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17/02/19 : « Ça suffit » : La Fédération du P S de Gironde appelle à rejoindre le rassemblement contre l’antisémitisme du mardi 19 février à 19 heures, Place de la République à Bordeaux, dans le cadre de la déclinaison locale de l’appel national

16/02/19 : Quelques 2 à 3.000 personnes à Saint Vincent de Cosse en bord de Dordogne ce samedi en présence de nombreux maires et du président du département pour soutenir le contournement de Beynac dont les travaux sont suspendus après l'arrêt du Conseil d'Etat

16/02/19 : Charente : le rectorat a annoncé hier douze fermetures d'écoles et vingt trois fermetures de classes, particulièrement en milieu rural, pour la rentrée 2019. A Voulgezac/Plassac-Rouffiac, c'est carrément le groupe scolaire qui disparaît.

15/02/19 : La Rochelle : Réunion publique dans le cadre du grand débat national « Transition écologique, un devoir laïc, démocratique et citoyen » Salle de l’Oratoire, ce dimanche à 14h.

15/02/19 : Charente-Maritime : la mairie de Clavette, près de La Rochelle, organise un Grand Débat national sur le thème de la fiscalité, mardi 26 février à 19h à la salle des fêtes.

15/02/19 : La Rochelle : suite à un nouvel appel à manifestation sur les réseaux sociaux, non déclaré en préfecture, cette dernière a renforcé son dispositif de sécurité et réitéré son arrêté interdisant la vente et la détention de produits chimiques.

15/02/19 : Suite à une AG extraordinaire qui s’est tenue ce jour, le Frac Aquitaine change de nom. En référence à la dimension territoriale de ses missions et au nouveau bâtiment qu'il intégrera d'ici juin, il se nomme désormais Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA.

14/02/19 : Virginie Calmels a fait part de son retrait de la vie politique lors d'une réunion de la majorité municipale bordelaise ce jeudi 14 évrier et devrait renoncer à son mandat municipal concomitamment avec Alain Juppé début mars.

13/02/19 : Les artistes Benjamin Biolay et Melvil Poupaud se retrouvent sur la scène du théâtre Ducourneau d'Agen, vendredi 15 février à 20 h 30 pour présenter leur Songbook idéal.

13/02/19 : Contre la Réforme des lycées, les établissements de la Rive Droite se mobilisent, le jeudi 14 février, à 17h30. Depuis le lycée Elie Faure, direction les Iris puis le lycée Mauriac pour un rassemblement place Stalingrad.

13/02/19 : Le jeudi 21 février, O2 Radio organise une émission spéciale "Grand Débat National" en direct de 19h à 21h sur 91.3FM ou Facebook. L'émission s'articulera autour de trois thèmes : Fiscalité et dépenses publiques, Institutions et Transition écologique.

13/02/19 : A cause des manifestations le samedi, l'Opéra National de Bordeaux modifie l'accueil de la compagnie de danse « Nederlands Dans Theater ». Ainsi, la représentation initialement programmée le samedi 23 fév. 20 h est avancée au mercredi 20 fév 20 h.

12/02/19 : Le maire de Poitiers, Alain Claeys accueillera le 12 février à 18h15 les étudiants européens du programme Erasmus. Ils seront reçus à l'hôtel de ville, dans le cadre de leur séjour dont le thème est "Migration in Europe".

12/02/19 : La rocade sera fermée entre les échangeurs 2 et 4 pour travaux de maintenance et entretien dans les nuits du 13 au 14 février de 21h à 6h et du 14 au 15 février de 21h à 6h.

12/02/19 : Le collectif "Ensemble pour le climat La Rochelle" organise une nouvelle après-midi de sensibilisation sur le thème de la citoyenneté et du vivre ensemble le dimanche 17 février. Le rdv est donné à 14h30 à la plage de la concurrence pour une marche.

11/02/19 : "France-Maghreb : renforcer l'économie sociale et solidaire, élus et entrepreneurs unis", tel est le thème de la 16° convention « Europe-Afrique du Nord » qui aura lieu les 15 et 16 février Halle des Douves à Bordeaux. www.france-northafrica.com

07/02/19 : Pierre Camani (psdt du 47) à propos de sa rencontre ce jour, avec Jun Kuroda, cadre dirigeant de Taisho, repreneur d’UPSA : " Taisho veut véritablement investir dans l’entreprise agenaise en diversifiant et développant ses activités commerciales."

