Soutenez aqui.fr face au défi de la Nouvelle Aquitaine

20/09/18 : Charentes : la rivière Né passe en alerte de crise, niveau sécheresse. Un arrêté prévoit l'interdiction totale des prélèvements à usage d’irrigation agricole, y compris les cultures dérogatoires déclarées, à partir de ce matin 8h.

19/09/18 : Pont de l'île de Ré : Menée cette nuit, la visite d'inspection des services spécialisés du réseau scientifique et technique de l'Etat a confirmé le bien-fondé des mesures de restriction de circulation, qui restent appliquées jusqu'à nouvel ordre.

19/09/18 : Forum pour l’emploi organisé par l’ARCA, Association pour la Relation Client en Nouvelle-Aquitaine, jeudi 20 sept de 9h à 13h à la Maison des Associations de Mérignac. 10 recruteurs présents et 150 postes à pourvoir immédiatement.

19/09/18 : Fermeture du Pont d’Aquitaine dans les deux sens sur la section de la rocade A630 entre les échangeurs 2 et 4 du mercredi 19 à 21h au jeudi 20 sept à 6h, du jeudi 20 à 21h au vendredi 21 sept à 6h, du samedi 22 à 22h au dimanche 23 sept à 18h.

19/09/18 : Charente-Maritime : un nouvel arrêté limite l'irrigation à compter de ce matin 9h à un volume hebdomadaire de 7% du volume restant à consommer depuis le 15 juin, sur les bassins Seudre, Bruant, Charente aval, Marais Sud et Nord de Rochefort, Seugne.

19/09/18 : La Rochelle : suite à un appel à la grève de la CGT et de la CFDT, un peu plus d'un bus sur deux ne circulent pas ce matin. aucun bus ne circule ce mercredi matin sur les quatre lignes Illico, ainsi que sur les lignes 6, 7, 8, 11, 13, et 16.

18/09/18 : Charente-Maritime : Gérard Davet et Fabrice Lhomme, les auteurs d'"un président ne devrait pas dire ça", seront à l'Agora de Saint-Xandre (près de La Rochelle) pour une conférence-débat le mercredi 26 septembre à partir de 18h30.

18/09/18 : Charente-Maritime : Une visite d'inspection étant programmée ce soir au sein du pont de Ré, la circulation est interdite à tous les poids lourds de plus de 3,5 tonnes à compter de 20h ce mardi 18 septembre jusqu'à 7h mercredi 19 septembre.

18/09/18 : La Rochelle : pour lancer officiellement la nouvelle saison 2018-2019, le Carré Amelot ouvre ses portes et organise les festivités "Déambulation et petites formes" samedi 22 de 14h30 à 20h30, avec des spectacles, ateliers et expositions. Gratuit.

18/09/18 : La Rochelle s’engage dans une série d’actions de sensibilisation au Self data. La Ville organise une Conférence publique, "Données personnelles, et si on en parlait ?", jeudi 20 septembre à 18 heures au Musée maritime La Rochelle.

18/09/18 : C'est confirmé, Florence Parly, la Ministre des Armées sera présente le 2ème jour du Salon ADS SHOW, à Mérignac, le jeudi 27 septembre.+ d'info

18/09/18 : A Bordeaux, le Centre Régional Information Jeunesse organise un Jobs Dating Spécial Rentrée ces 18 et 19 septembre: 200 offres d'emploi dans la garde d'enfants, animation, grande distribution, soutien scolaire, propreté et hôtellerie restauration+ d'info

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  • 20/09/18 | Pau : un rallye étudiant pour découvrir la ville

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    Pensé par et pour les jeunes, la Mairie de Pau lance le 4 octobre, son 1er Rallye Etudiant. Objectif, selon Régis Laurent Adjoint au maire chargé de la jeunesse: «souhaiter la bienvenue à Pau aux nouveaux étudiants tout en leur montrant la palette des activités associatives, culturelles et sportives qui y sont possibles». Destinés aux étudiants et étudiants des métiers de 1ère année, ce rallye, mêlant jeu de piste urbain et battles entre équipes, permettra aux jeunes de découvrir les acteurs du territoire au fil de leur pérégrination. A 19h, rdv pour un concert électro gratuit et ouvert à tous place Clémenceau. Détails et inscription.

