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18/03/19 : Le préfet de Nouvelle-Aquitaine Didier Lallement est nommé préfet de police de Paris en remplacement de Michel Delpuech, après les violences sur les Champs-Élysées.

17/03/19 : Grande America : les "boues" observées par l'association Sea Shepherd hier à Hourtin en Gironde, ne sont en fait qu'un phénomène naturel de décomposions de déchets organiques bien connus des habitants, et non du mazout, relate ce matin la préfecture.

16/03/19 : Naufrage du Grande America : l'association Sea Shepherd rapporte que des plages de Gironde auraient été touchées. La préfecture maritime ne confirme pas et demande de "ne pas se fier aux photos alarmiste", et promet des prélèvements sur zone.

16/03/19 : Naufrage du Grande America : la 3e nappe d'hydrocarbures de 4,5 km de long découverte hier près du naufrage devrait "évoluer sous forme de plaques", a annoncé la préfecture maritime cet après-midi. Un conteneur a été observé à 200 km de La Rochelle.

15/03/19 : Naufrage du Grande America : une nappe d’hydrocarbures d’une longueur de 4.5 km et d’une largeur de 500 mètres, d’aspect compact, a été observée à proximité de la zone de naufrage, à environ 175 nautiques (environ 325 km) des côtes françaises.

15/03/19 : La Rochelle : Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat, chargé du Numérique viendra à la Maison du Département 17, lundi, pour signer la charte Territoire France Connectée avec le président Bussereau et rencontrera le réseau Net Solidaires.

14/03/19 : Naufrage du Grande America : deux nappes d'hydrocarbures se dessineraient désormais au large de la Charente-Maritime, a annoncé ce soir la préfecture maritime de l'Atlantique. Sur la côte, les collectivités locales se tiennent prêtes à intervenir.

13/03/19 : Suite à l'incendie de la sous-préfecture de Lesparre-Médoc le 9 janvier dernier, le point numérique réouvrira le lundi 18 mars prochain. Il est à la disposition des personnes non équipées à internet ou en difficultés avec les usages du numérique.

13/03/19 : Dordogne : des marches pour le climat sont organisées samedi 16 mars. A Périgueux, le rendez- vous est à 10 h devant la préfecture avant de rejoindre le centre ville. A Bergerac, un rassemblement est prévu devant l'église Notre Dame à partir de 9 h.

12/03/19 : Prévoyant une trentaine de recrutements en 2019, la Sobeval, spécialisée dans le veau de boucherie, organise un forum pour l’emploi, le 20 mars de 13 h à 17 h dans ses locaux de Boulazac (Dordogne). Un test par simulation sera proposé par Pôle emploi.

12/03/19 : En Lot-et-Garonne, la semaine prochaine, inauguration des sites multi-opérateurs d'accès à l'internet mobile à Hautefage La Tour, Massels, Thézac. Les communes de Frespech et Auradou sont également concernées par la couverture de ces nouveaux sites.

12/03/19 : Les Algériennes et les Algériens de Bordeaux (collectif indépendant) appellent à un grand rassemblement le dimanche 17 mars à 13 h 00 Place de la Victoire, en soutien au peuple algérien "qui lutte pour la Démocratie et qui veut dégager le Système".

11/03/19 : La Rochelle: La tour Saint-Nicolas, qui surplombe l'entrée du port, est fermée au public jusqu'à nouvel ordre. Une mesure de précaution prise par le Centre des monuments nationaux qui a constaté une fragilité des soubassements.

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  • 18/03/19 | Le maire de Poitiers rencontre des jeunes pour le climat

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    7 jeunes représentants poitevins de l’association « Youth for climate » ont choisi ce lundi 18 mars de sécher les cours pour rencontrer Alain Claeys. Le maire de Poitiers leur a parlé des initiatives en matière d’écologie lancées sur le territoire de Grand Poitiers. Il a aussi évoqué les objectifs du plan climat-air-énergie territorial : réduction à l’horizon 2030 de 25% des consommations d’énergie, et la multiplication par 3,6 de la production d’énergie renouvelable. À la fin de l’entrevue, Alain Claeys a signé des mots d’absence et leur a donné rendez-vous dans un mois.

