04/03/15 : Michel Delpuech, préfet de la région Aquitaine et de la Gironde, est nommé préfet de Rhône-Alpes. Pierre Dartout (préfet de Champagne-Ardennes) le remplace à Bordeaux. Ils sont, comme François Hollande, issus de la promotion Voltaire de l'ENA.

04/03/15 : La Chambre d'Agriculture de la Gironde organise 2 journées portes ouvertes « engrais verts ». Elles sont programmées le 31 mars au Château Grand Baril à Montagne (33) et le 2 avril au Château Bois Beaulieu à Saint Sauveur de Meilhan (47).

04/03/15 : Le cabinet d’architecture Wilmotte et Associés Architectes a été retenu pour la construction du nouveau siège de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Aquitaine sur les Bassins à Flot à Bordeaux

04/03/15 : Depuis lundi, Fabien Joffre est le nouveau président de la fédération départementale des exploitants agricoles de la Dordogne (FDSEA). Agé de 37 ans, cet éleveur bovins et producteur de noix à Nailhac remplace Yannick Frances, démissionnaire.

04/03/15 : Le collège Ernest Gabard, de Jurançon, est le premier établissement aquitain à recevoir le label "Bio engagé". La restauration qu'il propose aux élèves répond à une démarche "manger bio et local" développée sur l'ensemble des Pyrénées-Atlantiques

04/03/15 : Une cinquantaine d'exposants venus de toute la France participeront au salon du vin et de la gastronomie organisé à Morlaàs (64), du vendredi 6 au dimanche 8 mars. Celui-ci permettra notamment de présenter les produits du Vic-Bilh et du Madiran.+ d'info

03/03/15 : Gazouillis chez les députés : dans un palmarès des élus les plus actifs sur Twitter, Michelle Delaunay, députée de la 2ème circonscription de Gironde, figure à la 2ème place avec 800 tweets en février. Alain Rousset, lui, arrive 4ème (601 tweets).

03/03/15 : La charcuterie Aubard à Bayonne a remporté deux médailles au Salon de l'agriculture: une de bronze pour son jambon IGP et une d'or pour son jambon de Quintoa, un jambon sec supérieur. Elle a ouvert un premier magasin à Bayonne et en compte trois.

03/03/15 : Bordeaux fête le chocolat au Jardin Botanique de Bordeaux. Une troisième édition gourmande du 12 au 15 mars 2015 à 10h à 19h + d'info

02/03/15 : Rugby. A l'occasion du match Agen/Albi, samedi 7 mars à 18h30 à Armandie, et de la Journée de la femme, le SUA met à l’honneur ses supportrices et leur offre leur place en tribune. De nombreuses animations agrémenteront cette fête. résa : 0553981264.+ d'info

01/03/15 : En mars et avril 2015, les bacs TransGironde (Le Verdon-Royan et Blaye-Lamarque) connaîtront une modification d'horaires et de tarifs. Toutes les infos des nouvelles traversées sur le site.+ d'info

27/02/15 : L'accès à la station de ski de La-Pierre-Saint-Martin est ouvert avec équipements. 50% du domaine est skiable et ouvrira progressivement en fonction des conditions météo. + d'info

27/02/15 : Bloqué par les importantes quantités de neige tombées sur le massif, l'accès à la station de ski de Gourette a été rétabli à partir des Eaux-Bonnes avec des conditions de circulation normales, indique le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

27/02/15 : Haude, une limousine née à Saint-Cyr-les-Champagnes, s'est classée ce jeudi deuxième de sa catégorie (génisses pleines de moins de 32 mois) au Salon de l'agriculture, à Paris. Haude provient de l'élevage d'Olivier Lasternas, habitué des podiums.

25/02/15 : Le risque d'avalanche est maximum (5/5) dans les Pyrénées-Atlantiques. Il demeurera très élevé jusque lundi. Plusieurs avalanches d'ampleur ont déjà été constatées dans la journée en vallées d'Ossau et d'Aspe, sans faire de victimes.

25/02/15 : Dealers de Science organise une conférence-débat sur le thème "Littoral atlantique français : comment rester à flot ?" le mardi 17 mars 2015 à 18h30 à la Maison Ecocitoyenne de Bordeaux (Quai Richelieu).

24/02/15 : Philippe Couillard, le premier ministre du Québec, sera en visite officielle à Bordeaux les 4 et 5 mars. L'occasion de conclure des partenariats entre des entreprises et institutions aquitaines et québécoises dans le numérique et les hautes technologies

24/02/15 : Lascaux III, l'exposition internationale consacrée à célèbre grotte, vient de franchir le cap des 800 000 visiteurs au musée du cinquantenaire de Bruxelles. En raison de son succès, l’exposition est prolongée à Bruxelles jusqu’au 12 avril prochain.

