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26/05/19 : En Dordogne, le taux de participation aux élections européennes à 12 h est en forte hausse : il est de 25,06 % contre 19,59 % en 2014 et 16,44 % en 2009. Au niveau national, le taux de participation est aussi en progression.

24/05/19 : Le comité de ligne TER du bassin de Limoges aura lieu le mardi 28 mai 2019 à 18h à la Maison de Région, 27 boulevard de la Corderie à Limoges. Au menu: trafic, régularité, qualité des services, travaux, etc.+ d'info

24/05/19 : Dans le cadre de son Plan Action Climat, l’Agglo de Pau propose 2 soirées d’échanges pour encourager l’émergence de projets citoyens: le 4 juin à 20h à la salle des fêtes d’Artigueloutan et le 18 juin à 20h à la salle communautaire de Poey-de-Lescar.

24/05/19 : La Région Nouvelle-Aquitaine, la Régie régionale des transports landais et la SPL Trans-Landes s'apprêtent expérimenter un autocar roulant au bioGNV sur la ligne régionale Dax-Mont-de-Marsan, soit une émission de -95% de particules et -80% co2 en bio gaz

24/05/19 : En partenariat avec le Conservatoire de Espaces Naturels, la Médiathèque André Labarrère de PAU accueille du 22 mai au 8 juin l'exposition "des abeilles sauvages dans ma ville"ainsi qu'une conférence le vendredi 24 mai de 18h à 20h.

23/05/19 : Suite aux actions engagées depuis plusieurs mois et aux demandes des enseignants ainsi que des familles des élèves et citoyen·nes, la FSU47 a décidé d'organiser une réunion publique à Agen, salle Picasso (à côté du Stadium) le mardi 28 mai à 20 h 30.

23/05/19 : Un comité de lignes TER ouvert aux usagers se tient le 23 mai à 18h au lycée du IV-Septembre d'Oloron. Les lignes Bordeaux-Tarbes ; Bayonne-Tarbes et Pau-Bedous y seront étudiées à la loupe: trafic, régularité, qualité des services, travaux, etc.+ d'info

23/05/19 : La Rochelle : Les Francofolies (du 11 au 14 juillet) ont dévoilé la programmation de la scène de la grosse horloge : TERRENOIRE, CORINE, HUBERT LENOIR, CLÉA VINCENT, LA CHICA, YSEULT, MARVIN JOUNO, SAODAJ', DAMPA, DI#SE, SPIDER ZED, KOTTARASHKY.

23/05/19 : Dans le cadre des élections Européennes, Christian JACOB, président du groupe Les Républicains, et la collistière de F.Bellamy Cristina STORONI, vont en Charente-Maritime ce jeudi à la rencontre des acteurs des filières agricoles et des militants LR.

22/05/19 : Deux-Sèvres : les campus des métiers de Niort et Parthenay ouvrent leurs portes les mercredi 22 et vendredi 24 mai de 13h30 à 17h30. Une occasion de découvrir les 32 métiers de l’artisanat enseignés et échanger avec l'équipe autour de l'alternance.

22/05/19 : Elections européennes : La ville de Bergerac lance un appel via les réseaux sociaux et son site internet pour trouver des assesseurs pour dimanche prochain, le 26 mai jour des élections européennes. Plus d'infos : www.bergerac.fr

22/05/19 : Deux-Sèvres: suite à un glissement de chaussée survenu ce mardi soir au Rétail sur la RD748, la circulation est coupée entre Champdeniers et Secondigny. Une déviation a été mise en place par la RD6, RD743 via Parthenay et la RD949bis vers Secondigny.

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  • 24/05/19 | Coup froid sur le Festival "Biarritz en été"

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    Le maire, Michel Veunac, a appris avec stupéfaction -et une certaine colère- l’annulation de ce festival par ses organisateurs. Festival d'envergure faisant partie des nouveaux temps forts de l’été. Les organisateurs évoquent des raisons d’ordre financier pour justifier l'annulation soudaine de cette deuxième édition qui leur avait confiée. La Ville de Biarritz a donc décidé de réinscrire deux soirées supplémentaires des Jeudis de l’Océan en juillet et elle organisera un grand concert gratuit le 10 juillet à la Côte des Basques, en collaboration avec l'Atabal.

