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02/04/21 : Autour de la Journée de sensibilisation à l’autisme le 2 avril des villes illuminent leurs monuments en bleu: un symbole pour rappeler la nécessité de simplifier et améliorer le quotidien des personnes autistes. A Bordeaux ce sera la porte de Bourgogne.

01/04/21 : Le 9 avril prochain, la cité scolaire Alcide Dusolier de Nontron deviendra la 1ère cité scolaire 100% bio de France.

31/03/21 : Régionales- Signe de l'alliance entre GénérationS et EELV, Benoit Hamon sera à Bordeaux le 1er avril en soutien à Nicolas Thierry, tête de liste EELV de « Nos terroirs, notre avenir ». Sa numéro 2 en Gironde est Anne-Laure Bedu candidate GénérationS

24/03/21 : Charente-Maritime : Véronique SCHAAF, sous-préfète de Villeneuve-sur-Lot, est nommée sous-préfète de Saintes. Elle devrait prendre ses fonctions le 19 avril 2021. Elle succède à Adeline BARD, arrivée dans l’arrondissement de Saintes en juillet 2018.

19/03/21 : La Banque alimentaire Béarn-Soule organise, samedi 20 mars 2021, une collecte alimentaire exceptionnelle, mobilisant près de 400 jeunes bénévoles, dans 14 magasins de Pau.

18/03/21 : Charentes : L'Union Générale des Viticulteurs pour l'AOC Cognac (UGVC) vient de se doter d'un nouveau directeur général, Xavier RAFFENNE. Il était précédemment directeur de la Maison des Vins de Gaillac.

16/03/21 : La Rochelle : le festival de fiction télé se déroulera du 14 au 19 septembre, annonce aujourd'hui les organisateurs dans un communiqué. Une journée de plus sera dédiée à la création. Les candidatures pour les œuvres sont ouvertes.

04/03/21 : La Ville de Bayonne a réuni les représentants des professionnels et les partenaires de la fameuse Foire au Jambon pour envisager la suite à donner à cet événement de la semaine pascale. Il prennent date pour cet événement entre les 7 et 10 octobre

02/03/21 : Le 90e Congrès des Départements de France qui devait se tenir à La Rochelle en novembre dernier, puis les 29 et 30 avril prochain, est de nouveau reporté, selon un communiqué du Département de Charente-Maritime du jour.

26/02/21 : Faute de salon de l'agriculture cette année, la confédération paysanne organise du 27 février au 7 mars des fermes ouvertes pour faire découvrir l'agriculture paysanne.Liste des agriculteurs sur www.confederationpaysanne.fr/mobilisations.php?id=11079

24/02/21 : Charente-Maritime : selon un arrêté ministériel du 19/02 publié au Journal Officiel du 24/02, les communes reconnues en état de catastrophe naturelle en inondations et coulées de boue du 3 février 2021 au 9 février 2021 sont Crazannes et Le Mung.

23/02/21 : La ministre, Frédérique Vidal, en déplacement à Poitiers ce 23 février, a annoncé, devant une cinquantaine d'étudiants, la gratuité des protections périodiques dès la rentrée prochaine. 1 500 distributeurs devraient être installés sur les campus.

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  • 09/04/21 | « De l’air ! » en Deux-Sèvres

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    L’association Ah ? qui propose des spectacles vivants et des évènements artistiques propose pour cette année 2021, 40 représentations dans 8 communes du département comme du théâtre de rue, de la poésie ou des dispersions graphiques. Les 22 compagnies programmées auront pour thématique « De l’air ! » en référence à l’épidémie de Covid-19 et traitera du besoin de liberté, de grands espaces, et de véritables retrouvailles. Festival espéré du 27 mai au 6 juin 2021...

