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21/11/14 : Dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la Maison des femmes de Bordeaux organise une rencontre/débat qui aura lieu le 25 novembre à 18h30 au Centre Hâ 32 sur le thème des Violences conjugales.+ d'info

20/11/14 : L'assemblée nationale a entériné en seconde lecture le découpage qui prévoit une carte de France en 13 régions dont Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin. Et ce malgré la vive opposition de l'Alsace qui entendait rester dans son périmètre actuel.

19/11/14 : Pont d'Aquitaine : fermeture de 21h00 à 6h00 du mercredi 19 novembre au vendredi 21. Ainsi, la rocade A630 et le pont d’Aquitaine seront fermés à la circulation dans les deux sens de circulation entre les échangeurs n°2 (Croix Rouge) et n°4a (Labarde).

18/11/14 : L'université de Pau et des Pays de l'Adour accompagne, avec le soutien du groupe Total, la création d'une Ecole supérieure de pétrole et des métiers associés en Côte d'Ivoire. Celle-ci aura une vocation régionale en Afrique de l'Ouest.

18/11/14 : 3ème journée Fruits et Légumes du Lot-et-Garonne Producteurs - Transformateurs - Du champ à l'usine le jeudi 20 novembre à la Chambre d'Agriculture de Lot-et-Garonne de 9h à 18h.

18/11/14 : « Refusons la précarité ; ensemble prenons notre avenir en main ». C'est le thème d'un débat organisé par le MJCF47 avec notamment Hugo Pompougnac sec. national des étudiants communistes le 19 novembre à 20h salle Picasso à Agen.

18/11/14 : Le parc national des Pyrénées figure sur la liste verte de l'UICN, qui définit l’excellence dans la gestion d’espaces naturels protégés, et rassemble 23 aires protégées exemplaires du monde entier. Il réunit 55 000 espèces animales et 4000 en flore.

18/11/14 : 400 millions d'euros. C'est ce que pourrait coûter le déploiement de la fibre optique chez les particuliers en Gironde, hors Communauté Urbaine. Le chantier, qui devrait durer 20 ans, bénéficierait à 410 000 foyers du département.

18/11/14 : Résultats en hausse pour l'aéroport de Mérignac : en octobre, il a enregistré une hausse de 12,5% du trafic passager. Les vols internationaux, eux, progressent de plus de 27%, une croissance supérieure aux autres grands aéroports de la région.

17/11/14 : Le service des bus de Chronoplus qui désservent les villes de Bayonne, Anglet, Biarritz et Bidart sera perturbé tout la journée par un mouvement de grève. Consulter son fonctionnement sur internet: http://www.chronoplus.eu/perturbation/

16/11/14 : Cette année, Lurrama à Biarritz a battu tous ses records d'affluence et pourrait même entrer dans un livre des records. Lors de son repas réunissant une dizaine de chefs du Pays basque et de Savoie, elle a servi 850 repas.

16/11/14 : Le député socialiste David Habib, tête de la liste d'opposition à Pau, devrait annoncer lundi qu'il quitte le conseil municipal, indique "La République des Pyrénées". Le parlementaire occupera en janvier la 2e vice-présidence de l'Assemblée nationale.

14/11/14 : Un ouvrage intitulé "Signé Fébus, comte de Foix et prince de Béarn", réalisé sous la direction de Véronique Lamazou-Duplan, maître de conférence en histoire, a été édité par l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, et Somogy Editions d'art.

14/11/14 : Des courts métrages de qualité entièrement tournés dans les Pyrénées seront présentés lors du festival Ride Pyrénées Film qui se déroulera les samedi 15 et dimanche 16 novembre au Palais Beaumont, à Pau.+ d'info

13/11/14 : Fête de la Rose en Lot-et-Garonne le 16 novembre, salle de la Manoque, à Tonneins. Deux débats auront lieu : un à 10h sur l'avenir du département et un à 11h sur « L'accord de libre échange UE-USA » avec le secrétaire d'Etat Matthias Fekl.

12/11/14 : Top 1 des destinations du département 64,le Petit train de la Rhûne a terminé une superbe saison avec le transport de 328 000 voyageurs. Ce joyau historique de 1926 sera choyé pendant son hibernation avant de reprendre le rail aux vacances de février

12/11/14 : Après trois ans passés en Périgord, Jacques Billant, préfet de la Dordogne, a été nommé aujourd’hui en Conseil des ministres préfet de la région Guadeloupe. Il sera remplacé en Dordogne par Christophe Bay, 51 ans, préfet de l’Aube depuis 2011.

