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04/06/20 : Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, se rend le 5 juin à Bordeaux, pour le pré-lancement du 800 360 360 : un numéro vert d’appui pour les personnes en situation de handicap et les aidants dans le cadre de la crise.

03/06/20 : La Rochelle : La ligne La Rochelle – Lyon redémarrera le 15 juin, à raison de 3 rotations hebdomadaires les lundis, mercredis et vendredis, avec le maintien de 2 fréquences par semaine au mois d’août (les lundis et vendredis).

03/06/20 : Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Didier Guillaume, se rend en Gironde, les 3 et 4 juin, pour valoriser la reprise des activités ostréicoles et agrotouristiques,au programme notamment la visite du marché des Capucins à Bordeaux.

03/06/20 : La Rochelle : près de 300 établissements représentants environ 1 300 salariés qui ont repris leur activité depuis hier.

03/06/20 : Le maire de Biarritz, Michel Veunac, 12,55% des suffrages au 1er tour a jeté l'éponge. Barre à gauche pour Guillaume Barucq, Maintient de J.B. Saint-Cricq et Nathalie Motsch en solo. Cap constant pour la leader M. Arosteguy. Bref une quadruple à Biarritz.

29/05/20 : Municipales : A Melle (79), la liste menée par Sarah Klingler ayant obtenu la majorité absolue (28 voix) au premier tour, le conseil a été installé hier, avec 9 postes d'adjoints créés, avec Jérôme Texier et Favienne Manguy comme 1er et 2e adjoints.

27/05/20 : Les 11 Clowns Stéthoscopes organisent une "déambulade festive" aux fenêtres des patients qu’ils ont l’habitude de côtoyer au CHU de Bordeaux à l'Hôpital des enfants afin de renouer le lien physique rompu par le confinement, le 29 mai dès 15h00.

22/05/20 : Dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale des Oiseaux Migrateurs, les 24 et 31 mai 2020 à Vitrezay, BioSphère Environnement propose 2 sorties de découverte des oiseaux des marais de Gironde, de 8h30 à 10h30. Réservations: 05 46 49 89 89.

15/05/20 : Initialement prévu le samedi 12 septembre prochain, la 36ème édition du marathon des Châteaux du Médoc est reportée au samedi 11 septembre 2021.

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  • 05/06/20 | Journée de dépistage Covid-19 à Saint-Jean-d'Angély

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    L’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine organise, en coordination avec la Ville de Saint-Jean-d’Angély, une journée de dépistage du Covid-19 le mercredi 10 juin 2020, avec prise en charge des tests à 100% par l’assurance maladie. Cette opération aura lieu au centre des Bénédictines côté rue des Remparts, de 9h à 12h et de 15h à 18h, sans rendez-vous et sans ordonnance. Un système de drive permettra aux patients qui le souhaitent d’être testés tout en restant dans leur voiture.

  • 05/06/20 | Les Balkans à l’honneur à la Maison de l’Europe 47 le 9 juin

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    La Maison de l’Europe de Lot-et-Garonne / Centre Information Europe Direct Moyenne Garonne propose une soirée spéciale découverte de la culture des pays Balkans, le mardi 9 juin à 18h30 sur la plateforme Jitsi. Cet événement animé par Tamara Ivkovich, volontaire européenne, sera l’occasion de découvrir l’art, la danse, la musique, la gastronomie et les destinations populaires de ces beaux pays ! Pour y participer, il suffit d'envoyer une demande à l’adresse mail : contact@maisoneurope47.eu.

  • 05/06/20 | Pyrénées-Atlantiques: les chiffres clés du 2nd tour des municipales

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    Suite au dépôt des candidatures pour le second tour des élections municipales et communautaires, la préfecture du 64 livre que 47 communes des Pyrénées-Atlantiques sont concernées par l’organisation d’un 2nd tour : 29 communes de moins de 1 000 habitants et 18 communes de plus de 1 000 habitants. Au total 1873 candidats se sont déclarés pour 649 sièges à pourvoir, dont 47,5% de femmes et 52,5% d'hommes (ce qui n'induit pas nécessairement le même équilibre pour les têtes de listes...). Côté votant, ce sont 178 753 habitants du département qui sont ainsi à nouveau appelés aux urnes le 28 juin prochain.

