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10/06/21 : Au mois de mai, 334 projets en Nouvelle-Aquitaine ont été sélectionnés pour bénéficier de fonds européens pour un montant global de 56.2 millions d'euros. Parmi eux, 231 projets sont dans le cadre des programmes européens de développement rural.

09/06/21 : Dans le cadre du Mois des fiertés, le Département de la Gironde et les partenaires associatifs proposent des actions d'information et de dépistages gratuits du Sida (résultats en 30 min) samedi 12 Juin 2021, de 11h à 18h Placette Munich.

09/06/21 : Le CHU de Bordeaux lance sa plateforme de don en ligne sur le site don.chu-bordeaux.fr. Accessible à tous (particuliers, entreprises, associations) il permet de faire un don en ligne, au profit du CHU de Bordeaux, de manière totalement sécurisée. + d'info

31/05/21 : En Dordogne, l’ex-militaire recherché par les forces de l’ordre a été arrêté ce lundi. Il est blessé par balles. Il était recherché depuis dimanche après avoir tiré sur des gendarmes appelés pour des violences familiales à Lardin-Saint-Lazare (24).

28/05/21 : Le Conseil régional indique que les inscriptions aux transports scolaires pour la rentrée 2021-2022 s'ouvrent au 1er juin. L’inscription et le paiement peuvent être directement réalisés en ligne.+ d'info

17/05/21 : L'Hermione repartira au printemps 2022, annonce ce soir l'association Hermione La Fayette. La frégate fera escale dans quatre pays du nord de l’Europe : l’Angleterre (Londres), la Belgique (Anvers), les Pays-Bas (Amsterdam), l’Allemagne (Hambourg).

17/05/21 : En solidarité avec les cafetiers et restaurateurs, la Ville de Pau poursuit l'effort porté l'an dernier : ils seront exonérés à 100% de la redevance sur les terrasses du 19 mai à fin juin, puis à 50% de juillet à la fin du protocole sanitaire.

10/05/21 : En soutien au secteur de la restauration, la Ville de La Rochelle a décidé de reconduire les extensions de terrasses et accorde une exonération de droits jusqu’au 30 juin avec une gratuité des extensions jusqu’au 31 décembre, à partir du 19 mai.

27/04/21 : Régionales : En Dordogne, la maire socialiste de Périgueux, Delphine Labails a été choisie comme tête de liste départementale avec Christophe Cathus, conseiller régional sortant en charge des transports scolaires et maire de Calès.

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  • 11/06/21 | Tonneins : le pôle de santé parie sur la télémédecine

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    L’association du pôle de santé du tonneinquais en Lot-et-Garonne regroupe une équipe de médecins, infirmiers, sages-femmes, orthophonistes et psychologues. Afin d’apporter aux patients une réponse médicale rapide et efficace, l’association souhaite développer la télémédecine grâce notamment à un partenariat avec la clinique Saint-Hilaire Esquirol. Pour cela, elle va acquérir du matériel connecté comme des stéthoscopes, échographes ou encore ECG.

  • 11/06/21 | Sport et tourisme: des parcours audioguidés à Limoges

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    En partenariat avec l’application Runnin’City, la Ville de Limoges propose 3 parcours de running touristique gratuits et audioguidés. Le coureur pourra choisir entre 3 parcours, deux de 7km (Centre-Ville et Bords de Vienne) et un de 10km (Uzurat/La Bastide), et sera guidé par le GPS vocal qui lui livrera des anecdotes sur les lieux croisés en chemin. L’application gratuite est disponible en 7 langues.

  • 10/06/21 | Vrai+Local développe le circuit-court

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    A Périgny en Charente-Maritime, la société Néos est en train de développer le projet Vrai+Local. Né du constat qu’il était plus facile d’acheter un produit provenant de l’autre bout du monde que localement, Vrai+Local apporte une solution logistique afin que les citoyens puissent faire leurs courses en « bio et local » au travers d’une plateforme, d’une collecte et d’une livraison de proximité. Ces livraisons s’effectueront avec des remorques brevetées « Drive Mobile ».

  • 10/06/21 | Rochefort: Le festival Soeurs Jumelles recherche des bénévoles

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    Le première édition du festival Soeurs Jumelles aura lieu à Rochefort, hommage à la célèbre comédie musicale de Jacques Demy, du 23 au 26 juin 2021. Consacré à la musique et à l’image, tous secteurs confondus, le festival est à la recherche de bénévoles pour aider à l'accueil du public et des professionnels. Le choix des horaires est libre et seules les personnes majeures sont en mesure de postuler. Dans la mesure du possible, des billets pour les séances de films seront offerts aux bénévoles. Le formulaire pour postuler.

  • 10/06/21 | L’Atelier du Vitrail poursuit son développement

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    A Limoges, L’Atelier du Vitrail conçoit, fabrique et restaure des vitraux sur toute la France. A l’heure actuelle, tous les process de conception, de création et de présentation sont informatisés. Afin de mieux maîtriser ces outils, les salariés doivent s’approprier le Brevet des Métiers d’Art. Objectif: augmenter leurs compétences en matière d’arts appliqués et de peinture sur verre. Pour aider l'entreprise dans son développement, la Région Nouvelle-Aquitaine a décidé de lui attribuer une aide de 40 991,68 €.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | L’essor des produits bio : simple tendance ou véritable enjeu sociétal ?

