11/12/17 : La Charente-Maritime est passée ce matin en vigilance "jaune" vents violents : la circulation est coupée sur le pont de l'île d'Oléron et les liaisons maritimes coupées avec l'île d'Aix, en raison d'une forte houle.

10/12/17 : A Orthez la liste menée par le socialiste Emmanuel Hanon remporte l'élection municipale (49,69%) devançant celle du maire sortant Yves Darrigrand (39,87%) et de Hélène Marest (Lrem -Modem 10,44%

10/12/17 : Philippe Mahé préfet de Meurthe-et-Moselle depuis août 2015 est le nouveau directeur général des services de la Gironde. Il a occupé plusieurs postes similaires depuis 1995 en Côtes d'Armor Finistère aux communautés urbaines de Nantes et de Toulouse.

10/12/17 : Dans un communiqué du 9/12, le président de la Charente-Maritime Dominique Bussereau annonce que l'instauration d'un péage à l'entrée d'Oléron ne sera finalement pas soumis au vote lors de la session du Département du 18 décembre comme annoncé.

10/12/17 : Charente-Maritime : Météo France annonce une tempête ce lundi, avec de violentes rafales pouvant atteindre localement 120 à 130 Km/h sur le littoral et 100 à 110 Km/h à l'intérieur des terres.

09/12/17 : Après l'annonce de la présence du groupe NTM, les Francofolies ont annoncé cette semaine leurs prochaines têtes d'affiches de l'édition 2018, qui se tiendra du 11 au 15 juillet : Orelsan, Jain, Véronique Sanson, Mc Solaar, Calogero et Shaka Ponk.

08/12/17 : Les maires de Port-au-Prince et de La Rochelle ont signé un accord mardi à l’occasion des 2e Assises de la coopération franco-haïtienne à Port-au-Prince. Une aide nouvelle sera apportée pour la construction d’un lieu d’accueil en cas de catastrophe.

07/12/17 : Le maire de Saint-Jean-de-Luz et premier vice-président de la Communauté Pays basque, Peyuco Duhart, 70 ans, est mort ce vendredi matin à 10 heures au Centre hospitalier de la Côte basque à Bayonne. Il avait été victime d'un AVC la semaine dernière.

06/12/17 : L’innovation au service des entreprises. Jeudi 14 décembre, la CCI47 organise un a-m de table ronde autour du « design, levier d’innovation dans les entreprises ». Pour en parler des entrepreneurs seront présents pour témoigner de leur expérience.

06/12/17 : Mi novembre, le centre national pour le développement du sport a attribué un total 5,7M€ à 16 projets néo-aquitains visant la création d’équipements structurants, l’accès à la pratique sportive des personnes handicapées et à la rénovation des CREPS

06/12/17 : C'est ce lundi 11 décembre que Didier Lallement, prendra officiellement ses fonctions de préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest et préfet de la Gironde à la suite de Pierre Dartout.

30/11/17 : Le 20 décembre, la salle de spectacles “Les Cigales“ à Luxey (40) accueille Françis Huster pour un seul-en-scène moderne et engagé, à l’image de celui qu’il incarne: Albert Camus. Rendez-vous à 21h. Pensez à réserver sur www.musicalarue.com !

30/11/17 : Du 5 au 16 décembre, la médiathèque du Marsan (à Mont-de-Marsan) accueille une exposition d'affiches créée à l'occasion du cinquantième anniversaire d'Amnesty International. Objectif: sensibiliser et éduquer aux droits humains.

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  • 11/12/17 | Bordeaux : Deux tramways en plus aux heures de pointe sur la ligne A

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    Afin d’accompagner la fermeture du pont de pierre à la circulation automobile, et à la demande d’Alain Juppé, TBM renforce le service tramway de la ligne A en heures de pointe, sur la rive droite, à compter du lundi 11 décembre. Deux tramways supplémentaires seront mis en place entre 7 h et 8 h, aux départs de « La Gardette » et « Dravemont » et entre 17h et 18h, du centre de Bordeaux vers la Rive Droite.

