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26/09/20 : Bernard Madrelle, ancien maire de Blaye et député socialiste de Gironde, est décédé un an après son frère Philippe Madrelle, ancien sénateur et président du conseil départemental.

23/09/20 : Après consultation du comité d’experts, la préfète des Landes a décidé qu'à compter de ce jour 14h00, la vigilance revient au niveau jaune pour les feux de forêt. Autrement dit une vigilance moyenne, au niveau 2 sur une échelle de 5.

22/09/20 : La Chambre d'agriculture de la Haute-Vienne va engager une procédure pour obtenir le statut de calamité sécheresse en raison du déficit en eau des derniers mois. Les agriculteurs bénéficieraient d’aides pour pallier la baisse de rendement en céréales.

22/09/20 : L'édition 2020 du festival Animasia, prévue les 10 et 11 octobre prochains a finalement été annulée pour respecter les annonces de la Préfecture concernant les nouvelles restrictions sanitaires notamment la réduction de la jauge d'évènements publics.

18/09/20 : L'incendie du 17 septembre en Nord Gironde avait causé l'interruption du trafic sur la LGV Sud Europe Atlantique. Après vérification du bon fonctionnement des installations par Lisea, le trafic a repris très progressivement depuis 16 heures.

17/09/20 : Dans le 47, la fibre optique arrive dans le Pays de Duras. 1ers foyers lot-et-garonnais raccordables début septembre grâce à l’action d’Orange passé avec le Conseil départemental.

17/09/20 : Touchés par la crise liée au Covid, les producteurs de Foie gras ouvrent leurs portes lors des journées du patrimoine (19-20/09). En Lot-et-Garonne, 2 élevages accueillent le public : La Ferme de Souleilles à Frespech et la Ferme de Ramon à Lagarrigue.

16/09/20 : Trois statues de la flèche de Notre-Dame⁩ sont de retour à Paris depuis mardi, plus précisément à la cité de l'architecture. Elles avaient été déplacées dans le cadre de travaux trois jours avant l’incendie pour être restaurées en Dordogne.

10/09/20 : Le Mouvement Européen France - Gironde a tenu son Assemblée Générale début septembre. François Adoue, directeur de l'Observatoire International des Métiers Internet a été élu président de l'association et succède ainsi à Jean-Michel Arrivé.

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  • 26/09/20 | Plus de 5 millions d’euros pour les Pyrénées-Atlantiques

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    Lors de la Commission Permanente du 25 septembre, le Département des Pyrénées-Atlantiques a attribué plus de 5 millions d’euros de subventions à 63 projets. Parmi les projets soutenus, 1 147 000 euros sont en faveur de la promotion de la langue basque, 447 436 euros en soutien aux acteurs de la culture dans le cadre de la crise sanitaire. Le Département s’engage aussi au travers d’une délibération à la préservation et la restructuration de la forêt de Chiberta fortement touché lors de l’incendie.

  • 26/09/20 | La Charente s’engage contre la fermeture de Verallia

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    Lors de sa commission permanente du 25 septembre, les élus du Département de la Charente ont voté une motion contre la fermeture de Verallia. A l’heure où cette fermeture entraîne la suppression de 80 emplois Ils souhaitent que "tout puisse être mis en œuvre pour préserver le bassin d’emploi de Cognac, et notamment que le plan de restructuration porté au niveau national préserve l’unité des acteurs du tissu économique local". De plus, le Département s’engage à être présent aux côtés des salariés et des élus pour faire face à cette annonce.

  • 26/09/20 | Le festival du film court d'Angoulême ce week-end

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    Le festival international du film court d'Angoulême revient du 25 au 27 septembre inclus, dans sa forme habituelle, à la Cité internationale de la bande-dessinée. 17 films en compétition sont à découvrir samedi après-midi. Ceux qui auront été primés seront de nouveau diffusés le dimanche à 18h30. Certains réalisateurs seront là pour échanger. A découvrir également : des courts-métrages à destination des plus jeunes, dont un Wallace et Gromit. Infos: www.filmcourtangouleme.com

  • 25/09/20 | L’hôpital de La Rochelle active son plan blanc

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    Le Groupe hospitalier Littoral Atlantique, qui regroupe les établissements de La Rochelle/Ré/Aunis, Rochefort et Marennes/Oléron, a activé mardi le niveau 1 de son plan blanc. Le nombre de patient Covid-19 est passé de 4 à 8 cette semaine, dont un en réanimation. Si le nombre de cas à l'échelle du Département reste faible (taux d'incidence <50 pour 100 000 habitants), le service réanimation est déjà sous tension, avec 2 places disponibles. Une unité spéciale Covid sera mise en place début octobre.