12/11/14 : Axelle Lemaire, Secrétaire d'Etat chargée du numérique, a annoncé avoir retenu l'agglomération Bordelaise parmi les premières métropoles French Tech.

12/11/14 : Les Salons Vivons 2014, qui se sont terminés hier, ont été un succès pour les organisateurs. 79 844 visiteurs se sont pressés pour découvrir les 6 thématiques proposées, soit 7% de plus que l'an dernier.

11/11/14 : Les gens du voyage sont arrivés par dizaines le 11 novembre sur la commune de Saint-Vincent de Paul (33) pour s'installer, illégalement. Les gendarmes sont intervenus et après 1h de négociation, ils ont été placés sur un aire dédiée aux gens du voyage.


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  • 20/11/14 | Mathieu Bergé président de l'Association du grand littoral atlantique

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    L’Association du grand littoral atlantique (Aglia), qui regroupe les régions riveraines du golfe de Gascogne, a désigné le Basque Mathieu Bergé pour succéder à sa tête à Adeline L’Honen, maire de Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique). Ce Bayonnais de 38 ans, est depuis 2012 responsable des questions pêche, conchyliculture, aquaculture et ports au Conseil régional d’Aquitaine, où il avait succédé à Sylviane Alaux, élue députée.Conseiller régional en 2010, sur la liste d’Alain Rousset, Mathieu Bergé est conseiller municipal d’opposition à Bayonne.

  • 20/11/14 | Les avocats bayonnais menacent de bloquer les audiences pénales

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    Hier en début d'après-midi, une centaine d'avocats bayonnais ont manifesté devant le Palais de justice contre le projet de loi sur les professions juridiques règlementées proposée par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron. Leur porte-parole Me Violante,a indiqué que s'ils ne se faisaient pas entendre, ils bloqueraient les audiences pénales de ce vendredi.

  • 20/11/14 | Anglet: un couple emporté par une vague à la Chambre d'Amour

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    Cette noyade qui s'est produite cette nuit vers 2h30 à Anglet, n'est pas sans rappeler la triste légende de la Chambre d'Amour. Un jeune couple était assis à la cinquième marche de l'escalier qui jouxte Lagunak et mène à la plage du VVF quand une vague les a surpris. Si l'homme a pu en réchapper la jeune femme de 26 ans, a été emportée. L'hélicoptère de la gendarmerie, à l'aide d'une caméra thermique, a repéré la malheureuse à 600 mètres au large. Une fois de plus c'est une de ces déferlantes de plus en plus nombreuses qui est à l'origine du drame.

  • 20/11/14 | Des automates remplacent les agents des parc relais

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    Mauvaise nouvelle pour les 90 employés dont 30 à temps plein des treize parcs relais de l'agglomération bordelaise. A partir du 1er janvier prochain, ils seront remplacés par... des automates. Keolis, l'entreprise en charge des transports publics de la future métropole, a expliqué vouloir "faire évoluer les parcs relais et proposer aux agents des offres de reclassement". Les salariés de Phone Régie, exploitant sous-traitant des parcs pourraient prochainement manifester pour défendre leurs postes.

  • 20/11/14 | Lascaux 3 attendue à Paris au printemps prochain

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    Actuellement présentée à Bruxelles jusqu'en mars, Lascaux 3 va rejoindre la capitale du 13 mai au 30 août 2015. Le fac-similé itinérant de la célèbre grotte Périgourdine va se déployer sur 1500 mètres carrés au Parc des expositions de la porte de Versailles. Une importante communication sur le tourisme en Dordogne et les produits accompagnera l’exposition. Lascaux 3 s’installera ensuite à Genève, toujours dans un parc des expositions, Palexpo, du 8 octobre 2015 au 31 janvier 2016.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Bordeaux 2030 Innov'action et Agriculture

Société | Interview : Aurélie Filippetti, «l'avenir de la presse passe par le numérique »

16/09/2012 | La ministre de la Culture et de la Communication confie sa vision de l'avenir de la presse numérique et évacue un malentendu...

