Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

07/08/20 : Suite au décret du 30 juillet dernier, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a décidé de rendre obligatoire le port du masque dans l'espace public dans les communes de Bidart, Espelette, Guéthary et Saint-Jean-Pied-de-Port.

05/08/20 : Dès aujourd'hui, le port du masque est obligatoire dans les secteurs piétonniers d'Hossegor.

05/08/20 : Jean-Baptiste Irigoyen, le maire de Saint-Jean-Luz a fait savoir en début de soirée que sa ville rejoignait le club des villes du littoral basque exigeant le port du masque dans le centre-ville et notamment la rue piétonne Gambetta hyper fréquentée

04/08/20 : A compter du 05 août et jusqu'à nouvel ordre, le département de la Gironde et du Lot-et-Garonne sont placés en vigilance orange pour le risque "feux de forêt". Le département des Landes a cette vigilance depuis le 29 juillet dernier.

30/07/20 : 600 millions d'euros, c'est l'enveloppe annoncée par le premier ministre au président des Régions de France Renaud Muselier dans le cadre d'un "accord de méthode" signé à Matignon pour préserver leur capacité d'investissements après la crise du Covid

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  • 09/08/20 | Un cluster de Covid à Idaux-Mendy en Soule

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    l’ARS Nouvelle-Aquitaine signale l’existence d’un cluster à Idaux-Mendy (64); Il s’est formé lors d’un stage organisé par une association toulousaine fin juillet dans un gîte de la commune. Un premier cas positif a été détecté au retour à Toulouse le 31 juillet chez un enfant symptomatique, puis chez un deuxième enfant le lendemain. Tous deux avaient participé au même séjour à Idaux-Mendy. Au total, 6 enfants et 1 éducateur ont été contaminés. Le cluster est géré par l’ARS Occitanie en lien avec Nouvelle-Aquitaine, afin d’établir un traçage efficace.

  • 08/08/20 | La LPO Aquitaine cherche des "rapatrieurs"

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    Face au grand nombre d'animaux retrouvés en détresse par des particuliers, la Ligue de protection des oiseaux vient de lancer un appel à bénévoles pour transporter ceux-ci dans leur véhicule personnel. Leur mission : aller du lieu où a été trouvé l'animal jusqu'au centre de soins d'Audenge. La LPO cherche des volontaires en particulier sur les secteurs du Médoc, de Blaye, Libourne ainsi qu'en Dordogne. Contact : benevolot.cds33@lpo.fr.

  • 08/08/20 | Incendie d'Anglet: un adolescent mis en examen

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    C'est le procureur de la République qui l'a annoncé: un jeune apprenti de 16 ans, apprenti menuisier et vivant dans un foyer de Bayonne dans le cadre d'une assistance a été mis en examen. Il se serait vanté de son "exploit" à des camarades. Il avait déjà tenté de mettre le feu à sa chambre. S'il n'a pas reconnu les faits, le Procureur l'a mis en examen en raison d'indices graves concordants", mais Jérôme Bourrier insiste: "La présomption d'innocence doit être respectée". La peine maximale pour cet acte de destruction volontaire est de vingt ans de prison.

  • 08/08/20 | L’Open de France Espoirs et 100% filles de Surf annulés et reportés à Lacanau

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    Initialement prévu du 12 au 16 août, l’Open de France Espoirs et l’Open de France 100 % filles ont été annulés et reportés par les services de l’État, la ville de Lacanau et le Lacanau Surf Club. Cette décision a été prise suite aux conditions sanitaires actuelles, du pic de fréquentation touristique et du brassage géographique des compétiteurs. La Fédération et ses partenaires travaillent actuellement pour trouver une nouvelle date pour l’Open de France 100 % filles.

  • 07/08/20 | Bordeaux Métropole soutient le Liban

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    Suite aux évènements qui viennent de se dérouler à Beyrouth, le président de Bordeaux Métropole, Alain Anziani, propose d’allouer une aide exceptionnelle à Médecins Sans Frontières, qui est actuellement dans la capitale libanaise pour assurer l’aide médicale d’urgence, de 50 000€. MSF depuis 25 ans a sa plus grande base logistique à Mérignac. Fin septembre lors du prochain Conseil de Bordeaux Métropole, une délibération formalisera ce soutien.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Jour 4 du périple à vélo d’Aqui. Un estuaire, un lac, une ambulance

18/07/2020 | Notre journaliste Julien Privat s'est lancé dans un périple à vélo de Poitiers à Bayonne. Une autre manière, pas toujours sans encombre, de découvrir la côte.

Départ par le bac de l’estuaire de la Gironde pour une 4ème étape suivant la Vélodyssée

Quatrième journée à vélo sur la route de la Vélodyssée en région Nouvelle-Aquitaine. Une étape entre Saint-Sulpice-de-Royan et le domaine de Bombannes sur la commune de Carcans en Gironde. Une journée forte en rebondissements, surtout sur la fin. Vous verrez bien. En tout cas, le parcours s’est bien déroulé. Plutôt roulant et plat. Qui plus est, nous avions le vent avec nous. Retour sur cette étape de plus de 77 kilomètres.