24/02/15 : En Lot-et-Garonne, Clélia Daulhac est la plus jeune candidate de France à se présenter aux élections départementales de mars prochain. Remplaçante sur le canton Agen 3 elle aura 18 ans le 28 février prochain

23/02/15 : Veolia Recyclage et Valorisation offre à ses collaboratrices un accès gracieux au réseau social LConnect (http://lconnect.fr), l’association bordelaise qui réunit des femmes d’horizons variés, toutes impliquées dans la vie économique.+ d'info

19/02/15 : 3 636, c'est le nombre de vins inscrits au Concours de Bordeaux – Vins d'Aquitaine. La date de cette 59ème édition est fixée au samedi 9 mai au Palais des Congrès de Bordeaux-Lac.

18/02/15 : Airbus a sélectionné le moteur Arrano, fabriqué par Turbomeca à Bordes (64), comme motorisation exclusive pour le nouvel hélicoptère bimoteur X4. Celui-ci permet une consommation en carburant réduite de 10% à 15% par rapport aux précédents moteurs.

18/02/15 : 2015 a été décrétée « Année de la jeunesse » à Villeneuve/Lot. Une large consultation vient donc d'être lancée auprès des 12-25 ans. Menée par le cabinet BSA, elle s'appuie sur un travail de terrain en immersion.

17/02/15 : Quatre personnes marchant sur une route, fermée à la circulation au dessus de la station de Gourette, ont été ensevelies par une avalanche cet après-midi. Elles ont été dégagées et retrouvées vivantes. Deux d'entre elles sont dans un état grave.

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  • 04/03/15 | Le directeur du Lutecia de Paris provisoirement à la tête du Palais à Biarritz

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    Suite au départ à la retraite du directeur général de l’Hôtel du Palais, Jean Louis Leimbacher, et durant l’étude en cours sur le prochain mode de gestion du Palace, il fallait nommer un directeur de transition afin d’assurer, entre aujourd’hui et le mois d’octobre, une gestion de qualité pour l’établissement phare de Biarritz. Michel Veunac a demandé à Jean-Luc Cousty, directeur depuis plus de 6 ans de l'Hôtel Lutetia à Paris, d’exercer cette transition, l'établissement dont il est en charge, ayant fermé pour 3 ans afin de réaliser des travaux de réfection totale.

  • 04/03/15 | Centristes et UMP veulent relancer les "projets abandonnés" des Pyrénées-Atlantiques

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    Dans les Pyrénées-Atlantiques, le groupe centriste Forces 64 et l'UMP soulignent le rôle essentiel que les départements devront jouer, pour soutenir les dossiers de développement local, alors que les régions prennent des dimensions gigantesques. Les deux formations disent également leur volonté de relancer des dossiers "abandonnés par les socialistes" : la RN 134 (route du Somport), l'échangeur autoroutier de Berlanne à l'Est de Pau, le projet de route Pau-Oloron, la protection du littoral basque, l'aide au fonctionnement des crèches...

  • 04/03/15 | Un chalutier breton s'échoue à Ciboure

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    Ce matin vers 6h40, un chalutier immatriculé à Saint-Nazaire, le "Cintharth" s'est échoué sur la plage du port de Ciboure, en face de Saint-Jean-de-Luz après avoir passé le chenal de Socoa. Apparemment sa barre a cassé et le bateau est devenu incontrolable. Les six membres d'équipage ont été évacués par l'helicoptère dela gendramerie. Seul l'un d'entre eux a été bléssé à la jambe. Une tentative de remorquage du chalutier qui contient 15000 litres de gasoil, vers 16 heures à marée haute devrait être entreprise.

  • 04/03/15 | Le président de l'Assemblée nationale à la rencontre des jeunes Béarnais

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    Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, sera vendredi en Béarn dans le cadre de la mission de réflexion sur l'engagement citoyen et l'appartenance républicaine, qui lui a été confiée par le président de la République. Il rencontrera des élèves du lycée agricole de Montardon pour discuter notamment de coopération internationale agricole et de protection de l'environnement. Une autre rencontre est prévue à la cité scolaire de Mourenx sur des thèmes tels que solidarité et fraternité, écologie et citoyenneté, laïcité et liberté, le projet européen.

