Politique | Pyrénées-atlantiques : meeting des candidats béarnais aux législatives pour François Hollande
11/04/2012 |
Douze jours avant le premier tour des présidentielles les militants socialistes ont été chauffés à blanc. Dans une salle pleine à craquer, les candidats béarnais aux législatives ont apporté leur soutien à François Hollande. Les deux députés sortants, respectivement maires de Pau et de Mourenx, Martine Lignières-Cassou et David Habib, côtoyaient François Maitia et Nathalie Chabanne, qui partent à la conquête des bastions modem de Jean Lassalle et François Bayrou. En clôture de meeting, dans un discours incisif, le chef de région, Alain Rousset a appelé au « Changement, maintenant », pour remplacer un gouvernement absent par une « Force tranquille » qui s'appuierait sur le pouvoir des collectivités locales pour redresser le pays.
François Maïtia, conseiller général du canton basque de Saint-Jean-Pied-de-Port, se définissait avec humour comme un « candidat béarnais » dans la 4ème circonscription basco-béarnaise. L'ambiance était au rassemblement derrière le candidat François Hollande. Et il flottait dans l'air un espoir de changement chez ceux qui se disent les héritiers des luttes républicaines. Quatre candidats socialistes aux législatives dans le Béarn, sous la houlette d'Alain Rousset, chargé de l'industrie et l'agriculture dans l'équipe de campagne de François Hollande, qui misent sur la réindustrialisation d'un pays exsangue.
« Les Régions doivent piloter le renforcement de l'industrie dans le Pays »
Alain Rousset voit des ressemblances avec 1981 dans la succession des victoires locales et nationales et la frustration d'un pays tout entier, même si pour lui le mandat de Valéry Giscard d'Estaing n'a pas été aussi catastrophique que celui de Nicolas Sarkozy. Pitoyable, raciste, cynique, a-t-il répété à plusieurs reprises, appelant les militants a insister lors de leurs opérations de porte-à-porte sur le fait que « la France ne les a pas laissés tomber, mais que c'est le gouvernement qui a abandonné. »
Le président de l'Association des Régions de France a dénoncé l'organisation napoléonienne du pouvoir, le rôle de sous-traitant du gouvernement dévolu aux collectivités locales et l'absence de stratégie technologique et industrielle en France. Aux critiques visant la mollesse de François Hollande, Alain Rousset répond par les atouts de la « force tranquille ». Le candidat socialiste renverse les schémas de la gauche traditionnelle qui avait l'habitude de privilégier le pouvoir d'achat et la consommation à la production par l'emploi et l'industrie.
Une "bénédiction" pour les Régions qui auraient dans le programme socialiste un rôle à jouer dans la reprise industrielle sur leur territoire. « François Hollande veut s'appuyer sur les milliers de collectivités territoriales avec des pouvoirs réels et des responsabilités, comme dans tous les pays européens. » Pour Alain Rousset, président de l'Association des Régions de France et chargé de l'industrie et l'agriculture pour François Hollande, il n'y a pas de secrets : « les Régions doivent piloter le renforcement de l'industrie du pays. »

Olivier Darrioumerle
Crédit Photo : Aqui.fr