  • 25/09/20 | Bordeaux célèbre Mauriac

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    À l’occasion du 50ème anniversaire de la disparition de François Mauriac, les bibliothèques de Bordeaux proposent tout au long de l’automne une saison dédiée à l'écrivain, journaliste et Prix Nobel de la littérature. Conférences, expositions, projections et match d'improvisation exploreront les résonances contemporaines des engagements de François Mauriac, au travers de documents rarement montrés voire pour certains inédits. Point d’orgue de la saison, l’exposition "Écrire, c’est agir", à la bibliothèque Mériadeck du 5 novembre 2020 au 17 janvier 2021. http://mauriac2020.bordeaux.fr

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Festival international du journalisme : Loi anti-fake news, la solution ?

17/07/2018 | A l'occasion du festival international du journalisme à Couthures-sur-Garonne (47), Aqui était présent au débat sur la nouvelle loi anti-fake news

festival international du journalisme G

Durant 3 jours, la petite ville de Couthures-Sur-Garonne dans le Lot-et-Garonne accueille dans son cadre bucolique, journalistes et experts de tous bords, à l’occasion du festival international du journalisme. Au programme, des ateliers pour les passionnés de l’info, des rencontres avec des journalistes reconnus et des débats animés autour de colloques sur divers thèmes. Vendredi 13 juillet, un débat passionnant autour de la loi anti-fake news, animé par Jean-Pierre Canet, co-créateur de Cash Investigation et Amaury de Rochegonde, rédacteur en chef à Stratégies, a attiré toute notre attention.

Organisé du 13 au 15 juillet derniers par les titres du groupe Le Monde, ce festival international du journalisme, pour sa troisième édition, commence réellement à trouver sa place dans le paysage du Sud-Ouest. Cette année, sept thématiques liées à l’actualité ont été choisies : l’intelligence artificielle et les robots, le chemin de l’exil, l’après #MeToo, les vins du futur, les liens entre journalistes et politiques, l’éducation à l’information, et enfin le journalisme et l’Histoire. Des noms du journalisme français et étranger sont présents pour rencontrer les festivaliers, tels que Jean-Michel Apathie (France Info), Florence Aubenas, Luc Bronner, Fabrice Lhomme (Le Monde), David Pujadas (LCI), Sophie Fontanel (L’Obs), Sonia Devilliers (France Inter) ou encore Éric Chol (Courrier International).  La grande force de ce festival, c’est la possibilité d’échanger librement, entre public et intervenants, dans un lieu ouvert, en plein air et en bord de Garonne. Le parrain de cette saison 2018 n’est autre que l’acteur belge, Benoît Poelevoorde. Le festival international du journalisme, c’est avant tout des rencontres conviviales, mais traitant de sujets sérieux, comme l’explosion des « fake news », liées à l’émergence des réseaux sociaux. Nous avons pu assister à la conférence sur ce thème.

Que préconise cette loi ?

Dans la nuit du 4 juillet dernier, les députés de l’Assemblée Nationale ont débattu et voté sur la loi anti-fake news proposée par le gouvernement pour lutter contre la diffusion de fausses nouvelles. Deux propositions contre la « manipulation de l’information » ont été adoptées. La première concerne l’obligation de transparence pour les plateformes numériques (Google, Facebook, Twitter…) qui diffusent des contenus sponsorisés (contre une rémunération). Le deuxième point concernait la possibilité pour un candidat ou un parti politique de saisir la justice en cas de fausses nouvelles, trois mois avant une élection. Une autre proposition consiste à donner au CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) le pouvoir de suspendre une chaîne télévisée en cas de diffusion de fausses informations (RT Russia pourrait être concernée par cette décision). Cette loi très controversée a suscité de nombreuses réactions hostiles. Elle est jugée « liberticide » par un bon nombre de ses opposants. Alors, cette loi est-elle vraiment la solution ? Faut-il absolument légiférer ? Comment aider les citoyens à déceler le vrai du faux au milieu de toutes ces informations ? Plusieurs journalistes et une représentante de Google ont répondu à ces questions qui remettent en cause le paysage médiatique actuel.

