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20/03/19 : Le Pont de l'île de Ré ne sera pas fermé à la circulation dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mars 2019 comme annoncé le 22 février dernier.

20/03/19 : Un séisme de magnitude 4,9 s'est produit ce matin peu avant 11h dans le secteur de Montendre. Il aurait été ressenti dans un rayon de 200 km, à Bordeaux et à Angoulême notamment.

20/03/19 : A Périgueux, la journée de l'audition se concrétise ce mercredi 20 mars, par le spectacle "yes ouie can", au Sans réserve à partir de 18 h 30. Cette soirée est organisée par le service de santé au travail. Gratuit dans la mesure des places disponibles.

19/03/19 : Dordogne : Ce 19 mars, l'appel à la grève des organisations syndicales CGT, FO et FSU, a été suivi par un petit millier de personnes à Périgueux qui revendiquent une hausse du SMIC, la réindexation des pensions et de retraites sur le coût de la vie.

19/03/19 : Jean-Frédéric Laurent, économiste de formation et spécialiste du transport maritime international est depuis le 13 mars dernier, le nouveau Président du Directoire du Grand Port Maritime de Bordeaux.

18/03/19 : Le préfet de Nouvelle-Aquitaine Didier Lallement est nommé préfet de police de Paris en remplacement de Michel Delpuech, après les violences sur les Champs-Élysées.

17/03/19 : Grande America : les "boues" observées par l'association Sea Shepherd hier à Hourtin en Gironde, ne sont en fait qu'un phénomène naturel de décomposions de déchets organiques bien connus des habitants, et non du mazout, relate ce matin la préfecture.

16/03/19 : Naufrage du Grande America : l'association Sea Shepherd rapporte que des plages de Gironde auraient été touchées. La préfecture maritime ne confirme pas et demande de "ne pas se fier aux photos alarmiste", et promet des prélèvements sur zone.

15/03/19 : Naufrage du Grande America : une nappe d’hydrocarbures d’une longueur de 4.5 km et d’une largeur de 500 mètres, d’aspect compact, a été observée à proximité de la zone de naufrage, à environ 175 nautiques (environ 325 km) des côtes françaises.

12/03/19 : Prévoyant une trentaine de recrutements en 2019, la Sobeval, spécialisée dans le veau de boucherie, organise un forum pour l’emploi, le 20 mars de 13 h à 17 h dans ses locaux de Boulazac (Dordogne). Un test par simulation sera proposé par Pôle emploi.

12/03/19 : En Lot-et-Garonne, la semaine prochaine, inauguration des sites multi-opérateurs d'accès à l'internet mobile à Hautefage La Tour, Massels, Thézac. Les communes de Frespech et Auradou sont également concernées par la couverture de ces nouveaux sites.

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  • 21/03/19 | Bordeaux : du mouvement à la Maison Rose

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    Le vide dressing de la Maison Rose approche. La dernière née de l'association RoseUp, qui édite également Rose Magazine, organise un vide dressing solidaire ce samedi 23 mars. La Maison Rose accueille et soutient des femmes atteintes de cancer, mais aussi leurs proches, permettant ainsi de se ressourcer pendant ou après les traitements. L'intégralité des bénéfices du vide dressing solidaire seront reversés à la Maison Rose.

  • 21/03/19 | Nouvelle-Aquitaine : un jeu pour les malvoyants

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    Ce n'est pas la première fois que l'Institut Régional des Sourds et des Aveugles (IRSA) et Cap Sciences élaborent un jeu de société à destination des malvoyants. Time Loop est un jeu de stratégie, où les protagonistes sont perdus dans le temps et dont l'objectif est d'arriver à retourner à son époque. Une campagne de financement participatif a été lancée afin de doter toutes les antennes régionales de l'IRSA d'exemplaires du jeu. 400 euros sont nécessaires pour mener à bien le projet.

  • 21/03/19 | Bordeaux : une nouvelle école d'ingénieur !

