27/04/15 : Le prix d'interprétation de la fondation Simone et Cino Del Duca a été décerné à Fayçal Karoui, le directeur musical de l'orchestre de Pau Pays de Béarn, pour une programmation contemporaine destinée à un large public et des commandes très diverses

26/04/15 : Le parc des expositions de Pau accueille en ce moment le championnat de France d'échecs des jeunes. Près de 1 300 compétiteurs âgés de 6 à 20 ans s'y affronteront jusqu'au dimanche 3 mai. Un village des échecs est installé sur place.

25/04/15 : Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques et vice-président du Modem a été désigné pour conduire une liste du mouvement aux prochaines élections régionales de décembre dans la grande région Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin.

24/04/15 : Vincent Feltesse, actuellement conseiller de François Hollande et ex-président de la CUB, a annoncé vendredi 24 avril être candidat sur la liste d'Alain Rousset aux élections régionales. Il se présente comme le "candidat de la métropole"

24/04/15 : La plage du Port vieux, à Biarritz, va être labéllisée "plage sans tabac" cet été, dans le cadre d'un partenariat avec la Ligue contre le cancer. Ceux qui ne respecteraient pas cette interdiction risquent une amende de catégorie 1 (de 11 à 17 euros).

24/04/15 : De nombreux groupes choraux béarnais ainsi que des conteurs figurent à l'affiche du festival des Vallées et des bergers qui aura lieu le samedi 25 avril à 20h30, à Oloron-Sainte-Marie (espace Jéliote).Entrée 10 €. Il sera présenté par Jean Lassalle.

24/04/15 : Justine Cruz, de l'université de Bordeaux, a remporté la finale régionale du concours "Ma thèse en 180 secondes". Dimitri Del Pianta, de l'UPPA, se classe 2e et obtient le prix du jury ; 3e Perrine Bierment, de l'université de Bordeaux.+ d'info

23/04/15 : Les travaux menés sur la ligne ferroviaire reliant Oloron à Bedous(64) devraient permettre à cette liaison d'entrer en service début mars 2016. Ce dossier,cher au président du Conseil régional, préfigure une ligne Oloron-Canfranc, donc Pau-Saragosse

22/04/15 : Stéphane Le Foll, le ministre de l'agriculture, se rendra le jeudi 23 avril à Saint-Jean-Pied-de Port, dans les Pyrénées-Atlantiques. Il participera au congrès national de la Confédération paysanne.

22/04/15 : Parmi les sept préfets "préfigurateurs" chargés par Manuel Valls de préparer d'ici la fin juillet l'adaptation de l'organisation territoriale de l'État à la nouvelle carte des régions figure M. Dartout, nouveau préfet d'Aquitaine

20/04/15 : La finale régionale pour l'Aquitaine du concours international francophone "Ma thèse en 180 secondes" aura lieu le jeudi 23 avril à 14h sur la scène de la Maison de l'étudiant, sur le campus de Pau (sélection de l'UPPA, mercredi 22, à 14h,même lieu).

20/04/15 : L'honorariat a été conféré par le préfet des Pyrénées-Atlantiques à Jean Castaings (UMP) et à Georges Labazée (PS), anciens présidents du Conseil général, pour le dévouement dont ils ont fait preuve au service du département.

20/04/15 : The Do et Fauve sont les têtes d'affiche du festival Emmaüs de Lescar-Pau qui aura lieu les 28 et 29 juillet. Consacré à la musique pop-rock et à la chanson française, il accueillera aussi Arthur H, Moriarty et Zebda. Réservations à partir du 2 mai.+ d'info

19/04/15 : François Hollande, invité de l'émission "Supplément' de Canal plus, a annoncé qu'il saisirait lui-même - initiative inédite pour un président - le Conseil constitutionnel sur le projet de loi sur le renseignement, actuellement en débat au parlement.

16/04/15 : Les associations Férus et Pays de l'ours-Adet déposent un recours contre l'Etat devant le tribunal administratif pour "manquement à son obligation de protection de l'ours brun dans les Pyrénées". Selon elles,de nouveaux lâchers sont indispensables.

15/04/15 : 1er forum national des carrières digitales ! Le vendredi 29 et le samedi 30 mai 2015 à l’Hôtel de Région à Bordeaux + d'info

15/04/15 : Une convention de tatouage aura lieu au parc des expositions de Pau le samedi 18 avril (11h à 1h30) et le dimanche 19 (10h30-21h). Films, concert, tremplin musical figurent au programme. L'entrée est de 10 € (pass 15 € sur les deux jours).

