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23/04/19 : Le pont d'Aquitaine sera fermé à la circulation pour travaux dans la nuit du 24 au 25 avril entre les échangeurs 2 et 4 ainsi que les échangeurs 4 et 5 et dans la nuit du 25 au 26 avril entre les échangeurs 4 et 4a en intérieur et 5 et 4 en extérieur.

23/04/19 : Après Jo-Wilfried Tsonga, ex n°1 français et ex n°5 mondial, Lucas Pouille 32ème joueur mondial, n°10 en 2018, vient de confirmer sa participation au tournoi bordelais BNP ParisBas Primrose qui démarre le 29 avril sur les cours de la villa Primrose

18/04/19 : A l'occasion du Joli Mois de l'Europe, la Maison de l'Europe Direct Limousin organise une rencontre avec Jürgen Habermas. Philosophe allemand, il consacre sa réflexion à la question de l'intégration européenne. Rdv jeudi 2 mai, 18h30 à Limoges.

18/04/19 : A la suite de l'incendie qui a ravagé Notre Dame de Paris, la ville de Périgueux proposera un soutien financier de 10 000 €, lors de son prochain conseil municipal, pour aider à la reconstruction de ce bâtiment emblématique de l'histoire de France.

17/04/19 : Le coq reliquaire de la flèche de Notre-Dame de Paris, que l’on croyait disparu dans l’incendie de lundi, a été retrouvé mardi. Il devrait regagner prochainement l'entreprise Socra à Marsac-sur-l'Isle (24) pour être restauré comme initialement prévu.

02/04/19 : A partir du 1er septembre prochain, la Communauté d’Agglomération du Libournais (La Cali) lance un nouveau réseau de transport gratuit pour tous. L’exploitation a été confiée au groupe Transdev pour les huit prochaines années.

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  • 24/04/19 | Commerce : la Nouvelle-Aquitaine excédentaire

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    La balance commerciale régionale a été dévoilée ce mercredi 24 avril. Tandis que la France dégrade son déficit, la Nouvelle-Aquitaine dégage un excédent commercial de 600 millions d'euros. L'analyse des données publiées par la Douane est réalisée l'Observatoire régional des échanges internationaux, co-pilotée par la Région et la Chambre du Commerce et de l'Industrie Nouvelle-Aquitaine. Les trois plus importantes destinations de l'export régional sont les États-Unis, l'Espagne et l'Allemagne. Les 9 553 entreprises exportatrices de la Nouvelle-Aquitaine dont 1 406 sont des primo exportateurs (14,7%) ont réalisé 23,4 milliards d'euros d'exportations en 2018.

  • 24/04/19 | Le Misanthrope à Pau

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    Dans le cadre de "Théâtre à Pau", le théâtre Saint-Louis accueille les mardi 30 avril et mercredi 1er mai à 20h, deux représentations du Misanthrope de Molière. C'est le comédien Gilles Privat qui va prêter ses traits et sa voix à Alceste avec une mise en scène et une scénographie d'Alain Françon qui introduira lui-même son spectacle une heure avant chaque représentation.

  • 24/04/19 | Bordeaux : un master dédié au luxe !

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    Le nouveau cursus proposé par l'ESSCA Bordeaux ouvre à partir de septembre. L'école de management a choisi d'ouvrir le master "Luxury Services Management" afin de répondre aux profondes mutation que connaît le secteur. Le Groupe ESSCA a choisi le territoire bordelais en raison de sa forte attractivité économique et de la présence de plusieurs stations balnéaires ou établissements prestigieux. Les inscriptions au concours sont ouvertes jusqu'au 13 mai prochain.

  • 24/04/19 | La LPO et Pessac s'associent pour des Refuges LPO au coeur de la ville

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    La LPO et la ville de Pessac s'associent dans le cadre de l'Agenda des Solutions Durables pour développer les jardins écologiques au coeur de la ville qui reconnait ainsi la préservation de la nature comme un enjeu prioritaire. Appelés les Refuges LPO, ces terrains publics ou privés accueillent la biodiversité de proximité.

  • 24/04/19 | Ouverture des réservations pour Bordeaux Fête le Fleuve

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    Du 20 au 23 juin, les quais de la Garonne vont accueillir Bordeaux Fête le Fleuve. Durant ces 4 jours, la majorité des évènements sont gratuits. Néanmoins, pour pouvoir visiter Le Sedov ou Le Kruzenshtern, déguster lors de la Fête des vins blancs ou participer au banquet La Table du Paysage, des réservations sont nécessaires. Pour cela, rendez-vous à l’Office du Tourisme ou sur leur site internet

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | La forêt aquitaine se bat sur tous les fronts

16/03/2017 | En Nouvelle Aquitaine, la forêt procure 50 000 emplois. Elle attire aussi un nombre croissant de promeneurs tout en subissant de plein fouet le changement climatique. Un colloque lui a été consacré à Pau