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    L'École Nationale Supérieure pour la Performance Industrielle et la Maintenance Aéronautique ouvrira ses portes à la rentrée scolaire 2019. L'ENSPIMA sera la sixième école publique d'ingénieurs bordelaise avec pour domaines de prédilection les industries aéronautique, spatiale et de la défense. L'école sera basée dans les locaux de l'Institut de Maintenance Aéronautique à Mérignac. Les recrutements sont ouverts à partir du 20 mars pour ce cursus de 3 ans.

  • 21/03/19 | 1e édition de Gaspi'Halles pour une alimentation responsable

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    La première édition de Gaspi'Halles aura lieu les 22 et 23 mars aux halles de Bacalan à Bordeaux. Cet événement, organisé par l'EFAP et l'entreprise Biltoki, vise à sensibiliser les Bordelais au gaspillage alimentaire. Le vendredi matin sera consacré à des tables rondes destinées aux professionnels, tandis que le samedi après-midi sera ouvert au public pour des ateliers pratiques, de 14 heures à 18 heures.

  • 21/03/19 | Soirée ciné-débat sur la santé mentale à Pessac

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    Dans le cadre de la semaine d'information sur la santé mentale, le cinéma Jean Eustache de Pessac projettera le film documentaire "Locura al aire" le 22 mars à 20h30, en partenariat avec l'Unafam. Le film sera suivi d'un débat en présence du docteur Doumy, psychiatre au Centre Référence des Pathologies Anxieuses et de la Dépression (CERPAD) à l’hôpital Charles Perrens. Séance aux tarifs habituels.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | La Sepanso dénonce le "fétichisme des LGV"

11/06/2016 | L'association de défense de l'environnement Sepansova va déposer prochainement un recours devant le Conseil d'État contre le décret déclarant la LGV d'utilité publique

Sepanso

Le projet de LGV censé mettre Toulouse à un peu plus de trois heures de Paris, est loin de faire l'unanimité, même après la signature du décret validant la déclaration d'utilité publique des lignes Bordeaux Toulouse et Bordeaux-Dax. Avec un coût toujours estimé à 8,3 milliards d'euros, elle a de nombreux détracteurs, dont plusieurs associations de riverains ayant annoncé la multiplication de recours juridiques, 140 personnes ayant même acheté un terrain en collectif sur le futur tracé pour en retarder la mise en chantier. Ce vendredi, la SEPANSO a franchi un nouveau cap, en détaillant la nature du recours qu'elle déposera prochainement auprès du Conseil d'État.

La Société pour l'Etude, la Protection et l'Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) a détaillé ce vendredi la nature du recours qu'elle déposera prochainement auprès du Conseil d'État pour contester la validation de la Déclaration d'Utilité Publique (DUP) enterinée le 2 juin dernier. "Le gouverment n'a tenu aucun compte des remarques effectuées par la commission d'enquête, qui a réuni 14 000 contributions dont 95% étaient défavorables. C'est un recours pour excès de pouvoir", a notamment affirmé ce vendredi Pierre Hurmic, conseiller municipal et porte-parole du groupe écologiste à la mairie de Bordeaux, mandaté par la Sepanso de plaider le dossier auprès du Conseil d'État". 

Deux principales failles juridiques

Cela dit, l'avis de la commission d'enquête n'est que consultatif, la Sepanso ne compte donc pas s'appuyer dessus pour plaider. Deux arguments majeurs viendront en revanche étayer son discours. Le premier, c'est l'insuffisance de l'évaluation publique. "On a décelé deux irrégularités substancielles qui constituent des vices de procédure justifiant l'annulation de la DUP. Un examen attentif de la commission confirme que le financement public du projet est totalement incertain. Ils se sont contentés d'un engagement sommaire inscrit dans un protocole d'accord datant de 2008. A l'époque, le Conseil d'État était très peu exigeant. Depuis, la jurisprudence a évolué, il est devenu plus exigeant sur les conditions de financement", explique Pierre Hurmic, en ayant pour preuve la décision, prise le 15 avril dernier, d'annuler la déclaration d'utilité publique de la ligne LGv Poitiers-Limoges. Principale cause selon le Conseil d'État : " l'évaluation économique et sociale, qui doit obligatoirement être réalisée pour ce type de projets, présentait des insuffisances [...] de nature à vicier la procédure d'adoption du décret". Elle juge en outre que les inconvénients du projet l'emportaient sur ses avantages, de sorte que le projet n'était pas d'utilité publique". C'est donc le même argument économique que la Sepanso compte plaider dans ce recours : le coût de ces deux lignes serait supérieur aux avantages supposés. L'association affirme d'ailleurs que des collectivités locales majeures (dont le Conseil régional, plutôt favorable et le Conseil Départemental, hostile au projet) se sont retirées du protocole d'intention. 

