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19/02/19 : « Ça suffit » : La Fédération du PS de Gironde appelle à rejoindre le rassemblement contre l’antisémitisme du mardi 19 février à 19 heures, Place de la République à Bordeaux. Ce rassemblement est devenu au fil des heures un "Front républicain"

19/02/19 : Concert du pianiste Fazil Say à l'Auditorium de l'Opéra de Bordeaux les 21 et 22 février. Au programme : le Concerto n° 21 de Mozart mais aussi sous la direction musicale de Paul Daniel, l'ONBA jouera la nouvelle symphonie du pianiste baptisée "Hope"

18/02/19 : Dans la nuit de samedi et dimanche 500 hectares sont partis en fumées au dessus des vallées de Saint-Jean-Pied-de-Port et de Saint-Etienne de Baigorry, premiers résultats récurrents des écobuages traditionnels. Ils ont été interdits jusqu'à ce jour.

18/02/19 : La ville de Poitiers appelle à un rassemblement contre l'antisémitisme et le racisme le mardi 19 février à 19h place Leclerc.

18/02/19 : Charente-Maritime : Saint-Jean-d'Angély organise son grand débat national le vendredi 1er mars à 18h, salle Aliénor-d’Aquitaine. Cette réunion d’initiative locale aura pour thème « Vers une nouvelle ruralité », en présence du député J-P Ardouin.

18/02/19 : Charente : Frédérique Bredin, Présidente du CNC, se rendra au Pôle Image Magelis à Angoulême demain, pour aborder notamment les questions du crédit d’impôt international qui favorise les tournages de films étrangers en France.

16/02/19 : Quelques 2 à 3.000 personnes à Saint Vincent de Cosse en bord de Dordogne ce samedi en présence de nombreux maires et du président du département pour soutenir le contournement de Beynac dont les travaux sont suspendus après l'arrêt du Conseil d'Etat

16/02/19 : Charente : le rectorat a annoncé hier douze fermetures d'écoles et vingt trois fermetures de classes, particulièrement en milieu rural, pour la rentrée 2019. A Voulgezac/Plassac-Rouffiac, c'est carrément le groupe scolaire qui disparaît.

15/02/19 : La Rochelle : Réunion publique dans le cadre du grand débat national « Transition écologique, un devoir laïc, démocratique et citoyen » Salle de l’Oratoire, ce dimanche à 14h.

15/02/19 : Charente-Maritime : la mairie de Clavette, près de La Rochelle, organise un Grand Débat national sur le thème de la fiscalité, mardi 26 février à 19h à la salle des fêtes.

15/02/19 : La Rochelle : suite à un nouvel appel à manifestation sur les réseaux sociaux, non déclaré en préfecture, cette dernière a renforcé son dispositif de sécurité et réitéré son arrêté interdisant la vente et la détention de produits chimiques.

15/02/19 : Suite à une AG extraordinaire qui s’est tenue ce jour, le Frac Aquitaine change de nom. En référence à la dimension territoriale de ses missions et au nouveau bâtiment qu'il intégrera d'ici juin, il se nomme désormais Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA.

Juppé : une démission lourde de sens

Il a tourné la page entre émotion et lassitude...Emotion lorsque la voix s'est brisée à l'évocation du couple qu'il formait avec la ville, lassitude lorsqu'il a esquissé les raisons de fond qui l'ont décidé à ne pas briguer un mandat supplémentaire, le « mandat de trop » que l'on n'allait pas tarder à lui jeter à la figure. Oui, ce qui nous a semblé le plus révélateur du choix d'Alain Juppé de renoncer à se représenter et à accepter, en 24 heures, la proposition qu'on lui a faite, c'est ce sentiment que le combat n'en valait plus forcément la peine, en tout cas pas sur la place publique, dans un contexte où, il l'a souligné, l'esprit public « est devenu délétère ». Et de pointer la haine, la violence, les mensonges qui envahissent les réseaux sociaux et ces affirmations péremptoires sur le mode « élus tous pourris et élites stigmatisées »... D'aucuns railleront ces propos et, déjà, sans sourciller égrènent les moments les plus rudes d'un parcours politique, longtemps dévoué à Jacques Chirac. C'est tout juste s'il ne faudrait pas s'excuser, aujourd'hui, d'accorder un peu d'attention aux propos d'un homme de droite qui n'a jamais placé ses désaccords au-dessus des valeurs de la République. Un républicain qui a claqué la porte d'un parti qui n'a plus rien à voir, sous Wauquiez, avec ce qui fut naguère l'UMP, l'Union pour un mouvement populaire. Désormais tenu à un vrai devoir de réserve, dans quelques semaines, au sein du Conseil constitutionnel, il exprimera des points de vue dont on peut penser qu'ils ne seront pas inutiles à un président qui va devoir, justement, ouvrir le chantier des réformes institutionnelles.