  • 09/04/21 | Les « Marais d’Olives » à Parempuyre recherche un agriculteur

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    Bordeaux Métropole, propriétaire des « marais d’Olives » à Parempuyre, lance un Appel à Manifestation d’Intérêt pour recruter un agriculteur sur le site. Le site de 90 ha abrite une partie en prairie, un « marais pédagogique » et une partie non-valorisée comprenant des terrains agricoles et un bâtiment. Ce bail agricole environnemental sera d’une durée de 9 ans renouvelable. Les dossiers de candidature sont à transmettre avant le 30 juin 2021.

  • 09/04/21 | David Fortems, lauréat du prix Régine Desforges

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    Pour la 6ème année, le prix Régine Desforges, porté par la Ville de Limoges et les enfants de l’auteure, récompense un premier roman écrit par un auteur francophone. Cette année, le jury a décerné son prix à David Fortems, 24 ans, pour son roman « Louis veut partir ». Le lauréat a été récompensé par la Ville à hauteur de 3 000 €.

  • 09/04/21 | Plusieurs départs de feu de forêts en Charente-Maritime

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    Le sud du département de la Charente-Maritime a été touché par plusieurs feux de forêt le dimanche 4 avril (Montendre) et le jeudi 8 avril (Cercoux), qui ont nécessité le déploiement d’importants moyens de secours, ainsi que l’évacuation de plusieurs habitants à titre préventif. Face à cette situation, le préfet a demandé à la Gendarmerie nationale d’intensifier les patrouilles de surveillance afin de repérer et de procéder à l’interpellation de tout individu présentant un comportement suspect.

  • 08/04/21 | Ségur de la santé: 240 M€ pour la modernisation du CHU de Bordeaux

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    C'est Olivier Véran, ministre de la santé et des Solidarité qui en a fait l'annonce, le CHU de Bordeaux va bénéficier de 240 M€ dans le cadre du Ségur de la Santé. Cette enveloppe permettra de mener à bien le projet de "Nouveau CHU" porté par l'établissement lourd d'un investissement de 800 M€ sur 10 ans. Au total, une dizaine d’opérations va être menée sur les différents sites du CHU entre construction de nouveaux bâtiments (90 000 m²), et rénovation de l'existant. Les sites de Pellegrin et Saint-André notamment seront entièrement réhabilités, proposant aussi une réorganisations des services.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Politique | Une rentrée très hiérarchisée pour Alain Juppé

14/09/2018 | Le maire de Bordeaux a effectué sa nouvelle rentrée politique ce vendredi. L'occasion pour lui d'aborder les dossiers transports, logement... et élections, notamment européennes.

Alain Juppé

La rentrée politique d'un maire comme celui de Bordeaux est toujours un moment intéressant pour prendre la température politique de la métropole et, plus généralement, du contexte précis dans lequel elle s'inscrit. Au cours d'un exposé dans lequel la mobilité et le logement ont fait office de chefs de file, Alain Juppé a fait le choix de distiller quelques annonces sur les orientations politiques des mois à venir. Il n'a pas non plus oublié l'échéance des Européennes (le mouvement observé dans ses rangs n'aurait de toute façon guère fait illusion) et des plus lointaines municipales qui semblent déjà se préparer. On vous résume l'essentiel.

