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20/08/19 : A Périgueux, Péri meuh, la 3e édition de la fête agricole aura lieu les 20,21 et 22 septembre des allées Tourny à la place Francheville. Elle accueillera de nombreuses animations dont le concours national de la race limousine.

19/08/19 : Angoulême : le réalisateur Claude Lelouch est annoncé au festival du film francophone ce jeudi. Parmi les politiques, François Hollande et Franck Riester sont annoncés dès ce mardi, pour l'ouverture du festival, qui se tient jusqu'à dimanche.

12/08/19 : Essais du Tram D à Bordeaux. Au lieu de 14h c'est en réalité à 17h que les premières rames du tram D ont circulé entre les Quinconces et "Mairie du Bouscat". Ces essais doivent durer trois mois pour une mise en service mi-décembre.

09/08/19 : Saint-Palais-sur-Mer (17) : la plage du Bureau est ponctuellement interdite à la baignade jusqu'à nouvel ordre, pour cause de pollution de l'eau.

02/08/19 : C'est Offenbach, compositeur fétiche de Marc Minkowski, qui ouvrira la saison lyrique de l'Opéra National de Bordeaux avec ses célébrissimes Contes d'Hoffmann. Rendez-vous du 19 septembre au 1er octobre 2019, pour 6 représentations.

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  • 20/08/19 | L'Université d'été du PS revient à La Rochelle

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    Après trois ans d’absence, l'Université d'Eté du PS fait son retour à La Rochelle. Elle se tiendra à l'espace Encan du 23 au 25 août. Rebaptisée "Campus", elle ambitionne de rassembler tous les partis "alliés" de gauche présents aux élections européennes : Place publique, Nouvelle Donne, le PRG, MDC, PC et UDE. Thème de ces 3 jours : "pour un avenir écologique et social". Les participants seront également invités à faire un "procès de la Ve République" dans un simulacre d'audience judiciaire.

  • 20/08/19 | Musée maritime de La Rochelle : l'Angoumois de retour !

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    Après sept semaines de restauration, l'Angoumois rejoint la flotte patrimoniale du Musée maritime de La Rochelle. En effet, ce mercredi, le navire, classé monument historique depuis 1993, quittera le Port Atlantique à 18h30, pour aller au Bassin des Chalutiers du Musée. Après l'incendie qui avait détruit l'Angoumois, en 2012, il a fait l'objet de restaurations, dont la dernière cet été. Les travaux ont coûté 187 000 euros, financés à hauteur de 65% par l'État (50%) et le Département (15%).

  • 20/08/19 | Première édition du Raid des forts en Charente Maritime les 11 et 12 octobre

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    Coproduite par la CCI La Rochelle et l'agence Feeling Event cette première édition du Raid des Forts se déroulera les 11 et 12 octobre en Charente-Maritime. L'aventure sportive inédite est ouverte aux dirigeants et salariés d'entreprises publiques ou privées ainsi qu'au clubs d'entreprises ou aux associations. Objectif: fonder une équipe de quatre personnes pour réaliser 201 kilomètres en deux jours à travers les sites de Marans, l'île de Ré, l'île d'Oléron et de La Rochelle.

  • 20/08/19 | Les Vergers éco-responsables de la Nouvelle-Aquitaine ouvrent leurs portes en septembre

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    Pour cette 9° édition, les pomiculteurs de l'Association Nationale Pommes Poires ouvrent leurs vergers, labellisés "Vergers éco-responsables", pour permettre au grand public de découvrir comment est cultivé et récolté le fruit préféré des Français : la pomme. Rendez-vous les week-ends des 7-8, 14-15 et 21-22 septembre, pour déceler les secrets de production des pommes, et ceux de son alliée, la biodiversité.

  • 19/08/19 | Christophe Castaner visitera ce mardi le dispositif de sécurité du G7

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    Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, et Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, visiteront ce mardi après-midi à Biarritz, le poste de commandement interministériel (PCI) en charge de la centralisation des informations durant le sommet du G7 et la coordination des actions prises en vue d’assurer le bon déroulement du sommet. Suivront les postes de commandement de l'aéroport de Biarritz-Pays basque dont le trafic sera exclusivement réservé aux délégations du G7.

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Agriculture : ces nouveaux candidats à l’installation qui innovent

14/06/2019 | Issus ou non du milieu agricole, les nouveaux venus inventent de nouveaux modèles, économiques et/ou de culture, pour s’installer.

Nicolas Checa et les premières huîtres de son exploitation, le Shed

Le nouveau souffle vient de la jeunesse, et l’agriculture, actuellement à un tournant de son histoire, ne semble pas échapper à la règle. Issue ou non de l’agriculture, la nouvelle génération de candidats à l’installation entend réinventer l’agriculture en innovant de nouveaux modèles : de cultures, d’économie, de façon de « faire société » mais aussi de nouvelles façons de s’installer, loin des archétypes promus ces dernières décennies. Une façon pour eux d’être en phase avec le monde d’aujourd’hui et de faire sens avec celui qu’ils veulent pour demain.