Les géants du numérique dans le viseur

Si les fake news peuvent se propager aussi rapidement sur la toile, c’est qu’elles attirent facilement l’œil des lecteurs et sont largement relayées par les internautes dans un premier temps. Selon la responsable en charge des relations médias et presse chez Google, Bénédicte Autret : « 58% des personnes qui partagent de l’information sur internet le font sans être sûrs de la source ». Les critiques récentes ont visé les géants du numérique qui semblent dépassés face à la diffusion de fausses informations. Pour renforcer ce contrôle, Bénédicte Autret propose trois solutions : « D’abord, couper la source de revenus des sites qui diffusent des fausses informations sur le moteur de recherche. Ensuite, mettre en avant les sources fiables dans le résultat des recherches. Puis, mettre l’accent sur l’éducation tout en travaillant main dans la main avec les éditeurs ». Certes, les géants du numérique ont une part de responsabilité (on l’a vu dans l’affaire du Cambridge Analytica) mais ils semblent peu disposés à régler le problème d’eux-mêmes.

« Un effet pervers de la loi »

Pour beaucoup, cette loi reste inefficace. Selon Fabien Pont, membre de l’ODI (Observatoire de la déontologie de l’information) : « La loi ne sera pas assez efficace. Il y aura beaucoup trop de demandes à gérer pour les juges, ce serait une source de travail énorme. Aussi, il y a un risque de normaliser l’info avec cette loi. Cela est plus inquiétant ». L’autre risque concerne les candidats aux élections, qui pourront se protéger derrière cette loi en période électorale. Jean-Pierre Canet, co-créateur de l’émission Cash Investigation sur France 2, s’inquiète : « Cette loi pose des problèmes de gain de temps pour les candidats. Ils pourront invoquer à tout va la loi anti-fake news lorsqu’une information discréditante est diffusée sur eux, pour gagner du temps lors d’une élection ».
Alors quelles solutions préconise-t-il ? Selon lui, il faudrait d’ores et déjà intervenir sur le volet juridique, et élargir la définition de base sur les fausses informations (celle définie dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse et qui n’est plus d’actualité). « De plus, il y a un effet pervers de cette loi. Quel juge est capable de décider si une information est fausse ou non en seulement 48 heures ?  La BBC (radio-télé britannique) affirme qu’il faut trois sources indépendantes pour vérifier une information. Je pense que c’est aux journalistes de faire ce travail de recherche de sources et non aux juges. Notre rôle n’est pas seulement de produire de l’info, il faut aussi la vérifier. Cela passera notamment par le travail, toujours le travail ».

D’où l’émergence de différentes rubriques « fact checking » dans les différents médias, qui permettent de mettre en avant ce travail de sources et de démontrer si une info qui circule est vraie ou fausse. Car si les réseaux sociaux ont une part de responsabilité la diffusion de fausses nouvelles, Fabien Pont rappelle que les grands médias ne sont pas non plus à l’abri de toutes critiques : « Il faudra faire très attention à l’avenir sur le traitement de l’information. Le pire serait d’être discrédité par la diffusion de fausses nouvelles, comme cela a été le cas en 2003 lors de la guerre en Irak (aucune preuve d’armes de destructions massives). Dans le cas présent, si RT Russia émet des doutes sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie par exemple, nous devons prendre le temps de notre côté pour enquêter et vérifier les faits. La vérification des faits donne raison. Il ne faut pas répéter les mêmes erreurs ». Être plus prudent dans l’annonce de l’information, c’est aussi l’avis de Jean-Pierre Canet qui préconise, en réponse à la volonté de juger ceux qui diffusent les fausses nouvelles que « le travail doit surtout être fait sur le message et non sur les messagers ». Il conclut : « Je pense que la réponse contre les fake news n’est pas de légiférer mais d’éduquer sur la question. L’éducation aux médias est primordiale, pour les citoyens, pour les journalistes, si nous voulons lutter contre cela ».

Lutter contre les fausses informations, ce n’est pas seulement légiférer donc, c’est aussi remettre en cause le paysage médiatique actuel. Renforcer le travail de vérification des sources pour les journalistes et les médias avant de diffuser une information, renforcer les contrôles de la part des diffuseurs qui doivent être plus attentifs aux contenus qu’ils transmettent et enfin mettre l’accent sur l’éducation aux médias pour les citoyens, qui doivent eux aussi vérifier, avec leurs moyens. Une éducation qui permet de prendre un peu plus de recul sur les informations que nous recevons, tout en développant notre esprit critique. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

Nicolas Laplume
Par Nicolas Laplume

Crédit Photo : Nicolas Laplume

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