16/01/2019 |

Pascale Hébel, directrice du pôle consommation au Crédoc

Invitée par le président d’Euralis Christian Pèes à l’occasion des assemblées de sections des productions contractuelles de la coopérative, Pascale Hébel, directrice du pôle consommation au Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), a livré une analyse détaillée concernant les nouvelles tendances de consommation des ménages. Elle a évoqué notamment l’engouement pour les produits bio, un phénomène, corrélé , entre autres, aux préoccupations sociétales avec, au premier plan, l’environnement…

Jeudi dernier, un débat intitulé « Comment répondre à la demande des consommateurs » a été animé dans la salle de réception du stade du Hameau à Pau dans le cadre de l’assemblée des sections — regroupant seulement les coopérateurs engagés en productions contractuelles (légumes, semences, volailles et bovins) — de la coopérative Euralis. Pour son président Christian Pèes, l’idée de ce débat était de resituer la place des produits bio dans les tendances de consommation des Français. « Le bio nous donne du grain à moudre, confie-t-il. Il y a une forte demande des consommateurs mais aussi de nos producteurs. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui très engagés dans ce mode de production. » Pascale Hébel, directrice du pôle consommation au Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, plus couramment appelé Crédoc, a dressé un état des lieux très factuel de la situation.

 

Débat du CREDOC « Comment répondre à la demande des consommateurs »

 

Une jeune génération préoccupée par l’environnement

Au cours d’une récente étude initiée par le cabinet de recherche, les experts ont interrogé des gens au sujet de plusieurs thématiques par lesquelles ils se sentaient le plus inquiets. « L’environnement est sorti devant la pauvreté ou encore le chômage. En affinant les réponses, on voit que ce sont les jeunes générations qui sont aujourd’hui le plus préoccupées par l’environnement. » Et ils ne sont pas les seuls. Réchauffement climatique, transition énergétique, loi EGAlim… l’État prend aussi à bras-le-corps ce dossier. Dans ce contexte, le « local » et le bio s’enracinent car « ils sont considérés comme plus vertueux et pour beaucoup, ont un plus faible impact sur la planète ». La peur alimentaire est un autre phénomène observé sur le choix de consommation. « Aujourd’hui, 75 % de français pensent qu’en se nourrissant ils prennent un risque », annonce l’experte. Et les scandales alimentaires ont fortement participé à nourrir cette crainte. La fraude à la viande de cheval de 2013 ou, encore avant, la crise de « la vache folle » ont donné encore plus de crédibilité à la production bio. « Suite à ces crises, on voulait du produit brut et local et les gens se sont rassurés en consommant bio », explique la conférencière.

La notion de « sain » revient en boucle du côté des jeunes. Ces derniers sont très regardants sur la qualité nutritive d’un aliment. « On voit que les produits complets sur le plan nutritionnel sont priorisés par cette catégorie de consommateur. » Autre tendance observée : les gens qui cherchent des produits « naturels et bons » se tournent vers les produits sous labels. « Les signes de qualité reflètent un savoir-faire, un terroir. Et cette qualité rassure le consommateur. » En s’éloignant un peu des inclinations des Français, la directrice au Crédoc a souligné l’attrait des Américains et des Chinois pour les produits français. « Pour eux, le made in France gastronomique est encore une fois un gage de qualité. »

Le bio perçu comme « meilleur » par les 65 ans et plus

D’après une autre récente étude de 2018, la quête du produit « sans » est plébiscité. « Quand on parle de sans, il s’agit des produits sans additifs, sans colorants, sans sucre, sans gluten gras, sans nitrites, sans OGM, ou sans antibiotique. » Par conséquent, le produit bio, élaboré sans produits de synthèse, séduit. Un autre élément ressort de cette étude. « Ce ne sont pas les plus jeunes qui disent qu’il n’y a que le bio qui est bon. Cette affirmation revient beaucoup plus chez les 65 ans et plus, souligne Pascale Hébel. Et de préciser. « D’ailleurs, pour la majorité de personnes de cette tranche de la population, un aliment de qualité est une nourriture sans antibio. » D’autres tendances plus caricaturales se dégagent des études menées par le centre de recherche. Parmi les « bons produits » évoqués par les femmes, figurent en tête de liste les produits issus de leur jardin tandis que pour les hommes, ressortent « les aliments riches en protéine et la pizza ».

 

 

Pascale Hébel, lors du débat du Credoc

 

Manger bio a un prix. Et pour certains, cela constitue un signe de distinction. « Pour la moitié, ce sont des gens diplômés d’un bac +5 et qui s’approvisionnent dans les magasins spécialisés comme Biocoop. On veut manger différemment pour être différent des autres », résume-t-elle. À l’image de l’Autriche et de la Suède, la France connaît une croissance des dépenses liée à la consommation de produits bio au cours de ces dernières années. Le panier bio des ménages se compose à « 80 % de fruits et légumes qui se différencient par leur non-présence de pesticides ». Viennent après, les œufs et le lait, « des produits bruts » et, enfin la viande.

De ce bilan, global et impartial, brossé par Pascale Hébel au sujet des évolutions des modes de consommation, se dessinent enfin d’autres certitudes. « Si les produits bio démontrent qu’ils ont un faible impact sur les GES (N.D.L.R. Gaz à effet de serre), s’ils ont de réels bénéfices sur la santé avec une forte fortification nutritionnelle, s’ils répondent à une juste répartition de la valeur et s’ils intègrent également le bien-être animal, alors cela ne fait pas de doute : le bio continuera de se développer  », conclut la spécialiste du Crédoc.

Baptiste Nouet
Par Baptiste Nouet

Crédit Photo : Baptiste Nouet

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