Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

22/06/21 : L'ancien vice-président du Conseil départemental de la Dordogne en charge de l'agriculture, Jean-Pierre Saint-Amand est décédé lundi à l'âge de 71 ans. Il a été conseiller départemental du canton de Vergt de 1992 à 2015.

21/06/21 : Usinage, soudage, maintenance, aéronautique... Le CFAI Adour ouvre ses portes au public les 25 juin et 7 juillet sur ses 3 sites d'Assat (64), Lanne (65) et Tarnos (40). Il propose 148 offres en apprentissage dans les entreprises industrielles locales+ d'info

20/06/21 : Départementales en Dordogne : Véronique Chabreyrou et Jacques Ranoux, candidats de gauche, soutenus par la majorité sortante, sont en tête avec 37,80 %, devant le binôme RN Pascale Léger et Serge Muller à 23,80 %.

20/06/21 : Départementales en Dordogne : Sur le canton de la vallée de la Dordogne, Germinal Peiro (PS) le président du conseil départemental sortant est réélu avec 64,96 % dès le premier tour. Il est associé à Patricia Lafon-Gauthier.

20/06/21 : Départementales en Dordogne : le binôme socialiste composé de Marie-Lise Marsat et Serge Mérillou est réélu sur le canton de la Lalinde.

20/06/21 : Régionales en Dordogne : Sur le canton de Saint-Astier, Alain Rousset (PS) est en tête avec 30,39 % des voix devant la candidate RN Edwige à 23 %. L'écologiste Nicolas Thierry est en 3e position à 10,51 %.

20/06/21 : En Dordogne, l'abstention estimée pour les élections départementales et régionales en Dordogne est de 66,2%. C'est la participation la plus faible de toutes élections confondues dans le département.

20/06/21 : En Haute-Vienne, le taux de participation à 17h était de 28,54% en forte baisse par rapport à 2015 où on avait enregistré 52,36 % de votants à la même heure.

20/06/21 : Dans les Pyrénées-Atlantiques, après un taux de participation à midi s'élevant à 14,5%, ce même taux s'affichait à 31,37 % pour le double scrutin des élections régionales et départementales du 20 juin 2021.

20/06/21 : A 17h, le taux de participation aux élections régionales et départementales s'élève à 25,68%. En 2015, il était de 45,09% pour les régionales et 44,78% pour les départementales, soit une baisse de près de vingt points.

20/06/21 : Dans la Vienne, la baisse de la participation aux élections régionales et départementales se confirme. À 17h, le taux était de 26,07% contre 43,77% pour les départementales en 2015 et 44,87% pour les régionales en 2015.

20/06/21 : En Dordogne, le taux de participation au premier tour des élections départementales et régionales estimé à 17 h est de 33,78 %, en baisse par rapport aux scrutins de 2015.

Arte Flamenco
- Publicité -
S’abonner ici !
proprietes-rurales.com
- Publicité -
  • 23/06/21 | 5000 € de dons remis au Téléthon Gironde

    Lire

    Les salariés d'EDF Commerce sud ouest, qui participent régulièrement aux courses du Téléthon, se sont adaptés au contexte sanitaire en participant à un challenge à distance via une application de loisir qui permet de cumuler des points en pratiquant l’activité physique de son choix. En 15 jours, du 30 novembre au 13 décembre 2020, les 260 participants ont réussi à récolter la somme de 5 000 €, qui servira "à soutenir la recherche et la mise en œuvre des premiers médicaments pour des maladies rares et génétiques", précise Christian Capdeville coordinateur du Téléthon en Gironde. Le don a été remis à l'association ce 22 juin.

  • 23/06/21 | Une nouvelle bâtonnière pour l'Ordre des avocats de Bordeaux

    Lire

    Les élections du Bâtonnat de Bordeaux se sont déroulées ce mardi 22 juin. A l'issue des votes, c'est Christine Maze qui a été élue Bâtonnière du Barreau de Bordeaux. Avocate depuis 1992, elle collabore à l'Association des avocats pénalistes de France. Elle prendra ses fonctions, à la suite de Christophe Bayle, le 1er janvier 2022, avec à ses côtés, Monsieur Pierre Fonrouge, vice Bâtonnier, lui même successeur de Caroline Laveissière. Ils sont élus pour 2 ans.

  • 22/06/21 | Maïsadour cède son pôle Charcuterie à la Fipso

    Lire

    Le groupe Fipso (Filière Porc du Sud-Ouest), fondé en 1965, vient d’acquérir, afin de poursuivre sa croissance, l’activité salaisons sèches de la coopérative landaise Maïsadour. Cette acquisition, réalisée grâce à l'intervention des 4 caisses régionales du Crédit Agricole, va permettre à la Fipso de récupérer 5 sites de production (en plus de se 3 usines) et de se positionner en leader du Jambon de Bayonne. Maïsadour, de son côté, va ainsi se recentrer sur l'activité Foie gras et vise à retrouver la voie de la croissance d'ici à 2023.