  • 24/05/19 | Le comblement du passage souterrain de la gare de Marmande sous tension!

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    Le 23 avril dernier, le passage souterrain permettant la liaison entre les quais de la gare de Marmande a été comblé de béton. Val de Garonne Agglomération et la Ville de Marmande sont vivement opposés à ces travaux effectués par SNCF Réseau sans aucune concertation préalable. Les deux collectivités ont interpellé la direction de SNCF Réseau pour qu’une réunion soit organisée et l’ont informée qu’elles répondraient défavorablement à tout appel de fonds dans l’attente de cette réunion.

  • 24/05/19 | Un patron périgourdin adopte une méthode originale pour recruter

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    Après l'échec de ses petites annonces à Pôle-Emploi et sur site internet LeBoncoin, Geoffroy Saguet, le patron de l'entreprise Horizons bois à Savignac les églises, en Dordogne, a posé un panneau sur la façade de son entreprise de charpente-menuiserie, pour attirer les candidats. Il recrute des ouvriers qualifiés, charpentiers et menuisiers, un couvreur, un chef d'équipe et un ingénieur, soit 10 postes au total. Il a reçu une trentaine de Curriculum Vitae en dix jours.

  • 24/05/19 | Elections européennes : La Rochelle favorise l'accès aux handicapés

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    Depuis mars 2019, les personnes majeures sous tutelle sont pour la première fois autorisées à voter. Depuis, la Ville de La Rochelle s’est associée à l’Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH) pour leur favoriser l'accès à ce premier scrutin du 26 mai. Des membres de l’Association Valentin Haüy et du Relais handicap de l’Université de la Rochelle seront présents avec une grille d’observation pour faire le point sur les aménagements en place et les évolutions possibles.

  • 24/05/19 | L'ADM47 soutient la création du Lac de Caussade

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    L’Association des Maires de Lot-et-Garonne a organisé le 23 mai au soir un conseil d’administration exceptionnel pour confirmer son soutien à la création du Lac de Caussade et "permettre de trouver rapidement une sortie de crise avec toutes les parties prenantes". Pour rappel, l'ADM47 a adopté une motion de soutien à ce projet.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Entre les lignes Le revenu de base, une "utopie démocratique" ?

02/12/2018 | Dans un livre récemment paru aux éditions Le Bord de l'eau, Timothée Duverger retrace l'histoire des débats autour du revenu universel ou "revenu de base" dans les sociétés démocratiques.

Timothée Duverger

Dans "L'invention du revenu de base; la fabrique d'une utopie démocratique", Timothée Duverger, maître de conférence et chercheur associé et spécialiste de l'économie sociale et solidaire, revisite l'Histoire et les débats autour de ce que Benoît Hamon avait nommé "revenu universel", récemment revenu sur l'échiquier politique alors qu'une proposition de loi (déposée par des présidents de conseil départementaux socialistes) sera examinée au parlement en janvier prochain. Avec l'auteur, nous sommes revenus sur l'émergence de ce concept dans les sociétés démocratiques libérales et les raisons de son retour dans l'actualité.

Dans un contexte de grogne personnifiée par le mouvement des gilets jaunes, la question des droits sociaux revient régulièrement dans les débats. En parallèle des annonces gouvernementales dans le cadre du plan pauvreté (et notamment l'idée d'un revenu universel d'activité), dix-huit présidents de départements (socialistes) ont déposé, le 18 octobre dernier, une proposition de loi visant à mettre en place l'expérimentation d'un revenu de base, qui devrait être débattue en janvier prochain au parlement. Ce revenu de base, qui se rapproche de la proposition d'un "revenu universel" soutenu dans la précédente campagne des présidentielles par le candidat Benoît Hamon, a depuis fait du chemin, notamment dans ses modalités d'expérimentation et ses critères d'attribution.

