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18/01/18 : "Progrès et Sagesse": ce sera le thème de la 24° Université Hommes-Entreprise du CECA les 30 et 31 août au Château Smith Haut Lafitte. Il y sera question d'éthique et de sens, en particulier celui de l'intelligence artificielle: bienfait ou menace?

16/01/18 : France Télévision a compris l'utilité de France 3 Euskal Herri au Pays basque. Les sept minutes quotidiennes ont été maintenues, dans l'état. C'est à dire dans sa structure au studio des allées Marines de Bayonne et non prestataire de reportages

16/01/18 : Cyrille Guimard, sélectionneur de l'équipe de France de cyclisme, parrainera la 23e édition du Tour de Lot-et-Garonne et sa cyclosportive les 14 et 15 avril prochains.

16/01/18 : L'agglo de La Rochelle a été choisie par le cabinet Missions Publiques pour faire partie des 4 collectivités françaises à organiser un débat publique atour de l'essor des transports sans conducteur, le 27/01 de 9h à 17h. Inscription : debatcitoyen.fr

15/01/18 : La Rochelle participe à la 2e Nuit de la lecture samedi 20 janvier de 16h30 à minuit à la médiathèque de Villeneuve-les-Salines et dans le Hall de l’Agora au Centre social. Au programme : des lectures et des animations variées. Tout public. Gratuit.

13/01/18 : Cognac: les Trophées du vin 2018 ont récompensé le 11 janvier l'association cognaçaise Les Etapes du cognac avec le prix "meilleur accueil dans le vignoble", récompensant son développement de l'oenotourisme sur le territoire.

11/01/18 : Opération de régulation des sangliers à Agen et Foulayronnes. Un grand nombre de sangliers a été signalé et confirmé dans ces deux communes. Les services de l’Etat ont donc décidé d'organiser des opérations de régulation jusqu’au 28 février inclus.

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  • 17/01/18 | Le Reggae Sun Ska repart en Médoc

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    Clap de fin pour la version "campus" du Reggae Sun Ska. À la suite d'un courrier et de plusieurs échanges téléphoniques avec les maires de Pessac, Talence et Gradignan soulignant des plaintes de riverains soumis à des "nuisances sonores", la 21ème édition du festival se délocalise. Elle aura lieu sur le domaine de Nodris, à Vertheuil, pouvant accueillir 12 000 festivaliers par jour (contre 27 000 sur le campus). Ce mercredi, les premiers noms de la programmation annoncent notamment Jimmy Cliff en tête d'affiche.

  • 17/01/18 | Le trafic de l'aéroport de Biarritz Pays-Basque: +4,7%

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    Les gestionnaires de l'aéroport de Biarritz Pays basque pourront avoir le sourire lors de la présentation des vœux la semaine prochaine. Si les chiffres de décembre ont connu une légère baisse, (74 091 passagers contre 74 727 en 2016) vraisemblablement en raison de l'enneigement précoce des stations de sports d'hiver, en revanche 2017 affiche des chiffres flamboyants avec 1 190 991 passagers, soit une augmentation de 4,88% qui confirme largement sa place de deuxième plateforme aéroportuaire de la Nouvelle-Aquitaine.

  • 17/01/18 | Contrat juteux pour Gaz de Bordeaux

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    La SAS Gaz de Bordeaux peut se frotter les mains : elle vient de décrocher un marché auprès de la Direction des Achats de l'État pour fournir plus de 2000 sites en gaz naturel pendant deux ans. Parmi eux, on retrouve la Cour des Comptes, Météo France, plusieurs ministères mais aussi l'ensemble des centres pénitentiaires de France. En 2016, cette société possédée par Régaz dont Bordeaux Métropole est actionnaire à 51,93% a réalisé un chiffre d'affaires de 355 millions d'euros, dont 70% hors Gironde.

  • 17/01/18 | La réforme de l'enseignement supérieur avance

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    Frédérique Vidal, la Ministre de l'Enseignement supérieur, s'est rendue ce mardi à Bordeaux. Elle y a effectué un nouveau point d'étape à la rencontre des présidents des universités de Bordeaux Montaigne, Poitiers, Limoges, Pau et La Rochelle et de la communauté d'enseignants. L'ordre du jour était évidemment consacré à la réforme de la réussite et de l'orientation, dont la première étape (remplacer "APB" par Parcours Sup) est effective depuis lundi. Cette réforme représente un budget d'un milliard d'euros sur cinq ans.

  • 17/01/18 | Le maire de Bayonne s'inquiète pour l'avenir des Galeries Lafayette

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    Après avoir appris que dans le cadre du projet de cession en franchise de magasins Galeries Lafayette en province celui de Bayonne serait éventuellement concerné. Le maire a fait part de sa "totale incompréhension et sa plus vive réprobation si une telle information venait à être confirmée". Pour Jean-René Etchegaray, cette décision irait à l’encontre des efforts conjugués pour renforcer le dynamisme commercial et l’attractivité d'un centre-ville, dont les Galeries Lafayette sont une des locomotives".

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Société | Alain Régnier : "Le regard sur les pauvres est de plus en plus dur"

26/11/2014 | Alain Régnier, ancien délégué interministériel au mal-logement, était l'invité de la dernière conférence des "Bruits de la Rue", le 25 novembre à l'Athénée.