  • 22/06/21 | Le bassin de la Midouze se restaure

    Lire

    Dans le cadre de l’appel à projets initié par l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, l’Institution Adour en partenariat avec l’Association de protection de l’environnement du Gers ainsi que les syndicats mixtes du Midou et de la Douze, et celui du bassin versant de la Midouze ont déposé un projet de restauration et d’aménagement de 8 périmètres de zones humides sur le bassin de la Midouze.

  • 21/06/21 | Régionales : Pas d'accord Rousset-Thierry ce lundi

    Lire

    Alors que se pose depuis hier soir la question d'un accord entre la liste du président sortant Alain Rousset et celle de Nicolas Thierry pour EELV, les négociations semblent pour aujourd'hui dans l'impasse. "Ce lundi, aucun accord n’a pu être signé. Il n’y avait manifestement aucune volonté d’accord tant les exigences et le ton employé étaient incompatibles avec une possibilité de négociation.", indique le service de presse du candidat Alain Rousset. "Je ne conçois pas la politique régionale comme une simple question de partage de postes. C'est une relation politique, pas une question comptable", indique le président sortant.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | AQUILEJOB, la métaphore d'une galère

11/12/2017 | L'association Apprentisa'jeu présentait ce lundi 11 décembre à l'Hôtel du département de la Gironde un jeu de société très particulier sur le thème de l'insertion.

AQUILEJOB

Ca se présente sous la forme d'un jeu de plateau, sur lequel des pions de différents couleurs évoluent en tirant un dé sur des points blancs inscrits sur une reproduction cartographiée du centre-ville de Bordeaux. Mais ce jeu là, au contraire de La Bonne Paye ou d'un Monopoly classique, risque de vous mener la vie dure. Il s'appelle AQUILEJOB, il a été imaginé par sept inscrits à la Maison de la Promotion Sociale du diaconat de Bordeaux et réalisé entièrement à la main. Plus qu'un simple jeu de société, il est aussi le témoignage d'expériences croisées face à la détresse sociale. On vous explique les règles.

Avancer ses pions

Au départ, on se dit qu'AQUILEJOB n'est rien d'autre qu'un jeu de société, comme il en existe des milliers remplissant les rayons de nos supermarchés en cette période de fêtes de fin d'année. Et puis, en discutant avec l'un de ses sept créateurs définis par le département de la Gironde (qui organisait ce lundi une session de jeux ouvertes à tous dans ses locaux à Bordeaux) comme des "allocataires du RSA" sans plus de précisions, on se rend compte qu'il est peut-être un petit peu plus que ça. Le principe, lui, est on ne peut plus simple : un plateau de jeu qui prend la forme d'une carte du centre de Bordeaux, différentes cartes à tirer, un dé à lancer et des pions de différentes couleurs à avancer en fonction. Les cartes correspondent à une situation type, par exemple une personne ayant des difficultés à payer ses factures d'eau et d'électricité où ayant besoin d'un hébergement d'urgence. L'objectif étant, au travers de différentes structures inscrites dans le jeu (maison de l'avocat, hôpital, espace public numérique, Maison de la Promotion Sociale, ect.), de savoir à qui s'adresser pour une démarche donnée. Astuces, réponses, adresses : un moyen ludique de parler d'insertion et de difficultés sociales, plus marrant et moins difficile à encaisser que les problématiques discutées avec un conseiller où une assistante sociale, du moins sur le papier. Le but final du jeu, c'est aussi le dialogue et l'entraide entre les différents joueurs dans un objectif d'insertion ou de réinsertion professionnelle. 

Une métaphore du quotidien

Sauf qu'en regardant un peu les différents tours de chaque joueur installé autour de la table, on se rend compte que ça n'avance pas aussi vite qu'un Trivial Pursuit. Ici, les camemberts sont remplacées par des galères où des coups de chance. En fait, si ça avance si lentement, c'est aussi pour traduire la galère des personnes en situation de précarité et apporter une perception plus croncrète à la lenteur des réponses qu'on donne à leurs différentes démarches. "Ça raconte leur histoire, celle des créateurs, pour montrer qu'il existe de l'aide au sein du territoire sur lequel on est. Ça traduit aussi leur quotidien, en soulignant que même en connaissant différentes adresses où aller, c'est quand même compliqué. Sur un tour, on peut avoir un malus qui vous apporte un emmerdement quotidien qui vient s'ajouter au reste, mais celui d'après on peut aussi tirer des cartes chouettes, comme une place en crèche ou quelque chose qui remotive", souligne Isabelle Blanchemanche, chargée de mission au sein du département en charge de la direction des politiques d'inclusion et d'insertion (qui gère, notamment, le versement du RSA). 