  • 09/12/17 | Pierre Dartout décoré en quittant Bordeaux

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    Pierre Dartout, préfet de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine a vécu un moment singulier lors de la réception marquant son départ de Bordeaux: il a reçu des mains d'Alain Juppé la décoration de commandeur dans l'Ordre national du mérite en présence d'élus, de personnalités, de sa famille venue de son Limousin natal moment chaleureux ponctué d'un très bel hommage du maire de Bordeaux retraçant une carrière fournie au service de l'Etat et remerciement appuyé du récipiendaire à Bordeaux où il sera "très heureux de revenir". M.Dartout, le préfet de l'installation de la réforme territoriale a loué sa relation avec Alain Rousset

  • 08/12/17 | Les événements nautiques de La Rochelle annoncés au salon Nautic de Paris

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    Le salon Nautic a été l'occasion pour La Rochelle d'annoncer les événements de 2018. En avril, la ville accueillera L'Hermione avant son départ en méditerranée. En mai, ce sera la première édition des Assises de la plaisance et du nautisme. A partir de juillet, 4 championnats européens de sport de glisse vont se succéder (catamaran, dériveur et forty-niners). Sans oublier les traditionnels rendez-vous de la Semaine du Nautisme ou du Grand Pavois, qui se tiendra du 26 septembre au 1 octobre.

  • 08/12/17 | L'ambassadeur de Chine annoncé à la prochaine fête de la truffe

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    La prochaine fête de la truffe a lieu à Sarlat, les 20 et 21 janvier 2018. Cet événement culinaire accueillera l'assemblée générale de l’association des Bocuse d’Or Winners. Pour l’occasion, 17 lauréats du célèbre concours de cuisine du monde seront présents. Zhai Jun, l'ambassadeur de la République populaire de Chine, accompagné d'une vingtaine de personnes à la prochaine Académie culinaire du foie gras et de la truffe, a répondu favorablement à l'invitation de la municipalité.

  • 07/12/17 | L'avenir du vélo en débat à La Rochelle

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    Depuis douze ans, la Charente-Maritime organise ses Tribunes de l'Innovation autour de grands thèmes d'actualité comme la solidarité, la mondialisation, etc. Pour cette édition, la "petite reine" est à l'honneur, avec des conférences-débats autour de son histoire, sa place socio-économique, ses innovations technologiques et son avenir en tant que transport doux et durable. RDV (gratuit) le 14 décembre à 18h à la Maison du Département. Ouvert au grand public sur inscription au 05 46 31 72 00.

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Société | Les jeunes girondins s’emparent des inégalités de genre

30/11/2017 | Pour les nouveaux élus du conseil départemental des jeunes de Gironde, l’inégalité entre filles et garçons au collège reste un réel problème.

Ouverture du conseil départemental des jeunes

L’assemblée départementale des jeunes de la Gironde constitue un outil privilégié d’éducation à la citoyenneté des collégiens, qui permet de prendre « le pouls » d’une génération. Les conseillers départementaux jeunes (CDJ) représentent leur collège et s’initient à la vie publique en travaillant par commissions thématiques. Depuis deux ans, la CDJ a innové dans son fonctionnement avec l’objectif de devenir une pépinière à idées sur l’égalité entre les filles et les garçons.

De loin, dans l’amphithéâtre Badinter de l’immeuble de Gironde, on aurait pu croire qu’il s’agissait d’une banale réunion des élus du département. De plus près, les trousses colorées, les cahiers grands carreaux et les petites tailles des élus donnent des indices sur la spécificité du conseil. Aujourd’hui c’est la « CDJ », le Conseil départemental des jeunes. Créé en 1989, le Conseil départemental des jeunes de Gironde est composé de collégiennes et collégiens, issus des classes de 5ème et 4ème, élus par leurs pairs, pour une année. Près de 220 enfants sont issus de 91 Collèges publics, 14 collèges privés, 4 maisons familiales et rurales et pour la première fois un institut médico-éducatif a également participé. Le Conseil départemental des jeunes de la Gironde est le conseil de jeunes le plus conséquent de France, et cela pour la seconde année consécutive.

