22/10/14 : Patrick Pouyanné, qui dirige la branche raffinage et chimie de Total, devient directeur général du groupe pétrolier. Thierry Desmarest en assurera la présidence jusqu'en 2015, avant que Patrick Pouyanné prenne le relais et soit nommé PDG.

21/10/14 : Symbole de la lutte contre la colonisation, l'émir Abd El-Kader, qui avait résisté à la conquête de l'Algérie par la France au XIXe siècle, aura une allée à son nom près du château de Pau, où il avait été détenu. Elle sera inaugurée vendredi à 11h30.

21/10/14 : Le débat public prévu au TnBA le 12 novembre prochain avec le philosophe et économiste Frédéric Lordon est annulé, une nouvelle date sera communiquée ultérieurement par le TnBA qui organise cette année la 3ème édition de ses débats publics éclairés cette

21/10/14 : Le dynamisme de la politique menée par le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques en matière de développement local a été récompensé par un prix Territoria d'argent. 32 contrats territoriaux ont en effet été signés pour la période 2013-2016.

20/10/14 : Les élus socialistes et républicains des Pyrénées-Atlantiques refusent de participer à la démarche Pays de Béarn initiée par François Bayrou. Ils estiment qu'il s'agit d'un "repli sur soi" au moment où la coopération entre territoires doit prévaloir.

20/10/14 : Les premières rencontres littéraires organisées du 21 au 23 novembre à Pau dans le cadre d'un événement baptisé "Les idées mènent le monde" auront pour thème le bonheur. De Luc Ferry à Vincent Lindon et Michel Drucker, les invités seront nombreux.

18/10/14 : Hervé Bournoville, sous préfet de l'arrondissement de Nontron, prendra ses fonctions lundi 20 octobre. La cérémonie de son installation débutera à 11 h 30 par un dépôt de gerbe au monument aux morts.

18/10/14 : En raison des conditions météorologiques exceptionnelles, la Ville de Biarritz réouvert le temps du week-end la surveillance de la Grande Plage par les maîtres nageurs sauveteurs

17/10/14 : Les radicaux de gauche réunis à Paris ce 17 octobre ont voté leur maintien dans la majorité gouvernementale ayant obtenu selon Jean-Michel Baylet satisfaction quant au maintien de 52 ou 53 départements ruraux dans la réforme territoriale.

17/10/14 : Le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques organise une journée des volontariats solidaires ce samedi 18 octobre de 10h à 18h à la Caserne de la Nive à Bayonne. L’entrée est libre et gratuite.

17/10/14 : Aujourd'hui 27ème Journée mondiale du refus de la misère. Dans ce cadre-là, à Villeneuve/Lot marche proposée de la mairie à la halle à 18h

16/10/14 : Le Conseil d’administration d’Aquitanis, Office public de l’habitat de la Communauté urbaine de Bordeaux, qui s’est tenu mercredi 15 octobre 2014, a décidé de ne pas augmenter les loyers de ses 17 600 locataires pour l’année 2015.

16/10/14 : Les 13 premiers contrats professionnels pour la réalisation du chantier Lascaux 4 seront signés demain à 15 h à Montignac entre la société Lagarrigue, mandataire du groupement d'entreprises pour la réalisation du macro lot, et le Conseil général.

16/10/14 : La justice a décidé de maintenir en détention l'anesthésiste qui avait été incarcérée après le décès d'une jeune maman, à la maternité d'Orthez. Mise en examen pour homicide involontaire aggravé, elle était ivre lors de l'accouchement.

16/10/14 : L'actrice Marie Dubois est décédée à Lescar, près de Pau. Souffrant de sclérose en plaque, elle avait 77 ans.

15/10/14 : Forte perturbation sur la RN 10, ce mercredi matin au niveau de Gauriaguet, direction Angoulême, une manifestation des agents CGT de la direction des routes voulant alerter les usagers sur « les risques de privatisation du réseau routier national. »

15/10/14 : Le championnat de France de ski alpin et nordique sport adapté fera étape pour la première fois dans les Pyrénées, du 18 au 21 mars 2015, à la station de ski de Gourette (64). Cent cinquante compétiteurs sont attendus pour l'occasion.+ d'info

15/10/14 : La base navale de l'Adour, dissoute à Anglet (64),demeurera un site d'Etat. Elle sera reconvertie en pôle de services regroupant notamment les éléments maritimes de la douane et de la gendarmerie, ainsi que des affaires maritimes.

