19/05/12 : Le Parti Pirate s’investit dans de multiples départements à l’occasion des prochaines législatives et en particulier dans celui de la Gironde en présentant des candidats dans les 1ère, 3ème et 9ème circonscriptions.

18/05/12 : Michèle Delaunay, députée de la 2° circonscription à Bordeaux étant devenue ministre s'est assurée de la présence à ses cotés, en tant que suppléant, de Vincent Feltesse maire de Blanquefort et président de la CUB pour l'élection législative de juin

16/05/12 : Trois ministres délégués originaires de l'Aquitaine dans le gouvernement Ayrault: Michèle Delaunay aux personnes àgées et à la grande dépendance, Alain Vidalies aux relations avec le Parlement, Jérôme Cahuzac au budget

15/05/12 : Alain Zabulon, préfet des Landes et ancien préfet de Corrèze a été nommé, ce 15 mai, directeur adjoint du cabinet du président de la République en charge des affaires intérieures

11/05/12 : Les huîtres du Bassin d'Arcachon peuvent à nouveau être consommées, l'interdiction a été levée ce 11 mai mais le ramassage et la consommation des moules reste interdit, celui des coques et des palourdes est autorisé à l'intérieur du Bassin

10/05/12 : A l'occasion du 10 mai, journée de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, Vincent Feltesse propose au Maire de Bordeaux et aux élus de la CUB de baptiser le pont BaBA du nom "Toussaint Louverture".

10/05/12 : Concernant le nouveau pont-levant, Alain Juppé, le maire de Bordeaux, rebondit sur la proposition du président de la Cub, Vincent Feltesse, de baptiser l'ouvrage "Toussaint Louverture" et propose quant à lui, le nom de pont "Chaban-Delmas".

  • 20/05/12 | Des tomates sous serre qui font rêver

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    Cette année encore elles sont une attraction qui fascine les jardiniers du dimanche...Elles, ce sont les tomates présentées au Salon par le pape de la Marmande, Henri Boxberger qui explique inlassablement l'opportunité de les cultiver en serres maraîchères, par exemple celles des établissements Barre de Clairac (Lot-et-Garonne). Plantation avancée de deux mois et, de l'avis des serristes, ces cultures à l'abri des intempéries et contaminations dispensent des traitements appliqués en plein champ.

  • 16/05/12 | Pas de terminus pour le bus rock de Barbey

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    La Rock School Barbey de Bordeaux lance un "appel à soutien" pour sauver son vieux bus rock. Pas de toute première jeunesse, le projet itinérant aurait besoin d'une nouvelle bécane pour continuer sa route mais peine à trouver des fonds pour remplacer la bête. Pour les soutenir, rendez-vous sur cette page et ajoutez votre nom à la longue liste de soutien constituée dans le but d'émouvoir les financiers : http://www.rockschool-barbey.com/soutien-au-bus-rock/index.php?source=blog

  • 13/05/12 | L'AFDI Aquitaine ausculte l'agriculture urbaine et périurbaine...

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    « L’agriculture urbaine et périurbaine dans les pays en développement: enjeux et défis ». Un beau sujet de réflexion proposé ce 15 mai (15/17h) par l’AFDI, Agriculteurs Français et Développement International. A l’heure où la question alimentaire est toujours préoccupante et la croissance démographique des villes explosive, l’ONG a choisi le cadre du salon de l’agriculture pour débattre autour de Faliry Boly, secrétaire général du Syndicat des exploitants agricoles de l’Office du Niger au Mali.

  • 12/05/12 | Le Salon de l’Agriculture se met à l’heure du numérique

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    Le Salon de l’Agriculture Aquitaine, qui se déroule du 12 au 21 mai 2012, est aussi connecté sur Internet ! Vous pourrez trouver sur le site officiel (http://www.salon-agriculture.fr), une présentation complète de l’évènement, le programme de chaque journée ou accéder au blog pour suivre les dernières actualités à travers différents articles. Et pour les plus connectés d’entre vous, le Salon est également sur Facebook, alors n’hésitez pas à l’ajouter dans vos amis !

  • 11/05/12 | Victor Hugo s'invite dans le débat politique à Agen

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    Débat citoyen du « Collectif 47 des Droits de l'Homme », mardi 15 mai, à 20h, au Stadium à Agen. Robert Angebaud, de la Compagnie Pierre Debauche, jouera l'engagement de Victor Hugo en faisant revivre les débats de l'Assemblée nationale. Et Laurent Bruneau, avocat à la cour d'Agen et membre de la LDH, animera un débat avec la salle sur « la dignité de tout Homme doit être au centre du projet politique. Est-ce toujours d'actualité ? » Les candidats aux législatives sur Agen ont été invités...

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Elections législatives 2012

Politique | Tribune Libre: Génocide arménien, la souffrance et la loi

25/01/2012 |

Tribune Libre: Génocide arménien, la souffrance et la loi

Le lundi 23 janvier, le Sénat a été confronté à l'un de ces rares débats qui divisent le Parlement, non en fonction des groupes politiques, mais des sensibilités, philosophies, trajets personnels : faut-il qu'une loi réprime la contestation du génocide arménien de 1915 ? Un siècle après les faits, cette discussion mêle les sentiments, la souffrance, le droit, l'histoire, dans notre pays qui n'a été ni impliqué, ni témoin de ce drame.