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  • 19/02/19 | Les femmes à l'honneur au festival Des Elles à La Rochelle

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    Le festival Des Elles à La Rochelle propose plusieurs dizaines de rendez-vous pour valoriser les talents, les actions et les parcours de femmes aux univers et origines divers, à travers des ateliers, des débats, des projections, des spectacles et expositions en mars. Un Salon des livres d’auteures francophones se déroulera samedi 2 mars de 14h à 18h et dimanche 3 mars de 10h à 18h, Salle de l’Oratoire à La Rochelle, inauguré par la championne de planche à voile Charline Picon, marraine de l’opération.

  • 19/02/19 | Ouverture d'un point numérique à Rochefort

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    En local, les préfectures et les sous-préfectures sont le visage de l’État. En 2017, pour plus d’efficacité et de simplicité, la dématérialisation de la délivrance des titres a été engagée. Après l’ouverture des points numériques en préfecture mais aussi dans les sous-préfectures de Jonzac, Saint-Jean-d’Angély et de Saintes, un nouvel espace ouvre ses portes à la sous-préfecture de Rochefort du lundi au vendredi. Un agent est présent pour aider dans l’utilisation de ce point numérique.

  • 19/02/19 | 10e Concours français de la harpe à Limoges

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    La ville de Limoges et le conservatoire organisent les 22, 23 et 24 février prochains le 10e Concours français de la harpe. Pour l'occasion, plus d'une centaine de harpistes français et internationaux seront réunis à l'auditorium du conservatoire pour décrocher les Prix 2019. Les épreuves sont ouvertes au public. Le vendredi 22 février, à 20h, un concert exceptionnel à la mairie de Limoges accueillera Shamim Minoo, 1er Prix 2018 et Isabelle Moretti, concertiste internationale. Réservation obligatoire : crr_reservations@ville-limoges.fr

  • 19/02/19 | Vacances scolaires : une Caravane des Sports dans la Vienne

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    La Caravane des Sports parcourra les routes de la Vienne durant les vacances scolaires pour les jeunes de 8 à 16 ans. Au programme : escrime, boxe, basket, badminton et même secourisme. La Caravane sera le mardi 19 à Monts-sur-Guesnes, le mercredi 20 à Tercé, le jeudi 21 à Valdivienne et le vendredi 22 à Naintré. Activités gratuites, inscriptions sur place le jour même, de 10h à 11h et de 13h30 à 14h30.

  • 19/02/19 | Salon de l'Agriculture : la Corrèze à l'honneur

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    L'agriculture corrézienne sera mise à l'honneur lors du Salon de l'Agriculture de Paris (23 février - 03 mars)."S'installer en Corrèze" le 24 février, est une journée dédiée aux porteurs de projets agricoles. Ce moment d'échange symbolise l'engagement de la Chambre d'Agriculture de Corrèze en faveur des nouvelles générations d'agriculteurs. L'autre temps fort proposé par les Corréziens sera le lancement de nouveaux points de retrait "Drive Fermier" le 1er mars.

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La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Société | Un bidonville en plein coeur de Bordeaux : les sahraouis demandent de l'aide

26/02/2015 | Ils sont jusqu'à 300 réfugiés sahraouis à habiter dans des logements de fortune sous le Pont Saint-Jean, à Bordeaux. Des associations dénoncent.

Ils sont parfois entassés jusqu'à 10 dans des tentes de fortunes, dans des conditions de vie déplorables

Depuis plus d'un an, une communauté de près de 300 réfugiés sahraouis s'est installée près du quai Deschamp, et autour du Pont Saint-Jean. Sans papiers, ils fuient les exactions commises contre le camp de réfugiés de Tindouf, au Sahara Occidental. Depuis plusieurs mois, plusieurs associations humanitaires bordelaises se mobilisent pour tenter de faire réagir les pouvoir publics et permettre à ces hommes de vivre dans des conditions plus décentes. Aujourd'hui menacés par les crues et un avis d'expulsion, ignorés et en colère, les réfugiés veulent être entendus.