15/10/14 : La compagnie Volotea a annoncé son intention de relancer sa ligne aérienne vers Lille, au départ de Biarritz, à compter du 25 avril 2015. Deux vols par semaine sont prévus le lundi et le jeudi.

14/10/14 : Des conseils sur la conduite à tenir face à la menace que présente le virus Ebola sont relayés sur le site Internet de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. + d'info

14/10/14 : Les jeunes agriculteurs de la Dordogne et la FDSEA manifesteront aujourd'hui en fin de matinée devant la direction départementale des Territoires à Périgueux pour protester contre les nouvelles contraintes. Ils déverseront du fumier.

13/10/14 : Les dégâts d'ours représentent toujours moins de 1% de la mortalité totale du bétail qui est estimée en été à 25 000 brebis dans les Pyrénées, indique l'association Adet Pays de l'Ours. L'été dernier, 135 bêtes ont été tuées, et 1 ruche détruite.

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  • 22/10/14 | La ville de Pau gâtée par le Tour de France 2015

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    Josy Poueyto, première adjointe au maire de Pau, et considérée comme "Mme Tour de France" dans la cité béarnaise, avait raison de dire que sa ville serait gâtée par la grande boucle en 2015. Arrivant de Vannes le lundi 13 juillet, le peloton y passera une journée de repos avant de disputer l'étape entre Tarbes et la Pierre-Saint-Martin le jour de la fête nationale. Les coureurs partiront ensuite de Pau le mercredi 15 juillet pour une nouvelle étape dont l'arrivée aura lieu à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées.

  • 22/10/14 | Le GIP Littoral se penche sur l'héritage de la MIACA

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    Le GIP Littoral Aquitain vient de signer une Convention Industrielle de Formation par la Recherche avec le laboratoire public de recherche Aménagement, Développement, Environnement, Santé et Sociétés en vue de la rédaction et de la présentation d'une thèse visant à synthétiser les actions, les résultats et l’héritage de la MIACA (Mission Interministérielle pour l’Aménagement de la Côte Aquitaine). Celle-ci avait eu de 1967 à 1988, à définir l’aménagement touristique du littoral aquitain qui le marque encore largement dans sa configuration actuelle. Ce projet «Héritage MIACA», sera le premier du genre.

  • 21/10/14 | Une différence de prix de 53% pour un même panier en Aquitaine

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    Le comparateur de drives et de supermarchés en ligne Shoptimise.fr a relevé un écart de prix de 53% en Aquitaine pour un même panier de courses contenant de la lessive, du papier toilette, du liquide vaisselle, des sacs poubelle, un pack d'eau et un produit lave-vaisselle. L'étude a concerné 1910 points de distribution drive et livraison à domicile. Le panier le plus cher a été relevé à Caudéran (30,64€) et le moins cher à Villenave d'Ornon (20,09 €). Soit une différence de 53% entre les deux.

  • 21/10/14 | De nouveaux tests salivaires pour dépister la prise de stupéfiants

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    La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) a annoncé aujourd'hui la mise en place d'une nouvelle technique de tests salivaires de détection de drogue dans dix départements dont la Gironde, à partir du 1er décembre prochain. 200 conducteurs volontaires seront sollicités pour une opération qui vise à "faciliter la procédure". Si les tests sont concluants, la nouvelle technique, expérimentée jusqu'en janvier 2015, pourrait se généraliser. En 2013, sur 144 000 tests anti-drogue effectués, 48 000 se sont révélés positifs.

  • 21/10/14 | Débat Public du 12 novembre annulé au TnBA.

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    Le débat public prévu initialement dans la Grande salle Vitez du TnBA le 12 novembre prochain avec le philosophe et économiste Frédéric Lordon est annulé, une nouvelle date sera communiquée ultérieurement par le TnBA. S'ajouteront alors à cet évènement trois autres dates de débats publics qui fêtent, cette saison 2014-2015, leur 3ème édition éclairée par les mots de Paul Valéry, "Il faut tenter de vivre!".

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Bordeaux 2030 Innov'action et Agriculture

Société | Interview : Aurélie Filippetti, «l'avenir de la presse passe par le numérique »

16/09/2012 | La ministre de la Culture et de la Communication confie sa vision de l'avenir de la presse numérique et évacue un malentendu...