Mobilités : la vitesse supérieure

Le président de Bordeaux Métropole et maire de Bordeaux, Alain Juppé, a fait sa rentrée politique ce vendredi 14 septembre. L'occasion pour lui de lister un certain nombre de priorités politiques pour les habitants de la métropole, de reparler un instant du grand chantier lancé autour de Bordeaux 2050 et de faire une petite sortie de piste sur l'Europe et les futures échéances électorales (Européennes, bien sûr, mais aussi, à mots couverts, municipales). Avant de se pencher sur ces futurs scrutins, notons qu'encore une fois, la question de la mobilité s'est retrouvée dans le peloton de têtes des préoccupations majeures de la métropole bordelaise. Un dernier sondage de satisfaction IFOP paru en mai dernier ayant recueilli, sur 59 pages, l'avis de 801 bordelais, soulignait déjà cette problématique, notamment concernant les fameux trajets domicile-travail. "Cette politique de mobilité a une responsabilité à trois niveaux : celle de l'Etat avec lequel nous souhaitons renforcer notre coopération notamment dans la gestion de la rocade dont il reste propriétaire, qui est toujours sous-dimensionnée et une des causes de la congestion (18 des 25 plus gros bouchons bordelais s'y trouvent). Malgré les récents travaux, la régulation des feux dont nous allons mesurer l'impact dans les prochains mois, j'ai demandé à la ministre des transports de transférer la propriété de la rocade de l'Etat vers la Métropole", a notamment précisé le maire de Bordeaux, avant d'ajouter que la régulation du trafic, notamment des poids lourds et une éventuelle taxe qui leur serait réservée étaient encore des dossiers à l'ordre du jour, et que la question du grand contournement se posait toujours.

La récente création du syndicat mixte des transports, auquel la métropole est associée aux côtés de la région et du département, a visiblement un lourd poids sur les épaules. "Nous attendons de ce syndicat la création future d'un véritable plan rail, l'utilisation des TER dans les gares de la métropole étant insuffisante" (des maires de la rive droite s'en étaient déjà émus lors d'un colloque de Bordeaux 2050 en juillet). "On demandera aussi un meilleur cadencement et une meilleure régulation". A ce titre, la réouverture de la gare de la Médoquine semble (enfin ?) être devenue une priorité pour les élus, de même que l'idée déjà depuis longtemps évoquée d'un "métropolitrain". Côté bus, les cars express à l'extérieur de l'agglomération semblent être une piste sérieuse pour faire face à ces questions de déplacement domicile-travail, de même que le co-voiturage qui cherche par tous les moyens à faire ses gammes. Si le département de la Gironde est déjà plutôt actif sur les aires qui lui sont consacrées (il en inaugure une nouvelle à Latresne la semaine prochaine), la métropole réfléchit encore aux meilleurs moyens de le favoriser, avec toutefois quelques craintes de forme. "Il y a parmi nous un certain scepticisme sur le co-voiturage, il est difficile à introduire dans les moeurs. Pour que ça réussisse, il faut sans doute qu'il y ait des lois dédiées. En attendant, nous réalisons sur l'aéroparc une première expérience de réservation de places au co-voiturage. Je crois aussi beaucoup à son implémentation dans des plans de déplacement d'entreprises et d'administration. Au terme de la loi, toutes les entreprises de plus de cent salariés doivent aujourd'hui créer un plan de déplacement d'entreprise, incitant leurs salariés à venir travailler autrement qu'en voiture. Je pense que quand on va travailler au même endroit, il y a une forte incitation à co-voiturer", a ainsi souligné le maire de Bordeaux. Un bonus mobilité dédié au co-voiturage (qui permettra aux "bons élèves" d'obtenir des cadeaux, pas encore annoncé) devrait être déployé entre septembre et octobre.

Réseau et stationnement

Côté transports en commun, l'extension du réseau actuel se poursuit à une vitesse plutôt convenable, de l'aveu de l'élu. L'extension de la ligne C du tramway doit ouvrir début 2019, les travaux de la ligne D sont toujours censés se terminer à la fin de la même année et les études ont déjà été commandées pour la future extension vers Saint-Médard-en-Jalles. Quant au prolongement de la ligne A vers l'aéroport, le démarrage de l'enquête publique est toujours prévu d'ici la fin du mois de septembre. Pour la liaison entre Pellegrin et Gradignan, "aucune décision n'a été prise définitivement" sur son tracé. L'annulation de la déclaration d'utilité publique du BHNS censé relier la Gare Saint-Jean à Saint-Aubin-de-Médoc n'a visiblement pas refroidi la métropole, qui avait annoncé rapidement son intention de faire appel; les mois à venir diront si elle a eu raison de le faire. Mais Alain Juppé en a profité pour militer en faveur de la création d'une première ligne de BHNS électrique à Bordeaux. "C'est possible. A Amsterdam, on inaugure le centième bus de ce genre dans quelques mois. Evidemment, ça coûte plus cher qu'un bus au gaz mais ce surcoût se discute puisque le bilan socio-économique des bus électriques est positif. Enfin, en vue d'améliorer le réseau de tramway, régulièrement saturé, le maire de Bordeaux a fait savoir que trente rames supplémentaires allaient être livrées d'ici 2020 (portant leur nombre à 130). A ce titre, notons que la nouvelle billetique du réseau TBM (qui doit techniquement donner lieu à l'instauration d'un tarif social), confiée à Thalès, a été repoussée à la rentrée 2019 faute de tests concluants.