Réveil en douceur. Au camping Chèvrefeuille à Saint-Sulpice-de-Royan (Charente-Maritime). Une bonne douche. Puis on enfile nos affaires. David me prévient qu’il n’a pas assez dormi et que la journée sera difficile. Cependant nous sommes prêts. Prêts à changer de département. Vous allez me dire c’est assez simple 

Effectivement, nous nous aidons du bac de l’estuaire qui relie Royan au Verdon. Nous avons dû parcourir une petite dizaine de kilomètres avant de rejoindre l’embarcadère. Histoire de s’échauffer un peu. La petite fraîcheur matinale est d’ailleurs appréciable.

Sur le bac

À 11 heures, L’Estuaire - c’est le nom d’un des bacs amphidromes qui font la traversée - en à peine vingt minutes on arrive de l’autre côté. Le panorama offert est splendide. À tribord, le phare de Cordouan, porte d’entrée de cet estuaire difficilement apprivoisable,  lorsqu’on ne le connaît pas. Arrivée donc au Verdon au milieu d’autres férus de vélo (il y en avait beaucoup sur le bateau), une traversée pour se balader le temps d´une journée parfois ou pour faire plus comme nous...

Avec David, mon ami avec qui nous nous sommes lancés ce défi un peu fou, nous arrivons sur les coups de 11h30 au Verdon. Direction Soulac-sur-Mer, ville notamment connue pour l’érosion de sa côte qu’elle subit impuissante. Nous longeons dans un premier temps la voie ferrée du train touristique de la pointe de Grave à Soulac-sur-Mer. Puis nous arrivons sur la côte. Le soleil commence à taper. Le mercure avoisine déjà les 30 degrés. Sur la piste, il y a du monde. Un peu dans le dur, nous décidons de faire notre pause déjeuner ici. De quoi reprendre un peu de force.

Halte à Montalivet. L’océan est bleu tout comme ces cabanes assez atypiques Halte à Montalivet. L’océan est bleu tout comme ses cabanes assez atypiques

Ensuite direction Montalivet à 20 kilomètres de là. Là encore, nous recherchons l’ombre. Les routes s’enchaînent et se ressemblent. De longues lignes droites tracées au cordeau. On compte les virages sur les doigts d’une main. Nous arrivons sur le front de mer. Une eau bleue. Quelques cabanes à la mode américaine. Un paysage de vacances, reposant. Surtout avec le bruit berçant des vagues. 

 

Les rencontres

Nous poursuivons la route vers Hourtin-Plage. Là encore la route est monotone. Mais nous arrivons à maintenir une bonne moyenne (autour des 20 km/h, c’est pas mal avec notre chargement : des sacs sur le porte bagages et une remorque pour transporter la tente entre autre). Le vent nous porte aussi, à vrai dire. De part et d’autre : des pins. Nous nous faisons doubler par un couple. Quelques kilomètres plus loin, lors d’une pause rafraîchissement, ils lancent la discussion. Ils sont partis de Royan le matin même. Par le même bac que nous. Eux se sont engagés sur un parcours de 300 à 400 kilomètres en effectuant un tour de Gironde en longeant la côte Atlantique avant de remonter par l’entre-deux-mers et le Blayais. Un chouette programme. Lorsque nous parlons de notre projet de rallier Bayonne, l’homme nous indique qu’il l’a fait l’an passé avec un copain et nous avertit même que si nous passons par Lacanau Océan, nous devons nous préparer à grimper quelques dunes. Gentil conseil en tout cas.

Le soleil tape. Le mercure affiche jusqu’à 30 degrés. On cherche les coins d’ombre parfoisLe soleil tape. Le mercure affiche jusqu’à 30 degrés. On cherche les coins d’ombre parfois

C’est aussi ça la Vélodysée, des rencontres amicales, des encouragements, des conseils et parfois même des interrogations. Les gens sont intrigués de nous voir équipés comme cela. La première question : « Vous allez où comme ça ? » et lorsqu’on leur répond la surprise peut se lire : « Ah oui quand même ! Bon courage » et souvent les gens se demandent s’ils y arriveraient. Je leur réponds : « Avec de la volonté certainement ».

Des dunes 

Le parcours continue avec une première dune à franchir qui nous oblige à poser pied à terre. C’était à six kilomètres de l’arrivée au camping de Bombannes. Nous remontons en selle pour les derniers efforts. Et juste après une côte, nous voilà récompensés. Le lac d’Hourtin - pour les gens qui habitent au Nord, sinon c’est le lac de Carcans pour ceux qui sont au Sud - s’offre à nous. Les pins partout. Une nature assez sauvage. De petits clapots et le calme absolu. Hormis le bruit des cigales qui nous ont accompagnés toute la journée à tel point que nous ne les entendons plus. Ce lac est l’un des plus importants lacs naturels de France, 5 800 hectares tout de même.