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture

En avant première au colloque du 21 septembre à Cenon sur le thème "Smart médias et renaissance du journalisme" Aqui.fr et Rue 89 sites amis ont longuement rencontré Aurélie Filippetti dans son ministère de la rue de Valois. L'occasion pour elle de revenir sur "un malentendu" touchant à la presse sur le net, d'expliquer sa vision des évolutions de la presse, de la répartition des aides, de l'accès aux sources, de la transparence des données, de la participation financière aussi des plateformes qui s'enrichissent des contenus produits par d'autres. Un document signé Pierre Haski et Joël Aubert.

Pierre Haski - Rue 89 -  Le public de ce rendez vous de Cenon composé de nombre de journalistes qui travaillent sur internet ont été surpris par vos déclarations, récemment, selon lesquelles sur le net il n' y avait pas d'éditorialisation. Des propos qui ont beaucoup choqué...

Aurélie Filippetti - Il y a eu un malentendu. Je voulais dire qu'il y a aujourd'hui, sur internet, des plateformes qui utilisent beaucoup de textes bruts issus notamment de travaux d'agence de presse, l'Agence France Presse par exemple, et qui en fait se contentent de répertorier un certain nombre de dépêches. Ils nuisent évidemment au travail des agences parfois et aussi à ceux qui font un vrai travail journalistique, en ligne. Moi, je plaidais pour le maintien de la qualité de la presse qu'elle soit papier ou presse en ligne. L'idée, c'était vraiment de dire qu'il y une spécificité du travail journalistique, une démarche d'information du public, alors qu'il y a aujourd'hui sur internet de gros acteurs mondiaux qui, malheureusement, font une concurrence assez déloyale, vis à vis de ces jeunes entreprises, des jeunes pousses de la presse en ligne qui est une véritable presse en ligne.

Les gros acteurs ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité

Joël Aubert - Aqui.fr - Justement nous avons la prétention, nous éditeurs de presse numérique, de consacrer autant de sérieux que la presse papier que souvent nous connaissons bien d'ailleurs, à la préparation du travail éditorial, l'enquête, le choix des thèmes que nous abordons.

A.F. - L'avenir de la presse passe par le numérique ; mon enjeu, au ministère, c'est de pouvoir préserver la liberté de l'information sur tous les supports et en particulier le numérique. C'est de lutter, aussi, contre la précarité du métier de journaliste. Il y a des périodes de transition économique; je comprends bien qu'il existe des sites de presse en ligne qui n'ont pas trouvé leur modèle économique pour se financer : il y aussi de fortes tensions dans la presse traditionnelle mais il faut travailler, ensemble, à la préservation d'un idéal journalistique ; je suis très attachée à la liberté de la presse. Les menaces qui pèsent aujourd'hui sur la presse papier risquent aussi paradoxalement de fragiliser le numérique.
On doit avoir un travail en commun entre la presse traditionnelle avec des fenêtres numériques et la presse uniquement numérique. Les menaces sur la presse écrite pénalisent tout le monde. Il faut y remédier, notamment parce que certains sites, des moteurs de recherches issus d'acteurs économiques qui ne sont pas localisés en France et pas fiscalisés en France utilisent, énormément, de matière première issue de la presse numérique. Les mots clés tapés sur les moteurs de recherche sont les mots clés des grands journaux traditionnels donc je crois qu'on a intérêt, car c'est un pilier de la démocratie, à trouver le moyen de permettre à la presse de faire sa mutation numérique.

Rue89 - Il y a un double enjeu c'est soit de faire payer des taxes, des impôts en France à des acteurs mondialisés qui font un chiffre d'affaires important en France mais le déclarent ailleurs, soit de faire rétribuer directement les producteurs d'information par ces moteurs de recherche. Il y a en quelque sorte une  approche de la « taxe Google » comme on l'a surnommée . Quelle est votre philosophie ?

A.F. - Ce n'est pas à moi de définir la philosophie car il faut que cela s'instaure dans un cadre de travail avec tout le monde. Cela fait partie de la mission que Pierre Lescure mène ; cela ne concerne pas que les artistes, les créateurs mais aussi les modèles économiques pour la presse et le numérique. Ce qui est indispensable, c'est qu'il y ait une forme de rétribution par les sites qui aujourd'hui tirent un profit réel de l'utilisation des contenus riches en information, en savoir faire, en matière grise. Il faut qu'ils participent au financement de l'information. Une mission a été confiée à un inspecteur des finances, un magistrat de la Cour Des Comptes, sur la fiscalié du numérique . En tout cas ces gros acteurs et plateformes ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité dans des pays où par ailleurs ils dégagent un bénéfice certain.