2,8 millions d'hectares de forêt en Nouvelle Aquitaine

La Nouvelle-Aquitaine est la première région forestière de France. On y dénombre 2,8 millions d'hectares d’espaces boisés. Privés à 90% et très morcelés, ces derniers appartiennent en majorité à des petits propriétaires. Ce patrimoine naturel assure aujourd’hui le tiers de la production française de bois. Il procure aussi un emploi à plus de 50 000 personnes. Les promeneurs et les citadins, qui fréquentent en grand nombre les sous-bois, n’ont pas toujours conscience de cette réalité. Les professionnels le déplorent. Tout comme ils s’inquiètent des effets du changement climatique. Un colloque organisé en Béarn vient d’évoquer les « enjeux » auquel la forêt est confrontée dans le bassin Pyrénées-Adour

Cette rencontre accueillie dans les locaux de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour a été mise sur pied par l’association Ecocène et  le syndicat de propriétaires Fransylva Forêt Privée Pyrénées Adour. Belle occasion pour rappeler l’ampleur du sujet. Même si chacun ne se trouve pas forcément logé ici à la même enseigne.

Si les Landes sont boisées à 60%, les Pyrénées-Atlantiques  le sont à 30% et un département comme celui des Deux-Sèvres à 8% seulement. De plus, la forêt aquitaine brille d’abord par sa diversité. On y trouve aussi bien des peupliers que des hêtres, des chênes ou des pins pour ne citer que les principales essences.

Ce patrimoine naturel permet à la région de produire plus de 10 millions de mètres-cubes de bois par an et de remplir de multiples usages, rappelle Christine Bouisset, maitre de conférences à l’UPPA. Au XIXe siècle, les arbres ont par exemple fixé les dunes landaises. En vallée d’Ossau, ils aident à se préserver des avalanches. Sans parler de toutes les activités de loisirs que l’on peut pratiquer dans de nombreux endroits.

Réchauffement climatique : des effets en cascade

L’horizon s’assombrit cependant. Selon les scénarios, la hausse moyenne des températures est évaluée entre 1 et 4 voire 5 degrés d’ici la fin du siècle.  

Les forêts accusent le coup. « Le changement climatique fera évoluer des espèces » indique Christine Bouisset. Des essences méditerranéennes vont se développer tandis que des espèces atlantiques (chênes, châtaigniers) reflueront vers le nord. Sachant que le bouleversement est rapide. «De nombreuses espèces n’auront pas le temps de s’adapter à ces nouvelles conditions ».

Quant aux risques, ils se multiplient : vagues de chaleurs, attaques parasitaires, incendies. « Les Landes, classées en zone d’aléa moyen actuellement, passeraient ainsi en zone d’aléa très fort » signale  l’universitaire avant d’évoquer les effets indirects de la hausse des températures.

Car la forêt joue également un rôle important dans la régulation des inondations, protège les terres contre l’érosion et contribue à éviter de la remontée du niveau marin.  Sans parler de sa capacité à stocker le dioxyde de carbone (C02) dans le sol. Casse-têtes sur le terrain

Comment agir dans ce contexte ? Après le passage de la tempête Klaus, l’association Aquitaine Carbone a été créée à l’initiative du Conseil régional afin de soutenir financièrement les propriétaires qui reboisent et s’engagent à pratiquer une sylviculture dynamique (80% de la production devant être destinée au bois d’œuvre).

 « Elle est toutefois un peu au point mort » constate Christine Bouisset. « Car l’association ne parvient pas à faire reconnaitre les crédits carbone que les propriétaires lui cèdent ». Crédits qui, explique-t-elle, ne sont actuellement pas pris en compte en cas de reboisement.

Ce n’est pas la seule difficulté. « La loi sur la transition énergétique fixe des objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Pour la forêt, cela signifie une hausse des besoins nationaux en bois énergie, couverts aujourd’hui à 15% par l’Aquitaine.

Dans les Landes, la demande accrue de bois-énergie risque toutefois de « déstabiliser la filière », note l’universitaire. De plus, elle soulève un problème d’approvisionnement local car certains opérateurs peuvent être tentés d’aller chercher plus loin un bois moins cher.

Bref, « des opportunités existent pour valoriser économiquement le bois et développer la fonction environnementale de la forêt. Mais ces objectifs sont parfois contradictoires entre eux. La région Aquitaine n’est pas homogène en termes de politique forestière ». Rien n’est simple.

Des promeneurs et des oeillères

 

La dimension sociale et culturelle que revêt la forêt constitue un autre enjeu pour les professionnels et les propriétaires. Depuis quelques décennies, l’urbanisation croissante s’accompagne en effet « d’une recherche de plus en plus forte de nature ».