Trente ans après la naissance du RMI (devenu, en 2009, le RSA), le nombre de bénéficiaires du RSA a subi une augmentation très importante (de 330 000 à 1,8 millions aujourd'hui), ce qui n'empêche pas pour autant les associations de pointer, chaque année, dans des rapports sur la grande pauvreté, l'accroissement des inégalités. Dans un ouvrage ("L'invention du revenu de base : la fabrique d'une utopie démocratique) paru récemment aux éditions Le Bord de l'eau, Timothée Duverger, collaborateur auprès du conseil départemental de la Gironde (sur les questions d'insertion, de développement social), maître de conférence associé à l'IEP de Bordeaux et spécialiste de l'Economie sociale et solidaire (ESS), analyse l'émergence du concept de revenu de base, apparu au fil des siècles sous de très nombreuses formes, du "dividende social" de la Grande Dépression à l'allocation universelle européenne des années 80-90.

Au travers de différentes périodes, il y présente le revenu de base comme une "utopie démocratique", sorte d'idéal social à réinventer. Dans le même temps, les départements signataires de la proposition de loi viennent de lancer ce vendredi une enquête sur internet visant à recueillir l'avis des citoyens sur la potentielle expérimentation d'un revenu de base, ainsi qu'une pétition (que l'on peut qualifier de lobbying politique sans rougir) ayant pour l'instant recueilli une trentaine de signatures. A l'occasion de la sortie de son livre, nous avons questionné Timothée Duverger sur le sens même qu'il donnait à son titre et le constat à tirer de l'analyse historique à laquelle il se livre sur 138 pages.

@qui.fr - Ce que l'on remarque d'emblée, c'est que l'idée du revenu de base, quel que soit le nom qu'on lui donne, apparaît à chaque fois dans des périodes compliquées de l'Histoire des démocraties libérales étudiées (la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne). Le débat sur le revenu de base intervient-il forcément en temps de crise ?

Timothée Duverger - Ca intervient souvent dans un contexte de crise, oui, des crises qui peuvent être variées, de la Révolution Française au mouvement des lumières ou après la seconde guerre mondiale loresque des ingénieurs britanniques proposent de mettre en place cette mesure pour soutenir le pouvoir d'achat alors que l'économie est totalement détruite. A chaque fois cette proposition revient parce qu'il s'agit de sécuriser les revenus des personnes. Cela pose aussi la question du droit au revenu dans une communauté de citoyens, arriver à refonder une société après une crise.

@qui.fr - Y a t-il des facteurs expliquant son retour sur le devant de la scène politique aujourd'hui et la proposition de loi déposée par les dix-huit présidents départementaux socialistes ?


T.D - A chaque fois, c'est la même question du droit au revenu qui se pose. Il peut varier selon les ajustements de trois paramètres : l'inconditionnalité, l'individualisation et l'universalisation. Ils peuvent être définis de façon très différentes qui vont chacune donner des versions du revenu de base qui peuvent être très variées même si le tronc commun d'une garantie de ressources est conservé. Actuellement, l'élément majeur c'est la crise économique de 2008 qui fait elle même écho à la crise, plus latente, du ralentissement de la croissance économique dans les années 70. La crise de 2008 a servi de catalyseur. Ce qui a changé, c'est qu'aujourd'hui les systèmes de sécurité sociale ne s'adaptent plus suffisamment aux évolutions professionnelles en raison d'un éclatement du salariat et des protections qui l'entourent. De l'autre côté, il y a une montée des préoccupations écologiques qui remet en cause le productivisme. La question d'un dépassement du salariat se pose, même si à mon avis, ça reste pour une bonne part une illusion.

@qui.fr - L'utopie est définie comme un idéal qui ne tient pas compte de la réalité. En qualifiant le revenu de base d'utopie démocratique, ne renforce-t-on pas l'idée que son application réelle est, de fait, impossible ?