15/04/15 : La novillada de printemps de Garlin (64) se déroulera le dimanche 19 avril. Fiesta campera à 11h,repas de l'Aficion à 13h, novillada à 16h30 avec Alejandro Marcos (Espagne), Joaquim Galdós (Pérou) Jesus Enrique Colombo ou Luis Manuel Terron.

12/04/15 : Pau pavoise en vert et blanc. La Section Paloise a gagné sa montée dans le Top 14 samedi après s’être imposée 31 à 5 face à Montauban et marqué quatre essais de Vunibaka (27e), Boutaty (47e), Hurou (61e) et le bonus offensif avec Vatubua (76e)

10/04/15 : L'Agglomération Côte basque Adour a opté aujourd'hui pour ses transports en site propre pour le tram'bus. Il circulera sur deux axes Nord-Sud et Est-Ouest en 2019. Objectif: 4 millions d'usagers qui viendraient s'ajouter au 9 millions actuellement.

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  • 27/04/15 | Du 2 au 17 mai, Pau exprime son amour des jardins

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    "Peu de villes peuvent revendiquer autant d'espace de nature par habitant" estime François Bayrou, le maire de Pau, lorsqu'il parle de sa ville. Cette réalité doit beaucoup à l'engouement que ses hôtes anglais, et de nombreux militaires, ont eu pour les plantes et arbres exotiques au XIXe siècle. Elle sera mise en valeur du samedi 2 au dimanche 17 mai dans le cadre de l'opération "Mai aux jardins", placée sous le parrainage d'Alain Baraton, jardinier en chef du grand parc de Versailles. 70 ateliers, animations, promenades et conférences sont au programme. http://www.pau.fr/evenement/4318/14-mai-aux-jardins.htm

  • 26/04/15 | Régionales : EELV désigne son binôme

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    Les adhérents d'EELV des trois régions on désigné ce samedi 25 avril le binôme chargé de conduire la campagne des futures régionales. Ce sera donc Françoise Coutant (59%), vice-présidente du CR Poitou-Charentes en charge des transports, et le girondin Nicolas Thierry (52,5%). La tête de liste officielle sera désignée lors du prochain Conseil Fédéral d'EELV à Paris, les 9 et 10 mai prochain. Rappelons que pour cette élection, EELV constituera une liste autonome pour le premier tour.

  • 26/04/15 | Pêche et consommation : interdiction temporaire sur Arcachon et le Banc d'Arguin

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    Dans un récent communiqué, la préfecture de la Gironde a fait savoir que "les résultats des analyses effectuées par le réseau de surveillance de l’IFREMER ont révélé une contamination des coquillages par une toxine susceptible d'effet sur la santé". A ce titre, le préfet de la Gironde a décidé d'interdire toute activité de pêche des moules coques et pétoncles provenant du Bassin d'Arcachon et du Banc d'Arguin, jusqu'à nouvel ordre. Le résultat prochaines analyses sera connu le 29 avril.

  • 24/04/15 | Le Ceser Aquitaine adopte le nouveau Plan de Gestion des Risques d'Innondation

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    Le Ceser (Conseil économique, sociale et environnemental) Aquitaine s'est réuni le 23 avril pour adopter le nouveau schéma d'aménagement et de gestion des eaux du bassin Adour-Garonne pour la période 2016-2021. En tout, ce plan comportait 25 amendements et "a donné lieu à des débats nourris" selon les responsables. Un schéma d'aménagement au volume d'investissement en baisse : 3,37 millions contre 4,35 millions d'euros pour le schéma actuel.

  • 24/04/15 | Conseil régional d'Aquitaine: Michel Moyand ne briguera pas de nouveau mandat

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    Michel Moyand, actuel vice-président du Conseil régional d'Aquitaine en charge de l'aménagement du territoire et des politiques contractuelles, se retire de la vie politique et ne briguera donc pas de nouveau mandat régional. Alain Rousset, président de la région Aquitaine, a réagi à cette décision : "Elu à mes côtés depuis 1998, il s'est énormément investi pour faire avancer l'Aquitaine et pour proposer des réponses adaptées aux réalités économiques et sociales de chaque territoire".