Aides à la presse : je souhaite une remise à plat
@qui! -  Pour revenir à la question des aides à la presse certaines ont été attribuées à la presse numérique. Mais pour nous les « pure player » nous nous posons la question de la transparence des ces aides car il semble qu'elles aient profité davantage à la presse traditionnelle qui diffusait sur le numérique, sans forcément créer des contenus spécifiques, qu'à ceux qui, comme les pure player, s'y employaient....

A.F.  - C'est vrai que la presse traditionnelle est face à de tels bouleversements qu'elle bénéficie de fonds pour l'accompagner dans ses transitions, y compris vers le numérique. Je souhaite pour ma part qu'il y ait une remise à plat des aides ; ce doit être en effet transparent, c'est de l'argent public . On doit aider, quel que soit leur support, les journaux qui contribuent à la qualité de l'information. Et il n'est pas illégitime de s'interroger sur la pertinence de certaines autres aides qui vont vers des journaux par exemple dits « people » et ne sont pas dans des difficultés économiques avérées. On va remettre ce chantier sur la table pour pouvoir clarifier les aides à la presse et qu'elles aillent vraiment à ceux qui contribuent à l'information du public. La neutralité technologique est un principe important.

Rue 89 -  La transparence est un sujet qui oppose aujourd'hui les pure player à la presse traditionnelle ; nous allons demander une plus grande transparence.

A.F. - Cela passe par une transparence du mécanisme de l'attribution des aides et les critères à partir desquels on attribue ces aides. Il faut que ceux-ci soient transparents, ensuite qu'il n 'y ait pas de secret autour de cela. Il est normal que l'Etat accompagne la presse dans sa globalité, sans cibler tel ou tel qui assure une mission d'intérêt général indispensable.

Je suis pour une remise à plat ; mais ce ne sera pas une réforme facile parce que certains groupes de presse aujourd'hui, pour s'en sortir, élargissent un peu leur offre ; ils font un magazine en même temps qu'un journal ; le magazine, s'il a beaucoup de publicité, doit-il bénéficier des mêmes aides que le journal? Ce sont des questions qui sont délicates à trancher.


Data journalisme: favorable à l'utilisation des données publiques

@qui! -  Lors du colloque d'Aqui.fr le 21 septembre nous allons traiter de l'évolution du métier sur le net, des nouveaux formats, des nouvelles écritures, du Data journalisme aussi. De ces données qui devraient être aisément accessibles aux journalistes. Il nous semble que c'est plus facile parfois d'y accéder avec les collectivités qui s'ouvrent à « l'Open Data » qu'avec l'Etat.

A.F. - D'abord, le fait que le journaliste évolue avec le numérique est quelque chose d'essentiel qui transforme profondément l'exercice du métier ; on a tout à construire, à inventer, parce qu'utiliser les ressources techniques, mélanger la vidéo, le son, l'écrit tout ça représente un processus créatif pour les journalistes et pour que la presse en ligne ne soit pas la simple transposition de ce qu'on peut lire sur le papier. On retrouve, encore, plutôt le même graphisme en ligne que sur les journaux papiers. On n'a pas forcément une adaptation à l'écran. Tout est à construire et c'est un beau chantier.
Quant au data journalisme, évidemment, l'utilisation des données publiques va enrichir considérablement le travail du journaliste ; je suis favorable à ce qu'on puisse utiliser les ressources publiques. C'est de la matière première brute, un retour à la source et pour un journaliste c'est la base du métier; s'appuyer sur des sources fiables. Des sources publiques impliquent une dimension d'objectivité, de neutralité des données fournies par l'Etat, du moins on l'espère.

Rue 89 - Vous seriez favorable à un équivalent du "Freedom of information Act" comme aux Etats-Unis. Il y a beaucoup de gens qui demandent, à l'échelle de l'Europe, cette ouverture des sources au public qui est beaucoup plus favorable qu'en France et est ancré dans la Constitution....