  • 04/03/15 | Le Barreau de Bordeaux solidaire avec les femmes

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    Dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme, les avocates du Barreau de Bordeaux proposent des consultations gracieuses à toutes les femmes qui se présenteront à leur cabinet le jeudi 5 mars et le vendredi 6 mars de 14h à 19h ainsi qu’à la Maison de l’Avocat (1 rue de Cursol) et au Centre d’information sur les Droits des Femmes et des Familles (5 rue J-J Rousseau). Les cabinets participant à l'opération sont listés sur www.barreau-bordeaux.avocat.fr ou reconnaissable au sticker «journée de la femme, ici on vous accueille» apposé sur leur plaque ou leur porte.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Bordeaux 2030 Innov'action et Agriculture

Société | Interview : Aurélie Filippetti, «l'avenir de la presse passe par le numérique »

16/09/2012 | La ministre de la Culture et de la Communication confie sa vision de l'avenir de la presse numérique et évacue un malentendu...

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture

En avant première au colloque du 21 septembre à Cenon sur le thème "Smart médias et renaissance du journalisme" Aqui.fr et Rue 89 sites amis ont longuement rencontré Aurélie Filippetti dans son ministère de la rue de Valois. L'occasion pour elle de revenir sur "un malentendu" touchant à la presse sur le net, d'expliquer sa vision des évolutions de la presse, de la répartition des aides, de l'accès aux sources, de la transparence des données, de la participation financière aussi des plateformes qui s'enrichissent des contenus produits par d'autres. Un document signé Pierre Haski et Joël Aubert.

Pierre Haski - Rue 89 -  Le public de ce rendez vous de Cenon composé de nombre de journalistes qui travaillent sur internet ont été surpris par vos déclarations, récemment, selon lesquelles sur le net il n' y avait pas d'éditorialisation. Des propos qui ont beaucoup choqué...

Aurélie Filippetti - Il y a eu un malentendu. Je voulais dire qu'il y a aujourd'hui, sur internet, des plateformes qui utilisent beaucoup de textes bruts issus notamment de travaux d'agence de presse, l'Agence France Presse par exemple, et qui en fait se contentent de répertorier un certain nombre de dépêches. Ils nuisent évidemment au travail des agences parfois et aussi à ceux qui font un vrai travail journalistique, en ligne. Moi, je plaidais pour le maintien de la qualité de la presse qu'elle soit papier ou presse en ligne. L'idée, c'était vraiment de dire qu'il y une spécificité du travail journalistique, une démarche d'information du public, alors qu'il y a aujourd'hui sur internet de gros acteurs mondiaux qui, malheureusement, font une concurrence assez déloyale, vis à vis de ces jeunes entreprises, des jeunes pousses de la presse en ligne qui est une véritable presse en ligne.

Les gros acteurs ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité

Joël Aubert - Aqui.fr - Justement nous avons la prétention, nous éditeurs de presse numérique, de consacrer autant de sérieux que la presse papier que souvent nous connaissons bien d'ailleurs, à la préparation du travail éditorial, l'enquête, le choix des thèmes que nous abordons.

A.F. - L'avenir de la presse passe par le numérique ; mon enjeu, au ministère, c'est de pouvoir préserver la liberté de l'information sur tous les supports et en particulier le numérique. C'est de lutter, aussi, contre la précarité du métier de journaliste. Il y a des périodes de transition économique; je comprends bien qu'il existe des sites de presse en ligne qui n'ont pas trouvé leur modèle économique pour se financer : il y aussi de fortes tensions dans la presse traditionnelle mais il faut travailler, ensemble, à la préservation d'un idéal journalistique ; je suis très attachée à la liberté de la presse. Les menaces qui pèsent aujourd'hui sur la presse papier risquent aussi paradoxalement de fragiliser le numérique.
On doit avoir un travail en commun entre la presse traditionnelle avec des fenêtres numériques et la presse uniquement numérique. Les menaces sur la presse écrite pénalisent tout le monde. Il faut y remédier, notamment parce que certains sites, des moteurs de recherches issus d'acteurs économiques qui ne sont pas localisés en France et pas fiscalisés en France utilisent, énormément, de matière première issue de la presse numérique. Les mots clés tapés sur les moteurs de recherche sont les mots clés des grands journaux traditionnels donc je crois qu'on a intérêt, car c'est un pilier de la démocratie, à trouver le moyen de permettre à la presse de faire sa mutation numérique.

Rue89 - Il y a un double enjeu c'est soit de faire payer des taxes, des impôts en France à des acteurs mondialisés qui font un chiffre d'affaires important en France mais le déclarent ailleurs, soit de faire rétribuer directement les producteurs d'information par ces moteurs de recherche. Il y a en quelque sorte une  approche de la « taxe Google » comme on l'a surnommée . Quelle est votre philosophie ?