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture

En avant première au colloque du 21 septembre à Cenon sur le thème "Smart médias et renaissance du journalisme" Aqui.fr et Rue 89 sites amis ont longuement rencontré Aurélie Filippetti dans son ministère de la rue de Valois. L'occasion pour elle de revenir sur "un malentendu" touchant à la presse sur le net, d'expliquer sa vision des évolutions de la presse, de la répartition des aides, de l'accès aux sources, de la transparence des données, de la participation financière aussi des plateformes qui s'enrichissent des contenus produits par d'autres. Un document signé Pierre Haski et Joël Aubert.

Pierre Haski - Rue 89 -  Le public de ce rendez vous de Cenon composé de nombre de journalistes qui travaillent sur internet ont été surpris par vos déclarations, récemment, selon lesquelles sur le net il n' y avait pas d'éditorialisation. Des propos qui ont beaucoup choqué...

Aurélie Filippetti - Il y a eu un malentendu. Je voulais dire qu'il y a aujourd'hui, sur internet, des plateformes qui utilisent beaucoup de textes bruts issus notamment de travaux d'agence de presse, l'Agence France Presse par exemple, et qui en fait se contentent de répertorier un certain nombre de dépêches. Ils nuisent évidemment au travail des agences parfois et aussi à ceux qui font un vrai travail journalistique, en ligne. Moi, je plaidais pour le maintien de la qualité de la presse qu'elle soit papier ou presse en ligne. L'idée, c'était vraiment de dire qu'il y une spécificité du travail journalistique, une démarche d'information du public, alors qu'il y a aujourd'hui sur internet de gros acteurs mondiaux qui, malheureusement, font une concurrence assez déloyale, vis à vis de ces jeunes entreprises, des jeunes pousses de la presse en ligne qui est une véritable presse en ligne.

Les gros acteurs ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité

Joël Aubert - Aqui.fr - Justement nous avons la prétention, nous éditeurs de presse numérique, de consacrer autant de sérieux que la presse papier que souvent nous connaissons bien d'ailleurs, à la préparation du travail éditorial, l'enquête, le choix des thèmes que nous abordons.

A.F. - L'avenir de la presse passe par le numérique ; mon enjeu, au ministère, c'est de pouvoir préserver la liberté de l'information sur tous les supports et en particulier le numérique. C'est de lutter, aussi, contre la précarité du métier de journaliste. Il y a des périodes de transition économique; je comprends bien qu'il existe des sites de presse en ligne qui n'ont pas trouvé leur modèle économique pour se financer : il y aussi de fortes tensions dans la presse traditionnelle mais il faut travailler, ensemble, à la préservation d'un idéal journalistique ; je suis très attachée à la liberté de la presse. Les menaces qui pèsent aujourd'hui sur la presse papier risquent aussi paradoxalement de fragiliser le numérique.
On doit avoir un travail en commun entre la presse traditionnelle avec des fenêtres numériques et la presse uniquement numérique. Les menaces sur la presse écrite pénalisent tout le monde. Il faut y remédier, notamment parce que certains sites, des moteurs de recherches issus d'acteurs économiques qui ne sont pas localisés en France et pas fiscalisés en France utilisent, énormément, de matière première issue de la presse numérique. Les mots clés tapés sur les moteurs de recherche sont les mots clés des grands journaux traditionnels donc je crois qu'on a intérêt, car c'est un pilier de la démocratie, à trouver le moyen de permettre à la presse de faire sa mutation numérique.

Rue89 - Il y a un double enjeu c'est soit de faire payer des taxes, des impôts en France à des acteurs mondialisés qui font un chiffre d'affaires important en France mais le déclarent ailleurs, soit de faire rétribuer directement les producteurs d'information par ces moteurs de recherche. Il y a en quelque sorte une  approche de la « taxe Google » comme on l'a surnommée . Quelle est votre philosophie ?

A.F. - Ce n'est pas à moi de définir la philosophie car il faut que cela s'instaure dans un cadre de travail avec tout le monde. Cela fait partie de la mission que Pierre Lescure mène ; cela ne concerne pas que les artistes, les créateurs mais aussi les modèles économiques pour la presse et le numérique. Ce qui est indispensable, c'est qu'il y ait une forme de rétribution par les sites qui aujourd'hui tirent un profit réel de l'utilisation des contenus riches en information, en savoir faire, en matière grise. Il faut qu'ils participent au financement de l'information. Une mission a été confiée à un inspecteur des finances, un magistrat de la Cour Des Comptes, sur la fiscalié du numérique . En tout cas ces gros acteurs et plateformes ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité dans des pays où par ailleurs ils dégagent un bénéfice certain.

