03/10/22 : Le musée Bonnat-Helleu de Bayonne (7 000 œuvres) prête au musée des Beaux-Arts de Bilbao, sept esquisses de Pierre-Paul Rubens (1577-1640) qui témoignent de son processus créatif. Une exposition organisée jusqu'au 22 janvier 2023 à Bilbao.

03/10/22 : Prenez date! Le festival itinérant "Lettres du monde" revient parcourir la Nouvelle-Aquitaine du 17 au 27 novembre, avec une vingtaine d'invités: écrivains étrangers et français, traducteurs, éditeurs...+ d'info

30/09/22 : Des rassemblements Vivons Vélo au bénéfice de l'Institut Pasteur sont organisés samedi 8 octobre, à Libourne, Carbon-Blanc, Cestas (33) et Idron (64). Au programme: pédaler pendant une trentaine de kilomètres, en partenariat avec les clubs locaux.+ d'info

30/09/22 : La Semaine de la Forme, accessible à tous, se déroule du 1 au 9 octobre. Un large panel d'activités et de tests est proposé aux enfants, adultes ou seniors, pour connaître son état de forme. Une association sportive participe près de chez vous. + d'info

28/09/22 : Tout est gratuit pour les moins de 22 ans au cours de la nouvelle saison de l'Orchestre du Pays Basque. Des concerts dans 25 villes et villages pour voyager entre musique classique, chant, musiques traditionnelles, actuelles ou expérimentales. + d'info

28/09/22 : La Cité du vin propose plusieurs rendez-vous en octobre avec deux conférences, des ateliers de dégustation et des animations dans le cadre des Journées nationales de l’architecture et du Fascinant Week-end du réseau Vignobles & Découvertes.+ d'info

26/09/22 : A vos agendas: Bordeaux Fête le Vin s'annualise et revient donc dès 2023, du 22 au 25 juin. Comme pour son édition 2022, l'évènement se vivra dès le 15 juin en Avant-Première. Bordeaux Fête le Fleuve cède quant à lui sa place.

23/09/22 : La compagnie aérienne des capitales régionales européennes Volotéa enregistre une progression de 24% du nombre de ses vols par rapport à l'an dernier. A Bordeaux, 195 000 passagers ont été transportés entre juin et août soit une hausse de 27%.

19/09/22 : Dans le cadre d'Octobre rose, la Chambre de métiers et de l’artisanat de Nouvelle-Aquitaine et les Chambres départementales se mobilisent au côté de la Ligue contre le cancer. 250 agents sont inscrits à différentes courses organisées dans la région.

16/09/22 : L’incendie dans le secteur de Saumos est fixé depuis jeudi après-midi. La surface brûlée est réévaluée à 3400 hectares. Les personnes n'habitant pas sur les zones brûlées, 1700 sur plus de 1800 évacuées, ont pu regagner leur domicile.

15/09/22 : L'incendie de Saumos n'a pas progressé dans la nuit de mercredi à jeudi stagnant à plus 3700 ha. En raison d'une très faible visibilité due aux fumées et au brouillard, la préfecture appelle les automobilistes du secteur à la prudence.

14/09/22 : A Saumos, le feu a légèrement progressé cette nuit et dans la matinée, portant la surface totale brûlée à plus de 3600 ha. Jusqu’à 1000 pompiers sont mobilisés au plus fort de la journée ainsi que 6 Canadairs, 3 Dash et 2 hélicos bombardiers d’eau

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  • 03/10/22 | Une filière locale de soja en développement

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    A Pamproux dans les Deux-Sèvres, Alicoop est spécialisée dans la fabrication d'aliments pour animaux de ferme. 4 de ses 5 usines sont en Nouvelle-Aquitaine. Pour pallier à la forte dépendance de l'alimentation animale aux importations de soja provenant de zones déforestées, la société souhaite mettre en place de nouveaux produits à partir de productions locales en développant notamment une filière locale de soja. Elle va ainsi investir dans une ligne de trituration de soja et une ligne de micro-nutrition.

  • 03/10/22 | Trois événements à Limoges pour la nuit du droit le 4 octobre

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    Pour célébrer la nuit du droit, trois animations sont organisées à Limoges : un débat « Le crime en Limousin : fiction ou réalité, hier ou aujourd’hui, immersion dans les enquêtes locales » de 18h à 20h30 par la Cour d’appel (Inscriptions lanuitdudroit.calimoges@ justice.fr); une table ronde sur « La lenteur de la justice : vertu ou défaut ? » de 20h à 22h à la cité judiciaire (accès libre dans la limite des places) et « Le Droit : une force sans les armes » de 17h à 22h à la Maison de la Région.