Alain Régnier, ancien délégué interministériel au mal logement, était l'invité de cette nouvelle conférence des "Bruits de la Rue"

Depuis le mois d'octobre 2011, l'association bordelaise des "Bruits de la rue" organise des conférences-débats qui réfléchissent au problème de la précarité. Une question très sensible, qui ne manque pas de soulever des questionnements, grâce à l'intervention d'invités engagés. Pour cette nouvelle conférence, c'est Alain Régnier, ancien délégué interministériel au mal-logement et engagé dans de nombreuses associations. Homme de conviction, ancien scientifique, il a dressé un constat alarmant de l'exclusion sociale et de ses nombreuses conséquences.

Pour apporter un contexte global à son propos, il a d'abord rappelé quelques chiffres : "En 2010, il y avait 1 milliard de personnes qui vivaient dans des bidonvilles. On estime qu'ils seront 2 milliards en 2030. Nous sommes face à un défi démographique sans précédent. Un être humain sur deux vit avec moins de 1,25 dollars par jour. La marchandisation du vivant aura des conséquences sur les conditions sociales, sur les politiques d'assurance". Au micro, il parle d'un monde de plus en plus complexe sur tous les plans. Juridique, d'abord : "Le journal officiel produit aujourd'hui 80 000 pages de texte par an. Qui les lit ? La loi ALUR à elle seule fait près de 600 pages, et contient 200 décrets d'application". Sur l'information, ensuite : "Le journal de 20 heures contient 200 infos en 30 minutes. Le spectateur en retient trois. Aujourd'hui, on est saturés d'infos, et on ne prend plus le temps de la réflexion". Sur l'écosystème, ensuite : "on est en train de le maltraiter, de constituer une dette écologique. On considère qu'à la fin du mois d'août, nous avons déjà fini d'utiliser les réserves d'une année. Le quota carbone n'est rien de plus qu'une indulgence moderne", déclare ainsi Alain Régnier, qui avoue ne jamais s'être engagé en politique car il ne pouvait pas supporter "les coups de poignard dans le dos". 

La marchandisation du monde"Le monde vit autour de 3 socles : le politique, l'économique et le social. Quand l'un des 3 prend le pas sur l'autre, ça conduit toujours à des catastrophes comme la théocratie ou les khmers rouges. Aujourd'hui, c'est l'économie qui prend le pas sur le reste : l'état est le problème, le marché est la solution. Or, la poursuite du néolibéralisme à quelque part conduit au 11 septembre 2001", affirme-t-il sans langue de bois. "La politique a un discours archaïque sur l'immigration. On estime à 200 000 kilomètres l'ensemble des murs construits sur la planète. Mais on aura beau faire tous les murs que l'on veut, si nous n'anticipons pas ces migrations, on continuera de mentir aux gens". Ainsi, Alain Régnier a clairement opposé le social au marché, en déclarant notamment que "la pensée de marché pousse à la performance, à l'excellence et le regard sur le pauvre est de plus en plus dur. Or, 56% des français pensent qu'ils peuvent un jour devenir SDF". 

Il souligne également l'apparition de nouvelles formes de précarité, notamment chez les jeunes ou les personnes agées, croisant ce constat avec le fait qu'il y ait 5% de personnes en plus chaque année dans les dispositifs d'aide alimentaires, y compris des jeunes dans les soupes populaires. La politique du logement d'urgence, selon l'ancien délégué, est non seulement inadaptée mais absurde : "Aujourd'hui, on compte 150 000 sans-abris, 6 millions de personnes mal logées dont le tiers sont des enfants. Le dispositif met en place 30 000 nuitées dans des hôtels, pour un coût moyen de 165 millions d'euros. On consacre 40 milliards d'euros en France à la politique du logement, un record en Europe. Le logement n'est pas un bien comme les autres, mais il a été emporté par le marché, ce qui a eu pour conséquence une déconnexion entre le revenu des personnes et le prix des logements, qui sont supérieurs de 50%", affirme-t-il. 

3 scénarios possiblesPour terminer sa réflexion, Alain Régnier oppose en ouverture 3 scénarios possibles, face à une Europe qu'il juge dans une situation "consternante". La première, la plus pessimiste et celle en laquelle il croit le plus, c'est une "loi du marché en expansion qui donnera de nouvelles formes de radicalités, de violences et de contestations du système, avec une remise en cause de l'Etat providence et de la protection sociale avec des coupes massives. Je vois déjà pointer des orientations politiques qui iront dans ce sens pour la prochaine échéance électorale". La deuxième piste s'ouvre sur des gouvernements "qui vont continuer à dire qu'ils ne peuvent plus payer, mais vont maintenir ce qu'ils peuvent. De rabot en rabot, c'est le modèle lui-même qui serait atteint avec la création de nouvelles inégalités qui vont continuer à malmener la situation sociale". Enfin, le troisième scénario semble plus optimiste, avec la création d'un "modèle de réforme heureuse. La société va faire le constat de la vacuité du système. Le pouvoir sera à prendre, autant que la société civile l'investisse et réensemence la politique". Le point commun entre toutes ces théories ? Une envie de changement et de combat que ne semble jamais avoir abandonné Alain Régnier, malgré plus de 20 ans de combat social : "Il faut sortir de ce dicensus mou, le combattre avec des idées et mettre de la raison dans le débat public. L'autre est un potentiel, pas une menace". 

Info pratique : pour être tenu au courant des prochaines conférences des "Bruits de la rue", rendez vous sur leur page Facebook. Vous pouvez aussi avoir un résumé des précédentes éditions à cette adresse, découvrir "Solicamp", une autre initiative dont la dernier édition s'est tenue pendant la Semaine Digitale ou lire les tribunes d'Alain Régnier

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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