La journée « transmission installation » du Salon de l’agriculture de Bordeaux (du 1er au 10 juin 2019) a été l’occasion de le constater très concrètement, à travers les retours d’expériences de quelques-uns de ces nouveaux agriculteurs.

Olivier Tinle ou comment se faire une exploitation sur-mesure

Olivier Tinle a le profil type de l’homme contemporain. A 45 ans, il a eu plusieurs vies, professionnelles et privées, a vécu en ville comme à la campagne, bougé entre Haute-Corrèze et Dordogne. Les hasards de la vie le font s’installer à Périgueux en 2013. C’est là que nait un nouveau projet de vie : s’installer en agriculture avec sa nouvelle compagne, Céline. Le couple a pour ambition de trouver des terres à Périgueux ou à proximité, afin de concilier vie professionnelle et vie familiale. Un sacré challenge pour un secteur où le foncier est rare et le marché de l’immobilier très en tension. A force de prospections, le couple repère un terrain en friche à 15km de Périgueux. Reste à convaincre le propriétaire, puis la SAFER, de la viabilité de leur projet d’élevage de brebis, alors en concurrence avec deux autres candidatures. Le couple achète 6 hectares sur ses fonds propres, la SAFER en rachète 15, dont elle laisse l’usage au couple grâce à une convention de mise à disposition avec une clause de non résiliation, pour pouvoir y cultiver en bio. Pour compléter leur besoin en foncier, le propriétaire leur loue 5 hectares supplémentaires, leur permettant d’atteindre 45 hectares de terres exploitables. Un montage cousu sur-mesure sans lequel le couple n’aurait pu mener à bien son projet. Mais trouver du foncier n’a pas été le seul challenge à relever. Souhaitant d’abord reprendre une exploitation existante, Olivier Tinle a cherché un élevage en brebis en Dordogne, plutôt un pays de caprins. Il a finalement trouvé une éleveuse de brebis en Charente-Maritime, qui souhaitait transmettre son exploitation et son savoir-faire. Pas question pour le couple de s’exiler hors Périgord, alors c’est en quelque sorte l’exploitation qui s’est exportée. Olivier a réinstallé l’outil de production charentais en Dordogne, a repris le fonds de commerce, les marques de fromage de brebis de l’exploitante et ses contrats commerciaux avec des grossistes et la grande distribution. Il vient d’ouvrir son laboratoire pour transformer son lait en fromages et compte encore agrandir son cheptel, avec l’arrivée officielle de sa compagne dans l’exploitation.

Lire le portrait complet ici

Nicolas Checa ou quand la jeunesse s’inspire de l’Australie

Le Girondin Nicolas Checa a toujours été guidé par une seule envie professionnelle : travailler sur l’eau. Comme il est « trop trouillard pour partir pêcher au large », il choisit de devenir agriculteur de la mer, ostréiculteur. Après une orientation classique – lycée de la mer, BTS – il se fait embaucher dans diverses exploitations du bassin d’Arcachon où il apprend les multiples techniques d’élevage : au sol, en eau profonde, en surélévation, etc. Un jour, il entend parler de la technique australienne, un système de paniers suspendus dans les marais dont les mouvements au gré des marées permettent d’éviter de retourner les poches. Elles donnent également des huîtres plus charnues. Ni une ni deux, il part se former en Australie. Il revient cinq ans plus tard, en 2017, avec le double objectif de monter sa propre exploitation et d’y instaurer ce système de l'antipode. Un vrai défi, car il y a peu de place pour s’installer, et encore moins pour créer une entreprise ex-nihilo. Pas découragé, il cherche sur Google Earth une concession vide. Il trouve en emplacement qui semble à l’abandon, sur la commune de Lanton. Le site lui convient, car éloigné de la zone portuaire d’Arachon, idéal pour un retour à la nature auquel il aspire. « J’ai pris mon vélo pour aller voir par moi-même, puis j’ai demandé un rendez-vous à la mairie, qui m’a confirmé que c’était un terrain abandonné depuis trente ans », raconte le jeune ostreiculteur, « c’est fou car j’ai grandi pas loin, et je n’avais remarqué que ce site était inexploité ». Un an et demi plus tard, il loue la concession en fermage à la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), qui gère le domaine maritime pour le compte de l’Etat. Le trentenaire a bénéficié d’un prêt d’honneur de 20 000 € de la Région, pour pouvoir s’acheter du matériel et un bateau. Cette confiance de la collectivité lui a surtout facilité l’obtention d’un prêt auprès d’une banque. « Je suis parti sur un projet à 170 000 € cabane comprise, là où dans l’idéal, pour une reprise d’exploitation il faudrait compter 250 000 €, avec 30% de parts commerciales à racheter » – car aujourd’hui, la capacité de vente en direct d’une exploitation ostréicole se monnaye aussi sûrement qu’un fonds de commerce avec son carnet de clientèle. Pour l’instant en élevage ostréicole classique, l’exploitation de Nicolas a sorti sa première production en juin 2019. Le trentenaire compte mettre en place le système australien dès septembre, uniquement sur la dernière étape de « finition » des huîtres. Le matériel spécifique lui est prêté par son ancien employeur australien. Sa petite exploitation fait déjà des émules : « Beaucoup d’ostréiculteurs s’intéressent à la technique australienne ». Nicolas en est d’ailleurs devenu le référent sur la région, et suit à distance d’autres projets émergents sur le littoral, dont le bassin de Marennes-Oléron.