Aides à la presse : je souhaite une remise à plat
@qui! -  Pour revenir à la question des aides à la presse certaines ont été attribuées à la presse numérique. Mais pour nous les « pure player » nous nous posons la question de la transparence des ces aides car il semble qu'elles aient profité davantage à la presse traditionnelle qui diffusait sur le numérique, sans forcément créer des contenus spécifiques, qu'à ceux qui, comme les pure player, s'y employaient....

A.F.  - C'est vrai que la presse traditionnelle est face à de tels bouleversements qu'elle bénéficie de fonds pour l'accompagner dans ses transitions, y compris vers le numérique. Je souhaite pour ma part qu'il y ait une remise à plat des aides ; ce doit être en effet transparent, c'est de l'argent public . On doit aider, quel que soit leur support, les journaux qui contribuent à la qualité de l'information. Et il n'est pas illégitime de s'interroger sur la pertinence de certaines autres aides qui vont vers des journaux par exemple dits « people » et ne sont pas dans des difficultés économiques avérées. On va remettre ce chantier sur la table pour pouvoir clarifier les aides à la presse et qu'elles aillent vraiment à ceux qui contribuent à l'information du public. La neutralité technologique est un principe important.

Rue 89 -  La transparence est un sujet qui oppose aujourd'hui les pure player à la presse traditionnelle ; nous allons demander une plus grande transparence.

A.F. - Cela passe par une transparence du mécanisme de l'attribution des aides et les critères à partir desquels on attribue ces aides. Il faut que ceux-ci soient transparents, ensuite qu'il n 'y ait pas de secret autour de cela. Il est normal que l'Etat accompagne la presse dans sa globalité, sans cibler tel ou tel qui assure une mission d'intérêt général indispensable.

Je suis pour une remise à plat ; mais ce ne sera pas une réforme facile parce que certains groupes de presse aujourd'hui, pour s'en sortir, élargissent un peu leur offre ; ils font un magazine en même temps qu'un journal ; le magazine, s'il a beaucoup de publicité, doit-il bénéficier des mêmes aides que le journal? Ce sont des questions qui sont délicates à trancher.


Data journalisme: favorable à l'utilisation des données publiques

@qui! -  Lors du colloque d'Aqui.fr le 21 septembre nous allons traiter de l'évolution du métier sur le net, des nouveaux formats, des nouvelles écritures, du Data journalisme aussi. De ces données qui devraient être aisément accessibles aux journalistes. Il nous semble que c'est plus facile parfois d'y accéder avec les collectivités qui s'ouvrent à « l'Open Data » qu'avec l'Etat.

A.F. - D'abord, le fait que le journaliste évolue avec le numérique est quelque chose d'essentiel qui transforme profondément l'exercice du métier ; on a tout à construire, à inventer, parce qu'utiliser les ressources techniques, mélanger la vidéo, le son, l'écrit tout ça représente un processus créatif pour les journalistes et pour que la presse en ligne ne soit pas la simple transposition de ce qu'on peut lire sur le papier. On retrouve, encore, plutôt le même graphisme en ligne que sur les journaux papiers. On n'a pas forcément une adaptation à l'écran. Tout est à construire et c'est un beau chantier.
Quant au data journalisme, évidemment, l'utilisation des données publiques va enrichir considérablement le travail du journaliste ; je suis favorable à ce qu'on puisse utiliser les ressources publiques. C'est de la matière première brute, un retour à la source et pour un journaliste c'est la base du métier; s'appuyer sur des sources fiables. Des sources publiques impliquent une dimension d'objectivité, de neutralité des données fournies par l'Etat, du moins on l'espère.

Rue 89 - Vous seriez favorable à un équivalent du "Freedom of information Act" comme aux Etats-Unis. Il y a beaucoup de gens qui demandent, à l'échelle de l'Europe, cette ouverture des sources au public qui est beaucoup plus favorable qu'en France et est ancré dans la Constitution....