  • 18/03/19 | Gilets jaunes à Bordeaux : interdiction et plan de relance

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    Lors d'une conférence de presse organisée ce lundi, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé une interdiction des manifestations "se revendiquant des gilets jaunes dans les quartiers qui ont été les plus touchés", citant notamment la place Pey-Berland à Bordeaux où 25 interpellations ont eu lieu le samedi 16 mars. La mairie de Bordeaux a également présenté ce lundi un "plan de relance" à destination des commerçants bordelais : 100 000 euros d'aides municipales et 300 000 d'aides de l'État, comme l'avait annoncé le premier ministre en visite à Bordeaux début février.

  • 18/03/19 | Éducation : grève annoncée le 19 mars

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    En raison d'un appel à la grève des enseignants et agents municipaux dans les écoles primaires ce mardi, entre 150 et 200 écoles devraient être fermées ce mardi 19 mars en Gironde. Des rassemblements sont aussi prévus dans le Lot-et-Garonne, en Dordogne ou dans les Pyrénées-Atlantiques (on ne connait pas encore le nombre de classes fermées) et une soixantaine d'écoles devrait fermer leurs portes dans les Landes. Cause de la contestation : le texte de loi éducation adopté en première lecture en février, qui prévoit notamment un rapprochement écoles-collèges dans des "établissements publics de savoirs fondamentaux".

  • 18/03/19 | Don du sang : la fac de médecine bordelaise mobilisée

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    Dans un communiqué du 5 mars, l'Établissement Français du Sang (EFS) alerte sur la baisse des réserves de sang. Les étudiants de médecine, pharmacie odontologie et les sages-femmes se mobilisent le 19 mars en organisant le "Défi Sang Limites". Ainsi, une collecte festive est organisée sur le Campus Carreire de 10h à 18h. L'objectif est de réunir 250 donneurs pour la journée. Ce sera également l'occasion d'assister à des animations. L'EFS rappelle tout de même que le besoin de dons est permanent.

  • 18/03/19 | Aéroport de Bordeaux : la fréquentation en hausse

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    Une série de hausses exceptionnelles pour la direction de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac! En février, l'entreprise a enregistré une augmentation de fréquentation de 10,7%, représentant 73 000 passagers. Ce n'est pas la seule source de satisfaction pour l'aéroport de Bordeaux, puisque tous les secteurs sont en croissance : la fréquentation des low-cost bondit de 19.7% et le trafic des vols internationaux augmente de 13,6%.

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Société | Enquête: l’imbroglio des mineurs non accompagnés en Gironde

09/03/2018 | 971 jeunes se sont présentés, comme étant mineurs, devant le département en 2017. Comment sont-ils évalués et où logent-ils? Quelques éléments d'explication sur leur situation en Gironde.

Cata et Sébastien font partie des cinq fondateurs du squat la Ruche.

Entre les hébergements d’urgence, les délais d’évaluation et les chiffres d’arrivées croissants, le département peine de plus en plus à assurer son rôle de protection de l’enfance avec les mineurs non accompagnés qui se présentent sur le territoire. La conseillère départementale et vice-présidente chargée de la promotion de la santé et de la protection de l’enfance, Emmanuelle Ajon, a poussé un cri d’alarme fin février pour que le gouvernement reprenne la main sur le dossier. Le Premier ministre devrait se prononcer sur la question à l’Assemblée des départements, le 12 mars.

Au congrès des départements, les 19 et 20 octobre 2017 à Marseille, le Premier ministre, Édouard Philippe, s’est engagé à ce que l’état prenne en charge l’évaluation et l’hébergement des personnes déclarant avoir moins de 18 ans et être sans attache parentale, « jusqu’à ce que leur minorité soit confirmée ». Quatre mois plus tard, les départements commencent à s’impatienter, tandis que de plus en plus de mineurs non accompagnés (MNA), anciennement appelés mineurs isolés, arrivent en France. 

Dix à quinze jeunes se présentent par semaine au Conseil départemental, basé à Mériadeck, à Bordeaux, par le biais de la péréquation. Ce système, mis en place par la circulaire Taubira en 2013, les repartit par quotas sur le territoire. La Gironde compte parmi les cinq départements français qui en accueillent le plus. Ces MNA ont donc déjà été évalués et sont « certifiés » mineurs. Ils dépendent des droits de l’enfance et bénéficient, à ce titre, d’un accompagnement adapté, incluant notamment un hébergement, une scolarité et une série de biens matériels, comme des vêtements.