Directement rattachée à la question des transports, celle du stationnement n'a pas été en reste. "Nous avons commis une erreur en voulant mettre le stationnement payant en bloc sur tout un quartier au moment de l'instauration du nouveau système de contrôle du stationnement payant", a ainsi reconnu Alain Juppé comme il l'avait déjà fait au moment de revenir sur ses pas concernant l'instauration du stationnement payant dans les quartiers de Saint-Augustin (où il ne manque d'ailleurs plus que les horodateurs) et de Caudéran, qui avait valu aux élus quelques prises de bec avec les habitants. A ce titre et pour, visiblement, tenter de continuer sur le ton de l'apaisement, l'élu a précisé que depuis l'instauration du nouveau système (en fait, la mairie a fait appel à une compagnie privée pour délivrer les amendes), "on a dépassé un taux de paiement de 95%". Il a également annoncé sa décision de "créer un moratoire sur l'extension du stationnement payant sauf demande express des habitants d'une rue ou d'un ensemble de rues. S'ils le souhaitent et à condition que cette demande soit explicite, nous procèderons à des extensions. Nous allons aussi regarder si cette libération de places nous donne des possibilités d'assouplissement du système, soit pour certaines catégories professionnelles ou des couples qui ont deux véhicules" (autrement dit, une volonté clairement affichée d'assouplir le macaron résidentiel). Des annonces devraient être faites d'ici fin 2018/début 2019. En attendant, les parcs relais ouvriront 1600 nouvelles places d'ici les prochains mois (notamment à Blanquefort et Villenave d'Ornon) et les parkings en ouvrage devraient se doter, tous travaux confondus, de 2400 places supplémentaires. La mairie, en revanche, ne compte visiblement pas transiger avec le groupement Razel-Bac, le groupement d'entreprises (dans lequel figure Fayat) auquel a été confiée la construction du Pont Simone Veil qui a connu un brusque coût d'arrêt pour des "divergences financières"  en juin. Le tribunal administratif a déjà désigné un médiateur sur la question, son avis est attendu avant la fin de l'année.