Thomas Boisserie ou comment réinventer les modèles ancestraux

C’est une prise de conscience générale qui a provoqué ce projet agricole atypique chez Thomas Boisserie, du rapport du GIEC sur l’augmentation de la température à l’échelle planétaire, au constat de vivre la 6e extinction de masse des animaux depuis la naissance de la terre, en passant par l’état des lieux d’un manque d’autonomie alimentaire croissant dans les aires urbaines. « Notre société distingue l’homme de la nature comme si c’était deux entités à part entière alors que la nature fait partie intégrante de nous et inversement. Il est temps de la prendre en compte », constate Thomas Boisserie, « On sait aujourd’hui qu’en augmentant de 0,5% nos plantations de végétaux, on pourra solutionner une partie des problèmes qui s’annoncent. Ca implique également de changer nos modèles d’agriculture ». Dans l’objectif de contribuer à la revégétalisation tout en produisant de l’alimentaire pour  l’urbain, sans avoir à recours à l’usage de produits phytosanitaires, avec un faible impact carbone, et ce sans consommer de foncier arable, Thomas Boisserie et son associée Sandra ont trouvé le concept de l’aquaponie. « C’est un écosystème basé sur trois éléments : des poissons (des truites) alimentés par des croquettes végétales françaises, qui produisent des excréments et des bactéries riches en nitrates et autres nutriments dont s’alimentent les plantes ». Ainsi nourries, les plantes grandissent tout en filtrant l’eau, contribuant à l’habitat des poissons, le tout avec un bilan carbone faible – la ferme consomme l’équivalent en énergie d’un foyer par an. S’il semble innovant, « le procédé existait déjà au IVe siècle en Chine, où il était utilisé pour la culture du riz, ainsi qu’au Mexique pour la culture du maïs. Les besoins rapides en alimentation après la guerre et la culture extensive nous ont simplement fait oublier ce modèle ancestral », explique Thomas Boisserie. Les deux associés ont monté une ferme de 1100 m2 en aquaponie aux portes de Bordeaux, sur une ancienne aire industrielle de Lormont. Ici, les maraichers ont déserté progressivement ces terres polluées. Le projet ne prend donc la place de personne, estime le chef d’entreprise, qui voit son activité comme complémentaire à celle des paysans en zone rurale – leur production couvrirait à peine 0,1% des besoins de la métropole bordelaise. Atypique, le modèle de cette exploitation se trouve à mi chemin entre le maraichage, la start-up et l’agro-industrie. Pour l’instant, les autres fermes en aquaponie de France sont essentiellement basées sur le bénévolat. Thomas Boissière fait le pari d’en faire un modèle rentable et duplicable. « Après la technique, le reste est à inventer ».

Lire la totalité du portrait ici.

 

Le constat des institutions

« On accueille de plus en plus de jeunes hors cadre familial, avec de plus en plus de projets atypiques, mais toujours un même espoir en l’avenir », constatait le président de la Chambre d’agriculture régionale Dominique Graciet, lors de la journée « installation transmission du 7 juin à Bordeaux.  Un constat dressé également par la DRAAF de Nouvelle-Aquitaine : « Il faut prendre à bras le corps ce sujet, au vu du nombre d’agriculteurs qui vont partir ces prochaines années – il y aurait 30 000 exploitations à reprendre d’ici les 15 prochaines années en France. Aujourd’hui, 25% des nouveaux candidats s’installent hors cadre familial. Il faut aller plus loin et monter à 50% de candidats hors cadre », affirme-t-on à la DRAAF. « La génération qui va suivre est moins nombreuse démographiquement, ce qui veut dire moins de nouveaux candidats sur le marché du travail dans les années à  venir. D’autres professions, comme le BTP, l’ont compris et l’anticipent déjà. Il faut aller chercher ces jeunes dès maintenant en parlant de nos métiers beaucoup plus qu’on ne le fait déjà, aller à leur rencontre – en BTS comme nous le faisons aujourd’hui, c’est bien, mais il faut le faire bien plus en amont, à travers l’éducation nationale.»

Anne-Lise Durif
Anne-Lise Durif

Crédit Photo : Anne-Lise Durif

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