Politique | Pour aide les communes à faire face à la crise, Philippe Madrelle crée un coefficient de solidarité
16/01/2012 |
Lors de ses voeux à la presse, ce lundi 16 janvier, Philippe Madrelle, président socialiste du Conseil général de la Gironde, a annoncé la création d'un coefficient de solidarité. L'idée est de permettre au Département d'accorder davantage de subventions d'investissement aux communes, dont le revenu fiscal est le plus faible. Comme à son habitude et plus particulièrement encore en cette année d'élections présidentielles, Philippe Madrelle a fustigé la politique du Président, Nicolas Sarkozy, évoquant notamment les conséquences de la perte du triple A.
Philippe Madrelle a rappelé que la perte du triple A en France, que Nicolas Sarkozy avait en son temps "assimilé à un trésor national, aura des effets collatéraux sur les collectivités". "C'est un échec pour le pouvoir", a-t-il affirmé. Ceci étant, il a précise que le Conseil général de la Gironde, ayant déjà négocié auparavant tous ses emprunts n'aura aucun problème de dette. C'est ce qui l'amène à inventer un coefficient de solidarité pour venir en aide aux collectivités les plus pauvres. Il a souligné que le Conseil général est aujourd'hui le "dernier rempart contre la pauvreté", en rappelant que plus de 8 millions vivent au-dessous du seuil de pauvreté. En Gironde, même certains viticulteurs qui travaillent vivent avec le RSA. Ils sont au moins 400 d'après ses services. "Malgré le gel des dotations de l'Etat aux collectivités en 2012, cette année, notre budget d'allocations individuelles à la solidarité sera de 354 millions d'euros", a souligné Philippe Madrelle.
Philippe Madrelle veut des infrastructures pour les transports
L'élu socialiste a aussi une nouvelle mis sur la table le problème aigü des transports. Est-ce que les gens sont heureux et vont accepter ça longtemps ? Moi-même, pour aller à Bordeaux, c'est la croix et la bannière. Ce matin encore, j'ai mis 50 minutes pour faire 11 km !!!", a-t-il soufflé. "Sans infrastructures, on ne peut pas régler le problème, or c'est l'Etat qui est maître du jeu", a-t-il insisté. Sur un plan national, le président du Conseil de Gironde a aussi fait part de son souhait que le PS revienne sur la réforme des collectivités territoriales s'il est au pouvoir dans quelques mois. Il demande la suppression du conseiller territorial, pierre angulaire de la réforme. De même, il espère que François Hollande lancera le quatrième acte de la décentralisation, s'il est élu.
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