À ceux-ci, s’ajoutent ceux qui arrivent seuls sur le territoire, accompagnés par un passeur la plupart du temps, qui leur a fait payer le trajet à prix d’or. C’est ici que la situation se complique, car ils doivent prouver leur minorité. Pour se faire, le département est en charge de leur faire passer une série d’entretiens pour déterminer leur âge. Une tâche ardue, car la plupart des mineurs arrivent avec des papiers difficilement authentifiables et que le département ne dispose pas d’outils proprement scientifiques pour mener leur étude. Encore plus difficile à gérer compte tenu de leur nombre conséquent : 971 jeunes se sont présentés à l’évaluation en Gironde, et 25.000 en France, en 2017.

Jusqu’à cinq mois d’évaluation

En Gironde, les équipes du SAEMNA, Service d’accueil et d’évaluation des mineurs non accompagnés, aussi basé à Mériadeck, s’occupent de mener ces évaluations. Les travailleurs sociaux établissent un « faisceau de preuves », par le biais de trois premiers entretiens. En prenant d’abord le soin d’informer les jeunes sur la procédure de l’évaluation, le SAEMNA commence par leur poser des questions sur leur vie au pays, puis sur leur parcours migratoire et leur projet en France. Ils les observent ensuite sur leur lieu d’hébergement.

Un cadre du COS Quancard, centre spécialisé dans l’accueil des demandeurs d’asile situé à Villenave-d’Ornon (33), vient ensuite apporter son expertise sur le jeune, avant qu’un inspecteur de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), ne conclue la série d’entretiens. C’est lui qui va décider d’envoyer, ou non, le dossier du jeune au parquet, qui statuera lui-même, ensuite, sur la présentation au juge des enfants. En Gironde, un seul inspecteur de l’ASE est consacré à cette tâche et un seul juge des enfants traite ce type de dossier. Cette procédure devrait, en théorie, durer cinq jours ; elle s’étale, en pratique, entre trois et cinq mois, sans compter le temps d’attente pour se faire enregistrer à l’évaluation, au préalable.

Basées essentiellement sur du déclaratif, ces évaluations sont critiquées par les associations. « Nous avons le sentiment d’être le bouc-émissaire, alors que nous établissons une observation selon un cadre strictement légal. C’est le juge des enfants qui choisit ensuite d’accorder, ou non, les droits de l’enfance à la personne concernée », explique Didier Ayuso, président du SAEMNA, qui nous a accueilli dans ses bureaux, le 9 février.

Les locaux sont précaires, les chaises dépareillées, et traînent, ici et là, des paires de chaussures, souvent trop petites pour les pointures d’hommes, et des jouets. Une dizaine de jeunes viennent s’installer tous les jours dans la salle d’attente. En attendant la fin de leur évaluation, ils se voient reconduits dans des chambres d’hôtel avec des coupons repas pour aller au fast food, la plupart du temps.

« Ce qui nous fait le plus peur, c’est qu’un vrai mineur n’ait plus de place »

« Il faut que l’état reprenne les évaluations à sa charge », s’insurge Emmanuel Ajon, qui voit les services du département débordés. La conseillère départementale souhaite qu’une prise d’empreintes digitales systématique soit mise en place, pour retrouver les pièces d’identité, et que les fichiers d’évaluation des départements soient centralisés, pour éviter de réévaluer un jeune déjà évalué majeur dans un autre territoire.

Madame Ajon s’inquiète d’une « rupture d’égalité », entre le jeune Girondin et le jeune isolé, qui représente, en « prix journée », 130 euros de budget. Une centaine de places, en foyer ou en studio, sont ouvertes aux MNA par le COS Quancard : un chiffre insuffisant, compte tenu du nombre d’arrivées. « Ce qui nous fait le plus peur, c’est qu’un vrai mineur n’ait plus de place », s’inquiète Monsieur Ayuso, qui présente les droits de l’enfance comme un « sésame » que de nombreux migrants majeurs tentent d’obtenir, encouragés par les passeurs.

60% des jeunes qui arrivent en Gironde sont originaires d’Afrique sub-saharienne, dont 27% de Guinéens, mais aussi des Camerounais et des Ivoiriens. Les hommes représentent 97% des arrivées, un déséquilibre qui cachent souvent de nombreuses femmes que l’ont fait passer pour majeures, afin de les intégrer dans des réseaux de prostitution. Il s’agit principalement de migrations économiques, mais une minorité plutôt aisée se présente aussi au SAEMNA pour faire des études aux frais de l’ASE : ces derniers sont surnommés les « Erasmus » par le service.

