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LGV: le Pays basque entre colères et résolutions
Alain Juppé, Frédéric Mitterrand et les Bordelais inaugurent Evento
Frédéric Mitterrand, Ministre de la CUlture, Didier Faustino, Commissaire général d'Evento, Alain Juppé, Maire de Bordeaux Vendredi 9 octobre, 19 heures, sur le Quai Louis XVIII, en contrebas de la Place des Quinconces, Alain Juppé et son invité, Frédéric Mitterrand déclarent (enfin...) « Evento ouvert ». Le mystère sur le contenu de la manifestation, un peu plus intensifié ces dernières semaines par la construction de la passerelle Kawamata, peut enfin s'éclaircir. Aqui! a suivi un temps le cortège officiel, avant de se laisser aller, comme le reste des visiteurs, à quelques déambulations sur les quais placés sous le signe de l'art contemporain entre concerts, pomme d'amour de la Foire aux plaisirs et feu d'artifice.

Didier Faustino "très ému"
Devant le chapiteau Evento, à proximité des œuvres exposées en contrebas de la place des Quinconces, Alain Juppé, Maire de Bordeaux, Didier Faustino, Commissaire général d'Evento, visiblement très ému par cette grande première, et Frédéric Mitterrand, Ministre de la culture et de la communication ont, tour à tour, discouru sur la manifestation à venir. Si Alain Juppé est apparu confiant et heureux de cette inauguration, estimant que « le pari d'Evento est déjà gagné », Didier Faustino était, quant à lui, visiblement ému de la soirée à venir. Le discours, comme à son habitude, très préparé de Frédéric Mitterrand, chantant les louanges d'un Alain Juppé « clairvoyant », « audacieux » et « dans la lignée des édiles éclairés de Bordeaux », a célébré « la ville transfigurée ». Le Ministre de la Culture et de la communication a également insisté sur « la portée urbaine, citoyenne de la culture comme un idéal de la culture sociale » qu'Evento permet en « ouvrant un passage entre l'art et la vie, entre l'art et la ville ».

Des quais au Grand Théatre par la Foire aux Plaisirs
A la tombée de la nuit, une fois les discours terminés, le cortège, guidé par Didier Faustino a navigué à un rythme soutenu entre les différentes œuvres exposées sur les quais, puis s'est dirigé vers la Passerelle Kawamata , où les attendaient J-P Castaing, directeur de la Foire, et quelques autres forains pour couper le ruban symbolique de l'inauguration, célébrant également ainsi l'ouverture et l'illumination de la Foire aux Plaisirs.
Le cortège officiel gonflé par de nombreux passants intrigués, s'est ensuite dirigé vers le Grand-Théâtre, en passant aux pas de course par l'allée centrale de la Foire aux Plaisirs, pour la visite de l'exposition Luanda Smooth and Rave, avant d'assister au concert donné par Kwamé Ryan, Directeur artistique de l'Opéra de Bordeaux et ses invités.

Fouler la Passerelle jusque là interditeLes bordelais découvrent la Passerelle Kawamata
Mais ceux qui n'avaient pas leur place pour ce grand concert, n'étaient pour autant pas en reste à l'extérieur. Certains se sont rabattus sur les manèges et animations de la Foire, sans en oublier ses célèbres et (Mignon) nougats ou autres pommes d'amour alléchantes... d'autres ont choisi de retourner sur les quais pour une balade à la découverte des œuvres et un passage presque obligé, et visiblement apprécié, sur la fameuse Passerelle jusque là interdite. Pour parfaire cet environnement décalé de celui que l'on connaît habituellement en ces lieux, un groupe de musique électro ( "Plaid",  le groupe initialement annoncé a été annulé) se donnait en concert, sur une scène montée pour l'occasion. Vers 21h30, le son électro a laissé place à la retransmission en directe du concert du Grand Théâtre. L'orchestre du TNBA allié aux chants doux et mélodieux des divas a ainsi égrené une ambiance différente mais tout aussi appréciable, notamment pour les personnes confortablement installées dans les chaises, aux pieds coulés dans du béton, de l'œuvre de Pedro Barateiro. Cette « Plateia » confortable, et lieu de rencontres et d'échanges entre visiteurs, offrait également un bon point de vue du spectacle pyrotechnique « Trio », proposé par Map Office.
Dans son intervention, Alain Juppé a précisé qu'il jugerait du succès d'Evento au regard de "son appropriation par les Bordelais". Cette première soirée qui s'est terminée aux alentours de 2 heures du matin, ne laisse présager que du bon.

Solène Méric

12/10/2009

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Le conseiller territorial, ce nouvel élu conçu par la France d'en haut, est né au Sénat
Il est né le nouvel élu à la française, façon Sarkozy, porté sur les fonts baptismaux par le Sénat de la République dans la nuit du 4 au 5 février 2010. Une créature hybride qui doit voir le jour en 2014 lorsque, mettant fin au système actuel, il supplantera le conseiller général et le conseiller régional.

Il portera une double casquette et ne devra pas se tromper quand il passera d'une assemblée à l'autre.
Curieuse invention, et naissance dans la douleur, si l'on considère les polémiques qu'il suscite en pleine campagne électorale et l'imprécision totale dans laquelle nous sommes quant à son mode d'élection. Ce n'est quand même pas banal que l'on crée de toute pièce un élu sans même savoir précisément comment on l'élira. Le scrutin uninominal à un tour tient la corde, excellente matrice pour renforcer le poids des grands partis; il sera mâtiné d'un peu de proportionnelle (20%) pour monter qu'on n'oublie pas les petits. Enfin, là, rien n'est encore définitif et même dans la maison UMP on n'est pas tous d'accord; certains se réveillent en considérant que la parité qui commençait enfin à trouver droit de cité, au sein du personnel politique, menaçe de régresser.
L'ambition élyséenne ne fait plus aucun doute depuis un an : diminuer le nombre d'élus de terrain pour raison d'économie, ce qui à priori serait populaire et du même coup contraindre régions et départements à s'entendre et même fusionner. Notons que le Sénat « dans sa grande sagesse » a conditionné pareille évolution à un accord des élus et éventuellement à la consultation des populations. Les sénateurs ont aménagé le projet initial sans perdre de vue qu'ils devaient leur réélection à ces élus communaux qui sont leurs grands électeurs. Notons encore que la réforme exclurait la tutelle des préfets sur les collectivités comme cela avait d'abord été envisagé et, surtout, qu'au sein des futures métropoles chaque commune conserverait, contrairement au projet initial, son autonomie fiscale. Ce qui ne sera plus le cas pour les départements et régions.
En réalité, ce 5 février 2010, la première étape franchie en appelle d'autres pour ce bouleversement qui n'entrera, n'entrerait, en vigueur qu'en 2014... Lire la suite. | Réagir Réagir à cet article |