  • 03/10/22 | Un taux de chômage de 6,5% historiquement bas

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    L’économie se porte plutôt bien en Nouvelle-Aquitaine, avec 36 000 emplois créés au cours de la dernière année, soit 110 000 depuis dix ans. Le taux de chômage est historiquement bas à 6,5%, plus bas qu'au plan national, alors que le contexte régional est à la croissance démographique. "Le défi à relever porte sur les tensions de recrutement qui touchent tous les secteurs," indique la préfète de région Fabienne Buccio.

  • 30/09/22 | Magna Blanquefort : les salariés pas vraiment rassurés

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    Les salariés de l’usine Magna restent inquiets après l’annonce du rachat du site de Blanquefort (Gironde) par le fonds d’investissement allemand Mutares. « Quelles garanties supplémentaires offrent Mutares par rapport à Magna pour faire aboutir de nouveaux projets ? » Le repreneur fait valoir la poursuite du contrat avec Ford jusqu’en 2026, la fabrication d’un robot pour une start-up bordelaise, l’assemblage de batteries pour deux-roues ou la production de chargeurs de batteries.

  • 30/09/22 | Le Thouarsais préserve la biodiversité

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    La Communauté de communes du Thouarsais vient de lancer un projet afin de renforcer la prise de conscience autour des enjeux de préservation de la biodiversité. Elle va établir un diagnostic naturaliste afin de dégager des actions en faveur de la biodiversité et de sa préservation. La CdC va acquérir des parcelles afin de préserver des continuités écologiques ou encore créer ou restaurer une quinzaine de mares. Toutes ces actions vont être accompagnées d'animations à destination des habitants et des scolaires.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Sofia Abbassi remporte le prix d’Aqui ! de la citoyenneté européenne

29/05/2019 | Sofia Abbassi s'est vu remettre le prix d'Aqui ! de la citoyenneté européenne. Comme elle, les élèves de quinze collèges girondins ont été primés par le département.

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La jeune collégienne Sofia Abbassi du collège Rosa Bonheur de Bruges a remporté le prix d’Aqui ! de la citoyenneté européenne, ce mardi 28 mai, lors de la remise des prix de la citoyenneté européenne. Cette cérémonie organisée par le département de la Gironde et l’association France-Libertés Gironde a rassemblé quinze collèges girondins à l’amphithéâtre Montaigne, sur le campus de l’université à Pessac. Les élèves ont été invités à participer à ce concours unique d’écriture dans l’espace européen. Cette 16e édition se déroule dans le cadre de la semaine nationale d’éducation contre le racisme, l’antisémitisme et la lutte contre les discriminations.

« L’Europe est le résultat de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis sa fondation, il y a davantage de liberté. » À 14 ans, Sofia Abbassi, élève de 4e C au collège Rosa Bonheur de Bruges, a remporté le prix d’Aqui ! de la citoyenneté européenne avec un texte abordant l’antisémitisme. Comme elle, les collégiens de quinze établissements de la Gironde ont été récompensés pour avoir participé au concours d’écriture sur la citoyenneté européenne organisé par le département.

Antisémitisme, racisme, sexisme sont autant de thématiques qui reviennent dans les textes de ces jeunes citoyens de l’Europe. Pour cette 16e édition, les élèves et leurs professeurs se sont réunis pour une grande cérémonie à l’amphithéâtre Montaigne, sur le campus de l’université à Pessac, rythmée par la classe de jazz du collège Éléonor de Provence de Monségur.

Une future professeure d'histoire-géographie

Dans son texte, Sofia Abbassi a choisi de parler d’antisémitisme, car elle relie la Shoah au passé de l’Europe. « Dans ma classe, il n’y a pas d’élèves de confession juive et nous sommes plutôt mal à l’aise vis-à-vis de l’histoire des persécutions juives que nous connaissons mal, explique la jeune fille passionnée d’histoire. J’ai hâte que nous en parlions en 3e. » Entourée de la fierté de toute sa bande de copains, ce mardi matin, celle qui semble timide sait déjà ce qu’elle voudrait faire comme métier plus tard : professeure d’histoire-géographie.

Son grand-frère, sa grande-sœur et sa mère l’ont aidé à relire son texte, avant qu’elle ne l’envoie pour le concours de la citoyenneté européenne. Sa classe de 4e C s’est aussi vu remettre à titre collectif le prix de la citoyenneté européenne par Aqui !, en la présence de Joël Aubert, rédacteur en chef.

Le texte de Sofia Abbassi est à lire ci-dessous.

Sofia Abbassi, lauréate du prix d'Aqui ! de la citoyenneté européenne

 

Pourquoi tant de haine ?

Comme tous les samedis j'aidais au tri de vêtements et de vieux objets récupérés lors des collectes organisées par l'association où je suis bénévole. Je vérifiais l'état d'un vieux manteau usé et démodé, lorsque je sentis dans l'une des poches une liasse de papiers pliés. Je dépliais soigneusement le premier feuillet, et, curieuse, je commençais à lire.