A.F. - On a tout un travail à faire en France sur l'archivage numérique. Je suis favorable à un accès très libre aux données publiques d'Etat. Ce n'est pas une décision que je peux prendre seule ; ça suppose toute une concertation avec les services concernés. L'expérience que j'ai c'est que la transparence et la fiabilité des sources c'est toujours mieux... L'essentiel c'est de pouvoir retourner à la source, d'avoir des sources fiables et de pouvoir démonter des fausses informations, des rumeurs, en s'appuyant sur des chiffres donnés par les services de l'Etat; les archives sont une précieuse garantie de la fiabilité de l'information. Et, aujourd'hui on voit bien que les gens sont très soucieux vis à vis des infos traditionnelles; ils n'ont plus confiance dans les institutions traditionnelles mais en revanche je pense qu'ils ont confiance dans le travail qui est fait par les fonctionnaires de l'Etat, la collecte des données : il y a là une sorte d'objectivité scientifique. On peut s'appuyer là-dessus pour retisser les liens de confiance avec les institutions politiques.

Rue89 - ça peut aller plus loin, par exemple comme en Suède où les notes de frais des ministres peuvent être épluchés par la presse. Dans un reportage, récemment à Envoyé spécial, on voyait un journaliste poser des questions on lui soumettait la note de frais d'un ministre qui était allé à Strasbourg au parlement; il y avait une sorte de mise à plat du fonctionnement de l'Etat, certes bien scandinave, mais dans une période de doute, de manque de confiance du citoyen, n'est-ce pas quelque chose d'envisageable, en France ?

A.F. - Je pense qu'il ne faut pas confondre deux choses : des données d'intérêt général, les statistiques du ministère de la Culture - et cela fait partie de l'intérêt général - ou la répartition des impôts. Il faut qu'on puisse utiliser cela qui  a une valeur en soi. Après, il y a des limites que l'on peut tracer entre ce qui va relever des décisions propres à chaque administration, donner un budget global pour le cabinet de la culture par exemple : on est 15; on a un fonctionnement de cabinet, ce doit être publique... Après sur le choix dans ce budget de tel ou tel hôtel, ce n'est pas si simple ça dépend si tel ou tel hôtel est disponible. Cela me semble un peu trop rentrer dans une vision assez puritaine de la société. Si on donne un budget global, après il faut faire confiance aux responsables politiques. On ne va pas faire n'importe quoi de l'argent public. En tout cas, je peux vous dire que le Premier ministre a considérablement restreint les dépenses des cabinets ministériels... J'ai emmené tout le cabinet, la semaine dernière à Metz pour un séminaire, on a voyagé en seconde : je prends l'avion quand il n'y pas d'autres solutions, que c'est trop loin ou compliqué. Depuis quatre mois il m'est arrivé de dormir fréquemment dans les préfectures.

@qui! - Lors du colloque que nous organisons le 21 septembre nous allons demander aux plus jeunes de nos confrères de témoigner de la pratique de leur métier, de la passion qui est la leur mais aussi de leurs difficultés de la précarité, qui comme d'autres les frappent aussi. Que leur diriez-vous ?

A.F. - Pour les journalistes comme pour beaucoup d'autres jeunes il y a beaucoup de précarité, une forme de bizutage social . Dans le journalisme, évidemment, la précarité est une épée de Damoclès, au-dessus de leurs épaules une forme de pression alors que, normalement, un journaliste doit avoir toute liberté, toute sérénité pour exercer son métier, selon sa conscience, son éthique. C'est un problème la précarité pour toute la jeunesse et en même temps très spécifique pour les journalistes pigistes.
J'avais plaidé, lorsque le précédent gouvernement avait posé la question des sources, en tant que responsable au sein du parti socialiste, pour que cette protection des sources couvre les journalistes avec la carte de presse mais aussi les pigistes, ceux qui sur internet peuvent avoir un statut hybride. Il faut pouvoir donner des garanties en matière de libertés fondamentales et que ces libertés-là s'appliquent, aussi, à ces jeunes journalistes dans des conditions parfois précaires. Ensuite, il faut réussir à la fois les aider en matière de sécurité de l'emploi sans trop charger la barque des entreprises de presse qui, par ailleurs, sont dans une situation économqiue difficile. C'est un équilibre à trouver qui est complexe.

Lire aussi : Filippetti : « L’addition de projets ne fait pas une politique culturelle » sur Rue89

Joël Aubert
Par Joël Aubert

Crédit Photo : DIider Plowy / MCC

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