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La LGV Sud-Ouest Bordeaux 2030 Innov'action et Agriculture

Société | Interview : Aurélie Filippetti, «l'avenir de la presse passe par le numérique »

16/09/2012 | La ministre de la Culture et de la Communication confie sa vision de l'avenir de la presse numérique et évacue un malentendu...

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture

En avant première au colloque du 21 septembre à Cenon sur le thème "Smart médias et renaissance du journalisme" Aqui.fr et Rue 89 sites amis ont longuement rencontré Aurélie Filippetti dans son ministère de la rue de Valois. L'occasion pour elle de revenir sur "un malentendu" touchant à la presse sur le net, d'expliquer sa vision des évolutions de la presse, de la répartition des aides, de l'accès aux sources, de la transparence des données, de la participation financière aussi des plateformes qui s'enrichissent des contenus produits par d'autres. Un document signé Pierre Haski et Joël Aubert.

Pierre Haski - Rue 89 -  Le public de ce rendez vous de Cenon composé de nombre de journalistes qui travaillent sur internet ont été surpris par vos déclarations, récemment, selon lesquelles sur le net il n' y avait pas d'éditorialisation. Des propos qui ont beaucoup choqué...

Aurélie Filippetti - Il y a eu un malentendu. Je voulais dire qu'il y a aujourd'hui, sur internet, des plateformes qui utilisent beaucoup de textes bruts issus notamment de travaux d'agence de presse, l'Agence France Presse par exemple, et qui en fait se contentent de répertorier un certain nombre de dépêches. Ils nuisent évidemment au travail des agences parfois et aussi à ceux qui font un vrai travail journalistique, en ligne. Moi, je plaidais pour le maintien de la qualité de la presse qu'elle soit papier ou presse en ligne. L'idée, c'était vraiment de dire qu'il y une spécificité du travail journalistique, une démarche d'information du public, alors qu'il y a aujourd'hui sur internet de gros acteurs mondiaux qui, malheureusement, font une concurrence assez déloyale, vis à vis de ces jeunes entreprises, des jeunes pousses de la presse en ligne qui est une véritable presse en ligne.

Les gros acteurs ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité

Joël Aubert - Aqui.fr - Justement nous avons la prétention, nous éditeurs de presse numérique, de consacrer autant de sérieux que la presse papier que souvent nous connaissons bien d'ailleurs, à la préparation du travail éditorial, l'enquête, le choix des thèmes que nous abordons.

A.F. - L'avenir de la presse passe par le numérique ; mon enjeu, au ministère, c'est de pouvoir préserver la liberté de l'information sur tous les supports et en particulier le numérique. C'est de lutter, aussi, contre la précarité du métier de journaliste. Il y a des périodes de transition économique; je comprends bien qu'il existe des sites de presse en ligne qui n'ont pas trouvé leur modèle économique pour se financer : il y aussi de fortes tensions dans la presse traditionnelle mais il faut travailler, ensemble, à la préservation d'un idéal journalistique ; je suis très attachée à la liberté de la presse. Les menaces qui pèsent aujourd'hui sur la presse papier risquent aussi paradoxalement de fragiliser le numérique.
On doit avoir un travail en commun entre la presse traditionnelle avec des fenêtres numériques et la presse uniquement numérique. Les menaces sur la presse écrite pénalisent tout le monde. Il faut y remédier, notamment parce que certains sites, des moteurs de recherches issus d'acteurs économiques qui ne sont pas localisés en France et pas fiscalisés en France utilisent, énormément, de matière première issue de la presse numérique. Les mots clés tapés sur les moteurs de recherche sont les mots clés des grands journaux traditionnels donc je crois qu'on a intérêt, car c'est un pilier de la démocratie, à trouver le moyen de permettre à la presse de faire sa mutation numérique.

Rue89 - Il y a un double enjeu c'est soit de faire payer des taxes, des impôts en France à des acteurs mondialisés qui font un chiffre d'affaires important en France mais le déclarent ailleurs, soit de faire rétribuer directement les producteurs d'information par ces moteurs de recherche. Il y a en quelque sorte une  approche de la « taxe Google » comme on l'a surnommée . Quelle est votre philosophie ?