07/02/19 : Le chef Philippe Etchebest va ouvrir d'ici la fin de l'année 2019 un nouveau restaurant à Bordeaux dans le quartier des Chartrons. Comme au Quatrième Mur, la carte sera divisée en deux : une cuisine "populaire" et une plus haut-de-gamme.

Juppé : une démission lourde de sens

Il a tourné la page entre émotion et lassitude...Emotion lorsque la voix s'est brisée à l'évocation du couple qu'il formait avec la ville, lassitude lorsqu'il a esquissé les raisons de fond qui l'ont décidé à ne pas briguer un mandat supplémentaire, le « mandat de trop » que l'on n'allait pas tarder à lui jeter à la figure. Oui, ce qui nous a semblé le plus révélateur du choix d'Alain Juppé de renoncer à se représenter et à accepter, en 24 heures, la proposition qu'on lui a faite, c'est ce sentiment que le combat n'en valait plus forcément la peine, en tout cas pas sur la place publique, dans un contexte où, il l'a souligné, l'esprit public « est devenu délétère ». Et de pointer la haine, la violence, les mensonges qui envahissent les réseaux sociaux et ces affirmations péremptoires sur le mode « élus tous pourris et élites stigmatisées »... D'aucuns railleront ces propos et, déjà, sans sourciller égrènent les moments les plus rudes d'un parcours politique, longtemps dévoué à Jacques Chirac. C'est tout juste s'il ne faudrait pas s'excuser, aujourd'hui, d'accorder un peu d'attention aux propos d'un homme de droite qui n'a jamais placé ses désaccords au-dessus des valeurs de la République. Un républicain qui a claqué la porte d'un parti qui n'a plus rien à voir, sous Wauquiez, avec ce qui fut naguère l'UMP, l'Union pour un mouvement populaire. Désormais tenu à un vrai devoir de réserve, dans quelques semaines, au sein du Conseil constitutionnel, il exprimera des points de vue dont on peut penser qu'ils ne seront pas inutiles à un président qui va devoir, justement, ouvrir le chantier des réformes institutionnelles.


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  • 17/02/19 | L'actualité du Polar à La Machine à Lire le 22 février

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    Le polar sera encore à la fête cette semaine à La Machine à Lire... Le vendredi 22 à 20h La Machine à Polar se penchera sur les nouveautés, autour tout naturellement de Hervé Le Corre qui vient de publier «  Dans l'ombre du brasier », Yan Lespoux, enseignant et responsable d'un blog sur le roman noir (encoredunoir) et Olivier Pène, libraire à La Machine à Lire.

  • 16/02/19 | Landes : le Département refuse la carte scolaire

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    Le Comité Départemental de l'Éducation Nationale (CDEN) se tenait le 15 février à la Préfecture des Landes. Malgré les résultats positifs du partenariat entre la Région et le CDEN pour les transports, le Conseil départemental des Landes refuse de mettre en place la carte scolaire. Xavier Fortinon a dénoncé l'évolution de cette dernière, qui "fragilise l'équilibre du territoire". Le Président du Conseil départemental maintient toutefois la gratuité des transports scolaires.

  • 16/02/19 | La mort de Gérard Vandenbroucke

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    Réaction d'Alain Rousset après la mort de Gérard Vandenbroucke, 1° vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine : « De maire à président du Conseil régional du Limousin et de Limoges Métropole, il a offert sa vie à l'action publique et aux services des autres. À mes côtés, il fut un homme digne, amoureux de son territoire qu'il défendait avec conviction et passion. Je retiens aussi qu'il aimait rire, sourire et réfléchir. Preuve en est avec son salon du dessin de presse et d'humour à Saint-Just Le Martel dont il était si fier. Courageux, chaleureux, accessible, ardent défenseur de la liberté de la presse, tel était Gérard.»