« 8 juillet 1945,

   Je m’appelle Judith, je suis une jeune fille juive de 19 ans et j’habite à Paris. Aujourd’hui, je souffre à cause d’un dictateur nommé Hitler. Depuis bientôt dix ans, cet homme fait vivre un enfer à tous les Juifs. J’ai perdu ma famille à cause de lui.

   Je vais vous raconter mon histoire pour que vous puissiez mieux comprendre.

   Le 29 décembre 1942, en rentrant chez moi, j’ai trouvé mon père très inquiet, ma mère et ma sœur étaient en larmes. Je leur ai demandé ce qui se passait et mon père, comme hors de lui, me répondit brutalement : « il se peut qu’on nous ait dénoncés, on a été prévenus, il faut partir...»

   Tous les sacrifices que nous avons faits auparavant tombaient à l’eau à cause d’un délateur. J’étais furieuse mais totalement impuissante.

   Depuis quelques mois déjà, nous avions été obligés de coudre une étoile jaune sur nos vêtements et on avait ordonné à mon père de fermer sa petite épicerie. Avant cela, on nous avait dit qu’on n’avait plus le droit de travailler, que c’était inscrit dans la liste des interdits à l’égard des Juifs.

   Dans cette liste, qui s’était rallongée au fil des mois,  étaient interdites plein de choses qui nous rendaient heureux et que nous n’avions plus le droit de faire : interdiction d’aller au parc, interdiction d’aller dans les cinémas, interdiction de parler ou de fréquenter des non juifs, des aryens comme on les appelait. Tous mes amis étaient « aryens » et je n’avais plus le droit de les voir.

   Le plus dur pour moi, c’est de ne plus pouvoir pratiquer  la danse. La danse, c’est toute ma vie, c’est ce qui me permettait d’aller de l’avant et de faire face à tous les problèmes qui se présentaient. Mais ça, c’est fini. On nous impose un couvre-feu, nous n’avons plus d’argent car mon père ne peut plus travailler. Quand je marche dans la rue, je sens les regards des passants qui me dévisagent à cause de cette étoile. Où que j’aille, les gens ne se sentent pas à l’aise, alors qu’avant ils étaient proches de moi. Aujourd’hui, le boulanger refuse de me vendre du pain alors qu’avant  il était très poli. Il me connaît depuis que je suis toute petite, j’ai toujours acheté mon pain chez lui. Désormais, je dois faire le tour de la ville pour trouver un morceau de pain et c’est pareil pour tous les aliments. Dans le métro, je n’ai le droit de me déplacer que dans la dernière rame et de toute façon pour aller où ? On n’a plus le droit de voyager.

   Je n’ai plus d’amis, il ne me reste que ma famille.

   Pourquoi ? Quel problème y a-t-il à être juif ?

   Suite à cette dénonciation, nous avons finalement décidé de déménager et de changer d’identité pour que personne ne sache que nous sommes juifs. 

   Je sais que quelques jours après notre départ précipité, la Gestapo a débarqué dans notre appartement vide... » 

Malheureusement, le suite du journal reste introuvable. Je me demande ce qui est arrivé à Judith, à sa famille qu’elle dit avoir perdue.

Pourquoi être aussi cruel , pourquoi tant de haine ?

Trop de question sans réponse. J'ai montré ce fragment du journal  de Judith à mon professeur d'Histoire.  Il m'a expliqué beaucoup de choses par rapport à cette époque, il m'a dit  que des millions de personnes ont vécu la même histoire que Judith, qu'elles ont dû faire des sacrifices, abandonner leur vie d'avant. Il m'a aussi dit qu’après avoir vécu toutes les discriminations évoquées par Judith, il y a eu plus grave encore.  Les nazis  ont emmené des convois entiers de personnes dans des  camps de concentration ou même d’extermination... Ils  devaient travailler très dur, affamés, battus... Et  s’ils n'étaient plus aptes à travailler, on les dirigeait vers des chambres à gaz .

Sous le joug des nazis, l'inégalité  et l'injustice étaient des principes.

Mon professeur m'a expliqué que l'idée européenne est née d’un désir de paix et de solidarité entre les peuples, afin justement d’éviter qu'un épisode similaire ne se reproduise  sur le sol européen.  Savoir vivre ensemble  et s’unir pour faire face à d'autres puissances bien  plus grandes que la France, c’est ce qui doit être notre objectif commun aujourd’hui encore.

Sofia Abbassi, 4°C

Collège Rosa Bonheur, Bruges 

Alix Fourcade
Par Alix Fourcade

Crédit Photo : Alix Fourcade

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