Vulgariser les galères sociales

En regardant une partie se dérouler, on tombe, un peu par hasard, sur Willy Tintillier. Il est l'un des sept créateurs du jeu en question. Et inutile de dire que quand on parle d'insertion et de difficultés sociales, le bonhomme à la carrure imposante connaît bien son sujet : lui même a connu la rue il y a quelques années à peine. "J'étais en formation pour une remise à niveau à la MPS, c'est là que j'ai rencontré l'association Apprentissa'jeu. On a commencé à travailler sur ce projet de créer un jeu de société, de fabriquer quelque chose. Au départ, on nous avait présenté différents modèles, mais je n'étais pas vraiment emballé au début. Je voulais que ça serve à quelque chose, pas que ce soit posé dans un bureau à prendre la poussière", nous explique-t-il. Arrivé d'Indre et Loire en 2011, Willy a lui même connu la galère : un carton en guise de matelas à côté de la Gare Saint Jean pendant trois mois, un détour à la bagagerie rue Ausone et, pendant tout ce temps, un boulot chez Leroy Merlin. "Je dormais dans ma caisse (au sens propre du terme), pour le patron ça n'était pas bien, ça donnait une mauvaise image". Quelques galères morales et une place dégottée au sein d'un CHRS piloté par le Diaconat de Bordeaux et un dernier logement en sous-location à Cenon, ce dernier n'est toujours pas sorti d'affaire. "On me dit que je ne suis pas mobile et que je ne peux donc pas avoir de travail. Je connais autour de moi des gens en difficulté à qui on facilitait tellement la tâche qu'ils n'avaient plus vraiment envie de revenir dans le circuit. Ce jeu, c'est aussi pour montrer qu'en partant du point zéro, on doit arriver à trouver un travail", continue Willy.

"On ne lâche rien, il faut rester motivé, c'est essentiel. Ça montre aussi qu'en ville, il y a beaucoup de services sociaux mais qu'en milieu rural, c'est plus difficile. Certaines assistances sociales n'en ont rien à faire de toi, elles ont d'autres problèmes à gérer". Son jeu, Willy pense visiblement sincèrement qu'il peut aider des gens dans le besoin. "On a déjà fourni une dizaine de boîtes à des MDSI (Maison Départementale de la Solidarité et de l'Insertion) et à des agences Pôle Emploi, pous l'instant on a eu quelques retours comme quoi des gens avaient émis un engouement autour du jeu. Évidemment, on ne fait pas ça à but lucratif. Le but n'est pas de gagner du fric sur leur dos. Mais le rêve, ce serait de déployer ce système au niveau national, en développement un système de cartographie plus lambda, moins spécifique à Bordeaux". Pour l'instant, Willy saute un peu les étapes. Selon l'aveu d'Isabelle Blanchemanche, la vingtaine de boîtes fabriquées sera distribuée à des professionnels (travailleurs sociaux, pôles territoriaux de solidarité, MDSI) et à des associations partenaires du département à partir du 1er janvier prochain, par un système de prêt pendant 15 jours. Au moment où la Gironde s'est déclarée partante, aux côtés de sept autres départements français, pour une expérimentation sur le revenu de base face à un RSA en situation délicate, cette petite pause ludique sur les difficultés sociales semble être un heureux hasard du calendrier en matière de politiques de solidarité. Selon l'Observatoire Girondin de la précarité et de la pauvreté (rapport 2016 qui présentait des chiffres de... 2013), 12,3% des habitants vivent en situation de pauvreté monétaire, dont 185 000 girondins avec moins de 1000 euros par mois. Quant à savoir si ça marche vraiment pour résoudre des situations réelles et si, une fois la partie terminée on est plus avancés qu'avant, ça a sans doute au moins le mérite d'essayer... 

L'info en plus : pour avoir plus d'informations sur l'histoire du développement de ce jeu de société, rendez-vous sur www.gironde.fr

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

Partager sur Facebook
Vu par vous
6654
Aimé par vous
0 J'aime
Les réaction
0 réaction
Envoyer par email
Email
Convertir en PDF
PDF
Imprimer cet article
Imprimer
Société
Société
Retour à la page d'accueil
Accueil
Aucune réaction à cet article pour le moment. A vous de jouer !

Nom * :
Email * :
Texte :
Combien font 25 + 12 ?*

Toutes les réactions sont soumises à validation de la rédaction d'Aqui avant leur publication sur le site. Conformément à l'article 10 du décret du 29 octobre 2009, les internautes peuvent signaler tout contenu illicite à la rédaction d'aqui.fr qui s'engage à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à la suppression des dits contenus.

* champs obligatoires

J'aime aqui, je le soutiens ! Aqui!Presse - Professionnels des contenus ! J'aime aqui, je le soutiens !