  • 16/02/19 | Gilets Jaunes : la Région intervient

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    Un geste financier pour les commerçants. Dans un communiqué du 15 février, la Région annonce avoir débloqué une enveloppe de 2 millions d'euros à destinations des commerçants et artisans victime du mouvement des Gilets Jaunes. Le montant de l'aide sera compris entre 2.000 et 10.000 euros. D'après le Conseil régional, "les entreprises éligibles à ce soutien exceptionnel devront avoir constaté une baisse de leur exploitation d'au moins 30% par rapport aux années précédentes".

  • 15/02/19 | Royan : imaginez la plage du futur !

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    La Communauté d'Agglomération Royan Atlantique (CARA) organise un concours d'artistes amateurs. Ce dernier a pour thème "ma plage en 2040" et s'inscrit dans le cadre du plan plage territorial de l'agglomération. Toutes les formes d'art sont acceptées, du dessin à la sculpture en passant par la vidéo. La CARA souhaite prendre en compte la vision des citoyens dans sa politique d'aménagement du territoire. Les candidatures d'artistes sont à envoyer pour le 3 mai au siège de la collectivité.

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Société | Pour Bernard Kouchner, le Dr Bonnemaison ne mérite pas d'être traité d'assassin

20/06/2014 | Cité par la défense, l’ancien ministre de la Santé a témoigné lors du proçès du Dr Nicolas Bonnemaison. Il a été applaudi à sa sortie

Bernard Kouchner  à Pau : "La mort appartient au malade"

Il est 9 h 30. Installé derrière l’impressionnante paroi de verre destinée à protéger le box des accusés, le Dr Nicolas Bonnemaison vient de prendre place, vendredi, dans la salle de la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques. La vision de cet homme seul, noyé dans tout un décorum, donne une impression d'écrasement. Cet urgentiste de 53 ans, accusé d’avoir empoisonné sept de ses patients, aborde la septième journée de son procès. Dans quelques minutes, Bernard Kouchner, l’ancien ministre de la Santé, appelé par la défense à témoigner, va s’exprimer à la barre. Selon lui, la loi doit évoluer.

Radié de l’Ordre des médecins, Nicolas Bonnemaison comparait libre. Après avoir été dénoncé par des personnels soignants, il a été interpellé en 2011 pour avoir mis un terme à la vie de sept personnes âgées qu’il suivait à l’Unité d’hospitalisation de courte durée de Bayonne. Des malades qui, ainsi qu'on le rappellera au cours des débats, avaient une espérance de vie allant de quelques heures à trois jours, sans espoir d’amélioration.

Des regrets et des remerciementsDepuis le début du procès, suivi par de nombreux médias, le praticien ne cesse de répéter qu’il n’est pas un militant de l’euthanasie, qu’il n’a pas cherché la mort de ses patients, mais qu’il a voulu soulager leurs souffrances. La fille d’une personne décédée l’a d’ailleurs remercié publiquement d’avoir aidé son père « à mourir dignement. » Elle n’a pas été la seule . Deux familles se sont toutefois constituées partie civile. Elles déplorent que le praticien (qui en convient, et l’a regretté)  n’ait pas eu de contact à ce propos avec elles. « On aurait discuté, tout aurait été différent » a confié le fils d’une octogénaire. « Il n’avait pas le droit de décider pour nous de notre souffrance » a renchéri son épouse.

Un acte solitaireCes jours derniers, l’acte effectué par le médecin, qui puisait  lui-même dans l’armoire à pharmacie et qui a notamment utilisé un produit à base de curare ne figurant pas dans le protocole de sédation autorisé,  a continué à être évoqué. Tout comme  l’absence d’une décision collégiale sur laquelle il aurait dû s’appuyer.

Mardi, s’il a déploré voir l’urgentiste bayonnais se retrouver sur un banc habituellement « réservé aux truands et aux assassins », le cardiologue et député Jean Leonetti, auteur d’une loi adoptée en 2005 sur le droit des malades et la fin de vie, a ainsi estimé que le Dr Bonnemaison avait agi dans l’illégalité. En donnant la mort « à des malades qui ne la demandaient pas ».

