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Elise Igounet, Candidate n°6 sur la liste Modem, Lot-et-Garonne

Portrait de femmes en campagne : Elise Igounet, l'engagement politique « centré » sur l'égalité sociale

Petite fille de la banlieue sud de Paris, Elise Igounet est très tôt sensible aux inégalités sociales et aux déterminismes familiaux. Pas seulement parce qu'elle habite en banlieue, mais parce qu'elle est la fille de la directrice de l'école, celle que les autres enfants regardent différemment... Ces questions sociales la marquent au point qu'elle en fera son métier, et le leitmotiv de son engagement politique. Désormais éducatrice spécialisée, Elise Igounet, 28 ans, maman de 2 enfants, est aussi la dynamique Présidente des jeunes démocrates en Lot-et-Garonne, candidate n°6 sur la Liste Modem du même département pour les élections régionales.

Fuyant la région parisienne et quelques tensions familiales, Elise est indépendante à 15 ans. Âge auquel elle part pour la Lozère assouvir sa passion pour les chevaux et l'équitation, et obtenir son BEP Agricole tourisme équestre. Mais, avec toujours à l'esprit des préoccupations sociales, il ne lui faut pas longtemps pour réaliser que « l'équitation et les chevaux pourraient être un super outil pour la réinsertion des jeunes en difficultés». Malgré le scepticisme ambiant de son entourage, elle se décide à passer le concours d'entrée pour l'école d'éducateur. Une réussite dès la première tentative.
 
D'une réflexion sociale à une réflexion politique
C'est au cours de cette formation que son intérêt pour la politique mûrit, notamment autour de la notion d'accompagnement social, qu'elle oppose radicalement à celle d'assistance sociale. « L'assistance, c'est la dynamique de la passivité. A l'opposé l'accompagnement permet aux personnes de se construire elles-mêmes grâce à leur compétence et à leur valeur, on ne fait que leur prêter les outils pour y parvenir, on n'agit pas à leur place. » Sur la base de cette réflexion, elle s' « éloigne de la bipolarité politique et écarte la gauche traditionnelle ». Quant à la droite : « je travaillais dans un foyer d'ados délinquants quand Sarkozy était Ministre de l'Intérieur... » De quoi apparemment en tirer les leçons, en négatif, dans la construction de sa réflexion politique...

« Être citoyen, c'est y aller !»
A la création du Modem, elle qui en avait « marre de râler devant la télé », décide de prendre sa carte, et rejoint le mouvement. « C'est ça être citoyen, c'est y aller. » Donc elle y va. Elle va même jusqu'à Villepinte lors du Congrès fondateur, et devient très active au sein du parti des jeunes démocrates du Lot-et-Garonne. Elle « y va » avec tellement de dynamisme, qu'elle arrive plus loin que ses ambitions personnelles : en 2009, elle devient la Présidente départementale des jeunes démocrates, et d'actions en débats, elle est désignée n°6 sur la liste départementale des élections régionales, « une grande fierté ». Pourtant, « ce n'était pas mon ambition, mais j'ai peu à peu pris goût au débat, à l'écoute et à la confrontation des idées ». Si, pour elle, avoir sa carte, c'est « faire acte de présence », l'engagement politique c'est « être dans la démocratie au sens pur du terme ». « Il faut faire bouger les choses et arrêter de fonctionner en système bipolaire ! ». La campagne ? « C'est beaucoup d'apprentissages, mais c'est très riche et très intense en débats et en rencontres. Ca permet aussi de combattre les a priori qui existent sur notre groupe. Le Modem n'est pas un groupe exclusivement constitué de fans de François Bayrou, il n'y a pas de fanatisme là dedans, il y a des idées ! »

Solène Méric

 

- 10/03/2010 - Aqui! - Tous droits réservés - To pdf -