A.F. - On a tout un travail à faire en France sur l'archivage numérique. Je suis favorable à un accès très libre aux données publiques d'Etat. Ce n'est pas une décision que je peux prendre seule ; ça suppose toute une concertation avec les services concernés. L'expérience que j'ai c'est que la transparence et la fiabilité des sources c'est toujours mieux... L'essentiel c'est de pouvoir retourner à la source, d'avoir des sources fiables et de pouvoir démonter des fausses informations, des rumeurs, en s'appuyant sur des chiffres donnés par les services de l'Etat; les archives sont une précieuse garantie de la fiabilité de l'information. Et, aujourd'hui on voit bien que les gens sont très soucieux vis à vis des infos traditionnelles; ils n'ont plus confiance dans les institutions traditionnelles mais en revanche je pense qu'ils ont confiance dans le travail qui est fait par les fonctionnaires de l'Etat, la collecte des données : il y a là une sorte d'objectivité scientifique. On peut s'appuyer là-dessus pour retisser les liens de confiance avec les institutions politiques.

Rue89 - ça peut aller plus loin, par exemple comme en Suède où les notes de frais des ministres peuvent être épluchés par la presse. Dans un reportage, récemment à Envoyé spécial, on voyait un journaliste poser des questions on lui soumettait la note de frais d'un ministre qui était allé à Strasbourg au parlement; il y avait une sorte de mise à plat du fonctionnement de l'Etat, certes bien scandinave, mais dans une période de doute, de manque de confiance du citoyen, n'est-ce pas quelque chose d'envisageable, en France ?

A.F. - Je pense qu'il ne faut pas confondre deux choses : des données d'intérêt général, les statistiques du ministère de la Culture - et cela fait partie de l'intérêt général - ou la répartition des impôts. Il faut qu'on puisse utiliser cela qui  a une valeur en soi. Après, il y a des limites que l'on peut tracer entre ce qui va relever des décisions propres à chaque administration, donner un budget global pour le cabinet de la culture par exemple : on est 15; on a un fonctionnement de cabinet, ce doit être publique... Après sur le choix dans ce budget de tel ou tel hôtel, ce n'est pas si simple ça dépend si tel ou tel hôtel est disponible. Cela me semble un peu trop rentrer dans une vision assez puritaine de la société. Si on donne un budget global, après il faut faire confiance aux responsables politiques. On ne va pas faire n'importe quoi de l'argent public. En tout cas, je peux vous dire que le Premier ministre a considérablement restreint les dépenses des cabinets ministériels... J'ai emmené tout le cabinet, la semaine dernière à Metz pour un séminaire, on a voyagé en seconde : je prends l'avion quand il n'y pas d'autres solutions, que c'est trop loin ou compliqué. Depuis quatre mois il m'est arrivé de dormir fréquemment dans les préfectures.

@qui! - Lors du colloque que nous organisons le 21 septembre nous allons demander aux plus jeunes de nos confrères de témoigner de la pratique de leur métier, de la passion qui est la leur mais aussi de leurs difficultés de la précarité, qui comme d'autres les frappent aussi. Que leur diriez-vous ?

A.F. - Pour les journalistes comme pour beaucoup d'autres jeunes il y a beaucoup de précarité, une forme de bizutage social . Dans le journalisme, évidemment, la précarité est une épée de Damoclès, au-dessus de leurs épaules une forme de pression alors que, normalement, un journaliste doit avoir toute liberté, toute sérénité pour exercer son métier, selon sa conscience, son éthique. C'est un problème la précarité pour toute la jeunesse et en même temps très spécifique pour les journalistes pigistes.
J'avais plaidé, lorsque le précédent gouvernement avait posé la question des sources, en tant que responsable au sein du parti socialiste, pour que cette protection des sources couvre les journalistes avec la carte de presse mais aussi les pigistes, ceux qui sur internet peuvent avoir un statut hybride. Il faut pouvoir donner des garanties en matière de libertés fondamentales et que ces libertés-là s'appliquent, aussi, à ces jeunes journalistes dans des conditions parfois précaires. Ensuite, il faut réussir à la fois les aider en matière de sécurité de l'emploi sans trop charger la barque des entreprises de presse qui, par ailleurs, sont dans une situation économqiue difficile. C'est un équilibre à trouver qui est complexe.

Lire aussi : Filippetti : « L’addition de projets ne fait pas une politique culturelle » sur Rue89

Joël Aubert
Par Joël Aubert

Crédit Photo : DIider Plowy / MCC

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