La plupart d’entre eux, arrivent par voie terrestre, en passant par le Maroc et l’Espagne. « Le jeune de 15 ans qui arrive seul avec son sac à dos est un fantasme », explique le directeur du SAEMNA, pour illustrer l’omniprésence des réseaux de passeurs, qui leur promettent un avenir radieux en France. « C’est de la traite d’être humain », s’insurge Emmanuelle Ajon, qui prépare en ce moment un film à destination des jeunes des pays d’origine, pour qu’ils ne tombent pas dans le piège des passeurs, mais aussi pour que ceux qui sont déjà arrivés appréhendent ce qu’elle appelle « l’échec positif », c’est-à-dire la possibilité d’envisager un retour.

Se loger dans l’urgence

Avec la vague de froid, au mois de février, les arrivées au siège du département se sont tellement multipliées, jusqu’à quinze personnes certains jours, qu’un gymnase a été aménagé en urgence pour les accueillir. La nuit, les associations font aussi appel aux squats pour leur trouver un toit, à la Ruche notamment. Ce squat destiné aux mineurs est situé 51, rue du Mirail à Bordeaux (33). Cata et Sébastien, que nous avons rencontrés le 25 février, font partie des cinq anciens étudiants en classe prépa du lycée Montaigne, à l’origine du projet. Cet ancien logement de fonction a commencé à accueillir des jeunes dès septembre 2017.

Les deux bénévoles s’accordent à dire que les évaluations présentent un conflit d’intérêts. « Sachant qu’il manque de place, le département ne peut pas gérer les évaluations et le logement des mineurs », analyse Sébastien, qui voudrait que ces contrôles soient effectués par un organisme indépendant. Selon l’association Médecins du Monde, 80% des jeunes qui se présentent à l’évaluation sont refusés, et parmi ceux qui font un recours auprès du juge des enfants, 80% seront ensuite protégés par le juge des mineurs.

La plupart des vingt garçons qui résident, en ce moment, dans le squat sont en recours. C’est le cas de Wilfried, 15 ans : « il a l’air plus âgé, mais c’est un gros nounours. Il regarde des dessins animés pendant ses temps libres », se désole Cata. « Trop confiant pour être mineur ». Les deux fondateurs de la Ruche, qui disent avoir eu accès à des fiches d’évaluation du SAEMNA, ont pu y lire de telles observations. 

« On a hâte que les services publics fassent leur boulot »

À la Ruche, les conditions d’hygiène sont sommaires : une douche pour tout le monde, des matelas à même le sol, dans des chambres où s’entassent cinq à six personnes et une myriade de sacs de poubelle dans l’entrée. Organisée avec l’association Tremplin, qui rassemble des anciens professeurs bénévoles, la Ruche envoie les jeunes en cours trois fois par semaine. Le nombre d’éducateurs qui leur est consacré est néanmoins insuffisant, selon Sébastien, qui voient d’un mauvais œil les temps morts, pendant lesquels la plupart s’abrutissent en fumant de l’herbe.

Le sport, et le foot particulièrement, est aussi un moyen de s’occuper : beaucoup consacrent la majorité de leur temps aux entraînements. Le jour de notre visite, ils étaient tranquillement installés dans les escaliers et regardaient l’un d’entre eux se faire couper les cheveux.

Face à la hausse constante des arrivées –elles ont triplé depuis 2014-, tant la Ruche, que les associations, et le département souhaitent que le budget qui leur est consacré soit augmenté. Toujours au congrès des départements, en octobre dernier, Édouard Philippe a annoncé qu’un crédit de 132 millions d’euros est prévu dans le projet de loi de finances 2018 « pour prendre en charge à titre exceptionnel, une partie des surcoûts de l’aide sociale à l’enfance liée à la hausse des mineurs non accompagnés ».

En attendant, les créateurs de la Ruche, commencent à saturer émotionnellement, à force de vivre avec des personnes en manque d’affection. « On a hâte que les services publics fassent leur boulot », en conclut Sébastien, qui s’échappe souvent du squat avec Cata pour tenter de se changer les idées.

Alix Fourcade
Par Alix Fourcade

Crédit Photo : Alix Fourcade

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