A.F. - Ce n'est pas à moi de définir la philosophie car il faut que cela s'instaure dans un cadre de travail avec tout le monde. Cela fait partie de la mission que Pierre Lescure mène ; cela ne concerne pas que les artistes, les créateurs mais aussi les modèles économiques pour la presse et le numérique. Ce qui est indispensable, c'est qu'il y ait une forme de rétribution par les sites qui aujourd'hui tirent un profit réel de l'utilisation des contenus riches en information, en savoir faire, en matière grise. Il faut qu'ils participent au financement de l'information. Une mission a été confiée à un inspecteur des finances, un magistrat de la Cour Des Comptes, sur la fiscalié du numérique . En tout cas ces gros acteurs et plateformes ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité dans des pays où par ailleurs ils dégagent un bénéfice certain.

Aides à la presse : je souhaite une remise à plat
@qui! -  Pour revenir à la question des aides à la presse certaines ont été attribuées à la presse numérique. Mais pour nous les « pure player » nous nous posons la question de la transparence des ces aides car il semble qu'elles aient profité davantage à la presse traditionnelle qui diffusait sur le numérique, sans forcément créer des contenus spécifiques, qu'à ceux qui, comme les pure player, s'y employaient....

A.F.  - C'est vrai que la presse traditionnelle est face à de tels bouleversements qu'elle bénéficie de fonds pour l'accompagner dans ses transitions, y compris vers le numérique. Je souhaite pour ma part qu'il y ait une remise à plat des aides ; ce doit être en effet transparent, c'est de l'argent public . On doit aider, quel que soit leur support, les journaux qui contribuent à la qualité de l'information. Et il n'est pas illégitime de s'interroger sur la pertinence de certaines autres aides qui vont vers des journaux par exemple dits « people » et ne sont pas dans des difficultés économiques avérées. On va remettre ce chantier sur la table pour pouvoir clarifier les aides à la presse et qu'elles aillent vraiment à ceux qui contribuent à l'information du public. La neutralité technologique est un principe important.

Rue 89 -  La transparence est un sujet qui oppose aujourd'hui les pure player à la presse traditionnelle ; nous allons demander une plus grande transparence.

A.F. - Cela passe par une transparence du mécanisme de l'attribution des aides et les critères à partir desquels on attribue ces aides. Il faut que ceux-ci soient transparents, ensuite qu'il n 'y ait pas de secret autour de cela. Il est normal que l'Etat accompagne la presse dans sa globalité, sans cibler tel ou tel qui assure une mission d'intérêt général indispensable.

Je suis pour une remise à plat ; mais ce ne sera pas une réforme facile parce que certains groupes de presse aujourd'hui, pour s'en sortir, élargissent un peu leur offre ; ils font un magazine en même temps qu'un journal ; le magazine, s'il a beaucoup de publicité, doit-il bénéficier des mêmes aides que le journal? Ce sont des questions qui sont délicates à trancher.


Data journalisme: favorable à l'utilisation des données publiques

@qui! -  Lors du colloque d'Aqui.fr le 21 septembre nous allons traiter de l'évolution du métier sur le net, des nouveaux formats, des nouvelles écritures, du Data journalisme aussi. De ces données qui devraient être aisément accessibles aux journalistes. Il nous semble que c'est plus facile parfois d'y accéder avec les collectivités qui s'ouvrent à « l'Open Data » qu'avec l'Etat.

A.F. - D'abord, le fait que le journaliste évolue avec le numérique est quelque chose d'essentiel qui transforme profondément l'exercice du métier ; on a tout à construire, à inventer, parce qu'utiliser les ressources techniques, mélanger la vidéo, le son, l'écrit tout ça représente un processus créatif pour les journalistes et pour que la presse en ligne ne soit pas la simple transposition de ce qu'on peut lire sur le papier. On retrouve, encore, plutôt le même graphisme en ligne que sur les journaux papiers. On n'a pas forcément une adaptation à l'écran. Tout est à construire et c'est un beau chantier.
Quant au data journalisme, évidemment, l'utilisation des données publiques va enrichir considérablement le travail du journaliste ; je suis favorable à ce qu'on puisse utiliser les ressources publiques. C'est de la matière première brute, un retour à la source et pour un journaliste c'est la base du métier; s'appuyer sur des sources fiables. Des sources publiques impliquent une dimension d'objectivité, de neutralité des données fournies par l'Etat, du moins on l'espère.

Rue 89 - Vous seriez favorable à un équivalent du "Freedom of information Act" comme aux Etats-Unis. Il y a beaucoup de gens qui demandent, à l'échelle de l'Europe, cette ouverture des sources au public qui est beaucoup plus favorable qu'en France et est ancré dans la Constitution....