  • 05/06/20 | Les toits de la cathédrale Saint-Front de Périgueux à nouveau accessibles

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    Le service Ville d'art et d'histoire de Périgueux propose à nouveau, à compter du 10 juin, des visites des toits de la cathédrale Saint-Front au public. Les visites sont autorisées par groupe de 5 personnes, en respectant une distance d'un mètre entre chaque visiteur. Le port du masque est obligatoire. La réservation est obligatoire au 06 16 79 03 97 ou au 06 75 87 02 48.Tarifs : 6 € / 4,5 € : étudiants, 12 - 17 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires de minima sociaux.

  • 05/06/20 | Reprise des liaisons aériennes entre Limoges et Lyon

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    La compagnie aérienne Chalair Aviation annonce la reprise progressive des liaisons au départ de Limoges vers Lyon à compter du 15 juin. La compagnie assure avoir mis en place une série de mesures pour assurer la sécurité des voyageurs et invite ses clients à les respecter scrupuleusement. Le calendrier de reprise de la compagnie prévoit pour commencer trois départs par semaine le lundi, mercredi et vendredi.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Comment l’Institut Bergonié de Bordeaux traverse la crise du Covid-19

05/05/2020 | À Bordeaux, l’Institut Bergonié, centre régional de lutte contre le cancer, Unicancer, s’est adapté aux conditions particulières générées par le Covid-19.

François-Xavier Mahon

Le directeur général de l’Institut Bergonié, François-Xavier Mahon, revient sur ces semaines de gestion du Covid-19 et les conséquences sur cet établissement qui accueille des malades du cancer. Il a fallu s’adapter en mettant en place les gestes barrières et préserver ainsi l’activité de la structure. Malgré une baisse sensible des prises en charge, la mission a pu être pérennisée. François-Xavier Mahon entrevoit le dé-confinement avec à la fois prudence et l’espoir de pouvoir assurer rapidement le meilleur pour ses patients. Entretien.

@qui ! : Depuis mars, de quelle manière l'Institut Bergonié a-t-il ressenti l’impact du Covid-19 ?

François-Xavier Mahon, directeur général de l'institut Bergonié : « Il y a eu un impact provoqué par notre propre organisation, puisqu'on est un établissement spécialisé dans la prise en charge des patients atteints de cancer.

On a pris un certain nombre de mesures d’organisation pour que l’Institut soit le mieux protégé par l’invasion de ce virus. Je dois dire que ça nous rend très humbles et modestes, parce que toutes les prédictions ne se sont pas vérifiées. En d’autres termes, il y a un certain nombre de prophéties, de prédictions, qui ont été loin de la réalité. On nous avait annoncé une vague que l’on n’a pas vécue, donc on a eu la chance d’être confinés assez tôt dans une région qui était peu imprégnée par le virus et on n’a pas eu les digues qui ont sauté, comme elles ont pu sauter en région parisienne ou dans l’Est de la France. On a pris aussi des options assez strictes pour contrôler à la fois les patients et les soignants à l’entrée de l’Institut Bergonié. On a fait un seul point d’entrée, donc on a fermé, sécurisé tout le reste de l’Institut. Tous les gens qui rentrent dans l’Institut sont obligés de passer par un point de vérification qu’on a appelé "checkpoint" et où on a mis du personnel qui demande aux gens comment ils vont, qui prend la température, qui les interroge pour savoir s’ils n'ont pas des signes.

Puis on leur demande bien sûr de mettre un masque, de se laver les mains avec la solution hydroalcoolique et on leur fait désinfecter le portable.

On a aussi interdit les visites. C'est dur parce qu’on a des patients qui sont atteints de maladies graves, certains sont parfois en fin de vie. Bien évidemment, on y a fait quelques exceptions. »

Éviter de faire perdre des chances de prise en charge de cancers 

@qui! : Pourtant, vous paraissez inquiet ?

« Ce qui nous inquiète un tout petit peu aujourd’hui, c’est qu’on connaît une baisse importante de la fréquentation de l’Institut. Je pense que les patients ont peur de venir dans les structures de santé pour plusieurs raisons. Une des raisons, c’est qu’ils ont pris peur d’attraper le virus. On a l’impression qu’il risque d’y avoir un certain retard de diagnostics, de prises en charge d’un certain nombre de patients. L’enjeu principal : il faut éviter de faire perdre des chances de prise en charge de cancers. Dans toutes les mesures que l’on a prises on avait toujours cela en tête. Malgré tout, je pense que le confinement a fait que les gens vont moins voir leur médecin, restent chez eux, ont peur de se déplacer et ont tendance à moins venir et à moins fréquenter des établissements comme le nôtre. 