L’accusé, qui bénéficie de nombreux soutiens, n’en a pas moins été loué par plusieurs de ses collègues pour ses qualités professionnelles et son humanité. Et le débat sur les conditions dans lesquelles s’opère la fin de vie, a été relancé. Appelée à témoigner , et arrivant d’un pays où l’euthanasie est légalisée, la présidente de l’association belge pour le droit de mourir dans la dignité a affirmé que les cours d’assises seraient pleines « si l’on devait poursuivre les médecins qui agissent comme le Dr Bonnemaison. » Des propos confortés le lendemain par des médecins, toujours cités par la défense. Au risque de susciter une réaction du procureur, pour lequel la loi doit également s’appliquer à l’hôpital.

 Le Dr Bonnemaison, soutenu par ses amis et collègues, lors de la suspension d'audience

Bernard Kouchner : « Je me sens un peu responsable »

L’ancien ministre de la Santé,  auteur de la loi de 2002 sur les droits des malades, ne verse pas non plus dans la langue de bois. « Je me sens un peu responsable. Je n’ai pas été capable de faire une loi qui aurait tenu compte des changements juridiques nécessaires à la fin de vie » reconnait-il vendredi devant la cour.

Certes,  les choses ont beaucoup changé. « Quand j’ai commencé ma carrière de médecin, on n’avait pas le droit d’utiliser la morphine. Car un dogme disait que cela rendait morphinomane. C’était ridicule. Maintenant, ce produit est heureusement employé de façon quotidienne. » Mais dans un pays où l’espérance de vie a fortement augmenté, les évolutions sont  parfois trop lentes, déplore-t-il. Tout en rappelant que l’on ne meurt plus chez soi, entouré des siens, mais de plus en plus à l’hôpital.

« C’est aussi une manifestation de rejet. Avant, la mort était acceptée comme une partie de l’existence. Maintenant, on est de plus en plus exigeant, et en même temps, on s’en débarrasse » dit-il. Avant de rappeler que, si la loi Leonetti permet à un moment la cessation de nourriture et de liquides, cela revient surtout à dire qu'on laisse le malade  mourir de faim et de soif. « Je déteste ça ! »

« Aller vers une possibilité de mort douce »« A qui appartient la mort ? Au médecin ? Non. Elle appartient à la personne malade. C’est son corps, son sujet, son libre arbitre » ajoute Bernard Kouchner. Celui-ci aimerait donc que l’on se dirige vers « une possibilité de mort plus douce ». C’est-à-dire laisser à chacun le choix de partir « comme il le souhaite,  entouré des siens, dans un milieu affectueux. » Une hypothèse qui  n’enlève rien à la responsabilité du médecin, précise-t-il. Mais qui ne peut pas non plus constituer une obligation pour les praticiens qui ne l’acceptent pas. « On n’en n’a pas assez parlé en France. »

La cour d’assises est saisie d’une affaire d’empoisonnement, non de l’application des lois Leonetti ou Kouchner lui rappellera à un moment le président. Mais pour l’ancien ministre de la Santé, les choses sont claires : « Le Dr Bonnemaison,  ne mérite pas le qualificatif d’assassin. Il témoigne de notre incapacité en France, patrie des droits de l’Homme, à faire qu'il n’y ait plus la possibilité d’accuser ceux qui soulagent la souffrance. »

Embrassade

A sa sortie, Bernard Kouchner est embrassé par l’accusé pendant la suspension d’audience. Des applaudissements éclatent dans la salle des pas perdus. Ils émanent des membres du comité de soutien. Certains d’entre eux sont vêtus de blouses blanches sur lesquelles figurent les mots « malade potentiel ». Tout à l’heure,  Michèle Delaunay,  cancérologue et ancienne ministre chargée des personnes âgées va, elle aussi, être appelée à témoigner.

Hasard du calendrier, une information liée à une autre affaire  tombe presque dans le même temps : le rapporteur du Conseil d’Etat s’est prononcé contre le maintien en vie de Vincent Lambert. Le débat n'est pas près de s'éteindre.

Jean-Jacques Nicomette
Par Jean-Jacques Nicomette

Crédit Photo : Aqui

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