La récompense après avoir passé une dune... le lac d’Hourtin pour certains, de Carcans pour d’autres. L’un des plus grands lacs naturels de France La récompense après avoir passé une dune... le lac d’Hourtin pour certains, de Carcans pour d’autres. L’un des plus grands lacs naturels de France

Nous arrivons vers 17h45 à notre emplacement de camping. La personne qui nous montre les délimitations de ce dernier lance tout de suite cette remarque : « Vous faites la Vélodyssée ? ». En discutant avec lui, nous apprenons que juste avant nous les personnes qui étaient à cet emplacement la faisait aussi. Le monde est petit. Place à l’installation. En un quart d’heure, nous montons la tente. Une douche pour se nettoyer après tant d’efforts. En deux jours nous avons parcourus plus de 164 kilomètres (77 aujourd’hui et 87 hier). C’est plus que nos deux premières étapes. Mais on s’y fait finalement.

Domaine de Bombannes en vue. Une étape de 77 kilomètres au milieu des pins et en front d’océan. Domaine de Bombannes en vue. Une étape de 77 kilomètres au milieu des pins et en front d’océan.

Dîner au bord du lac. Paisible. Posés là. Comme beaucoup de monde autour de nous, nous profitons du calme et de la vue. Nous rentrons ensuite sur notre emplacement de camping. Et là l’aventure vire un peu au cauchemar. Je me coupe un bout de doigt. Je me précipite pour chercher de l’aide à une tente voisine, car bien sûr nos téléphones étaient déchargés. Les voisins nous ont gentillement accueillis, ils ont  appelé  le 15, nous ont posé des questions sur notre périple. Ils nous ont passé quelques compresses stérilisées pour qu’on économise notre stock. Je les en remercie chaleureusement. J’attends une ambulance. Elle a mis plus de deux heures. Mais les ambulanciers étaient sur une autre intervention. A leur arrivée, ils essaient de mettre comme ils peuvent une compresse pour stopper l’hémorragie. Ils m’emmènent sur les coups de minuit à la clinique mutualiste du Médoc à Lesparre. Nous y arrivons cinquante minutes plus tard. Carcans et cette partie de côte Atlantique sont un peu un « No man’s land » hospitalier... 

Une clinique dans le Médoc, l’été 

Les ambulanciers m’accompagnent jusqu’à mon box et patientent un peu avec moi. Du soutien appréciable dans ces moments-là. L’infirmière d’entrée récupère toutes les informations, me fait un test anti-tétanos. Je suis bien évidemment en retard sur ce vaccin... elle me met un masque en me signifiant que la COVID-19 est présent dans le coin. Il y a un cluster comme ils disent. Six membres du personnel soignant ont d’ailleurs été contaminés. « Il faut être prudent », me dit-elle. Direction le bloc deux. Les ambulanciers leur indiquent qu’ils ont récupéré le morceau de doigt. Malheureusement, il n’est plus viable. Les choses s’enchaînent vite. Le médecin de garde m’osculte l’index. La coupe est franche et ça continue de saigner plus de deux heures après. Normal puisqu’une petite artère est touchée. Rapidement pris en charge malgré le coup de feu. « Ce soir vous êtes nombreux à être arrivés en même temps », me dit l’infirmier. En plus il est tout seul avec le médecin, l’infirmière d’accueil et un infirmier stagiaire en fin de formation à l’IFSI de Libourne. Les deux autres ont été appelés en renfort SAMU. C’est qu’il y en a des urgences en plein mois de juillet.
L’infirmier stagiaire m’emmène à la radio. Deux clichés. J’apprends que je serai reçu le lendemain à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux pour une chirurgie de la main. Tout a été très rapide. En une heure, je suis sorti de la clinique. Mes parents étant sur Bordeaux, ils sont venus me chercher. David, quand à lui, a dû rester au camping de Bombannes. Il a pris de mes nouvelles, j’ai tenté de le rassurer. Le temps que mes parents viennent, je me suis installé sur une chaise. J’ai observé le personnel soignant enfin se poser un peu aux environs de trois heures, le coup de feu s’était calmé. Mais après les sorties il faut tout ranger, nettoyer, désinfecter... leur boulot n’est jamais vraiment terminé et pourtant ils gardent le sourire visible sous leur masque. C’est agréable et rassurant quand nous sommes soignés. 

Me voilà donc entre 2h et 3h, du matin écrire le récit de la journée. Habituellement je le fais dans un lit ou sous la tente, là ce fut dans un couloir de la Clinique du Médoc. Je crois bien que ce triste épisode met un terme prématuré à notre aventure. C’est bien dommage. Elle s’arrête au bout de 284 kilomètres à vélo. Mais c’est promis ce n’est que partie remise.

Julien Privat
Par Julien Privat

Crédit Photo : Aqui.fr

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