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14/06/19 : La Rochelle : Le Muséum d’Histoire Naturelle s’est vu décerné le Trophée Môm’Art 2018 aujourd'hui. L’association Môm’Art récompense chaque année une institution culturelle qui a signé sa Charte de démarche d’accueil des familles et des enfants.

14/06/19 : Dans son édition du 12/06 consacré à l’attractivité des villes, Le Point classe La Rochelle première des villes de 80 à 250 000 habitants. 1re sur la création d’emplois, elle se place 5e sur la masse salariale et 4e sur l’implantation d’entreprises.

14/06/19 : Invité de l'émission "Vendredi Politique" sur France Bleu Gironde, Alain Anziani, maire de Mérignac, a annoncé qu'il se représentait lors des prochaines municipales.

14/06/19 : La secrétaire d’État chargée de l'égalité entre hommes et femmes Marlène Schiappa qui devait participer à une table ronde organisée à la CCI de Bayonne dans le cadre d'une journée "Forum Solutions égalité.e.s" a annulé sa participation.

14/06/19 : Le temps d’une matinée, LPO Aquitaine invite petits et grands à découvrir les abeilles sauvages et les papillons si primordiaux dans notre écosystème. Dimanche 16 juin à 10h - Domaine de Certes et Graveyron à Audenge. Inscription: lucie.fuentes@lpo.fr

14/06/19 : Samedi 15 juin, de 18h à minuit, place St Michel, le Réseau Education Sans frontières propose son rendez vous annuel : la fête de la solidarité. Parrainages républicains, restauration avec des plats du monde et bal folk gratuit!+ d'info

13/06/19 : Charente : La 12e édition du Film Francophone d'Angoulême se déroulera du mardi 20 au dimanche 25 août. Cette année, le festival rendra hommage au cinéma luxembourgeois. Au programme : Un focus sur le réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch.

12/06/19 : L'échangeur 4 (Bdx-Labarde) de la Rocade A630 sera fermé dans le sens in le 14 juin à partir de 21h jusqu'au 15 juin 10h, puis dans le sens ex à partir de 22h jusqu'au 17 juin 6h. Entre ces dates la circulation sera réduite sur une seule voie.

06/06/19 : En Lot-et-Garonne, les 2,7 M€ de crédits d’Etat nécessaires pour engager les acquisitions foncières et les premiers travaux de la section Monbalen-La Croix blanche de la RN21 n’ont pas été accordés au préfet de région.

06/06/19 : Le 23 juin, la Traversée de Bordeaux à la Nage revient! Organisée par la section natation du club omnisports des Girondins de Bordeaux, la course a une visée sportive et écologique. Inscriptions ouvertes jusqu'au 21 juin.

02/06/19 : Du 24 au 26 septembre, le Parc des Expos de Bordeaux accueille pour sa 1ère édition, ALINA, le salon professionnel de l’industrie agroalimentaire en NA et ses exposants, fabricants et distributeurs de produits pour l’industrie agroalimentaire.

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  • 17/06/19 | Sidérurgie: Celsa renforce sa présence dans le Sud-Ouest

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    Suite à l'annonce de Celsa Group ce lundi de la construction d'un train de laminage sur son site français implanté à Boucau (64) et Tarnos (40), Xavier Fortinon, président du Conseil départemental des Landes, s'est félicité de l'aboutissement du projet. "Cet investissement de 60M€, créateur immédiatement d’environ 140 emplois directs, permettra de valoriser le produit extrait des aciéries de CELSA. Il consolide pour les décennies à venir l’activité des Aciéries de l’Atlantique et renforce le tissus industriel landais et aquitain.»

  • 17/06/19 | Journées portes ouvertes de l'AFPA : pour un nouvel avenir professionnel

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    Le 20 juin de 9h à 12h, les centres AFPA (Agence Nationale pour la Formation professionnelle des Adultes) de Bègles, Pessac et Bordeaux Caudéran organisent leur deuxième journée portes ouvertes. Jeunes, séniors, demandeurs d'emploi en réorientation... Entretiens avec des conseillers et formateurs, information sur l'alternance, bilan de compétences et préparation à la retraite seront au programme. En 2018, 68% des stagiaires formés à l'AFPA ont retrouvé un emploi les six mois suivants leur formation.