"Un mégaphone de la jeunesse"

Et ce n’est pas un hasard si le Conseil départemental des jeunes de la Gironde regroupe le plus d’élèves. En effet, pour la deuxième année consécutive, le nombre d’élus a doublé dans un souci d’égalité. A la manière des adultes, les enfants sont élus grâce à un scrutin binominal paritaire organisé dans leurs établissements. Il n’y a donc plus un mais deux élus : une fille et un garçon. Cette innovation est décrite comme une « action emblématique de la délégation » par Clara Azevedo, conseillère départementale déléguée à l’égalité femmes-hommes et présidente de la commission jeunesse. Pourtant avant ce nouveau suffrage, Adeline Bourgeois, chargée de mission jeunesse et citoyenneté pour le département de la Gironde, soutient que l’assemblée atteignait « presque la parité naturellement ». Aujourd’hui il n’y a plus de « presque égalité », le conseil est paritaire. Et cela malgré une contrainte financière qui s’est vue chamboulée. Si le nombre des élus a été multiplié par deux, le budget, lui, tente de ne pas suivre la même cadence, passant de 53 000 € à 83 000€ en deux ans. Un budget dont se serviront les enfants pour réaliser des projets mais surtout pour répondre à la problématique du vaste département de Gironde, le plus grand de France métropolitaine, en mettant en place un système de taxi pour accompagner tous les élèves élus à Bordeaux pour les séances de travail.

Le scrutin n’est pas l’unique changement qui va dans le sens de l’égalité des genres. Depuis deux ans également, une nouvelle commission à fait son apparition, celle sur l’égalité entre les filles et les garçons. Comme pour les autres commissions (environnement, vie au collège, lutte contre les discriminations etc), l’objectif est d’entendre les plus jeunes sur ces questions afin de trouver des solutions communes et pérennes. Pour Adeline Bourgeois, la CDJ est un véritable «mégaphone de la jeunesse» qui permet de mieux connaître la nouvelle génération et ses besoins.

Enfin, il semblerait bien que le département ait décidé de ne pas respecter l’avis du Premier Ministre, Edouard Philippe, de bannir l’écriture inclusive des textes officiels. Ici, chaque diapositive et carnet donné aux enfants respectent une écriture qui vise à rendre la langue française plus paritaire. Ultime preuve que le Conseil départemental des jeunes de Gironde prend conscience de l’envergue du problème des inégalités. 

Les cours de récré, lieu de sexisme

Le sexisme n’a pas de frontière et ne se limite pas aux monde des adultes. L’année dernière, lors de la première commission de travail sur l’égalité entre les filles et les garçons, les cours d’EPS (Education Physique et Sportive) ont été pointés du doigt. « Certaines élèves disaient ne pas avoir le droit de venir en short pour faire du sport, elles trouvaient ça injuste ». Suite à ces retours, l’année dernière le département a décidé d’organiser des débats en rapport avec le sport lors de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars. La conférence intitulée « Femmes et sport, une course d’obstacle ? » a donc permis de confirmer la présence des clichés et des discriminations dans le sport, et ce dès le plus jeune âge.

En effet, on sait désormais que la construction d’une cour de récréation cristallise les inégalités entre les filles et les garçons. Edith Maruéjouls, géographe du genre, a soutenu sa thèse en 2014 : « Mixité, égalité et genre dans les espaces du loisir des jeunes. Pertinence d’un paradigme féministe ». Dans ses recherches, elle met en avant l'inégal partage des espaces de loisirs qui s'adressent essentiellement aux garçons. Elle pointe aussi leur inégale valeur : les pratiques de loisirs des garçons sont survalorisées et sur-portées par les collectivités. Tout cela légitime la présence masculine dans l'espace public et a tendance à reléguer les filles à l'espace privé ou à l'espace scolaire. Et cela dès l’école puisqu’il n’est pas rare d’observer dans les cours de récréations que les terrains de foot ou de baskets occupent une majorité de l’espace, laissant ainsi les filles sur le bord « observer les garçons ». Une attitude qui relève d’une construction sociale intégrée par les deux genres.

Mélina, élève en 4ème au collège François Mauriac à Sainte Eulalie, a pourtant bien conscience de ce problème : « les garçons refusent qu’on joue avec eux, du coup on reste sur le côté à les regarder alors que moi j’aime bien jouer au foot ! ». C’est pour lutter contre ces clichés qui l’oppressent que cette collégienne a décidé de s’inscrire à la commission égalité filles/garçons.  A peine deux ans d’existence et déjà ce groupe a du succès. Cette année 28 élèves participent à ce groupe, 3ème commission la plus prisée après « solidarité et lutte contre les discriminations » et « sport et santé ».