"La France, c'est le pays de la liberté, de la justice, de la démocratie ! Ici, on n'a rien du tout", crie Ahmedo, électricien sans papiers de 40 ans, au bord des larmes. Depuis près d'un an, il fait partie des quelques 300 jeunes hommes (pas plus de 40 ans pour la plupart) qui ont fui les exactions de l'état marocain, des indépendantistes du front Polisario (qui occupent environ un quart de ce territoire contrôlé majoritairement par le Maroc et en réclament l'indépendance) et des groupes intégristes perpétrés sur les quelques 150 000 réfugiés de Tindouf, au Sahara Occidental. Des heurts ont poussé un grand nombre de réfugiés à quitter le pays en 2010. Installés dans un campement fait de bric et de broc et de matériaux récupérés, ces hommes originaires de Dahkla, ville côtière de 60 000 habitants, se logent depuis janvier dernier sous le Pont Saint-Jean, à quelques minutes du centre ville de Bordeaux. A l'intérieur du camp, de la boue, des conditions de vie déplorables. Pas d'eau, il faut aller la chercher à plus d'un kilomètre. Pas d'électricité non plus. L'un des réfugiés nous montre un vieux frigo usagé, qui trône en plein milieu du camp, témoin d'un véritable "bidonville à ciel ouvert". 

Des tentes pliables traînent au milieu des allées boueuses et des détritus

Des associations viennent en aide aux réfugiésDepuis des mois, la Ligue des Droits de l'Homme, la CIMADE et l'ASTI (Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés) dénoncent cette situation auprès des pouvoirs publics, qui peinent à répondre à la demande. Quelques privilégiés ont déjà été logés 2 ou 3 jours dans des hôtels, la plupart sont sans papiers et sans travail. "Nous ne sommes pas des animaux", tempête Ahmedo. Les femmes et les enfants, eux, sont logés ailleurs, à Villeneuve d'Ornon. Selon un journaliste présent sur place, cette situation est la même depuis longtemps. Le propriétaire du terrain sur lequel les réfugiés sont installés aurait même fait une demande d'expulsion, "craignant le risque d'inondations". "Le logement et l'hébergement de ces personnes, leur protection, sont obligatoires, prévues dans la Convention de Genève. La préfecture de Gironde a plusieurs fois été condamnée par le tribunal administratif pour leur abandon des demandeurs d'asile. Un deuxième campement a même été ouvert, faute de place". 

Dans le deuxième site, près de la bretelle de sortie du Pont Saint-Jean en direction du centre-ville de Bordeaux, les conditions ne sont guère plus reluisantes. Dans de vielles tentes recouvertes de bâches bleues, l'un des réfugiés confie : "On est jusqu'à 10 là dedans. On dort tous ici. On nous fait beaucoup de promesse, mais on ne voit pas d'avenir". Sous un pont, une demi-douzaine de tentes pliables sont posées à même le sol sur un trottoir. Au milieu du passage, l'eau a tout inondé, et les canalisations sont bouchées. Les hommes sont obligés de pomper l'eau avec des seaux, "mais elle revient toujours". "La plupart des vêtements que nous portons, c'est les associations humanitaires qui nous les ont donné", confie un réfugié. Elles sont là aussi tous les vendredi pour leur porter de quoi manger et garder un peu espoir. Mais la réalité est amère pour la plupart. "Les autorités savent les conditions dans lesquelles nous vivons. Mais elles restent loin de nous". 

"Rien ne bouge""C'est scandaleux de voir que rien ne bouge, et que tout le monde fait la sourde oreille. Il y a quantité de bâtiments abandonnés ou non utilisés dans les alentours qui pourraient être réquisitionnés pour permettre à ces hommes de vivre au moins un peu plus décemment", affirme Jean-Claude Guicheney, de la Ligue des Droits de l'Homme de Bordeaux. "Tout ce qu'ils veulent, c'est qu'une solution concrète soit trouvée, pour ne plus qu'ils dorment sous un pont". Certains réfugiés improvisent un feu en brûlant du papier dans un vieux barril. D'autres pataugent dans la boue et les flaques d'eau, mais ici pas de haine.

Certains, le sourire aux lèvres, gardent encore espoir. "On espère tous qu'on va nous sortir de là. Je suis là depuis le mois d'août 2013, ça commence à faire long". En attendant, les solutions d'hébergement tardent à venir, et les associations veulent alerter les pouvoirs publics et les élus. "C'est ni plus ni moins qu'un bidonville en plein coeur de Bordeaux. Des gens qui, pour la plupart, fuient la menace de la colonisation marocaine, et c'est une situation qui dure depuis 40 ans", déclare une représentante. La petite centaine de réfugiés sahraouis ont presque tous fait une demande de droit d'asile depuis plusieurs mois, mais pour eux, les portes semblent rester closes. 

Lire aussi :
L'épineuse question du logement des Sahraouis dans le vignoble libournais
Quel sort pour les Sahraouis qui demandent l'asile à Bordeaux ?

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

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