« Six Aquitains sur dix déclarent aller au moins une fois par an en forêt ».  Mais ils le font sans forcément songer que celle-ci appartient à quelqu’un, et en ignorant superbement, voire en critiquant, le travail qui y est réalisé.

En d’autres termes, on aime se promener dans les bois. Mais on ne supporte pas de voir un arbre être coupé. « Alors qu’entretenir, c’est assurer l’avenir », martèle Hervé Madéo, le président de Fransylva.

Face à un grand public qui semble n’éprouver « aucun intérêt » pour l’importance économique de la sylviculture, les professionnels alignent pourtant les chiffres. « Notre filière, c’est 18 millions de mètres cubes de bois de chauffage en France, 22 millions pour le bois d’œuvre, 4 millions pour le bois énergie et 12 millions pour le bois de trituration ».

Un dernier produit qui entre aussi bien dans la fabrication du papier que dans celle du dentifrice, rappelle Christian Dubertrand, directeur régional d’Alliance Forêt Bois. Avant de souligner également le rôle essentiel que jouent les coopératives pour fédérer, soutenir et accompagner des propriétaires forestiers souvent démunis lorsqu’ils sont isolés.

« On connait mal notre flore »

Cela étant, on peut débattre des méthodes et des choix opérés sur un terrain où l’introduction de certaines essences inquiète.

A Pau, la chose a sauté aux yeux après l’intervention sur la biodiversité faite par Alexis Ducousso, ingénieur de recherches à l’INRA. Ce dernier ne manquant pas de souligner que «  la sylviculture européenne, qui a remplacé des feuillus par des conifères, a contribué à un réchauffement de 0,12° de la planète ».  

Sans oublier, entre autres réalités, les menaces invasives présentées par l’introduction de certaines plantes ni, d’une manière générale, l’alarmante réduction des animaux vertébrés, grands disperseurs de graines, pollens et protecteurs des milieux. Depuis les années 70, leur nombre a été divisé par deux au niveau mondial.

Cette liste pas vraiment à la Prévert l’amène à plaider pour une sylviculture « adaptative » et des peuplements diversifiés si l’on veut obtenir une forêt plus résistante aux changements climatiques. Un net accent est également mis sur la recherche. Car, estime-t-il, « on connait mal notre flore ». Un exemple peut en être pris chez les chênes. « On en dénombre 28 espèces en Europe. 26 d’entre elles sont thermophiles. Il y a de la ressource ».  

A l’issue du colloque, l’un de ces arbres, un chêne sessile résistant au changement climatique, a été planté au milieu du campus palois.

Le syndicat des sylviculteurs réagit

Certains des points de vue développés lors du colloque n'en ont pas moins provoqué, après coup, une réaction du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest. " Le changement climatique a toujours existé. Au cours des millénaires, les essences forestières se sont toujours déplacées " indique ainsi son secrétaire général, Christian Pinaudeau. "Contrairement à une idée reçue, la forêt n’est pas fixe. La forêt est nomade. Il y aura donc des disparitions d’espèces et l’apparition d’autres espèces. Ce qui a toujours existé depuis la nuit des temps ".

Rappelant que les Landes sont en fait classées à haut risque depuis... 1992, celui-ci revient également sur le dossier du crédit carbone. " La principale difficulté tient au fait que les sociétés de certification refusent de prendre en compte l’amélioration de la sylviculture en tant que facteur d’additionnalité, puisque la loi nous oblige à reboiser de toute façon. Ainsi, ce qui est possible dans certains pays ne l’est pas en France à cause du Code Forestier. C’est ce que j’ai qualifié, dans d’autres enceintes : principe de la « prime au cancre ».

Christian Pinaudeau estime par ailleurs que, contrairement à ce qui a été avancé, " la demande de bois-énergie ne déstabilisera en rien la filière. Par contre, effectivement, les projets de mobilisation de bois-énergie, ici ou ailleurs, subventionnés, faussent la concurrence ".

Enfin, il s'étonne devant l'affirmation consistant à dire que la sylviculture européenne a contribué à un réchauffement de 0,12° de la planète. Cela, ainsi que l'indique une étude publiée dans la revue "Science", après que le nord et l'ouest de l'Europe aient vu des peuplements de feuillus être remplacés par des conifères. " A une époque où les chiffres changent toutes les semaines, cette affirmation est exemplaire à défaut d’être démontrée. De surcroît, nous apprenons l’importance de la sylviculture européenne sur le plan mondial ! Impressionnant ".

Pour en savoir plus : les vidéos du colloque sont disponibles sur la plateforme Médiakiosque de l'UPPA

https://mediakiosque.univ-pau.fr/search/?q=colloque+for%C3%AAt

 

 

 

 

Jean-Jacques Nicomette
Par Jean-Jacques Nicomette

Crédit Photo : Aqui

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