans la loi Hydrocarbures, son souci de préserver les intérêts du Béarn et de ses milliers d'emplois dans la chimie et la pétrochimie. Sur le dossier de l'ours, il avait admis la légitimité de nos arguments tout en nous demandant d'accepter sa logique. Il nous avait d'ailleurs annoncé qu'il démissionnerait s'il n'obtenait pas satisfaction. J'espère que le prochain ministre disposera des mêmes vertus morales que Nicolas HuloT. A l'arrivée d'un nouveau ministre au gouvernement, il nous faudra, en Béarn notamment, être particulièrement vigilants, unis, alors que l'administration du ministère de l'Environnement demeurera la même c'est-à-dire nocive. "

Julien Lassalle, éleveur, association des éleveurs transhumants des trois vallées, anti-ours, a réagi auprès de nos confrères de la République des Pyrénées : "C'est une bonne nouvelle. On n'avait pas confiance en lui mais on n'a pas confiance en l'Etat non plus. On reste déterminé, on sait ce qu'on veut et ce qu'on ne veut pas. Si un nouveau ministre arrive, on restera déterminé et fixé sur notre objectif : pas de lâcher d'ours. Mais c'est bien qu'il s'en aille".

Alain Reynes ADET Pays de l'ours (pro-ours): « Il y a d'abord un sens politique fort à cette démission. Si Nicolas Hulot part c'est qu'il n'a pas réussi à faire prendre consciences des enjeux environnementaux globaux, climatiques, sanitaires, sur le long terme. Il essaie avec son départ de créer un électrochoc dans l'espoir de susciter une prise de conscience pour une réorientation des politiques publique dans ce sens.
Bien sûr, il avait la particularité d'être une personne engagée, mobilisée et en plus de cela compétente et suscitait donc un espoir important... ce qui explique aussi une certaine exigence d'un certain nombre d'acteurs envers lui.
Sur le dossier de l'ours, il était un Ministre mobilisé et faisait avancer ce dossier puisque la décision a été prise du lâcher de deux ourses cet automne en Béarn. Le changement de Ministre n'a aucune raison de remettre en question cette décision puisque ce n'est pas une décision personnelle mais bien une décision gouvernementale. D'autant que les procédures relatives à l'autorisation de ces lâchers sont sur le point d'être achevées et la consultation du public pose des résultats qui sont sans ambiguïté, et confirment un sondage IFOP réalisé au cours de l'année : près de 90% soutiennent cette décision. Ce serait incompréhensible que le Gouvernement renonce à à ce projet, d'autant que c'est une obligation légale, comme l'a confirmé le Tribunal administratif de Toulouse, en mars dernier. Nous sommes au stade où les procédures sont bouclées et positives. Une fois encore, ce n'est pas une décision personnelle de Nicolas Hulot, mais une décision du Gouvernement, il n'y a aucune raison qu'elle soit remise en cause. »

Joël Aubert avec Solène Méric et Romain Béteille
Par Joël Aubert avec Solène Méric et Romain Béteille

Crédit Photo : Solène Méric

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