Les élèves réfléchissent au thème de leur commission : égalité filles/garçons

Entre deux paquets de chips, les filles près de Mélina, qui ont aussi choisi de travailler dans cette commission, racontent leurs expériences de sexisme au quotidien : « Ils nous disent qu’on doit faire le ménage, que c’est un truc de fille » raconte l’une, « si on vient en jogging, ils disent que c’est un habit de garçon » renchérit une autre qui raconte son ras-le-bol du cliché sur les couleurs : « le rose c’est pour les filles et le bleu pour les garçons; c’est lourd à la longue ». 2017, rien n’a changé sous le préau.

Le monde à l'envers

Après une matinée dans l’amphithéâtre Badinter à appréhender la vie politique, chaque élu rejoint sa commission encadrée par des animateurs. Caroline Vitel, chargée de mission égalité femmes-hommes au département de la Gironde, encadre pour la première fois le groupe.  Elle est accompagnée de Franck Cavallier, CPE au collège Léonard de Vinci à St Aubin-de-Médoc, ainsi que par Karine Pelletier, bibliothécaire et Marie Levraux, référente de prévention dans les établissements. Autour de la table, tout le monde se présente et explique pourquoi il, ou elle, a choisi cette commission « parce que j’en ai marre des inégalités » peut-on entendre globalement. Cette première réunion a pour but de définir un projet à réaliser tout au long de l’année pour répondre aux besoins de tous. En mai dernier, la commission égalité à réalisé un jeu de carte intitulé « stop aux clichés » distribué à tous les collèges du département. Franck Cavallier déjà présent l’année dernière remarque qu’encore une fois ce sont les stéréotypes qui dérangent le plus les enfants. En petit groupe, les élèves libèrent leur parole. « On nous traite comme des objets » se révolte une fille, « les filles ne sont pas plus intelligentes que les garçons » s’exclame Tom. Les préoccupations des adultes viennent aussi très vite dans le débat. On parle des salaires plus élevés des hommes que ceux des femmes, des congés maternités qui empêchent certaines femmes d’accéder à des emplois, des injonctions de genre etc. Caroline Vitel est impressionnée par la maturité des jeunes: « ils pensent déjà aux salaires alors que, nous auparavant on n’en n’avait pas conscience ». Matteo,lui, a été victime de harcèlement sexiste. En faisant de la gym, beaucoup lui on dit que c’était « un sport de gonzesse ». Franck Cavallier remarque que le sport et les clichés reviennent comme l’année précédente « ça ne bouge pas là-dessus ». Pourtant, à cela se rajoute un nouveau discours : celui de lutter pour le sexisme envers les filles mais aussi celui qui touche les garçons. Une élève de 4ème, Dr Martens aux pieds, profite de son aisance à l’oral pour soulever les paroles de ses camarades qui l’ont dérangée: « moi j’ai vraiment envie qu’on puisse inclure les garçons, parce que eux aussi ils n’ont pas le droit de faire certains trucs comme pleurer (…) faut arrêter de dire que les filles ont rien le droit de faire, c’est pas vrai ». Un débat qu’on retrouve aussi sur le 8 mars, journée internationale des droits des femmes. Pour Solal, cette journée n’a pas de sens « ça voudrait dire que les autres journées sont que pour les hommes, ça refait une inégalité ».

Afin de lutter contre les clichés qu’ils subissent en fonction de leur genre, les enfants émettent l’idée de réaliser une vidéo où les filles et les garçons échangeraient leurs situations. « Par exemple une fille pourrait siffler un garçon, pour montrer que c’est vraiment insupportable », « des garçons pourraient faire les pom pom girls pour un match de filles ». Bref, un monde à l’envers pour sensibiliser sur les clichés sexistes.

Les jeunes partagent leurs idées et solution en commission

Pour voir le projet abouti il faudra être patient. Les enfants auront trois séances de travail durant l’année et présenteront leur projet terminé à la séance de clôture le 23 mai 2018. En espérant que « cette fois-ci ça marchera vraiment » souhaite Mattéo. 

Alizé Boissin
Par Alizé Boissin

Crédit Photo : Aqui

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