A.F. - Ce n'est pas à moi de définir la philosophie car il faut que cela s'instaure dans un cadre de travail avec tout le monde. Cela fait partie de la mission que Pierre Lescure mène ; cela ne concerne pas que les artistes, les créateurs mais aussi les modèles économiques pour la presse et le numérique. Ce qui est indispensable, c'est qu'il y ait une forme de rétribution par les sites qui aujourd'hui tirent un profit réel de l'utilisation des contenus riches en information, en savoir faire, en matière grise. Il faut qu'ils participent au financement de l'information. Une mission a été confiée à un inspecteur des finances, un magistrat de la Cour Des Comptes, sur la fiscalié du numérique . En tout cas ces gros acteurs et plateformes ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité dans des pays où par ailleurs ils dégagent un bénéfice certain.

Aides à la presse : je souhaite une remise à plat
@qui! -  Pour revenir à la question des aides à la presse certaines ont été attribuées à la presse numérique. Mais pour nous les « pure player » nous nous posons la question de la transparence des ces aides car il semble qu'elles aient profité davantage à la presse traditionnelle qui diffusait sur le numérique, sans forcément créer des contenus spécifiques, qu'à ceux qui, comme les pure player, s'y employaient....

A.F.  - C'est vrai que la presse traditionnelle est face à de tels bouleversements qu'elle bénéficie de fonds pour l'accompagner dans ses transitions, y compris vers le numérique. Je souhaite pour ma part qu'il y ait une remise à plat des aides ; ce doit être en effet transparent, c'est de l'argent public . On doit aider, quel que soit leur support, les journaux qui contribuent à la qualité de l'information. Et il n'est pas illégitime de s'interroger sur la pertinence de certaines autres aides qui vont vers des journaux par exemple dits « people » et ne sont pas dans des difficultés économiques avérées. On va remettre ce chantier sur la table pour pouvoir clarifier les aides à la presse et qu'elles aillent vraiment à ceux qui contribuent à l'information du public. La neutralité technologique est un principe important.

Rue 89 -  La transparence est un sujet qui oppose aujourd'hui les pure player à la presse traditionnelle ; nous allons demander une plus grande transparence.

A.F. - Cela passe par une transparence du mécanisme de l'attribution des aides et les critères à partir desquels on attribue ces aides. Il faut que ceux-ci soient transparents, ensuite qu'il n 'y ait pas de secret autour de cela. Il est normal que l'Etat accompagne la presse dans sa globalité, sans cibler tel ou tel qui assure une mission d'intérêt général indispensable.

Je suis pour une remise à plat ; mais ce ne sera pas une réforme facile parce que certains groupes de presse aujourd'hui, pour s'en sortir, élargissent un peu leur offre ; ils font un magazine en même temps qu'un journal ; le magazine, s'il a beaucoup de publicité, doit-il bénéficier des mêmes aides que le journal? Ce sont des questions qui sont délicates à trancher.


Data journalisme: favorable à l'utilisation des données publiques

@qui! -  Lors du colloque d'Aqui.fr le 21 septembre nous allons traiter de l'évolution du métier sur le net, des nouveaux formats, des nouvelles écritures, du Data journalisme aussi. De ces données qui devraient être aisément accessibles aux journalistes. Il nous semble que c'est plus facile parfois d'y accéder avec les collectivités qui s'ouvrent à « l'Open Data » qu'avec l'Etat.

A.F. - D'abord, le fait que le journaliste évolue avec le numérique est quelque chose d'essentiel qui transforme profondément l'exercice du métier ; on a tout à construire, à inventer, parce qu'utiliser les ressources techniques, mélanger la vidéo, le son, l'écrit tout ça représente un processus créatif pour les journalistes et pour que la presse en ligne ne soit pas la simple transposition de ce qu'on peut lire sur le papier. On retrouve, encore, plutôt le même graphisme en ligne que sur les journaux papiers. On n'a pas forcément une adaptation à l'écran. Tout est à construire et c'est un beau chantier.
Quant au data journalisme, évidemment, l'utilisation des données publiques va enrichir considérablement le travail du journaliste ; je suis favorable à ce qu'on puisse utiliser les ressources publiques. C'est de la matière première brute, un retour à la source et pour un journaliste c'est la base du métier; s'appuyer sur des sources fiables. Des sources publiques impliquent une dimension d'objectivité, de neutralité des données fournies par l'Etat, du moins on l'espère.

Rue 89 - Vous seriez favorable à un équivalent du "Freedom of information Act" comme aux Etats-Unis. Il y a beaucoup de gens qui demandent, à l'échelle de l'Europe, cette ouverture des sources au public qui est beaucoup plus favorable qu'en France et est ancré dans la Constitution....