  • 19/09/18 | Les " Ford" appellent à manifester le 22 septembre

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    A l'initiative des syndicats CFTC et CGT de l'usine Ford de Blanquefort une manifestation aura lieu le 22 septembre à 14h place de la République à Bordeaux. 872 emplois directs et 3.000 emplois induits sont menacés soulignent-ils, insistant sur les aides publiques apportées à la multinationale: de "2013 à 2018 Ford Aquitaine Industries a engrangé près de 50 millions d'euros pour maintenir les 1000 emplois soit approximativement 830 euros par salarié par mois sur 5 ans."

  • 19/09/18 | Anti-ours face à De Rugy, la tension monte en Béarn

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    L'annonce dans le journal Sud-Ouest ce mercredi, de la venue de François De Rugy à Pau jeudi 20 septembre, sur le thème du lâcher de 2 ourses dans le massif pyrénéen, n'a pas tardé d'effet dans les rangs des « anti ». Si dans un communiqué la Fédération Transpyrénéenne des Éleveurs de Montagne 64 juge cette visite «indécente», un collectif d'éleveurs non identifié appelle quant à lui à «un rassemblement musclé» au village d'Asasp-Arros et précise «s'il faut des armes et des fusils pour que notre message résonne aux oreilles de François de Rugy et jusqu'en Slovénie, ils seront sortis!»

  • 19/09/18 | Portes ouvertes pour les 60 ans de l’INJS

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    L’Institut National des Jeunes Sourds de Bordeaux, implanté à Gradignan, fêtera ses 60 ans le 22 septembre prochain. Pour lancer une journée ouverte au public, l’arbre des 60 ans sera planté à 10h30. Une exposition dans la chapelle retracera son histoire et la journée sera ponctuée de tables rondes où familles et jeunes raconteront leur expérience. Vous pourrez aussi visiter le site et profiter pour clôturer la journée d’un spectacle réalisé par un magicien sourd.

  • 19/09/18 | Les V3 électriques arrivent à Bordeaux

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    Avis aux amateurs de vélos sur la métropole bordelaise. Ce mercredi, Keolis et Bordeaux Métropole ont présenté, à l'occasion de la "rentrée" du réseau TBM, le premier V3 électrique. Doté d'une batterie démontable et d'une autonomie de dix kilomètres, il sera rechargeable en une heure trente et son abonnement devrait coûter six euros par mois. Keolis et Bordeaux Métropole ont ainsi prévu d'en déployer 1000 dès le début de l'année 2019.

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Gabardan (Landes): le désert médical ne passera pas par là

24/12/2012 | Grâce à sa Maison de santé multidisciplinaire, le territoire du Gabardan est à l'abri du danger des déserts médicaux, tant en quantité de médecins, qu'en qualité de soin

La maison de santé du Gabardan

Après un premier échec en 2005, le Gabardan est une des premières zones rurales d’Aquitaine, et sans doute de France, à avoir été équipé d’une Maison de Santé multidisciplinaire. Evoquée par beaucoup comme une solution possible à la lutte contre la désertification médicale de nos campagnes, l’expérience landaise montre qu’une telle structure n’est pas si facile à mettre en place. Pourtant, à Gabarret, l’essai a été transformé. Un peu plus de deux ans après son ouverture, la Maison de Santé du Gabardan compte 12 professionnels de santé. Une réussite pour les patients, les médecins et le territoire!

« Contents, satisfait, heureux »… Visiblement, la Maison de Santé du Gabardan fait l’unanimité auprès des patients qui la fréquentent. Pour cette mère de famille arrivée à Gabarret il y a moins de 2 ans, « ça a été une très bonne surprise de voir qu’un village de 1500 habitants était équipé d’une telle structure! Je trouve ça vraiment super ! J’y ai mon généraliste, mon dentiste et pour les filles : orthophoniste et diététicienne; ça nous évite quelques voyages jusqu’à Mont-de-Marsan à 40 km. ». Il est vrai qu'avec ses 3 généralistes, ses 4 infirmières, sa psychologue, son chirurgien-dentiste, sa podologue, son orthophoniste, sa sophrologue et sa diététicienne, Gabarret bat des records  en termes d’offre médicale !  Difficile de croire que le village s’apprêtait, il y a deux ans à peine à entrer dans la spirale des déserts médicaux.
Le Docteur Jean-François Guille, initiateur du projet depuis 2002, ne s’en cache pas, « si la Maison de santé n’avait pas pu voir le jour, je serais parti, c’est sûr ». Il faut dire qu’en 20 ans de présence dans le village, et une population stabilisée, «le nombre de médecins est passé de 5 à 3, les deux départs n’ayant pu être remplacés» ; de quoi littéralement risquer la crise de nerf.  « Enchainer 50 patients par jour, c’est facteur d’épuisement et de stress pour le médecin, inconfortable pour les patients et, au final, dangereux pour eux», souligne-t-il.