Le logement, force de frappe de l'attractivité locale

La deuxième priorité majeure de la métropole et de la municipalité bordelaise pour l'année 2019 (et au-delà) semble être, sans surprises, le logement. Sur le sujet, la grande frilosité de nombreux maires de la métropole souhaitant visiblement préserver leur pré carré (Franck Raynal, le maire de Pessac, a confirmé la tendance il y a quelques jours) ne semble pas vraiment partagée. "Depuis quelques années, nous construisons beaucoup. La question se pose de savoir s'il faut continuer. Dès lors que nous avons fait le choix d'arrêter l'étalement urbain, qui a été la caricature de notre agglomération pendant vingt ans, il faut densifier. La densification n'est pas populaire. Il y a aussi une interrogation chez beaucoup de maires parce que construire plus c'est être tenu de mettre à disposition des habitants des équipements (écoles, gymnases, crèches, ect.). Je pense néanmoins qu'il faut continuer à construire parce que nous sommes dans une agglomération en tension et même en pénurie", a ainsi recadré le président de Bordeaux Métropole. "Nous avons une pénurie de logements sociaux dans certaines communes malgré un effort très significatif. Depuis dix ans, nous avons mis à disposition 16 000 logements locatifs sociaux, soit une croissance de 19%. Nous avons un rythme d'un peu plus de 3000 nouveaux logements sociaux par an. Nous avons une pénurie de logements en accession à la propriété à prix maîtrisés destinés aux familles, une pénurie criante de logements étudiants et de logements adaptés aux personnes les plus en difficulté. Sur ce point, nous avons par exemple sur Bordeaux décidé de construire des maisons de famille dans chaque quartier. Il y en a six, bientôt huit mais il faut absolument que toutes les communes s'engagent dans le processus. C'est pourquoi nous envisageons d'avoir un éventuel bonus dans les contrats de co-développement pour les communes qui accepteront d'accueillir ces populations". Le ton est donc clair pour tout le monde : pas question de mettre le pied sur le frein. A voir si d'autres oreilles plus concernées l'entendront différemment ou non.

La question des plateformes de locations saisonnières, Airbnb en tête, est bien évidemment revenue sur le tapis. Selon les derniers chiffres recueillis par l'observatoire qui lui est consacré (fondée par l'élu socialiste Matthieu Rouveyre), le phénomène est, comme rapporté ces derniers mois, loin d'être anecdotique (notamment pour les étudiants). Ainsi, on observait en mars 12 552 offres totales et 9815 offres de logements entiers : en 18 mois, cette dernière a augmenté de 146%. Les récentes mesures prises par la municipalité (numéro d'enregistrement, limitation à 120 nuits par an pour la location saisonnière et l'obligation, au-delà, de proposer un bien à usage d'habitation dans le même secteur) témoignent d'un coup de vis sensible et ce vendredi, le ton est resté ferme.
"Nous ne voulons pas construire pour Airbnb. Le phénomène que nous avons vu se développer très fortement, ce sont des investisseurs qui achètent des appartements pour les mettre directement sur ces plateformes. Nous n'en voulons pas parce que c'est une concurrence déloyale avec le secteur hôtelier mais surtout parce que ça change la nature des quartiers, avec des habitants qui changent tous les quinze jours. Il faut donc continuer à construire du neuf. Depuis les nouvelles règles, on voit apparaître un premier mouvement sur le marché : des investisseurs qui revendent sur le marché des logements qu'ils avaient destiné à une location Airbnb". Même si l'échéance est encore loin, la concurrence très sérieuse d'Airbnb devrait s'apaiser d'ici 2050, date choisie pour la grande réflexion prospective (toujours en cours) démarrée par la mairie de Bordeaux il y a quelques mois et à laquelle Alain Juppé a consacré quelques mots. "Nous devons nous interroger sur ce que nous voulons faire de notre ville. Faire du chiffre n'est pas un objectif en soi. D'après les premières réactions que nous avons enregistrées aux questionnaires (plus de dix mille réponses déjà comptabilisées), l'idée d'une métropole millionnaire n'est pas très excitante. Il serait paradoxal que l'attractivité de Bordeaux, qui est fondée sur la qualité de vie, finisse par tuer cette dernière. Il faut que nous soyons vigilants. Nous souhaitons avoir une métropole qui reste à taille humaine, verte avec une meilleure interpénération dans la ville entre la nature et le bâti, une métropole conviviale et à forte intensité culturelle".