  • 17/06/19 | Double exposition photos à l'Abbaye de la Sauve-Majeure et Cour Mably

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    Le Centre des monuments Nationaux et la ville de Bordeaux dévoilent une double exposition des photographies d'Alexandre Chamelat spécialement commandée pour la saison culturelle "Liberté ! Bordeaux 2019 - du siècle des lumières à l'esprit océan". Fruit d'un voyage ou d'une rencontre, en relation avec l'humain, la terre et le territoire ; les œuvres du photographe seront visibles sur les deux sites du 20 juin au 20 août.

  • 17/06/19 | Haute-Vienne : "Je lis, j'élis", dévoile son lauréat

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    La proclamation des résultats du prix départemental de littérature "Je lis j'élis" a lieu le mardi 18 juin prochain à Limoges. L'hémicycle du Conseil départemental de Haute-Vienne reçoit, à partir de 14h30, 180 enfants et trois auteures d'albums jeunesse - Najoua Darwiche, Céline Claire, Chiara Mezzalama - ayant participé à la compétition. Au total 6410 élèves haut-viennois ont participé à l'élection de leur album jeunesse préféré.

  • 17/06/19 | Participez au Marathon des JO de Paris !

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    Les Jeux de Paris 2024 seront les premiers Jeux de l’histoire ouverts à la population. Certaines épreuves, à l’image du mythique Marathon des Jeux, seront en effet ouvertes au grand public! Le même jour que la course officielle, et sur un parcours identique à celui des plus grands champions. 12 courses de 2 024 m chacune sont organisées le dimanche 23 juin dans 12 villes de France pour désigner les premiers qualifiés grand public du Marathon des JO 2024, et Bordeaux accueillera l’une de ces courses! Rdv de 11h à 13h au Parc Floral de Bordeaux, avenue de Pernon.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Cancérologie pédiatrique : vers de nouvelles solutions

19/06/2018 | Nous avons pu interroger, à l'occasion d'une journée de sensibilisation consacrée à la cancérologie pédiatrique, Stéphane Ducassou, docteur au sein de l'unité d'oncologie pédiatrique du CHU Pellegrin.

Stéphane Ducassou

Le 16 février dernier avait lieu la journée internationale du cancer de l'enfant, une maladie concernant environ 2500 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France, dont environ 20% n'ont pas encore la chance de bénéficier de nouveaux traitements. Ce mardi 19 juin, une journée d'étude s'est déroulée à Sciences Po Bordeaux, portant justement sur cette thématique de l'accès aux innovations thérapeutiques et de la "lutte contre les inégalités". Le Dr Stéphane Ducassou, opérant au sein de l'Unité d'Oncologie et d'Hématologie Pédiatriques de l'Hôpital Pellegrin, nous éclaire sur le sujet et les avancées en cours au niveau local.

@qui.fr - Le cancer est aujourd'hui la première cause de mortalité par maladie chez l'enfant. Il représente 35 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en Europe dont 2500 en France et 6000 décès par an (dont environ 500 au niveau national). Dans les faits, on sait que plus de 80% des enfants peuvent être guéris sans pour autant être à l'abri d'effets secondaires. Cela signifie-t-il que 20% des enfants ne peuvent actuellement pas être guéris ?

Stéphane Ducassou (maître de conférence, universitaire, pédiatre au CHU de Bordeaux, au sein du service d’oncohématologie pédiatrique de l’hôpital des enfants) - Ça veut dire que 80% des enfants qui sont soignés vont être guéris et 20% vont rechuter ou être dans une impasse thérapeutique avec les moyens dont on dispose actuellement. L'idée, c'est de se rapprocher des 100%, c'est l'objectif des prochaines décennies. Pour ça, il y a probablement plusieurs façons de faire. La première, c'est de trouver les meilleures combinaisons de chimiothérapies qui peuvent exister actuellement et d'accélérer l'accès aux innovations thérapeutiques et aux nouveaux médicaments, que ce soit en France ou via le biais de consortiums européens déjà existants. Il y a un essor, une accélération de propositions d'essais précoces pour les enfants en France. Mais on constate que là où il va y avoir dix médicaments développés pour l'adulte, il y en aura peut-être un seul voire aucun qui seront développés chez l'enfant pour différentes raisons qui ne sont pas uniquement du fait des labos. L'idée, c'est de pouvoir travailler ensemble entre groupes pharmaceutiques, médecins, chercheurs, soutiens familiaux et parlementaires de manière à accélérer l'innovation thérapeutique pour les enfants pour augmenter ce taux de guérison qui, même s'il est l'un des taux les plus importants d'Europe, n'est pas suffisant.