Ilme paraît acquis que les « Jeunes Turcs » ont fait preuve d'une extrêmeviolence contre le peuple arménien, coupable de réclamer son autonomieen pleine guerre avec la Russie. Il est admis que les 2/3 des Arméniensvivant dans l'Empire ottoman ont disparu après avoir été déportés,battus, parfois torturés, sans exception pour les femmes, mêmesenceintes, les enfants, les vieillards.

Legénocide arménien est reconnu par la France depuis la loi du 29 janvier2001. Dés 1995, sa contestation a donné lieu à condamnation à desdommages et intérêts de l'historien américain Bernard Lewis, fondée surles principes généraux de la responsabilité civile.

Qu'apportedonc le nouveau texte ? Il crée une sanction pénale spécifique quipunit d'un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende ceux quicontestent ou minimisent, de façon outrancière, un génocide reconnu parla loi. Ces peines sont celles prévues en cas de négation de la Shoah oude tout crime contre l'humanité par la loi dite Gayssot du 13 juillet1990.

Nouspouvons échanger de nombreux arguments. Pour les uns, le texte adoptépar l'Assemblée nationale ne serait qu'une transposition d'unedécision-cadre européenne de 2008 ... Ce que je pense inexact. Pour lesautres, les Turcs ne peuvent accepter ce que nous-mêmes refuserions sile Bundestag ou le Sénat américain qualifiaient de génocide lesexactions commises par la France en Algérie dans les années 60... Beaucoups'interrogent sur les conséquences d'un tel texte sur les rapportsfranco-turcs ou l'indispensable normalisation des relationsturco-arméniennes engagée depuis quelques années.

Jepréfère aller au fond du débat. A-t-on donc besoin de cette nouvelleloi, et plus généralement quels sont les risques de ces loismémorielles ? Des propositions de loi ont été déposées pour reconnaîtrele génocide des Tziganes, le génocide ukrainien de 1933 ou celui deVendée de 1793. D'autres pourraient concerner les Tutsis, lesAmérindiens, les Cambodgiens...

L'émotion,la souffrance, la révolte devant l'injustice ne doivent pas nous faireoublier les règles de droit que nous nous sommes données et qui scellentla légalité dans notre nation. Au nom du respect des droitsfondamentaux des personnes, nous ne pouvons ignorer les principes qui ensont l'un des piliers et en particulier la séparation des pouvoirs.Comme le rappelle Robert Badinter, notre Constitution ne permet pas auParlement de prendre des décisions qui relèvent des autoritésjudiciaires. Voilà bien toute la difficulté juridique : les crimes dontles Arméniens ont été victimes n'ont jamais donné lieu à laqualification de génocide par une juridiction internationale. Voici ladifférence avec la Shoah, reconnue dés 1945 par le Tribunalinternational de Nuremberg.

Biensûr, nous pouvons hausser les épaules et dire qu'il ne s'agit qued'arguties de juriste. Oui, mais alors, sans le vouloir, nous nouscomporterions comme ceux qui refusent de se soumettre à de grandsprincipes pour s'arroger tous les pouvoirs, y compris celui de jugerl'histoire.

Quine voit le risque d'ériger le Parlement en tribunal de l'Histoire ? Lecollectif d'historiens présidé par Pierre Nora récuse cette Histoireofficielle qui empêcherait de poursuivre une recherche, consistant nonpas à nier un génocide, mais à en préciser l'ampleur, les conséquences,les causes.

Maissurtout, ces lois mémorielles nous engagent dans une voie remplied'ambiguïtés. Si le Parlement peut dire la vérité historique, alorscette dernière variera selon les pays, les périodes, les majoritéspolitiques, les calculs grands ou petits... Tel est le paradoxe du textequi nous est proposé. Pour combattre la vérité historique concoctée parle pouvoir politique turc, il sollicite l'émergence d'une véritédifférente produite par un autre pouvoir politique. Et sans s'enapercevoir, il légitime cette idée d'un pouvoir, maître absolu,compétent pour écrire ou réécrire l'Histoire. Cette thèse qui soumet lefait historique aux aléas du plus fort, nous ne pouvons que la combattresauf à admettre qu'un régime impose sa vision du passé ou de l'avenir.

Soyonsnet : refuser cette loi pénale ne revient en aucune façon à nier legénocide arménien, à valider la position de la Turquie ou à ne pasprendre en compte la douleur de la communauté arménienne. D'autres voiesexistent pour affirmer notre solidarité. Si aucun autre pays que laFrance n'a recouru à la loi, une quinzaine de Parlements ont adopté desrésolutions reconnaissant l'existence du génocide de 1915. Quant auParlement européen, il a lui, dès le 18 juin 1987, mis comme condition àl'entrée de la Turquie sa reconnaissance préalable du génocide arménienet son acceptation des minorités.

Lepropre d'une démocratie consiste à respecter sa légalité et en premierlieu le principe de la séparation des pouvoirs. Et à ne jamais laissercroire que le pouvoir politique peut décider de tout, y compris del'Histoire.

Alain Anziani
Sénateur PS de la Gironde

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