Hall d'entrée de la maison de Santé

"Un appel à l'aide"
C’est cette situation « dangereuse » qui avait poussé dès 2002, les 3 médecins du village à prendre contact avec la Communauté de Communes pour de premières réflexions autour d’un projet de maison de santé. « Un appel à l’aide » bien reçu par les élus,  qui comprennent alors qu’au-delà des difficultés rencontrées par les médecins, la santé se pose alors comme « un véritable enjeu pour le territoire », ses habitants et son développement. « Sans médecin, difficile pour un territoire de parvenir à attirer de nouveaux habitants », souligne Serge Jourdan, le Président de la communauté de communes. Si finalement 2 médecins sur 3 se sont retirés du projet, causant l’échec de cette première tentative, l’arrivée d’un nouveau médecin, épouse d’un agriculteur fraîchement installé à Gabarret, va permettre de relancer l’idée, tout en l’ouvrant davantage en termes d’offre de service, invitant les infirmières et professionnels de santé des alentours à y prendre part.
En 2007, le projet est donc de nouveau sur les rails, et, soutenu par la communauté de communes, l’Etat et l’Europe, voit le jour en mai 2010 dans un bâtiment tout neuf de 550 m2 aux lignes contemporaines. Total de l’opération : 1,6 M€ réunis avec un record de subvention à hauteur 70% du budget total… "Impossibles à obtenir aujourd’hui" admet Didier Marcial Directeur de la Communauté de communes.

Outre la présence de nombreux cabinets (un est encore vide, mais sert de salle de réunion) la Maison de santé est également équipée d’un studio. Celui-ci permet non seulement de faciliter la venue des médecins remplaçants en leur offrant un logement sur place, mais il est également un atout pour accueillir des internes en stages. Une manière aussi de faire la promotion de la médecine libérale rurale en si mauvaise forme aujourd’hui, en lieu et place du traditionnel hôpital. Et l’expérience porte ses fruits puisque les deux stagiaires qui sont passées par Gabarret,  envisagent de s’installer à leur compte et l’une d’elle a choisi de traiter dans sa thèse de la problématique de la santé dans les Landes…

Une salle d'attente de la maison de santé du gabardan

Des échanges avec l'hôpital montois
Mais autre atout de l’établissement : il donne corps à une identité médicale au Gabardan et permet ainsi au territoire et à ses habitants de bénéficier de réseaux ou accords de coopération entre établissements. Ainsi, la structure fait par exemple partie du Réseau de Prévention  et de Prise en charge de l’Obésité qui vise plus particulièrement les enfants ( y compris ceux dont  les parents ne sont pas patients) et leur évitent ainsi de se rendre à l’hôpital Layné de Mont-de-Marsan, l’établissement le plus proche faisant aussi partie de ce réseau…  De la même manière, des échanges sont en cours avec l’hôpital montois pour faire partie de la commission de prise en charge des personnes âgées en sortie d’hospitalisation. Mais d’autres coopérations se font aussi de manière moins formelles avec la maison de retraite de Gabarret, située sur le trottoir d’en face ou encore avec le service d’aide à domicile porté par la Communauté de communes. Autant de services de qualité pour la population.

La volonté des professionnels eux mêmes

Docteur Jean-François Guille

En bref, «une vraie réussite», qui suscite l’envie d’autres collectivités. « Beaucoup d’élus et de professionnels sont venus nous rendre visite et nous interroger, mais au final peu d’établissements  sont sortis de terre » constate Didier Marcial. Pour le Dr Guille, une des raisons qui explique le succès de la Maison de santé du Gabardan c’est, d’une part, la présence d’une volonté commune avec les politiques,  mais aussi et surtout la volonté des professionnels eux mêmes. « On ne peut pas construire un tel projet si les médecins eux mêmes ne s’y impliquent pas; c’est courir à l’échec ».

Malheureusement, et le voisinage médical du Gabardan en témoigne,  beaucoup de ces médecins de campagne ont plus de 60 ans et n’ont finalement pas de perspective personnelle de carrière assez longue pour se lancer dans ce genre de projet. Le problème selon lui c’est que "trouver des remplaçants quand il n’y aura plus personne, ce sera encore bien plus compliqué que ça ne l’est déjà maintenant…"  Un défi d’anticipation qu’a su brillamment relever le territoire du Gabardan.  

Solène Meric
Par Solène Meric

Crédit Photo : Aqui.fr

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