Il ne faut pas voir les labos comme des opposants qui ne nous aident pas. Ils le font, mais pas suffisamment, il y a mieux à faire et différents modèles à prendre en compte. Le modèle incitatif des États-Unis qui "oblige" les industriels à se pencher sur le cas des cancers de l'enfant ou via des mesures incitatives ont été créées en Europe pour favoriser les plans d'investissement pédiatriques. Mais ces enfants ont des pathologies très diverses (avec des tumeurs solides, hémathologiques, cérébrales) et certains sont particulièrement réfractaires et résistants aux traitements. On est un peu en train de rebattre les cartes, on aborde maintenant les maladies en fonction de leur origine mais aussi au niveau moléculaire en cherchant des anomalies ciblables sur lesquelles on pourrait travailler. Tous les programmes actuels visent à travailler ensemble entre médecins, industriels, parlementaires et associations et à accélérer l'innovation. Quand on est dans une réalité pédiatrique, ce n'est pas la même chose que chez l'adulte. Les enfants ont des spécificités particulières, les effets secondaires des traitements ne sont pas forcément les mêmes. Il y a donc un besoin d'accélérer, d'autant que tout cela se fait dans le cadre d'une législation particulièrement compliquée, notamment concernant les autorisations de mise sur le marché d'un médicament. 

@qui.fr - Comment s'opère la collaboration entre les différents acteurs pour faciliter cet accès aux soins ? 

S.D - Des associations comme Laurette Fugain ou Imagine for Margo, qui sont des associations de parents nées de la même histoire, oeuvrent comme les associations locales (Princesse Manon) et aident sur deux versants. Le premier, c'est le confort de l'enfant, c'est à dire l'aide au quotidien, l'accessibilité à certaines choses dans les services d'oncologie pédiatrique ou la possibilité pour les parents d'être véhiculés et de pouvoir se loger. Le second, c'est un soutien aux programmes de recherche, qu'ils soient fondamentaux, cliniques ou autres. Elles ont un rôle important à jouer pour pouvoir favoriser l'accès des enfants aux nouvelles innovations thérapeutiques. Pour donner un ordre d'idée, on sait qu'environ 30% des enfants ont accès à un nouveau médicament en France (contre environ 10% en Europe), l'idée est de pouvoir en avoir deux tiers au minimum, sachant qu'il y a une dynamique forte sur cet accès à une nouvelle molécule. Au niveau européen, il y a eu des directives sur l'accès aux médicaments mises en places avec un système centralisé d'autorisation des essais depuis 2007. Il a permis d'avoir un accès aux médicaments avec une plus grande transparence. Notre objectif, c'est aussi de développer l'accès aux soins en Europe. 

L'autre enjeu se situe au niveau politique et parlementaire, à savoir comment la société pourra prendre en charge des traitements qui ont un coût certain. Il y a eu une rencontre entre les associations et le Ministère de la santé mi-juin (et une volonté gouvernementale claire énoncée en novembre 2017), il y en aura probablement d'autres. Si on prend, par exemple certaines

nouvelles molécules constituant une forme d'immunothérapie dans les leucémies aigues particulièrement réfractaires - et la possibilité d'utiliser ces cellules recombinées et travaillées in-vitro - le prix d'appel aux États-Unis quand ça a été créé était de 450 000 euros par patient. L'une des solutions à trouver, ça va être d'absorber le coût global de ces médicaments. Plus on soigne des pathologies rares et plus on va sur des médicaments ciblés, plus potentiellement le coût va être important et il va falloir trouver des moyens de financer. Toutes les aides sont les bienvenues pour augmenter les possibilités de financement et de recherche, il ne faut donc pas sectoriser mais accélérer le train. 