A.F. - On a tout un travail à faire en France sur l'archivage numérique. Je suis favorable à un accès très libre aux données publiques d'Etat. Ce n'est pas une décision que je peux prendre seule ; ça suppose toute une concertation avec les services concernés. L'expérience que j'ai c'est que la transparence et la fiabilité des sources c'est toujours mieux... L'essentiel c'est de pouvoir retourner à la source, d'avoir des sources fiables et de pouvoir démonter des fausses informations, des rumeurs, en s'appuyant sur des chiffres donnés par les services de l'Etat; les archives sont une précieuse garantie de la fiabilité de l'information. Et, aujourd'hui on voit bien que les gens sont très soucieux vis à vis des infos traditionnelles; ils n'ont plus confiance dans les institutions traditionnelles mais en revanche je pense qu'ils ont confiance dans le travail qui est fait par les fonctionnaires de l'Etat, la collecte des données : il y a là une sorte d'objectivité scientifique. On peut s'appuyer là-dessus pour retisser les liens de confiance avec les institutions politiques.

Rue89 - ça peut aller plus loin, par exemple comme en Suède où les notes de frais des ministres peuvent être épluchés par la presse. Dans un reportage, récemment à Envoyé spécial, on voyait un journaliste poser des questions on lui soumettait la note de frais d'un ministre qui était allé à Strasbourg au parlement; il y avait une sorte de mise à plat du fonctionnement de l'Etat, certes bien scandinave, mais dans une période de doute, de manque de confiance du citoyen, n'est-ce pas quelque chose d'envisageable, en France ?

A.F. - Je pense qu'il ne faut pas confondre deux choses : des données d'intérêt général, les statistiques du ministère de la Culture - et cela fait partie de l'intérêt général - ou la répartition des impôts. Il faut qu'on puisse utiliser cela qui  a une valeur en soi. Après, il y a des limites que l'on peut tracer entre ce qui va relever des décisions propres à chaque administration, donner un budget global pour le cabinet de la culture par exemple : on est 15; on a un fonctionnement de cabinet, ce doit être publique... Après sur le choix dans ce budget de tel ou tel hôtel, ce n'est pas si simple ça dépend si tel ou tel hôtel est disponible. Cela me semble un peu trop rentrer dans une vision assez puritaine de la société. Si on donne un budget global, après il faut faire confiance aux responsables politiques. On ne va pas faire n'importe quoi de l'argent public. En tout cas, je peux vous dire que le Premier ministre a considérablement restreint les dépenses des cabinets ministériels... J'ai emmené tout le cabinet, la semaine dernière à Metz pour un séminaire, on a voyagé en seconde : je prends l'avion quand il n'y pas d'autres solutions, que c'est trop loin ou compliqué. Depuis quatre mois il m'est arrivé de dormir fréquemment dans les préfectures.

@qui! - Lors du colloque que nous organisons le 21 septembre nous allons demander aux plus jeunes de nos confrères de témoigner de la pratique de leur métier, de la passion qui est la leur mais aussi de leurs difficultés de la précarité, qui comme d'autres les frappent aussi. Que leur diriez-vous ?

A.F. - Pour les journalistes comme pour beaucoup d'autres jeunes il y a beaucoup de précarité, une forme de bizutage social . Dans le journalisme, évidemment, la précarité est une épée de Damoclès, au-dessus de leurs épaules une forme de pression alors que, normalement, un journaliste doit avoir toute liberté, toute sérénité pour exercer son métier, selon sa conscience, son éthique. C'est un problème la précarité pour toute la jeunesse et en même temps très spécifique pour les journalistes pigistes.
J'avais plaidé, lorsque le précédent gouvernement avait posé la question des sources, en tant que responsable au sein du parti socialiste, pour que cette protection des sources couvre les journalistes avec la carte de presse mais aussi les pigistes, ceux qui sur internet peuvent avoir un statut hybride. Il faut pouvoir donner des garanties en matière de libertés fondamentales et que ces libertés-là s'appliquent, aussi, à ces jeunes journalistes dans des conditions parfois précaires. Ensuite, il faut réussir à la fois les aider en matière de sécurité de l'emploi sans trop charger la barque des entreprises de presse qui, par ailleurs, sont dans une situation économqiue difficile. C'est un équilibre à trouver qui est complexe.

Lire aussi : Filippetti : « L’addition de projets ne fait pas une politique culturelle » sur Rue89

Joël Aubert
Par Joël Aubert

Crédit Photo : DIider Plowy / MCC

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