A.F. - On a tout un travail à faire en France sur l'archivage numérique. Je suis favorable à un accès très libre aux données publiques d'Etat. Ce n'est pas une décision que je peux prendre seule ; ça suppose toute une concertation avec les services concernés. L'expérience que j'ai c'est que la transparence et la fiabilité des sources c'est toujours mieux... L'essentiel c'est de pouvoir retourner à la source, d'avoir des sources fiables et de pouvoir démonter des fausses informations, des rumeurs, en s'appuyant sur des chiffres donnés par les services de l'Etat; les archives sont une précieuse garantie de la fiabilité de l'information. Et, aujourd'hui on voit bien que les gens sont très soucieux vis à vis des infos traditionnelles; ils n'ont plus confiance dans les institutions traditionnelles mais en revanche je pense qu'ils ont confiance dans le travail qui est fait par les fonctionnaires de l'Etat, la collecte des données : il y a là une sorte d'objectivité scientifique. On peut s'appuyer là-dessus pour retisser les liens de confiance avec les institutions politiques.

Rue89 - ça peut aller plus loin, par exemple comme en Suède où les notes de frais des ministres peuvent être épluchés par la presse. Dans un reportage, récemment à Envoyé spécial, on voyait un journaliste poser des questions on lui soumettait la note de frais d'un ministre qui était allé à Strasbourg au parlement; il y avait une sorte de mise à plat du fonctionnement de l'Etat, certes bien scandinave, mais dans une période de doute, de manque de confiance du citoyen, n'est-ce pas quelque chose d'envisageable, en France ?

A.F. - Je pense qu'il ne faut pas confondre deux choses : des données d'intérêt général, les statistiques du ministère de la Culture - et cela fait partie de l'intérêt général - ou la répartition des impôts. Il faut qu'on puisse utiliser cela qui  a une valeur en soi. Après, il y a des limites que l'on peut tracer entre ce qui va relever des décisions propres à chaque administration, donner un budget global pour le cabinet de la culture par exemple : on est 15; on a un fonctionnement de cabinet, ce doit être publique... Après sur le choix dans ce budget de tel ou tel hôtel, ce n'est pas si simple ça dépend si tel ou tel hôtel est disponible. Cela me semble un peu trop rentrer dans une vision assez puritaine de la société. Si on donne un budget global, après il faut faire confiance aux responsables politiques. On ne va pas faire n'importe quoi de l'argent public. En tout cas, je peux vous dire que le Premier ministre a considérablement restreint les dépenses des cabinets ministériels... J'ai emmené tout le cabinet, la semaine dernière à Metz pour un séminaire, on a voyagé en seconde : je prends l'avion quand il n'y pas d'autres solutions, que c'est trop loin ou compliqué. Depuis quatre mois il m'est arrivé de dormir fréquemment dans les préfectures.

@qui! - Lors du colloque que nous organisons le 21 septembre nous allons demander aux plus jeunes de nos confrères de témoigner de la pratique de leur métier, de la passion qui est la leur mais aussi de leurs difficultés de la précarité, qui comme d'autres les frappent aussi. Que leur diriez-vous ?

A.F. - Pour les journalistes comme pour beaucoup d'autres jeunes il y a beaucoup de précarité, une forme de bizutage social . Dans le journalisme, évidemment, la précarité est une épée de Damoclès, au-dessus de leurs épaules une forme de pression alors que, normalement, un journaliste doit avoir toute liberté, toute sérénité pour exercer son métier, selon sa conscience, son éthique. C'est un problème la précarité pour toute la jeunesse et en même temps très spécifique pour les journalistes pigistes.
J'avais plaidé, lorsque le précédent gouvernement avait posé la question des sources, en tant que responsable au sein du parti socialiste, pour que cette protection des sources couvre les journalistes avec la carte de presse mais aussi les pigistes, ceux qui sur internet peuvent avoir un statut hybride. Il faut pouvoir donner des garanties en matière de libertés fondamentales et que ces libertés-là s'appliquent, aussi, à ces jeunes journalistes dans des conditions parfois précaires. Ensuite, il faut réussir à la fois les aider en matière de sécurité de l'emploi sans trop charger la barque des entreprises de presse qui, par ailleurs, sont dans une situation économqiue difficile. C'est un équilibre à trouver qui est complexe.

Lire aussi : Filippetti : « L’addition de projets ne fait pas une politique culturelle » sur Rue89

Joël Aubert
Par Joël Aubert

Crédit Photo : DIider Plowy / MCC

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