 Le deuxième argument, lui, est davantage d'ordre environnemental. "Le code de l'environnement impose une étude d'impact pour ces grands projets : une analyse de l'état initial de la zone et des milieux susceptibles d'être affectés par le projet et des effets négatifs et positifs du projet sur l'environnement. La loi dit que ces informations doivent être présentées au public, notamment les propriétés foncières devant être expropriées. Nous considérons que l'information donnée lors de l'enquête publique est très insuffisante. Ceux qui vont être expropriés ont besoin de savoir !", continue Pierre Hurmic. "On sait très bien combien ce genre de projet détruit l'environnement et le cadre de vie des habitants. C'est un saccage environnemental, et ce n'est pas les quelques grammes de CO2 que l'on peut espérer gagner à l'horizon de vingt ans qui peuvent être un argument en faveur d'un tel projet", ajoute Daniel Delestre, vice-président de la Sepanso. 

D'autres arguments idéologiques

Concernant Bordeaux-Dax, censé être le premier maillon reliant la capitale girondine à l'Espagne, là aussi, l'avis de Pierre Hurmic est loin d'être nuancé. "Le réseau espagnol (Y Basque) circule à 220 kilomètres heures. Quel besoin a-t-on de faire arriver des TGV à Hendaye qui circulent à 320 km/h ? Améliorer les liaisons ferroviaires avec l'Espagne, c'est impératif. Ce qui ne l'est pas, c'est de faire croire aux gens que des projets pharaoniques comme celui-là sont réalisables. On est en train de sanctuariser cette desserte alors qu'on peut parfaitement améliorer le tracé existant permettant de créer cette liaison". Pour Daniel Delestre, ce serait même une idéologie des élus, prenant pour preuve un rapport assez cinglant de la Cour des Comptes sur la grande vitesse ferroviaire. "Les grands élus, à défaut de programme politique, veulent annoncer aux citoyens qu'ils vont gagner quelques minutes sur leur parcours. C'est une façon d'exister, ils vont faire émerger l'idée qu'il n'y a aucune alternative à ce projet. C'est de la communication, qui est aussi soutenu discrètement par les lobbys du BTP et celui d'Alstom". Impossible, en revanche, de plaider cela dans un recours... 

Vers d'autres recours collectifs ? 

La Sepanso n'est en revanche pas la seule organisation à souhaiter se liguer contre la décision du Conseil d'État. Le 30 mai dernier, 140 membres du collectif "Coordination vigilance LGV" (qui rassemble six associations d'opposants au projet) ont annoncé avoir fait l'acquisition de deux parcelles (d'une surface de 1868 mètres carrés au total) sur le tracé pressenti de la LGV en Sud-Gironde, avec pour but principal de retarder le plus possible le processus d'expropriation. D'autres organisations, notamment du Lot-et-Garonne et des Landes ont annoncé vouloir s'opposer à l'avis du Conseil. Selon les écologistes, plusieurs collectivités territoriales seraient même en train d'y réfléchir, de même que des organisations composées d'agriculteurs, de silviculteurs et de vignerons. Dans tous les cas, la Sepanso affirme que leur recours devrait être déposé sur la table dans moins d'un mois, mais qu'il faudrait en attendre dix-huit de plus avant la prochaine décision. Pas le choix cependant pour la Sepanso, qui refuse toute mesure : ce sera l'annulation de la Déclaration d'Utilité Publique... ou rien.  

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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