T.D - Paul Ricoeur, dans "L'idéologie et l'utopie", dit que, contrairement à l'idéologie qui est un système de représentation visant à justifier l'ordre existant, l'utopie vise à ouvrir les possibles à une alternative et à un autre horizon. La première notion est plutôt du côté des vainqueurs et du système tel qu'il est, l'autre non. Tout l'enjeu, c'est de faire en sorte que cet ailleurs qui n'existe pas puisse être activé ici et maintenant, c'est de cette bascule là dont je parle à chaque fois. Tout changement social procède d'une utopie, d'idées qui trouveront une traduction imparfaite mais qui sont quand même réveillées.


Le besoin existe puisque les dispositifs sociaux actuels ne sont pas satisfaisants. Le RSA, par exemple, a un taux de non-recours de 37% pour diverses raisons. Un jeune sur quatre entre 18 et 24 ans (la catégorie d'âge la plus pauvre de la population) est en dessous du seuil de pauvreté, or ils sont, sauf quelques exceptions, exclus du RSA. Le RSA est calculé tous les trois mois, ça génère des fois des ruptures de droits ou du trop-perçu. Si une personne n'adopte pas un comportement que l'on attend de lui, il perd tout ou partie de l'allocation. Quand on pose la question d'un droit au revenu, c'est aussi celle du besoin de lever ce type de sanctions. Il y a donc un besoin, la question c'est de le mettre en débat dans la société pour que les citoyens, au-delà des préjugés que l'on peut avoir, se rendent compte des situations concrètes. C'est une enquête sur internet qui vise à sensibiliser le public sur les enjeux d'une telle mesure et obtenir des réponses sur les effets attendus. La pétition, elle, est plus un appel.

@qui.fr - L'idée du revenu de base et du revenu universel d'activité annoncé par Emmanuel Macron dans le cadre du plan pauvreté ont souvent été comparées mais sont pourtant très différentes dans le fond. Qu'en pensez-vous ?

T.D - C'est une réaction à la proposition des départements qui n'a pas été travaillée, autrement dit on est dans l'effet d'annonce. La preuve, c'est que dans le plan pauvreté, le revenu universel d'activité n'est pas envisagé avant 2022, donc à la fin de son quinquennat. Dans les grandes lignes, il y a trois problèmes. Le premier, c'est cette volonté de fusionner en particulier le RSA et les APL et conditionner ça à une recherche d'emploi de manière très contraignante (qu'est-ce qui est, par exemple, une offre raisonnable d'emploi). On renforce de manière très drastique la contrepartie en y rajoutant une nouvelle conditionnalité pour les aides au logement. Derrière, c'est donc remettre en cause ce droit au logement.

De la même façon, le RUA veut inclure l'allocation adulte handicapé, ce qui peut être problématique dans le cadre d'une contrainte à la recherche d'emploi. Le deuxième point de divergence, c'est la question des jeunes : Emmanuel Macron ne dit pas s'il veut les inclure ou pas alors qu'ils sont probablement la cible prioritaire des politiques sociales. Si on regarde les rapports de France Stratégie, on voit qu'il raisonne à budget constant. S'il met en place l'automatisation, ça veut dire qu'il résorbe le non-recours, mais encore une fois à budget constant. Il y a donc deux solutions : soit on considère que, par exemple, les 550 euros du RSA, c'est trop et donc on baisse le montant des prestations; soit on exclut des catégories de personnes de l'allocation.


Ce n'est pas parce qu'on sort les conditionnalités de l'équation que l'on met fin à l'accompagnement, c'est même tout le contraire. Au lieu d'être dans une logique de sanction et de prendre beaucoup de temps dans l'accès au droit et dans le contrôle, on rend du temps aux travailleurs sociaux dans l'accompagnement social et professionnel. La nécessité d'expérimenter nous semble donc accrue par les annonces du plan pauvreté, surtout qu'on s'adresse à des publics très fragiles. 2022, ça laisse du temps pour faire ces expérimentations et alimenter le débat public de manière étayée avec des évaluations factuelles sur lesquelles se reposer et débattre de manière plus sereine.

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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