On a perdu 20 à 30 % de notre activité. On n'a pas beaucoup perdu en chirurgie, ni en chimiothérapie en hôpital de jour. Par contre, en consultation, oui. Beaucoup sont déplacées sous forme de téléconsultations et on a perdu pas mal en dépistage. On fait de la surveillance à la fois échographique, mamographique et radiologique pour prévenir du cancer du sein. Cette activité a beaucoup chuté ; de même que les activités d’endoscopie ou de fibroscopie digestive. Du coup, l’activité de dépistage a vraiment chuté à l’Institut. »

@qui! : Cette activité a-t-elle repris ? 

F.-X. M. : « Pas encore. On sent qu’il y a quelques balbutiements. On a discuté avec les médecins et les autres chefs de département pour se mettre en ordre de marche afin de reprendre une activité, peut-être un tout petit peu avant le déconfinement, commencer à dire aux patients de ne pas oublier que l’Institut reste ouvert, qu’il est effectivement sécurisé par rapport au Covid, qu'il faut venir nous voir pour qu’il n'y ait pas de retard de diagnostics. On a demandé à chaque organe de faire une petite communication dans ce sens pour qu’on incite les patients à venir consulter et ne pas attendre trop longtemps avant qu’on ne les reprenne en charge. »

Bienveillance et gestes spontanés

@qui! : La bienveillance, vous la voyez toujours ?

F.-X. M. : « C'est vrai que cette situation de crise a permis de la faire renaître, parce qu’elle n’avait pas disparu, mais de mettre en avant toujours les quelques bons côtés.

On nous a proposé des repas, des chocolats et beaucoup de gestes très spontanés. J’ai reçu beaucoup de mails pour nous aider aussi à avoir des masques. Je trouve qu’il y avait beaucoup de bienveillance autour de la crise sanitaire que l’on subit et au sein même de l’Institut entre le personnel, beaucoup de solidarité aussi. » 

L'entretien en image de François-Xavier Mahon

@qui! : L’Institut reste, malgré le Covid, toujours ouvert. Vous disiez que la chirurgie a toujours fonctionné, parce qu’il y avait des secteurs qui s’étaient arrêtés, mais de votre côté vous n’avez pas stoppé d’opérations ? 

F.-X. M. : « On n’a pas stoppé d’opérations. À chaque fois qu’on a pensé que l’intervention chirurgicale était nécessaire, on l’a bien sûr réalisée. Encore une fois, on est toujours animés par l’idée qu’il ne faut pas faire perdre de chance à nos patients. On a pris en charge les patients avec des cancers et des interventions assez lourdes sur le plan digestif ou gynécologique. Sur le plan des tumeurs du cerveau, c'est différent. On a plutôt arrêté tout ce qui était reconstruction mammaire, car ça on peut le reporter, il y a pas d’urgence dans les reconstructions. Par contre quand il s’agit de retirer la tumeur, on n’a pas poussé les calendriers pour ne pas faire perdre de chance à nos patients. »

@qui! : Nous sommes à moins d’une semaine du 11 mai, date du déconfinement progressif, ce déconfinement vous le préparez ? Comment cela se traduit pour vous ? Est-ce qu’il y aura toujours ces gestes barrières ?

F.-X. M. : « Les mesures qui consistent à vérifier que les patients, les soignants ou éventuellement les accompagnants n’ont pas de signes du Covid vont persister après le déconfinement. Chez nous, tout le monde porte le masque, y compris les patients quand ils le peuvent. Le port du masque va persister après. Je pense que, d’un point de vue national, même dans la rue, les gens vont être "obligés" de porter le masque. Ça va être probablement comme ça jusqu’à ce qu’on ait complètement éliminé l’épidémie. 

Avant le vaccin, dans les semaines qui viennent, je suis impatient d’avoir le bon test immunologique pour pouvoir justement tester les patients et les soignants, pour savoir ceux qui sont protégés vis à vis de ce virus et ceux qui ne le sont pas. Et puis après, bien gérer la période qui va consister à vivre avec ce virus, cette infection à bas bruit. » 

 @qui! : L’après Covid et ce changement de société font aussi réfléchir ?

F.-X. M. : « Bien sûr que tout le monde dit qu’il y aura un avant et un après, mais restons prudents. C’est sûr que cela remet pas mal en question un certain nombre d’organisations. La santé était, avant la crise, quelque chose de très important pour tout le monde, elle le restera. C’est peut-être la façon de l’approcher qui va être différente. »

Julien Privat, Romain Béteille
Par Julien Privat, Romain Béteille

Crédit Photo : Marianne Chenou

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