Les politiques peuvent intervenir au niveau de la législation en permettant l'accélération de la mise à disposition des médicaments chez l'enfant, en organisant une réelle prise en charge économique ou en poussant pour une mise en place de règlements européens. Tout ça a été proposé par les associations de parents, pour l'instant ça fait plusieurs années que ça mouline et que ce n'est pas encore mis en place. Martine Faure, qui a beaucoup oeuvré pour les cancers pédiatriques, avait fait des propositions qui pour l'instant ne sont pas officialisées. C'est en étant présents, en faisant des débats communs à l'Assemblée ou au Sénat, que les solutions seront trouvées. 

@qui.fr - Y'a t-il des projets en cours au niveau local pour tenter de faire avancer la recherche sur les cancers pédiatriques ?

S.D - Il faut d'abord faciliter l'accès géographique, c'est à dire rendre accessible de nouveaux médicaments aux enfants en Aquitaine. On essaie de développer, au sein de notre service qui accueille environ 130 enfants par an, l'accès à des essais précoces de nouvelles molécules, via les centres labellisés CLIP. Il y a actuellement six centres labellisés en pédiatrie en France (en région parisienne, à Lille, Nantes, Marseille et Lyon), on a un trou dans la région Sud-Ouest et Nord-Est. Nous avons passé une convention avec l'Institut Bergonié, qui est un CLIP adulte, et on devrait pouvoir ouvrir l'accès à de nouveaux médicaments dans notre service à la rentrée prochaine ou en fin d'année pour éviter à des enfants de faire des centaines de kilomètres pour aller jusqu'à Paris afin de bénéficier d'un nouveau médicament. Actuellement, on a une dizaine d'essais de phases précoces ouverts au CHU de Bordeaux en oncologie pédiatrique, le fait d'avoir passé une convention avec Bergonié va, par exemple, permettre de doubler cette possibilité d'accès à de nouvelles molécules. Au sein de l'Inserm, on va aussi développer une unité de recherche, en partie financée par l'association Laurette Fugain, pour essayer d'avancer et de comprendre pourquoi, au niveau scientifique, certaines maladies vont être particulièrement réfractaires et éventuellement de tester des médicaments in-vitro.

Il y aura donc de nouvelles propositions thérapeutiques pour des enfants qui ont une maladie particulière, qu'on a analysé à la rechute et pour lesquelles on a trouvé une cible. Si cette cible porte, à elle seule, une partie de la responsabilité du processus tumoral, l'idée de la cibler pourrait éteindre en partie ce processus. Il est clair qu'il faut réaliser qu'une augmentation de la survie de 15% chez un enfant n'est pas quelque chose de mineur, même si on parle d'une pathologie rare. Si on prend l'exemple des leucémies, sur les trente dernières années, la survie globale n'a cessé de progresser. On a, de manière moléculaire, clinique et biologique, réussi à diviser les leucémies en fonction de certains critères. Malgré cela, il y a des enfants qui ne répondent pas à des traitements sans que l'on sache pourquoi. C'est là où on va se tourner vers de nouvelles molécules. On essaie également de mettre en place de nouveaux programmes de recherche fondamentale, notamment dans les leucémies. C'est un programme qu'on a soutenu dans le service et que l'on va développer avec l'Université de Bordeaux, mais l'idée est de travailler en collaboration avec d'autres centres, notamment parisiens. Il est en tout cas urgent de définir de nouveaux critères spécifiques pour qualifier les nouvelles molécules pour la prise en charge des enfants. Jusqu'à présent, il y avait des les comités d'éthique, une désignation par tirage au sort pour évaluer des projets de recherche globale entre différents comités. Or, tous les comités ne sont pas égaux, il faut donc adapter les choses à l'enfant. Une collaboration existe, est en train d'augmenter avec l'objectif de guérir plus d'enfants et de les guérir mieux.

L'info en plus : pour plus d'informations sur cette journée dédiée à la cancérologie pédiatrique, consultez notre article consacré

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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