Les juppéïstes creusent les rangs

Bien qu'il se soit défendu de toute prospective électoraliste avec cette consultation populaire, on voit bien que depuis quelques semaines les rangs s'agitent en vue des municipales de 2020. Esprit Bordeaux (mouvement de soutien des juppéïstes à sa candidature aux prochaines municipales) est déjà en ordre de marche et organise un futur séminaire baptisé "Dans quelle ville je vis" le 27 septembre prochain, les prémices non dissimulés d'un futur programme électoral. L'intéressé, de son côté, a annoncé lors d'un déplacement à Copenhague et Amsterdam qu'il donnerait une réponse définitive avant l'été 2019. "Cela  laissera un an pour faire campagne et c’est largement suffisant". A cette question, évidemment posée lors de sa rentrée politique, Alain Juppé a largement botté en touche. Il a en revanche été bien plus disert sur la plus proche échéance des élections européennes. Les 8 et 9 septembre dernier, Alain Juppé a réuni, à l'occasion de la seconde édition des Vendanges de Bordeaux, ses proches politiques (dont, notamment Jean-Pierre Raffarin et Dominique Bussereau). Même s'il n'est pas candidat, le maire de Bordeaux a un avis plutôt tranché sur la nécessité d'une véritable force de frappe européenne.

"Lors de ce week-end nous avons constaté une convergence totale sur le fond", a-t-il ainsi martelé. "Compte tenu de l'Etat du monde, l'Europe est plus nécessaire que jamais. Nous sommes dans un monde dangereux, on est revenu au Concert des Nations du 19ème siècle mais avec les Etats-Unis, la Chine et la Russie notamment. On sait à quoi ça mène : à des tensions, à des risques, au nationalisme. Sans parler du terrorisme et des défis démographiques et écologiques. La France, toute seule, ne pourra pas affronter ces grands défis. Plus que jamais, l'union fait la force et mon premier message c'est que nous allons nous battre avec la plus grande énergie contre ceux qui veulent démolir l'Europe. Il y a des forces au travail qui minent le coeur des valeurs européennes. Un dernier sondage met la liste En Marche à 21% et celle du Rassemblement National à 20%. Il y a un enjeu fort, on va se battre. Il y a des questions internes aux partis qui se posent, nous devons donner un nouvel élan à l'Europe. D'abord sur les valeurs : si on est ensembles, c'est parce qu'on croit à la justice sociale, à la paix et au droit d'être unis dans la diversité. Il y a des politiques à mettre en place vis à vis de nos concitoyens qui ont le sentiment que l'Europe est impuissante, notamment progresser dans la création d'une défense européenne. 72% des gens sont pour le maintien dans la zone euro, une immense majorité est contre toute espèce de Frexit. Là-dessus, nous avons constaté notre accord".

Sur la stratégie électorale, en revanche, rien n'est encore vraiment arrêté. Le maire de Bordeaux a déjà annoncé sa présence ce dimanche 16 septembre au congrès fondateur d'Agir à Montévrain en Seine-et-Marne. D'aucun diront qu'il veut s'engouffrer dans une brèche, ténue mais palpable, entre Macron et le chef de son ancien parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, avec qui le divorce est depuis longtemps assumé. "La stratégie, c'est la seule chose qui intéresse, hélas, et je crains fort qu'à nouveau, lors des élections européennes, on n'ait pas de débat de fond sur l'Europe. Mr Mélenchon a annoncé que ce serait un référendum pro ou anti-Macron... première perversion de ces élections. Entre nous, il y a plusieurs hypothèses possibles. Certains considérent que pour défendre ces valeurs, il faut être à En Marche, d'autres pensent qu'il vaut mieux rester à LR pour peser (je leur souhaite bien du plaisir), d'autres encore pensent qu'il faut une liste spécifique avec l'UDI sauf qu'il n'y a pas de leadership et que les perspectives actuelles de scores sont très faibles (un récent sondage Ifop-Fiducial crédite d'ailleurs de 4% d'intentions de vote une liste commune entre l'UDI et Agir). "Mais ça, ce n'est pas mon boulot, je ne suis plus chef de parti..." a ironisé Alain Juppé. Plus chef, mais visiblement toujours d'attaque pour creuser les rangs. Les Européennes ne devront en tout cas pas faire oublier les priorités politiques métropolitaines évoquées plus haut, et il y a clairement du pain sur la planche.

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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